L’assassin de Trayvon Martin est acquitté: pas de justice sous le capitalisme!

L’assassin de Trayvon Martin est acquitté: pas de justice sous le capitalisme!

– Une analyse qui paraîtra très bientôt dans le prochain numéro du Journal maoïste Partisan

Une analyse que Reconstruction communiste Canada appuie en autant que l’injustice dont Trayvon Martin est victime est identifiée comme étant une illustration de la  « justice de classes » issue du système d’oppression et de répression nécessaire au fonctionnement du système capitaliste. Par ailleurs, il nous faut non seulement rappeler que les injustices dont la classe ouvrière est régulièrement  victime sont créées par la « justice de classes » mais il nous faut également nous joindre non seulement en parole mais en pratique à tous les mouvements qui s’opposeront à ces injustices de classes et contribuer au développement des liens et des solidarités qui peuvent être noués entre la société civile et les révolutionnaires communistes de manière à montrer concrètement et pratiquement comment et pourquoi  le socialisme doit être considéré comme la solution aux problèmes causés par l’existence des classes sociales. La lutte de classes qui oppose la classe révolutionnaire ouvrière à la bourgeoisie putréfiée et décadente doit mener au renversement total et complet  de cette dernière pour la simple et bonne raison qu’une société de classes engendrera toujours une contradiction antogonique et irréconciliable entre les intérêts particuliers de la bourgeoisie et ceux généraux de la classe laborieuse, le peuple.  En renversant la bourgeoisie actuellement au pouvoir et qui dicte ses valeurs, sa morale et son idéologie, bref ses intérêts, au reste du monde, et que l’on met le prolétariat au pouvoir pour ne plus se retrouver qu’avec une seule classe dominante et qui forme par la même occasion l’ensemble de la société elle-même, le prolétariat dicte ainsi ses règles et ses intérêts à l’ensemble de la société qui est en fait le peuple lui-même. Nous pouvons désormais parler d’une authentique démocratie par et pour le peuple.  En abolissant ainsi les classes sociales et leurs antagonismes, nous abolissons la contradiction principale, antagonique et irréconciliable entre les intérêts particuliers et généraux de la société, et en construisant une société sans classes donc, nous pouvons, à cette condition et seulement à cette condition, instituer une justice sans classes, une justice égalitaire où tous et toutes peuvent être assuréEs d’un traitement équitable et juste devant la Loi.

À bas le capitalisme ! Vive le prolétariat uni et révolutionnaire ! Vive le socialisme !

Le verdict de non-culpabilité rendu par un tribunal de la Floride contre l’assassin de Trayvon Martin, George Zimmerman, suscite à bon droit une vague de protestations et même quelques émeutes aux États-Unis. La colère et la tristesse qui s’expriment dans la rue n’ont pas seulement à voir avec la révoltante disparition de ce jeune de 17 ans parti s’acheter un sac de sucreries au dépanneur du coin: elles constituent aussi une réaction on ne peut plus légitime à l’impunité dont les flics et les aspirants-flics comme Zimmerman bénéficient chaque fois qu’ils tuent un pauvre ou une personne racisée.

En manifestant notre indignation à la suite de ce verdict, nous nous souvenons également de Junior Manon – ce jeune adolescent noir, non armé, battu à mort par quatre policiers à Toronto qui l’ont carrément étouffé. Nous nous souvenons d’Eric Osawe, ce père de deux enfants à qui on a enlevé la vie lors d’un raid à Etobicoke. Nous nous souvenons de Neil Stonechild, ce jeune autochtone mort de froid après que la police l’eut capturé puis jeté sur le bord du chemin dans un endroit perdu à la campagne, alors qu’il n’avait plus qu’une seule chaussure. Dans tous ces cas, comme des centaines d’autres similaires, les policiers responsables n’ont jamais été reconnus coupables de quelque crime que ce soit.

Nos protestations et notre indignation sont une réponse justifiée à la façon dont certains quartiers «protégés» – comme celui que Trayvon a eu le malheur de traverser – sont admis comme des champs de tir contre ceux et celles qui osent s’y aventurer. Cela, alors que les membres d’autres communautés – noire, pauvre ou autochtone – sont régulièrement la cible de descentes de police, victimes d’arrestations violentes et d’autres gestes de brutalité.

Elles sont une réponse légitime à l’injuste système de «justice» capitaliste, qui permet aux assassins de paysannes et paysans ayant osé protester contre le développement minier qui empoisonne leur vie de s’en sortir neuf fois sur dix. Cela, tandis que les gens qui essaient tant bien que mal de se défendre contre l’oppression dont ils sont victimes sont presque toujours déclarés coupables. En Floride, justement, une femme noire vient d’être condamnée à 20 ans de prison pour avoir tiré quelques coups de semonce qui n’ont même pas fait de victime, alors qu’elle tentait de se défaire des coups que lui assénait son conjoint violent. Il est évident que les seuls qui s’en sortent après avoir prétendument «tenu leur bout» sont ceux qui représentent les intérêts des riches et du patriarcat.

Il importe de souligner que ce n’est pas simplement le racisme qui est à la source de toutes ces injustices: le système capitaliste lui-même en est responsable. Le capitalisme a besoin d’entretenir une masse de gens pauvres forcés de travailler pour une pitance, qui servent en même temps de boucs émissaires pour détourner l’attention des nombreux crimes commis par l’État et la bourgeoisie. L’État utilise la police et le système carcéral pour empêcher ces gens de s’organiser. Bien que cette «sous-classe» de prolétaires comprenne un nombre disproportionné de personnes de couleur, de larges pans de la population blanche en font aussi partie – même s’ils apparaissent souvent comme une section un peu plus privilégiée. Parallèlement, certaines personnes racisées, comme George Zimmerman et Barack Obama, réussissent à tirer leur épingle du jeu dans le cadre du système, dont ils ont épousé les intérêts de classe.

Le racisme, le patriarcat et l’exploitation de classe dureront tant et aussi longtemps que l’on ne mettra pas fin au capitalisme. La vraie justice pour les masses prolétariennes et populaires, nous l’obtiendrons en mettant fin à ce système injuste!

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