À PARIS, DIMANCHE, UN CAMP IMPÉRIALISTE A PRIS SA MESURE

Nous publions sous nos pages un texte du camarade Bibeau dont nous endossons l’analyse, bien entendu

Featured image

La conception marxiste de l’État – De l’État fasciste à l’État démocratique

 

Qu’on l’appelle l’État fasciste-corporatiste, l’État nazi, l’État totalitaire militariste, l’État libéral, l’État démocratique, l’État providence ou l’État policier, il s’agit toujours du même appareil de la superstructure capitaliste, regroupant l’état-major de la classe bourgeoise chargé d’assurer les différentes fonctions de gouvernance pour le compte de la classe dominante. Dans une société de classe, c’est la classe dominante qui détermine la nature et les caractéristiques de son État de droit.

 

Ces fonctions fondamentales de l’État bourgeois sont : 1) d’assurer la reproduction de la force de travail; 2) la fonction de répression violente des opposants (maintenir la dictature bourgeoise sur l’ensemble de la société);  3) la fonction de soutien à la production de la plus-value et à la reproduction élargie du capital, pouvant aller jusqu’à la guerre si nécessaire. Dans un texte récent, nous avons présenté la conception marxiste de la guerre civile répressive et de la guerre de conquête agressive (1).

 

L’État fasciste (sous sa forme corporatiste, nazi, militariste japonaise, franquiste, totalitaire, etc.) fut la réponse, dans le domaine de la superstructure politique et idéologique, qu’apporta la classe capitaliste monopoliste à la crise systémique de l’impérialisme, suite au krach boursier de 1929, et à la Grande dépression. La dépression économique s’approfondissant; la misère ouvrière s’abattant sur toutes les couches de la classe laborieuse; le mouvement ouvrier se dressant un peu partout pour contester le pouvoir bourgeois; la classe capitaliste monopoliste ordonna à l’État bourgeois, soutenu par des organisations fascistes de masse, d’endiguer, de réprimer, et de réorienter la colère ouvrière de chacune des nations contre celle d’autres nations. Puis, d’enrégimenter la classe ouvrière mondiale pour qu’elle soutienne la politique impérialiste de conquête plutôt que de mener sa propre politique révolutionnaire d’insurrection.

 

L’émergence et l’ascension de la forme corporatiste-fasciste de l’État de droit

 

Du début des années vingt (1920) à la fin des années trente du XXe siècle la tactique de la bourgeoisie pour écraser le mouvement ouvrier et maintenir son pouvoir hégémonique de classe fut de mener l’attaque sur deux fronts. Le premier front  consista à créer et à soutenir des organisations et partis politiques de type fascistes que les médias à la solde ont publicisés et présenter comme l’unique alternative à la crise du système politique bourgeois. Les fascistes parlaient de justice sociale, de faire payer les riches, et de remettre les ouvriers au travail. Dans de nombreux pays, le grand capital finança lourdement ces organisations corporatistes fascistes. Dans certains pays comme aux États-Unis et au Canada, en Amérique latine, les organisations ouvrières de masse n’étant pas très développées il ne fut pas nécessaire de mettre sur pied de telles organisations fascistes de masse. De plus, le camp occidental bourgeois (Royaume-Uni, France, États-Unis, Canada, Australie, etc.) était en position de force sur le plan économique et politique puisque c’est ce camp qui occupait les espaces coloniaux. Le camp impérialiste occidental avait peu à gagner d’attaquer le camp impérialiste de l’Axe. C’était le camp impérialiste de l’Axe (Allemagne-Italie-Japon) qui se devait d’attaquer pour arracher des espaces de spoliation des ressources naturelles, de nouveaux marchés et des zones d’exploitation de la force de travail.

 

Le deuxième front de la guerre de classe de la bourgeoisie contre le prolétariat était à  l’intérieur du mouvement ouvrier. Il visait à désarmer d’abord idéologiquement, puis politiquement, le mouvement ouvrier.  Devant le fléau militariste japonais et chinois. Devant le fléau fasciste italien. Devant le fléau corporatiste franquiste et salazariste. Face au fléau national-socialiste allemand, la gauche bourgeoise ne trouva rien de mieux que d’opposer la tactique des Fronts unis nationalistes bourgeois. La classe ouvrière se plaçait ainsi sous le fléau de la bourgeoisie nationaliste démocratique prévaricatrice et chauvine, et de la paysannerie réactionnaire. À partir du milieu des années vingt, la tactique des fronts populaires et la stratégie de l’assujettissement du mouvement ouvrier international à la défense des intérêts nationaux pour le salut de la patrie (y compris de la patrie du «Petit père des peuples», la soi-disant patrie du prolétariat) et de la pseudo « démocratie » bourgeoise, désarmèrent idéologiquement et désorientèrent politiquement l’avant-garde prolétarienne qui s’épuisa en manifestations pacifistes défaitistes et en ralliement électoraliste bourgeois collaborationnistes.

 

L’alternative ouvrière

 

Les choix qui s’imposaient à la classe ouvrière mondiale n’étaient pas d’appuyer la dictature «démocratique» bourgeoise contre la dictature «fasciste» bourgeoise, mais de combattre classe contre classe pour le renversement radical de la structure d’État corporatiste bourgeoise, sous son masque «démocratique» ou sous son masque fasciste, national-socialiste (un oxymore) partout dans le monde. Quand les deux classes antagonistes s’affrontent face à face il n’est pas temps de réclamer des réformes, l’une des deux classes doit se soumettre ou être écrasée.

 

L’hécatombe de la Seconde Guerre mondiale (50 millions de morts et des dizaines de millions d’estropiés), les sacrifices immenses consentis par la classe ouvrière mondiale, aux fronts et à l’arrière, dans les usines, ont permis le salut de la société impérialiste bourgeoise sous la direction de sa fraction étatsunienne et de l’OTAN, ainsi que le sauvetage de la société impérialiste russe sous la direction  soviétique et du Pacte de Varsovie.

 

L’impérialisme international depuis la guerre mondiale

 

Après la guerre et les accords de Yalta et de Potsdam sur le partage du monde, suite aux récessions économiques, le monde impérialiste à l’Est comme à l’Ouest  poursuivit cahin-caha sa lente descente aux enfers jusqu’à l’effondrement du camp impérialiste de l’Est en 1989. L’effondrement du camp impérialiste de l’Ouest est maintenant à l’ordre du jour et on voit ressurgir les mêmes vieilles tactiques guerrières entrent le camp impérialiste de l’Ouest  regrouper (et diviser) autour des États-Unis et le nouveau camp impérialiste « émergent », regrouper autour de la Chine et de la Russie.

 

Les fameuses «Trente glorieuses», requiem pour la bourgeoisie

 

Cette lente descente aux enfers des deux camps impérialistes précédents (États-Unis et URSS) n’a pas interdit  quelques accalmies économiques et militaires dans plusieurs pays industrialisés. Une période de relative reprise économique qui s’étendit entre 1945 et 1975. Ce furent les derniers soubresauts du mode de production capitaliste léthargique. La productivité élevée du travail salarié en pays industrialisés avancés (hausse de la plus-value relative), couplés à l’exploitation féroce de la force de travail dans les pays industriellement arriérés (hausse de la plus-value absolue), ont permis à la classe capitaliste mondialisée de concéder de meilleures conditions sociales pour la reproduction d’une force de travail mieux éduquée, plus spécialisée et donc plus coûteuse à reproduire, en Occident du moins. Ce mouvement de croissance des services gouvernementaux (hausse du salaire social) a permis l’expansion de la petite bourgeoisie qui appellera amoureusement cette époque : l’ère de « l’État providence ». Un euphémisme pour désigner l’amélioration temporaire des conditions de reproduction sociales de la classe ouvrière nombreuse, spécialisée, mieux formée pour servir une industrie de plus en plus mécanisée, robotisée, informatisée et numérisée. À l’époque de la nano industrie spatiale les ouvriers ne sont pas tous à œuvrer   au fond des sweats shops déglinguant du Pakistan.

 

Les années de déliquescence du capitalisme

 

L’effondrement du camp impérialiste soviétique entraina la redistribution des cartes internationales et une période de confusion économique, politique, idéologique et militaire parmi la bourgeoise à droite comme à gauche de l’échiquier politique capitaliste. De 1989 à 2014 pas moins de 5 crises économiques ponctuèrent la mondialisation de l’économie impérialiste internationale. Chaque crise étant plus intensive que la précédente. Elles culminèrent en 2007-2008 par la grande récession, préparant une grande dépression à venir.

 

C’est au milieu de ce monde troublé, instable, agité que surgie la puissante Chine impérialiste, amalgame du capitalisme monopoliste d’État, de l’accumulation de monceaux de capitaux étrangers (IDE), de totalitarisme politique stricte, de « libéralisme de marché et de libre concurrence » anarchique. Le tout sur fond d’industrialisation et d’urbanisation accélérée de millions d’ouvriers surexploités constituant le nouveau marché convoité de la Chine impérialiste et de ses zones d’influences. Surtout, ne jamais oublié que lorsque la Chine «s’éveillera» (sic) et qu’elle aura terminé son industrialisation accélérée, 800 millions d’ouvriers chinois peineront sous le joug du capitalisme d’État bourgeois. La plus formidable force de production que le monde n’aura jamais vue. L’avenir et l’agonie de l’impérialisme moribond viendront de l’Est.

 

La nouvelle conjoncture internationale combinant la montée en puissance de l’impérialisme chinois et la déliquescence des économies occidentales ont déclenché une récession qui força les États capitalistes occidentaux à promulguer des politiques de stricte austérité. L’ère «d’éternelle prospérité», le «Reich» américain de mille ans (sic), prend fin dans la controverse et la déchéance du géant aux pieds couverts de sang. L’hégémonie américaine aura duré moins de cent ans. Le grand capital occidental sonne donc la charge, et rameute la petite bourgeoisie paupérisée (un segment de classe narcissique, toujours attiré par le fascisme, l’anarchisme et le terrorisme). La bourgeoisie fourbit ses armes et se prépare au grand engagement guerrier. Une troisième guerre mondiale couve sous les cendres. Elle n’a pas encore lieu, car les deux camps n’ont pas complété leurs préparatifs idéologique, politique, énergétique, industriel et militaire. Pire, les limites des deux camps adverses ne sont pas encore fixées et des retournements d’alliances sont encore envisageables. L’an dernier, le quotidien, The Financial Times de Londres, en appelait  à reconstituer l’État corporatiste des temps passés (2).

 

Pour l’instant, c’est au Moyen-Orient, parmi les champs de pétrole et les oléoducs transportant des hydrocarbures que les deux camps se jauges, et se confrontent dans des escarmouches meurtrières dont font les frais les damnés de la terre pétrolière. Que cet  affrontement titanesque ait des répercussions à New York, Londres, Ottawa, Sydney et Paris, il fallait s’y attendre. On ne massacre pas toujours impunément. Même démuni les pauvres, mourant sous les bombardements des drones aveugles peuvent porter des coups à leurs ennemis. Le petit terrorisme de bas étage riposte comme il le peut au grand terrorisme des gouvernements.

 

Pendant ce temps, à gauche de la gauche

 

Le mouvement ouvrier international, orphelin d’une organisation de classe mondiale, réagit spontanément à la détérioration de ses conditions de vie et de travail (salaire nécessaire), à l’accélération des cadences en usines, au chômage, à l’inflation, au saccage de leurs fonds de pension, à la paupérisation généralisée, à la baisse du pouvoir d’achat et à la détérioration des services publics (salaire social). S’ensuit une multitude de grèves « sauvages », illégales, de manifestations, de processions de protestations, de conflits armés dans les pays du Sud et au Moyen-Orient. Cette époque très troublée socialement peut être qualifiée de passage à l’«État policier», dans les pays du Nord du moins, puisque les États du Sud n’ont jamais connu que la formule de «l’État policier fasciste», dissimulé ou non, sous les apparences de l’État démocratique électoraliste bourgeois. Concession toute récente depuis la montée des  bourgeoisies indigènes démocratiques en Amérique Latine (Cuba, Nicaragua, Brésil, Argentine, Bolivie, Équateur et Venezuela) et des bourgeoisies réformistes du  «Printemps arabe».

 

La classe capitaliste monopoliste mondialisée hésite à recourir aux services d’organisations fascistes de masse comme dans les années trente du dernier siècle. Il n’est d’ailleurs pas certain qu’elle en aurait les moyens. L’expérience, pas si lointaine, des classes ouvrières européenne, chinoise, japonaise, américaine porte la classe capitaliste mondialisée à s’inquiéter de ce type d’endoctrinement et de mobilisation de masse réactionnaire, dont elle risque de perdre le contrôle.

 

Par ailleurs, la classe ouvrière des pays industrialisés n’est plus enrégimentée en de vastes partis « communistes » (sic) de masse ce qui rend moins nécessaire la constitution d’organisation fasciste de masse. D’autant plus que la bourgeoisie ne souhaite pas éradiquer les syndicats ni les partis de la mouvance de gauche bourgeoise qui lui servent de courroie de transmission pour apaiser et désorienter le mouvement ouvrier spontané. Pour le moment la classe capitaliste monopoliste préfère s’en remettre aux bras séculiers de l’État policier. Aux États-Unis d’Amérique, par exemple, près d’un million d’individus sont embauchés par des centaines de corps policiers chargés d’assurer la pérennité de la structure étatique bourgeoise. Deux millions d’individus sont sous les verrous, gardés par des milliers de garde-chiourmes armés. Un autre million de soldats sont sous les drapeaux ou dans la réserve. La tuerie des gens de couleur, des Amérindiens, des hispanophones va perdurer. Mais il ne faut pas oublier que les immigrants protestataires, les assistés sociaux paupérisés, les étudiants manifestants, les jeunes révoltés, les chômeurs affamés,  les ouvriers grévistes font également partie des cibles privilégiées de ces multiples corps policiers, de ces réservistes de la milice et de ces soldats de métier, ainsi que des centaines d’agences privées de sécurité avec leurs tueurs à gages, leurs nervis et leurs malfrats. Sans compter l’appareil judiciaire et pénal sophistiqué charger de mâter «légalement» les récalcitrants et d’exonérer les agents assassins.  Nous sommes justifiés d’affirmer que l’État capitaliste américain expérimente depuis des années le modèle de «l’État policier» afin de brider la classe ouvrière et ses alliés. Il est cependant douteux que ce modèle d’État répressif réussisse à sauver la classe capitaliste monopoliste du précipice.

 

À Paris, un dimanche de janvier 2015

 

Le seul intérêt politique de la manifestation de Paris, le 11 janvier 2015, fut de donner un aperçu des pays du camp européen regroupés autour de la bourgeoisie française. Dénombrez  les têtes «démocratiquement» couronnées,  présentes dans le cortège, et vous aurez un aperçu des adhérents à l’un des deux camps ennemis et de ses capacités à mobiliser la populace pour la guerre de partage impérialiste (3). Les événements entourant l’attentat aux bureaux de l’hebdomadaire Chralie Hebdo à Paris auront permis d’observer le niveau de préparation et de militarisation des forces policières françaises. Nul doute que dans de nombreux pays européens la militarisation des forces policières est tout aussi avancée. En Grèce cependant, l’armée de métier et les policiers semblent ne pas jouer le rôle répressif que l’on attend d’eux !?…

 

Cette évolution vers la militarisation policière de l’État capitaliste des riches n’est pas le fruit du hasard. C’est que la surexploitation et l’oppression de la classe ouvrière, américaine notamment, ont atteint un tel niveau que la reproduction élargie de la classe (l’ouvrier et sa famille) n’est plus assurée. Cinquante millions de travailleurs américains sont des travailleurs pauvres. C’est-à-dire que même s’ils travaillent plus de quarante heures semaine ils ne gagnent pas suffisamment pour assurer leur reproduction sociale. Le taux d’exploitation de la classe ouvrière américaine a atteint le plus haut niveau des pays de l’OCDE. Le taux de plus-value demeure élevé aux États-Unis malgré la récession économique parce que les salaires diminuent malgré l’inflation rampante. Tout ceci donne l’impression d’une reprise économique, mais comme la plus-value extorquée aux ouvriers ne trouve pas à se valoriser et à se reproduire, faute de marchés, cette «reprise» n’est qu’un sursis avant la reprise de la crise.  Tout ceci entraîne la dégénérescence sociale, le crime se répand, les drogues, les meurtres, les vols, les viols, la  prostitution, la dépravation et la petite criminalité sont des menaces réelles et quotidiennes dans chaque ville américaine. Voilà ce qui terrorise réellement la population étatsunienne plutôt qu’Al Quaïda au Maghreb islamique (sic).  Or ces conditions de surexploitation de la main-d’œuvre, et ce manque de débouchés marchands, et cette dépravation sociale, s’étendent aux autres continents industrialisés alors que la crise systémique de l’impérialisme ne fait que commencer.

 

Que fait la gauche bourgeoise devant l’État policier avéré ? Elle tente de mobiliser les ouvriers dans un Front uni, dans un Front patriotique national, dans un Front démocratique bourgeois  pour défendre la formule de l’«État démocratique et providentiel» des riches… Alors que les bourgeois eux-mêmes ne veulent plus de cette utopie «démocratique» décrépite. La gauche bourgeoise lance le mot d’ordre de résister à la discrimination ethnique; de résister à la paupérisation sociale; de s’opposer au profilage racial; de dénoncer l’assassinat sélectif des noirs, des hispanophones, des musulmans, des Arabes, des SDF, des pauvres, des jeunes, des immigrés, des prostituées.  À la fin, quand tout le monde, ou presque, est discriminé, ce n’est plus du profilage, sinon celui de la bourgeoisie épouvantée.

 

La gauche bourgeoise préfère-t-elle la «justice» des riches pour que tous les segments de la population soient massacrés équitablement, par l’État policier, en proportion de leur importance numérique ?

 

Quand les droits de manger, de boire, de se loger, de procréer et de vivre sont éradiqués, qu’avons-nous à faire de la «liberté d’expression», de la liberté de pleurnicher notre frustration et de crier notre indignation? C’est la fin de nos misères que nous voulons. Ce n’est pas contre le profilage racial, social, ethnique ou religieux, que nous devons mobiliser les ouvriers de toute ethnicité et de toute origine, mais contre l’État policier capitaliste dans son entièreté en tant qu’État-major de la classe capitaliste dominante afin de balayer totalement cet État policier et d’exproprié sans compensation tous les moyens de production, d’échanges et de communication et d’imposer la dictature du prolétariat.

 

Prolétaires de tous les pays unissez-vous !

 

http://www.les7duquebec.com/7-au-front/la-politique-militaire-des-etats-unis-et-de-lotan-la-guerre-des-oleoducs/

http://www.agoravox.fr/actualites/economie/article/le-financial-times-appelle-a-109748

http://www.oulala.info/2015/01/65-des-enfants-americains-vivent-de-charite-publique/

 

Source: http://www.les7duquebec.com/actualites-des-7/a-paris-un-camp-a-pris-sa-mesure/

Advertisements

Laisser un commentaire

Pour oublier votre commentaire, ouvrez une session par l’un des moyens suivants :

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l’aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s