En commémoration du 145ème anniversaire de la naissance du grand Lénine

Dans la foulée des commémorations du 145e anniversaire de naissance de V.I. Lénine, nous avons remarqué cet éloge paru en 1970 dans le Jiefangjun Bao pour son 100e anniversaire de naissance, dont le Centre MLM a reproduit le texte sur son blogue, ce 22 avril 2015.

 

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Renin Ribao, Hongqi, Jiefangjun Bao, 22 avril 1970

« Le léninisme est le marxisme de l’époque de l’impérialisme et de la révolution prolétarienne.  » Staline, Des principes du léninisme
I. LE DRAPEAU DU LENINISME EST INVINCIBLE
Le 22 avril marque, cette année, le centième anniversaire de la naissance du grand Lénine.

C’est avec le plus profond respect pour le grand Lénine que les marxistes-léninistes, le prolétariat et les peuples révolutionnaires du monde entier commémorent cette journée historique.

Lénine fut, après la mort de Marx et d’Engels, le grand dirigeant du mouvement communiste international, le grand éducateur du prolétariat et des peuples opprimés du monde entier.

En 1871. dans l’année qui suivit la naissance de Lénine, éclata l’insurrection de la Commune de Paris, qui fut la première tentative du prolétariat pour renverser la bourgeoisie. Lorsque Lénine commença ses activités révolutionnaires — fin du XIXe, début du XXe siècle —, le monde entrait dans l’époque de l’impérialisme et de la révolution prolétarienne. Dans sa lutte contre l’impérialisme et les opportunismes de toute espèce et, en particulier, contre le révisionnisme de la IIe Internationale, Lénine continua, sauvegarda et développa le marxisme, le faisant accéder à une étape nouvelle, celle du léninisme.

Tout comme Staline l’a dit, « le léninisme est le marxisme de l’époque de l’impérialisme et de la révolution prolétarienne » (J. V. Staline : « Des principes du léninisme »).

Lénine analysa les contradictions de l’impérialisme, mit en évidence ses lois et résolut toute une série de questions d’importance majeure concernant la révolution prolétarienne à l’époque de l’impérialisme, et notamment la suivante : le socialisme « triomphera d’abord dans un seul ou dans plusieurs pays » (V. I. Lénine : « Le programme militaire de la révolution prolétarienne »).

Il exposa en termes explicites l’idée que le prolétariat doit s’assurer la direction dans la révolution démocratique bourgeoise, et dirigea le prolétariat russe dans cette répétition générale que fut la révolution de 1905.

La Grande Révolution socialiste d’Octobre dirigée par Lénine permit la transformation fondamentale du monde ancien, capitaliste, en un monde nouveau, socialiste, inaugurant ainsi une ère nouvelle dans l’histoire de l’humanité.

Dans les domaines de la théorie comme de la pratique, la contribution de Lénine à la cause de la révolution prolétarienne est immense.

A la mort de Lénine, Staline continua et sauvegarda la cause du léninisme dans la lutte contre les ennemis de classe de l’intérieur et de l’extérieur du pays, et contre les opportunistes de droite et « de gauche » au sein du Parti.

Sous la direction de Staline, le peuple soviétique poursuivit son avance dans la voie du socialisme et remporta de grandes victoires. C’est toujours sous la conduite de Staline qu’il devint, au cours de la Seconde guerre mondiale, le principal artisan de la victoire sur l’agression fasciste, et qu’il accomplit de magnifiques exploits qui demeureront à jamais immortels dans l’histoire de l’humanité.

Les communistes et le peuple chinois n’oublieront jamais que c’est dans le léninisme qu’ils ont trouvé la voie de leur émancipation.

Le camarade Mao Tsé-toung a dit : « Les salves de la Révolution d’Octobre nous apportèrent le marxisme-léninisme. » « Ils [les Chinois] découvrirent cette vérité universellement valable qu’est le marxisme-léninisme, et la physionomie de la Chine se mit à changer. » ( « De la dictature démocratique populaire »)

Et d’indiquer : « Le peuple chinois a toujours considéré que la révolution chinoise est la continuation de la Grande Révolution socialiste d’Octobre. » (Allocution du président Mao, 17 avril 1957) .

Appliquant la théorie marxiste-léniniste, le camarade Mao Tsé-toung a résolu de façon créatrice les problèmes fondamentaux de la révolution chinoise, dirigé le peuple chinois dans les luttes et les guerres révolutionnaires, les plus longues, les plus acharnées, les plus dures et les plus complexes de l’histoire de la révolution prolétarienne mondiale, et conduit la révolution populaire à la victoire dans un grand pays d’Orient tel que la Chine.

C’est là la plus grande victoire de la révolution prolétarienne mondiale depuis la Révolution d’Octobre.

Nous vivons, à l’heure actuelle, une nouvelle et grandiose époque de la révolution mondiale.

Depuis l’époque où vivait Lénine, la situation internationale a connu des changements prodigieux.

L’évolution de toute l’histoire mondiale a corroboré la justesse de la doctrine révolutionnaire de Lénine et prouvé que le drapeau du léninisme est invincible.

Mais l’histoire connaît des vicissitudes. De même qu’après la mort d’Engels apparut le révisionnisme de Bernstein-Kautsky, après la mort de Staline apparut le révisionnisme de Khrouchtchev-Brejnev.

Au terme de onze ans de pouvoir khrouchtchévien, une scission s’est produite au sein de la clique révisionniste, et Brejnev a pris la place de Khrouchtchev ; plus de cinq ans se sont encore écoulés, et c’est ce personnage qui, aujourd’hui, préside en Union soviétique la « commémoration » du centième anniversaire de la naissance de Lénine.

Lénine a fait remarquer : « On a toujours vu, au cours de l’histoire, qu’après la mort de chefs révolutionnaires populaires parmi les classes opprimées, les ennemis de ces chefs tentaient d’exploiter leur nom pour duper ces classes. » (V. I. Lénine : « L’impérialisme et la scission du socialisme »)

Le renégat Brejnev et ses semblables n’ont pas agi autrement avec le grand Lénine.

Dans leurs prétendues Thèses pour le 100e anniversaire de la naissance de Vladimir Ilitch Lénine, ils vont jusqu’à déformer impudemment la grandiose image de l’éducateur révolutionnaire du prolétariat que fut Lénine, faisant passer leur pacotille révisionniste pour du léninisme.

Ils feignent de « commémorer » la naissance de Lénine, alors qu’en réalité ils ne font qu’usurper son nom pour intensifier la mise en pratique de leur social-impérialisme, de leur social-fascisme et de leur social-militarisme.

C’est là une grossière insulte à Lénine !

Dénoncer à fond la trahison des renégats révisionnistes soviétiques envers le léninisme, mettre à nu le caractère de classe du social-impérialisme révisionniste soviétique, faire ressortir la loi historique de la fin inéluctable à laquelle est voué le social-impérialisme, tout comme l’impérialisme capitaliste, et donner une nouvelle impulsion à la grande lutte que mènent les peuples du monde contre l’impérialisme américain, le révisionnisme soviétique et toute la réaction, telle est, à l’heure actuelle, notre tâche de combat.

C’est aussi ce qui donne, toute sa signification à notre commémoration du centième anniversaire de la naissance du grand Lénine.
II. LA QUESTION FONDAMENTALE DU LENINISME, C’EST LA DICTATURE DU PROLETARIAT
Dans sa lutte contre l’opportunisme, contre le révisionnisme, Lénine a indiqué à maintes reprises : La question fondamentale dans la révolution prolétarienne, c’est de prendre le pouvoir par la violence, de briser la machine d’Etat de la bourgeoisie et d’instaurer la dictature du prolétariat.

Lénine dit : « Celui-ci [l’Etat bourgeois] ne peut céder la place à l’Etat prolétarien (à la dictature du prolétariat) par voie d’’extinction’, mais seulement, en règle générale, par une révolution violente. » (V. I. Lénine : « L’Etat et la Révolution »)
Lénine dit encore : La théorie de Marx sur la dictature du prolétariat « est indissolublement liée à toute sa doctrine sur le rôle révolutionnaire du prolétariat dans l’histoire. L’aboutissement de ce rôle, c’est la dictature prolétarienne » (Ibidem).

La victoire de la Révolution d’Octobre dirigée par Lénine fut une victoire de la théorie marxiste de la révolution prolétarienne et de la dictature du prolétariat. La voie de la Révolution d’Octobre, c’est la voie par laquelle le prolétariat instaure sa dictature par la révolution violente.

A l’époque de la Révolution d’Octobre, Lénine fit le bilan de la pratique révolutionnaire nouvelle et développa encore la théorie marxiste de la dictature du prolétariat.

Il dit notamment : La révolution socialiste, « c’est toute une époque de conflits de classes aigus » (V. I. Lénine : « La révolution socialiste et le droit des nations à disposer d’elles-mêmes »), « tant qu’elle [cette époque] n’est pas terminée, les exploiteurs gardent inéluctablement l’espoir d’une restauration, espoir qui se transforme en tentatives de restauration » (V. I. Lénine : « La révolution prolétarienne et le renégat Kautsky »).

Par conséquent, il estime que la dictature du prolétariat « est nécessaire… non seulement pour le prolétariat qui aura renversé la bourgeoisie, mais encore pour toute la période historique qui sépare le capitalisme de la ‘société sans classes’, du communisme » (V. I. Lénine : « L’Etat et la Révolution »). Aujourd’hui, tandis que nous commémorons le centième anniversaire de la naissance de Lénine, réétudier ces thèses brillantes est d’une très importante signification pratique.

On sait que c’est précisément sur cette question fondamentale que constituent la révolution prolétarienne et la dictature du prolétariat que la clique des renégats révisionnistes soviétiques a trahi le léninisme et la Révolution d’Octobre.

Dès que le visage révisionniste de Khrouchtchev commença à se dessiner, le camarade Mao Tsé-toung indiqua de façon pénétrante : « A mon avis, il y a deux ‘épées’ : l’une est Lénine et l’autre, Staline. Cette épée qu’est Staline, les Russes l’ont maintenant rejetée. »
« Cette épée qu’est Lénine, n’a-t-elle pas aussi été rejetée quelque peu par certains dirigeants soviétiques ? Je pense qu’elle l’a été dans une large mesure.

La Révolution d’Octobre est-elle toujours valable ? Peut-¬elle encore servir d’exemple aux différents pays ?

Le rapport de Khrouchtchev au XXe Congrès du P.C.U.S. Dit qu’il est possible de parvenir au pouvoir par la voie parlementaire ; en d’autres termes, les différents pays n’auraient plus besoin de suivre l’exemple de la Révolution d’Octobre. Cette porte une fois ouverte, le léninisme a été pratiquement rejeté. » (Allocution du président Mao à la deuxième session plénière du Comité central issu du VIIIe Congrès du Parti communiste chinois, 15 novembre 1956)
III. LE COUP D’ETAT CONTRE-REVOLUTIONNAIRE DE LA CLIQUE RENEGATE DE KHROUCHTCHEV-BREJNEV
Comment le capitalisme a-t-il pu être restauré en Union soviétique, premier Etat socialiste apparu dans le monde, et comment ce pays a-t-il pu devenir social-impérialiste ?
Si nous examinons les choses du point de vue marxiste-léniniste, et surtout à la lumière de la théorie du camarade Mao Tsé-toung sur la continuation de la révolution sous la dictature du prolétariat, nous pouvons comprendre que cela résulte essentiellement de la lutte de classes en Union soviétique, de l’usurpation de la direction du Parti et de l’Etat par une poignée de responsables du Parti soviétique engagés dans la voie capitaliste, autrement dit, de l’usurpation du pouvoir prolétarien par la bourgeoisie de ce pays.

C’est également l’aboutissement de la politique d’« évolution pacifique » que, pour échapper à sa perte, l’impérialisme mondial a poursuivie en Union soviétique par l’intermédiaire de la clique des renégats révisionnistes soviétiques.

Le camarade Mao Tsé-toung dit : « La société socialiste s’étend sur une assez ongue période historique, au cours de laquelle continuent d’exister les classes, les contradictions de classes et la lutte de classes, de même que la lutte entre la voie socialiste et la voie capitaliste, ainsi que le danger d’une restauration du capitalisme. » (Interventions du président Mao à la réunion de travail du Comité central du Parti en août 1962 à Peitaiho, et à la Xe session plénière du Comité central issu du VIIIe Congrès du Parti communiste chinois, en septembre 1962)

La lutte de classes en société socialiste reste centrée sur le problème du pouvoir.

Le camarade Mao Tsé-toung dit encore : « Les représentants de la bourgeoisie qui se sont infiltrés dans le Parti, dans le gouvernement, dans l’armée et dans les différents secteurs du domaine culturel constituent un ramassis de révisionnistes contre¬révolutionnaires. Si l’occasion s’en présentait, ils arracheraient le pouvoir et transformeraient la dictature du prolétariat en dictature de la bourgeoisie. » (« Circulaire » du Comité central du Parti communiste chinois en date du 16 mai 1966)

Après la Révolution d’Octobre, bien que la bourgeoisie eût été renversée en Union soviétique, les classes et la lutte de classes n’ont jamais cessé d’y exister. Staline élimina un très grand nombre de représentants de la bourgeoisie, contre-révolutionnaires, qui s’étaient infiltrés dans le Parti, notamment les Trotski, Zinoviev, Kaménev, Radek, Boukharine et Rykov ; ce qui suffit à montrer que la lutte de classes ne cessa jamais de se poursuivre avec acharnement et que le danger d’une restauration du capitalisme ne cessa jamais d’être une réalité.

L’Union soviétique était le premier Etat de dictature du prolétariat ; elle n’avait pas suffisamment d’expérience pour consolider la dictature du prolétariat et prévenir la restauration du capitalisme.

Ce fut dans ces circonstances qu’après la mort de Staline, Khrouchtchev, un responsable engagé dans la voie capitaliste, dissimulé au sein du Parti communiste de l’Union soviétique, lança une attaque surprise en faisant un « rapport secret » qui diffamait Staline avec perfidie et, par toutes sortes de moyens sournois et de ruses, usurpa la direction du Parti et de l’Etat soviétiques.

Ce fut un coup d’Etat contre-révolutionnaire qui transforma la dictature du prolétariat en dictature de la bourgeoisie et qui, renversant le socialisme, restaura le capitalisme.
Brejnev a été complice de Khrouchtchev dans ce coup d’Etat et plus tard a pris sa place. Au fond, son accession au pouvoir est la suite du coup d’Etat contre-révolutionnaire de Khrouchtchev. Brejnev, c’est Khrouchtchev II.

Le camarade Mao Tsé-toung dit : « Le révisionnisme au pouvoir, c’est la bourgeoisie au pouvoir. » (Déclaration du président Mao lors d’un entretien, août 1964)

« En Union soviétique, à l’heure actuelle, c’est la dictature de la bourgeoisie, celle de la grande bourgeoisie, une dictature du type fasciste allemand, une dictature du type hitlérien.» (Déclaration du président Mao lors d’un entretien, 11 mai 1964)

Ces brillantes thèses du camarade Mao Tsé-toung ont révélé, de façon on ne peut plus pénétrante, le caractère de classe et l’origine sociale du social-impérialisme révisionniste soviétique, et montré la nature fasciste de celui-ci.

Depuis que la clique des renégats révisionnistes soviétiques a usurpé la direction du Parti et de l’Etat, la couche privilégiée de la bourgeoisie soviétique a considérablement accru son pouvoir politique et économique ; elle occupe une position dominante dans le Parti, le gouvernement et l’armée ainsi que dans les domaines économique et culturel, et au sein de cette couche s’est formée une bourgeoisie monopoliste bureaucratique, c’est-à-dire une grande bourgeoisie de type nouveau, qui a en main l’ensemble de la machine d’Etat et dispose de toutes les richesses de la société.

Cette bourgeoisie monopoliste bureaucratique de type nouveau, profitant du pouvoir d’Etat qu’elle contrôle, a converti la propriété socialiste en propriété des responsables engagés dans la voie capitaliste, l’économie socialiste en économie capitaliste et en économie du capitalisme monopoleur d’Etat. Au nom de l’« Etat », elle pille avec insolence la trésorerie et recourt à toutes sortes de moyens pour s’approprier à volonté les fruits du labeur du peuple soviétique et vivre dans le luxe et la débauche, en exerçant son despotisme.

Cette bourgeoisie monopoliste bureaucratique de type nouveau est une bourgeoisie qui a transformé l’espoir d’une restauration en tentatives de restauration.

Elle soumet à la répression les fils et filles héroïques de la Révolution d’Octobre, pèse de tout son poids sur les populations des diverses nationalités soviétiques et a instauré une petite cour contre-révolutionnaire à elle.

C’est pour ces raisons qu’elle est archi-réactionnaire, qu’elle hait et craint le peuple au plus haut point.

Cette bourgeoisie monopoliste bureaucratique de type nouveau, comme toute classe réactionnaire décadente, recèle en son sein de multiples contradictions.

Pour conserver coûte que coûte les pouvoirs qu’elle a usurpés, ses éléments agissent en complicité, en même temps qu’ils intriguent les uns contre les autres et cherchent à s’évincer mutuellement. Plus difficile est leur situation, plus violentes se font les luttes, ouvertes ou secrètes, qui les opposent. Cette bourgeoisie monopoliste bureaucratique de type nouveau, pour amasser un maximum de profits et maintenir sa domination réactionnaire, doit nécessairement se livrer avec frénésie à l’agression et à l’expansion, se joindre à l’impérialisme mondial dans le partage du monde et poursuivre une féroce politique social-impérialiste, tout en exploitant et en opprimant le peuple de son pays.

Cette bourgeoisie monopoliste bureaucratique de type nouveau est la base de classe du social-impérialisme révisionniste soviétique. Brejnev est à l’heure actuelle le représentant général de cette classe.

Il pratique sans retenue le révisionnisme khrouchtchévien, qu’il a encore développé, parachevant l’évolution, commencée sous Khrouchtchev, de la restauration capitaliste au social-impérialisme.

Depuis son arrivée au pouvoir, Brejnev a étendu à tous les domaines le prétendu «nouveau système économique » et entériné par décret le principe capitaliste du profit, intensifiant ainsi l’exploitation du peuple travailleur par l’oligarchie monopoliste bureaucratique. Indifférente au sort du peuple, celle-ci le met en coupe réglée, applique la politique hitlérienne dite « des canons et pas de beurre » et accélère la militarisation de l’économie nationale, pour répondre aux besoins de l’expansion des armements et des préparatifs de guerre du social-impérialisme.

Les mesures rétrogrades prises par la clique des renégats révisionnistes soviétiques ont causé un préjudice incommensurable aux forces productives de la société et ont entraîné de graves conséquences : déclin de l’industrie, baisse de la production agricole, diminution du cheptel, inflation, défaillances du ravitaillement, grave pénurie sur le marché d’Etat et paupérisation croissante du peuple travailleur.

Les renégats révisionnistes soviétiques n’ont pas seulement dilapidé les richesses accumulées par le peuple soviétique grâce à plusieurs décennies de dur labeur, ils s’avilissent jusqu’à quémander des crédits à l’Allemagne de l’Ouest, pays vaincu de la Seconde guerre mondiale, voire jusqu’à brader les ressources naturelles du pays et à ouvrir la Sibérie à la pénétration du capital monopoleur japonais.

L’économie soviétique se débat aujourd’hui dans des crises inextricables.

En tant qu’amis du peuple soviétique, le peuple chinois et les autres peuples du monde éprouvent la plus vive indignation à l’égard des renégats révisionnistes soviétiques qui ont réduit à un état si lamentable la patrie du léninisme ; ils ressentent une profonde sympathie pour le peuple soviétique, sur qui retombent toutes les souffrances causées par la restauration généralisée du système capitaliste.

La clique des renégats révisionnistes soviétiques a affirmé un jour que « la dictature du prolétariat… a cessé d’être une nécessité en U.R.S.S. » et que l’Union soviétique « s’est convertie… en Etat de tout le peuple » ( « Programme du P.C.U.S. » adopté au « XXIIe Congrès » du RÉVISIONNISME soviétique). Maintenant, elle s’administre une gifle en prétendant que « l’Etat de tout le peuple poursuit l’œuvre de la dictature du prolétariat » («Pour le 100ème anniversaire de la naissance de Vladimir Ilitch Lénine », « Thèses » du révisionnisme soviétique) et que « l’Etat de tout le peuple » est « du même type » qu’un «Etat de dictature du prolétariat » (Pravda, journal du révisionnisme soviétique, 5 mars 1970).

De plus, elle mène grand tapage à propos du « renforcement de la direction du Parti », du « renforcement de la discipline » et du « renforcement de la centralisation », etc.

C’est tantôt l’« Etat de tout le peuple », tantôt la « dictature du prolétariat » ; vouloir accoupler arbitrairement ces deux notions fondamentalement contradictoires ne peut avoir d’autre but que de tromper les masses et de voiler la dictature de la grande bourgeoisie.

Pour cette clique, la « direction du Parti », c’est le contrôle politique d’une poignée d’oligarques social-fascistes sur les membres du Parti et les masses. Sa « discipline », c’est la répression contre tous les mécontents que suscite sa domination.

Sa « centralisation », c’est concentrer encore davantage le pouvoir politique, économique et militaire dans ses mains. Bref, autant de prétextes pour renforcer sa dictature fasciste et se préparer à la guerre d’agression.

En difficulté à l’intérieur et à l’extérieur, la clique des renégats révisionnistes soviétiques recourt de plus en plus ouvertement à la violence contre-révolutionnaire pour maintenir sa domination réactionnaire qui est une trahison envers Lénine et la Révolution d’Octobre.

Aujourd’hui, en Union soviétique, agents secrets et mouchards font régner l’arbitraire, et on promulgue des décrets réactionnaires sans discontinuer.

Faire la révolution est devenu un crime, et dans tout le pays les prisons se remplissent d’innocents ; la contre¬révolution est récompensée et les renégats se congratulent pour leur promotion.

Un grand nombre de révolutionnaires et d’innocents sont jetés dans des camps de concentration ou des « asiles d’aliénés ». La clique révisionniste soviétique va jusqu’à envoyer des tanks et autres véhicules blindés pour réprimer avec sauvagerie la résistance populaire.

Lénine a dit : « Nulle part au monde la majorité de la population du pays n’est aussi opprimée » qu’en Russie et les nationalités autres que russe y sont « en tant qu’allogènes». (V. I. Lénine : « Le socialisme et la guerre »)

L’oppression « a accumulé chez les nationalités, privées de droits égaux, la haine la plus profonde contre les monarques » (V. I. Lénine : « Discours prononcé au premier Congrès de la marine de guerre de Russie »).

A présent, les nouveaux tsars révisionnistes soviétiques reprennent à leur compte la politique d’oppression tsariste à l’encon¬tre des nationalités minoritaires, pressurent et persécutent celles-ci par d’odieux procédés comme la discrimination, la déportation, la division et l’emprisonnement, faisant de l’Union soviétique une « prison des peuples » (V. I. Lénine : « Le prolétariat révolutionnaire et le droit des nations à disposer d’elles-mêmes»).

La clique des renégats révisionnistes soviétiques exerce une dictature bourgeoise intégrale dans tous les domaines ide l’idéologie.

Elle s’emploie avec rage à étouffer et à détruire l’idéologie et la culture socialistes du prolétariat, tout en ouvrant l’écluse au flot de l’idéologie et de la culture bourgeoises pourries jusqu’à la moelle.

Elle exalte sans aucune retenue le militarisme, le chauvinisme et le racisme, et fait de la littérature et de l’art un instrument pour la mise en pratique de son social-impérialisme.

Stigmatisant la domination ténébreuse du tsarisme, Lénine a écrit : Quel degré doivent avoir atteint l’arbitraire policier, les persécutions inquisitoriales et la démoralisation « pour faire hurler jusqu’aux pierres. » (V. I. Lénine : « Revue de politique intérieure »)

On ferait bien de mettre en parallèle la domination de la clique des renégats révisionnistes soviétiques et le tsarisme flétri par Lénine.

Le coup d’Etat contre-révolutionnaire de la clique renégate de Khrouchtchev-Brejnev a joué un rôle qu’aucun impérialiste ou réactionnaire n’eût été en mesure de jouer.

Tout comme Staline l’a dit, « c’est de l’intérieur que les forteresses s’enlèvent le plus facilement » (Histoire du Parti communiste (bolchevik) de l’U.R.S.S. (précis)).

Inexpugnable devant l’intervention armée de pays, la rébellion de la Garde blanche, les attaques des millions de soldats des hordes hitlériennes, et les innombrables sabotages et tentatives de subversion, le blocus et l’encerclement des impérialistes, cette forteresse socialiste a été enlevée de l’intérieur par une poignée de renégats !

La clique de Khrouchtchev-Brejnev est donc un ramassis des plus grands renégats qu’ait connus l’histoire du mouvement communiste international, une bande de criminels que l’histoire a condamnés sans rémission pour leurs abominables forfaits.
IV. SOCIALISME EN PAROLES, IMPERIALISME DANS LES FAITS
Lénine a stigmatisé les renégats de la IIe Internationale en ces termes : «… socialisme en paroles, impérialisme dans les faits, transformation de l’opportunisme en impérialisme ». (V. I. Lénine : « Les tâches de la IIIe Internationale »)

De même, la clique des renégats révisionnistes soviétiques est passée du révisionnisme au social-impérialisme. La différence, c’est que les social-impérialistes de la IIe Internationale, tels que Kautsky et consorts, ne détenaient pas le pouvoir d’Etat et devaient se contenter de recueillir quelques miettes des surprofits provenant de la spoliation d’autres peuples, en servant l’impérialisme de leur propre pays.

Les social-impérialistes révisionnistes soviétiques, en revanche, se livrent directement au pillage et à l’asservissement des peuples d’autres pays en utilisant le pouvoir d’Etat usurpé. L’expérience historique nous apprend que, quand le pouvoir tombe aux mains d’une clique révisionniste, un pays socialiste se transforme en un Etat social-impérialiste comme l’Union soviétique, ou est réduit à l’état de pays dépendant ou de colonie comme la Tchécoslovaquie et la République populaire de Mongolie.

Maintenant on se rend clairement compte que l’accession au pouvoir de la clique renégate de Khrouchtchev-Brejnev signifie au fond la transformation de l’Etat socialiste fondé par Lénine et Staline en un pays suzerain social-impérialiste.

La clique des renégats révisionnistes soviétiques parle de léninisme, de socialisme et d’internationalisme prolétarien, mais ses agissements sont impérialistes à cent pour cent.

En paroles, elle affirme pratiquer l’« internationalisme » à l’égard des « pays frères », mais en fait, elle se sert de réorganisation du Pacte de Varsovie », du « Conseil d’Assistance économique mutuelle » et d’autres chaînes pour maintenir emprisonnés certains pays est-européens et la République populaire de Mongolie dans les barbelés de la prétendue « communauté socialiste », et en disposer à sa guise.

Se prévalant de sa condition de suzerain, elle s’emploie, par la « division internationale du travail », la « spécialisation de la production » et l’« intégration économique », à contraindre ces pays à adapter leur économie nationale aux besoins du révisionnisme soviétique et à devenir ses marchés, usines auxiliaires de transformation, vergers, exploitations maraîchères et fermes d’élevage, pour s’y livrer à une scandaleuse exploitation super-économique.

Elle recourt aux moyens les plus arbitraires et les plus impitoyables pour soumettre ces pays à un contrôle sévère et y implante ses troupes en masse ; elle a même envoyé carrément des centaines de milliers de ses soldats en Tchécoslovaquie pour l’écraser sous sa botte et y installer un pouvoir fantoche à la pointe des baïonnettes.

Ce ramassis de renégats, tout comme les anciens tsars stigmatisés par Lénine, base entièrement « ses rapports avec ses voisins » « sur le principe féodal des privilèges » (V. I. Lénine : « De la fierté nationale des Grands-Russes »).

En paroles, elle affirme qu’elle apporte une « aide » aux pays d’Asie, d’Afrique et d’Amérique latine, mais en fait, elle cherche sous ce prétexte à inclure des pays de ces continents dans sa sphère d’influence, disputant la zone intermédiaire à l’impérialisme américain.

Par ses exportations de matériel militaire et de capitaux, et par des échanges commerciaux inéquitables, le révisionnisme soviétique pille leurs ressources, s’ingère dans leurs affaires intérieures et guette l’occasion de s’assurer des bases militaires.

Lénine a dit : « Aux nombreux ‘anciens’ mobiles de la politique coloniale le capital financier a ajouté la lutte pour les sources de matières premières, pour l’exportation des capitaux, pour les ‘zones d’influence’ … et, enfin, pour le territoire économique en général. » (V.I. Lénine : « L’impérialisme, stade suprême du capitalisme »)

C’est suivant cette voie de l’impérialisme capitaliste que progresse le social-impérialisme révisionniste soviétique.

En paroles, la clique des renégats révisionnistes soviétiques affirme qu’elle apporte son « plein soutien » à la lutte révolutionnaire des divers pays, mais en fait, elle agit en collusion avec les forces les plus réactionnaires du monde pour saboter la lutte révolutionnaire des peuples de tous les pays. Elle vilipende furieusement les masses révolutionnaires des pays capitalistes, les traitant d’ »extrémistes », de « vandales », et elle divise et désagrège les mouvements populaires dans ces pays.

En fournissant de l’argent et des armes aux réactionnaires de l’Indonésie, de l’Inde et d’autres pays, elle les aide directement à massacrer les révolutionnaires ; elle se creuse la tête pour éteindre les flammes rugissantes de la lutte armée populaire en Asie, en Afrique et en Amérique latine, et réprimer les mouvements de libération nationale. A l’instar de l’impérialisme américain, elle assume un rôle de gendarme mondial.

En paroles, elle se prononce pour la « lutte anti-impérialiste » et lance de temps à autre quelques invectives à l’adresse des Etats-Unis, mais en fait, cette clique et l’impérialisme américain sont les plus grands impérialismes en quête de l’hégémonie mondiale.

La prétendue « opposition » du révisionnisme soviétique aux Etats-Unis et la lutte des peuples des divers pays contre l’impérialisme américain sont deux choses tout à fait différentes.

Pour se repartager le monde, le révisionnisme soviétique et l’impérialisme américain se disputent tout en collaborant. Les faits et gestes du révisionnisme soviétique sur une série d’importants problèmes, et notamment ceux de l’Allemagne, du Moyen-Orient, du Sud-Est asiatique, du Japon et de l’armement nucléaire, constituent autant de preuves de sa dispute et de sa collaboration avec l’impérialisme américain.

Tous deux pratiquent, au détriment des intérêts des différents peuples, la politique de puissance propre à l’impérialisme. S’il y a quelques compromis entre eux, il ne peut s’agir que d’accords temporaires conclus entre bandits.

Lénine a dit : « Le militarisme moderne est le résultat du capitalisme. » (V. I. Lénine : « Le militarisme militant et la tactique antimilitariste de la social-démocratie »)

La guerre de notre temps « découle de la nature même de L’IMPÉRIALISME » (V. I. Lénine : « Le VIIIème Congrès du P.C.(b) R. »).

Depuis que Brejnev est au pouvoir, la clique des renégats révisionnistes soviétiques est allée toujours plus loin dans la voie du militarisme.

Reprenant à son compte le principe stratégique militaire khrouchtchévien de chantage nucléaire, elle a développé avec de grands moyens les fusées à ogives nucléaires, tout en intensifiant l’expansion de l’armement classique, en renforçant à tous les égards ses armées de terre, de mer et de l’air, et en poursuivant, à l’échelle mondiale, la « politique de la canonnière » propre à l’impérialisme.

Sur la question de la guerre, Khrouchtchev a préconisé en termes hypocrites un monde «sans armes, sans armées et sans guerres », pour camoufler une expansion des armements et des préparatifs de guerre bien réels. Aujourd’hui, Brejnev et consorts ont changé quelque peu de ton.

Ils s’emploient de toute leur énergie à attiser le fanatisme guerrier, prétendant à cor et à cri que l’actuelle situation internationale « porte en elle les menaces d’une nouvelle guerre mondiale » (Outchitiélskaya Gaziéta, journal du révisionnisme soviétique, 5 février 1970.); se faisant menaçants, ils affirment vouloir « prendre de vitesse l’adversaire », et vantent leurs « fusées stratégiques » qui seraient « à même de détruire tout objectif où qu’il se trouve » (Article de A. Gretchko, ministre de la Défense nationale du révisionnisme soviétique. Voir Kommunist, revue du révisionnisme soviétique, N° 3, 1969).

Redoublant de frénésie, ils accroissent leurs dépenses militaires et intensifient la mobilisation et les préparatifs en vue d’une guerre d’agression, dans le dessein sinistre de déclencher une guerre éclair de type hitlérien.

La clique des renégats révisionnistes soviétiques a occupé la Tchécoslovaquie par une attaque surprise

Elle a commis des intrusions dans l’île Tchenpao, la région de Tiéliékehti et d’autres territoires chinois et menace notre pays de ses armes nucléaires.

Ce qui met complètement à nu le caractère agressif et aventureux du social-¬impérialisme révisionniste soviétique. Tout comme l’impérialisme américain, l’oligarchie social-impérialiste révisionniste soviétique est devenue un autre archi-criminel qui s’apprête à déclencher une guerre mondiale.
V. LA PRETENDUE « DOCTRINE DE BREJNEV » EST UNE DOCTRINE D’HEGEMONIE PURE ET SIMPLE
Pour intensifier l’application de la politique social-impérialiste d’agression et d’expansion, la clique renégate de Brejnev a développé le révisionnisme khrouchtchévien et confectionné une série de « théories » fascistes connues sous le nom de « doctrine de Brejnev ».

Voyons maintenant ce qu’est au juste cette « doctrine ».

Premièrement, la théorie de la « souveraineté limitée ». Brejnev et consorts prétendent que défendre leurs « intérêts socialistes », c’est défendre la « souveraineté suprême » (Vie Internationale, revue du révisionnisme soviétique, N° 11, 1968).

Ils proclament ouvertement que le révisionnisme soviétique peut décider du destin d’un autre pays, « y compris du destin de sa souveraineté » (Krasnaya Zvezda, journal du révisionnisme soviétique, février 1969).

« Intérêts socialistes » ! C’est vous, et nul autre, qui avez renversé le régime socialiste en Union soviétique et appliqué la ligne révisionniste de la restauration du capitalisme dans certains pays est-européens et en République populaire de Mongolie. Ce que vous appelez « intérêts socialistes », ce sont ceux du social-impérialisme révisionniste soviétique, ceux du colonialisme.

Vous imposez la « souveraineté suprême » d’un suzerain aux autres peuples, ce qui veut dire que la souveraineté des autres pays est « limitée » tandis que votre droit de disposer de ces pays est « illimité ».

En d’autres termes, vous avez le droit de disposer des autres pays et ils n’ont pas le droit de se dresser contre vous ; vous avez le droit de démembrer les autres pays et ils n’ont pas le droit de vous résister. Hitler avait hurlé à pleins poumons qu’il avait « le droit de dominer les autres » (voir Le Procès de Nuremberg, tome 2).

Dulles et ses semblables claironnèrent aussi que « le concept de la souveraineté . . . est devenu périmé » (Voir Foreign Affairs, revue trimestrielle américaine, octobre 1957) et qu’il fallait remplacer la « souveraineté d’un Etat » par une « souveraineté conjointe » (P. C. Jessup : Droit international moderne). Il en ressort que la théorie de la « souveraineté limitée » prônée par Brejnev n’est autre qu’une nouvelle version de propos démentiels des impérialistes.

Deuxièmement, la théorie de la « dictature internationale ». Brejnev et consorts proclament qu’ils ont le droit d’entreprendre « une action comme l’aide militaire à un pays frère pour couper court au danger qui menace le régime socialiste » (Intervention de L. I. Brejnev au «Ve Congrès » du révisionnisme polonais, 12 novembre 1968).

Ils disent encore : « Lénine a prévu que le développement historique nécessiterait que la dictature du prolétariat se transforme de nationale en internationale, ce qui la rendrait susceptible d’exercer une influence décisive sur toute la politique mondiale. » (Rapport de K. T. Mazourov au « meeting de célébration » pour la Révolution d’Octobre, à Moscou, 6 novembre 1968)

Ce ramassis de renégats ont complètement déformé la pensée de Lénine.

Dans son article : Première ébauche des thèses sur les questions nationale et coloniale, Lénine parla de « la transformation de la dictature du prolétariat, de nationale (c’est-à-dire existant dans un seul pays et incapable de déterminer une politique mondiale) en internationale (c’est-à-dire la dictature du prolétariat d’au moins plusieurs pays avancés et susceptible d’avoir une influence décisive sur toute la politique mondiale) » (V. I. Lénine : «Première ébauche des thèses sur les questions nationale et coloniale »). S’en tenir à l’internationalisme prolétarien et œuvrer à la propagande en faveur de la révolution mondiale du prolétariat, voilà ce que Lénine veut dire ici.

Or, la clique des renégats révisionnistes soviétiques n’a pas hésité à vider ce passage de Lénine de son esprit révolutionnaire prolétarien et à inventer cette prétendue théorie de la «dictature internationale » en guise de « fondement théorique » pour justifier l’intervention et l’occupation militaires auxquelles elle a soumis certains pays d’Europe orientale et la République populaire de Mongolie.

Ce que vous appelez « dictature internationale », c’est tout simplement la domination et l’asservissement des autres pays par les nouveaux tsars.

Croyez-vous que le recours au prétexte d’« aide à un pays frère » vous donne le droit de faire appel à votre puissance militaire pour malmener un autre pays ou d’envoyer à votre guise vos armées faire la loi dans un autre pays ?

Arborant la bannière des « troupes alliées », vous envahissez la Tchécoslovaquie ; y a-t–il là la moindre différence avec l’invasion de la Chine par les forces coalisées des 8 puissances en 1900, avec l’intervention armée des pays en Union soviétique et l’agression des « 16 pays » organisée par l’impérialisme américain contre la Corée ?

Troisièmement, la théorie de la « communauté socialiste ». Brejnev et consorts claironnent que « la communauté des pays socialistes est une entité indivisible » (Izvestia, journal du révisionnisme soviétique, 2 juillet 1968) et qu’il est nécessaire de renforcer son « unité d’action » (Document principal adopté par la sinistre conférence de Moscou tenue en juin 1969).

Quelle « communauté socialiste » ! C’est tout bonnement baptiser d’un autre nom l’empire colonial dont vous êtes la métropole.

Les relations entre pays socialistes authentiques, grands ou petits, doivent être fondées sur le marxisme-léninisme, sur les principes de l’égalité totale, du respect de l’intégrité territoriale, du respect de la souveraineté et de l’indépendance nationale, de la non-ingérence mutuelle dans les affaires intérieures, et sur les principes internationalistes prolétariens du soutien réciproque et de l’entraide.

Et ce que vous faites, c’est de fouler aux pieds les autres pays, pour les réduire à un état de dépendance et de subordination. L’« unité » dont vous parlez, c’est l’« unité », sous votre contrôle, de la politique, de l’économie et des affaires militaires des autres pays. Et par le terme « indivisible », vous entendez interdire aux autres pays d’échapper à votre contrôle et à votre asservissement. N’est-ce pas chercher ouvertement à réduire les autres peuples en esclavage ?

Quatrièmement, la théorie de la « division internationale du travail ». Brejnev et consorts ont apporté de considérables développements à cette notion absurde vantée il y a longtemps par Khrouchtchev ; non contents de pratiquer la « division internationale du travail », comme nous l’avons dit plus haut, dans certains pays d’Europe orientale et en République populaire de Mongolie, ils l’ont encore étendue à des pays d’Asie, d’Afrique et d’Amérique latine.

Ils disent que ce n’est qu’en « coopérant » avec le révisionnisme soviétique que les pays de ces continents seront en mesure de « mettre sur pied une économie nationale indépendante » (Intervention de L.I. Brejnev à la sinistre conférence de Moscou, 7 juin 1969).

« Pour l’Union soviétique, ajoutent-ils, cette coopération ouvre de nouvelles possibilités de tirer un profit encore plus grand des avantages de la division internationale du travail. Nous pourrons acheter à ces pays, dans des proportions de plus en plus grandes, leurs produits traditionnels — coton, laine, peaux, concentrés de minerais de métaux non ferreux, huiles végétales, fruits, café, fèves de cacao, thé et différentes autres espèces de matières premières et d’articles fabriqués. » (Rapport de A. N. Kossyguine au «XXIIIe Congrès » du révisionnisme soviétique, 5 avril 1966.)

En voilà des « produits traditionnels » ! Cette liste de marchandises n’est malheureusement pas complète ; il convient d’y ajouter le pétrole, le caoutchouc, la viande, les légumes, le riz, le jute, le sucre de canne, etc.

Aux yeux de la poignée d’oligarques révisionnistes soviétiques, les peuples d’Asie, d’Afrique et d’Amérique latine sont condamnés par leur destin à leur fournir, de génération en génération, ces prétendus « produits traditionnels ».

Est-ce là une « théorie » ?

Il y a belle lurette que les colonialistes et les impérialistes ont décrété qu’il fallait déterminer les productions en fonction des conditions naturelles de chaque pays, obligeant les pays d’Asie, d’Afrique et d’Amérique latine à se transformer en sources de matières premières et à rester dans un état arriéré, afin que les pays industriels capitalistes puissent procéder, de la façon la plus commode, à l’exploitation coloniale la plus cruelle. La clique révisionniste soviétique a repris à son compte cette politique coloniale de l’impérialisme. Sa « division internationale du travail », c’est, au fond, «l’U.R.S.S. Industrielle, l’Asie, l’Afrique et l’Amérique latine agricoles », ou encore «l’U.R.S.S. Industrielle avec l’Asie, l’Afrique et l’Amérique latine comme usines auxiliaires de transformation ».

Fondés sur les principes de l’égalité et des avantages réciproques, les échanges faits en fonction des besoins de chacun ainsi que l’aide mutuelle entre les pays socialistes authentiques et les pays d’Asie, d’Afrique et d’Amérique latine, ont pour but de promouvoir le développement d’une économie nationale, indépendante et autonome, dans ces derniers pays, tandis que la « division internationale du travail » prônée par la poignée d’oligarques révisionnistes soviétiques vise simplement à soumettre les pays d’Asie, d’Afrique et d’Amérique latine à l’infiltration, au contrôle et au pillage, à étendre sa sphère d’influence et à imposer le nouveau joug du colonialisme révisionniste soviétique à ces pays.

Cinquièmement, la théorie dite « nos intérêts sont impliqués ». Brejnev et consorts déclarent bruyamment : « L’Union soviétique qui, en tant que grande puissance mondiale, a des liens internationaux très développés, ne peut rester passive en face d’événements qui sont peut-être géographiquement éloignés mais qui touchent à notre sécurité ainsi qu’à celle de nos amis. » (Rapport de A. Gromyko à la « session du Soviet suprême », 10 juillet 1969) Ils affirment avec morgue : « La flotte soviétique » sera « partout où l’intérêt de la sécurité de notre pays l’exige » ! (Discours de S. Gorchkov, commandant en chef de la marine du révisionnisme soviétique, à l’occasion de la Journée de la marine de l’U.R.S.S. en 1969)

Est-il admissible qu’un pays, parce qu’il est une grande puissance, situe ses intérêts dans toutes les régions du globe et mette la main sur le monde entier ?

Est-il admissible qu’il envoie partout ses canonnières à des fins d’intimidation et d’agression parce qu’il a des liens internationaux très développés ?

Cette théorie dite « nos intérêts sont impliqués » est l’argument type dont les impérialistes se servent pour justifier leur politique d’agression dans le monde.

« Pour les intérêts de la Russie » est précisément le prétexte invoqué par les anciens tsars lorsqu’ils se livraient à l’expansion.

De son côté, l’impérialisme américain clame à tout bout de champ que les Etats-Unis assument la responsabilité « non seulement » de leur « propre sécurité, mais encore de la sécurité de toutes les nations libres » et qu’ils « défendent la liberté partout où cela s’avère nécessaire » (Discours de l’ex-président des Etats-Unis Johnson, 3 et 20 juin 1964).

Les propos tenus par les révisionnistes soviétiques ne ressemblent-ils pas à s’y méprendre à ceux des anciens tsars et des impérialistes américains ?

La clique des renégats révisionnistes soviétiques dont la faillite est depuis longtemps consacrée sur les plans idéologique, théorique et politique, est absolument incapable de produire quelque chose de valable ; elle n’a pu que présenter une prétendue « doctrine de Brejnev », faite de vieilles frusques impérialistes, auxquelles elle s’est contentée d’apporter quelques retouches.

Cette « doctrine de Brejnev », c’est un impérialisme affublé de l’étiquette « socialiste », une doctrine d’hégémonie pure et simple, un néo-colonialisme qui s’étale dans toute sa nudité.
VI. LE REVE MIRIFIQUE DU REVISIONNISME SOVIETIQUE DE FONDER UN GRAND EMPIRE
Stigmatisant la politique d’agression de la Russie tsariste voilà cent ans, Marx a dit : « Ses méthodes, ses tactiques et ses moyens peuvent changer, mais l’objectif de cette politique — d’hégémonie mondiale — demeure immuable. » (K. Marx : « Discours au meeting polonais tenu à Londres le 22 janvier1867 »)

Le tsar Nicolas Ier avait clamé avec insolence : « Là où le pavillon russe a été hissé, il ne doit plus redescendre ! » (G. I. Néviélskoï, Les exploits des officiers de la marine russe dans l’Extrême-Orient russe)

Plusieurs tsars d’ailleurs avaient caressé le rêve — comme le dit Engels — d’établir un immense « empire slave » s’étendant de l’Elbe à la Chine, de la mer Adriatique à l’océan Arctique. Ils avaient même ambitionné de pousser les confins d’un tel empire jusqu’à l’Inde et aux îles Hawaii. Pour atteindre ce but, ils s’étaient montrés « aussi doués que perfides » (F. Engels : « Politique étrangère du tsarisme russe »).

Les nouveaux tsars révisionnistes soviétiques ont hérité de toutes les traditions expansionnistes tsaristes, portant sur leur visage la profonde empreinte de la dynastie des Romanov. Ils se complaisent à raviver ce rêve irréalisé des anciens tsars et nourrissent des ambitions agressives bien plus grandes encore. Les révisionnistes soviétiques ont fait de certains pays est-européens et de la République populaire de Mongolie leurs colonies et leurs dépendances.

De plus, ils rêvent d’envahir davantage de territoires chinois et reprennent ostensiblement la politique chinoise des anciens tsars, en clamant que la frontière septentrionale de la Chine « suivait la Grande Muraille » (« Déclaration du gouvernement de l’U.R.S.S. » en date du 13 juin 1969).

Ils ont pris pied au Sud-Est asiatique, au Moyen-Orient, en Afrique et jusqu’en Amérique latine, envoyé leurs flottes en Méditerranée, dans l’océan Indien, le Pacifique et l’Atlantique, avec l’espoir d’établir un grand empire révisionniste soviétique à cheval sur l’Europe, l’Asie, l’Afrique et l’Amérique latine.

Telle une bulle de savon, l’« empire slave » des anciens tsars s’est depuis longtemps évanoui ; la domination tsariste elle-même a été balayée en 1917 par la Grande Révolution d’Octobre dirigée par Lénine.

La tyrannie des anciens tsars est finie.

A l’époque actuelle où l’impérialisme va à son effondrement total, les nouveaux tsars cherchent à établir un empire encore plus grand qui assoirait leur hégémonie sur le monde ; cela aussi ne pourra être qu’un vain rêve.

Staline a dit : « Lénine appelait l’impérialisme le ‘capitalisme agonisant’. Pourquoi ? Parce que l’impérialisme pousse les contradictions du capitalisme jusqu’à la dernière limite, jusqu’aux bornes extrêmes, au-delà desquelles commence la révolution. » (J. V. Staline : «Des principes du léninisme ») S’étant engagé dans le chemin battu de l’impérialisme, le révisionnisme soviétique est obligatoirement soumis aux lois impérialistes et assailli par les contradictions inhérentes à l’impérialisme.

Le camarade Mao Tsé-toung a indiqué : « Les Etats-Unis sont un tigre en papier ; ne vous laissez pas impressionner, on peut le transpercer du premier coup. L’Union soviétique révisionniste en est un également. » (Déclaration du président Mao lors d’un entretien, janvier 1964)

Le social-impérialisme révisionniste soviétique, en se livrant avec frénésie à l’agression et à l’expansion, marche inéluctablement vers le contraire du but recherché et prépare les conditions mêmes de sa chute.

Le révisionnisme soviétique considère les pays de la « communauté socialiste » comme son fief, mais il n’est aucunement en mesure d’imposer de manière durable sa domination coloniale aux peuples de ces pays, et encore moins d’atténuer les contradictions qui l’opposent à ces derniers. L’Europe orientale actuelle est pareille à un baril de poudre, appelé tôt ou tard à sauter.

Loin d’être une preuve de la puissance du social-impérialisme révisionniste soviétique, l’entrée de ses tanks à Prague ne fait que présager le commencement de la débâcle pour l’empire colonial révisionniste soviétique. Le social-impérialisme révisionniste soviétique a maintenant les pieds si profondément enfoncés dans le bourbier tchécoslovaque qu’il ne peut plus les en retirer.

En pratiquant l’expansion et le pillage dans les régions d’Asie, d’Afrique et d’Amérique latine, le révisionnisme soviétique s’est mis dans une position d’hostilité vis-à-vis des peuples de ces régions.

Il est allé trop loin dans ses entreprises et ploie maintenant sous un fardeau écrasant ; il ressemble à un malade qui aurait enflé de partout.

Même la presse de l’impérialisme américain ne peut s’empêcher de dire : « Nous nous sommes rendu compte que les Russes commettent des erreurs aussi graves, sinon pires, que les nôtres. » (U.S. News and World Report, 5 janvier 1970)

L’entrée du social-impérialisme révisionniste soviétique dans les rangs de l’impérialisme mondial a encore aiguisé les contradictions entre impérialistes.

Pour élargir leurs propres sphères d’influence, le social-impérialisme et l’impérialisme se livrent un duel acharné. Alors qu’ils se trouvent encerclés de tous côtés par les peuples du monde entier, un tel conflit ne fera que hâter la ruine de tout le système impérialiste.

Dans son propre pays, le social-impérialisme révisionniste soviétique a également assis sa domination sur un volcan. Pendant la réaction stolypinienne, Lénine a écrit : La lutte de la classe ouvrière russe « peut se développer vite ou lentement », « mais en tout état de cause, elle est en marche vers la révolution » (V. I. Lénine : « Le commencement des manifestations »).

A l’heure actuelle, en Union soviétique, s’accentuent de jour en jour les conflits et l’antagonisme entre la bourgeoisie monopoliste bureaucratique de type nouveau d’une part, le prolétariat, la paysannerie laborieuse et les intellectuels révolutionnaires asservis d’autre part.

La lutte de classes se développe, indépendante de la volonté de l’homme, et aboutira un jour à la révolution.

L’Union soviétique était à l’origine une union multinationale d’Etats socialistes.

C’est seulement dans les conditions du socialisme et sur la base de l’égalité et du libre consentement qu’une telle union peut s’établir, se consolider et se développer. Staline a fait remarquer : « II [le pouvoir soviétique] avait devant lui les expériences malheureuses des Etats multinationaux dans le monde bourgeois.

Il avait devant lui l’expérience avortée de l’ancienne Autriche-Hongrie. » Toutefois, l’union multinationale soviétique pouvait « triompher de toutes les épreuves », car, grâce au régime socialiste, s’était « établie… une véritable collaboration fraternelle des peuples, au sein de l’Etat fédéral unique » (J. V. Staline : « Sur le projet de Constitution de l’U.R.S.S. »). La clique des renégats révisionnistes soviétiques a maintenant renversé le régime socialiste ; elle exerce une dictature bourgeoise, substitue l’oppression nationale à l’égalité nationale, la « loi de la jungle » de la bourgeoisie à l’entraide fraternelle des différentes nationalités.

L’union initiale ayant été privée de ses bases prolétariennes et socialistes, l’immense « union » multinationale, dominée par cette bourgeoisie de type nouveau, ne risque-t-elle pas de se disloquer un jour comme l’empire austro-hongrois ?

Pour se dégager des difficultés insurmontables tant intérieures qu’extérieures, le social-impérialisme révisionniste soviétique, à l’instar de l’impérialisme américain, se lance à fond dans le chantage en brandissant ses fusées à ogives nucléaires, recourt aux aventures militaires et appelle de tous ses vœux une guerre d’agression de vaste envergure. Mais, la guerre peut-elle tirer l’impérialisme et le social-impérialisme de l’impasse où ils se trouvent enfermés ? Non, bien au contraire.

L’histoire a incontestablement prouvé qu’en faisant appel à la guerre, l’impérialisme, loin de pouvoir échapper à sa fin inéluctable, ne fait que précipiter sa ruine.

Le président Mao a dit : « Pour ce qui est de la guerre mondiale, il n’y a au fond que deux possibilités : ou c’est la guerre qui provoque la révolution, ou c’est la révolution qui conjure la guerre. » (Cité dans : Rapport au IXe Congrès du Parti communiste chinois du camarade Lin Piao)

Le président Mao a encore dit : « Que les peuples du monde entier s’unissent pour combattre toute guerre d’agression déclenchée par tout impérialisme ou le social-impérialisme, et notamment la guerre d’agression qui recourrait à la bombe atomique !

Si une telle guerre éclate, les peuples du monde devront écraser la guerre d’agression par la guerre révolutionnaire ; ils doivent y être préparés dès maintenant ! » (Cité dans « Allons au-devant des grandes années ‘70 » — Editorial du Nouvel An du Renmin Ribao, du Hongqi et du Jiefangjun Bao, paru dans le Renmin Ribao du 1er janvier 1970)

Le président Mao, en formulant cette grande directive en fonction de la situation internationale actuelle, a indiqué au prolétariat et aux peuples révolutionnaires du monde entier l’orientation à suivre dans leur lutte.

Tous les peuples du monde doivent maintenir une haute vigilance et faire tous les préparatifs afin d’être constamment prêts à infliger une riposte résolue et foudroyante à l’agresseur qui oserait déclencher la guerre.

Durant ces dernières années, la clique des renégats révisionnistes soviétiques, reprenant les procédés habituels des anciens tsars, a suscité et soutenu, officieusement ou en sous-main, un nouveau « mouvement panslaviste », et insisté sur le prétendu « caractère sacré de l’esprit national russe », pour essayer de corrompre les masses travailleuses et la jeunesse soviétiques au moyen de ce courant d’idées réactionnaires et de manœuvrer le peuple soviétique afin qu’il serve d’instrument à la politique d’agression et de guerre pratiquée par la poignée d’oligarques révisionnistes soviétiques.

Nous désirons sincèrement mettre en garde le peuple soviétique frère pour qu’il ne se laisse en aucun cas prendre au piège du « panslavisme ».

Qu’est-ce que le « panslavisme » ?

Démasquant les tsars, Marx et Engels ont indiqué de façon pénétrante : « Le panslavisme est une trouvaille du cabinet de Saint-Pétersbourg. » (K. Marx et F. Engels, « L’alliance de démocratie socialiste et l’association internationale des ouvriers »).

Et Engels a souligné par ailleurs : Les tsars se servent de cette supercherie pour préparer la guerre, « dernière lueur d’espérance pour sauver le système tsariste et la réaction en Russie ». Par conséquent, « le panslavisme est notre plus féroce ennemi autant que celui des Russes » (Lettre de F. Engels à K. Kautsky du 7 février 1882).

Tout comme la « supériorité aryenne » d’Hitler, le « panslavisme » des nouveaux tsars révisionnistes soviétiques est un racisme ultra-réactionnaire.

Ces conceptions réactionnaires qu’ils propagent servent uniquement l’expansionnisme d’une poignée de gouvernants réactionnaires appartenant à leur prétendue « race supérieure », alors que, pour les masses populaires, elles ne peuvent signifier que la catastrophe.

Lénine a fait remarquer : « L’oppression des ‘allogènes’ est une arme à double tranchant. D’une part, elle frappe l’’allogène’ ; de l’autre, le peuple russe. » (V.I. Lénine, L’égalité en droits des nations). C’est précisément derrière l’écran de fumée du « panslavisme » que la poignée d’oligarques révisionnistes soviétiques s’active actuellement en vue d’une guerre d’agression, tout en redoublant ses attaques contre les populations soviétiques, y compris la nationalité russe.

Les intérêts du prolétariat et du peuple soviétiques sont à l’exact opposé de ceux des nouveaux tsars révisionnistes soviétiques, mais identiques à ceux des peuples révolutionnaires du monde entier.

Si ces nouveaux tsars déclenchent une guerre d’agression de grande envergure, le prolétariat et le peuple révolutionnaire de l’Union soviétique, se conformant au principe de Lénine à l’égard de la guerre d’agression impérialiste, n’accepteront jamais de servir de chair à canon pour la guerre injuste du social-¬impérialisme révisionniste soviétique.

Ils poursuivront la cause des fils et filles héroïques de la Grande Révolution d’Octobre et lutteront pour renverser les nouveaux tsars et instaurer à nouveau la dictature du prolétariat.

Flagornant l’impératrice Catherine II pour les « conquêtes » qu’elle s’était assurées par ses agressions, un poète russe a écrit voilà deux siècles : « Avance et l’univers t’appartient.» (G.R. Diérjavine, Vers la prise de Varsovie). Les nouveaux tsars révisionnistes soviétiques ont enfourché le coursier des anciens tsars ; déjà ils « avancent ».

Saisis de vertige, ils caracolent, s’élancent dans une direction puis dans une autre, maîtrisant leur monture à grand-peine. Ils semblent avoir complètement oublié que c’est en tombant du haut de ce cheval que leurs aïeux ont mis un terme à l’empire des Romanov. Leur sort ne saurait être plus enviables ; ils seront désarçonnés et viendront s’écraser sur le sol.
VII. QUE LES PEUPLES DU MONDE ENTIER S’UNISSENT ET LUTTENT POUR ABATTRE L’IMPÉRIALISME AMÉRICAIN, LE RÉVISIONNISME SOVIÉTIQUE ET TOUTE LA RÉACTION
Le camarade Mao Tsé-toung a dit : « L’Union soviétique fut le premier Etat socialiste, et son Parti communiste, le parti créé par Lénine.

Bien que la direction du Parti et de l’Etat soviétiques soit à présent usurpée par les révisionnistes, je conseille aux camarades d’avoir la ferme conviction que le peuple soviétique, la grande masse des membres du Parti et des cadres sont bons et veulent la révolution, et que la domination du révisionnisme ne sera pas de longue durée. » (Intervention du président Mao à la réunion du travail élargie du comité central du Parti communiste de chine, 30 janvier 1962)

Le peuple chinois éprouve des sentiments profonds envers le peuple soviétique.

Au cours de la Grande Révolution d’Octobre dirigée par Lénine, les travailleurs chinois se trouvant alors en Russie ont lutté épaule contre épaule avec les prolétaires russes. Au cours de la longue lutte révolutionnaire, nos deux peuples se sont soutenus et entraidés, établissant entre eux d’étroits liens d’amitié.

La poignée d’oligarques révisionnistes soviétiques s’emploie avec rage à semer la discorde entre les peuples chinois et soviétique et à saboter leurs relations ; mais en définitive, elle ne fait que soulever une pierre pour se la laisser retomber sur les pieds.

Eduqué par Lénine et Staline, le peuple soviétique est un grand peuple, riche d’une glorieuse tradition révolutionnaire, il ne se laissera pas régenter plus longtemps par les nouveaux tsars. Les conquêtes de la Révolution d’Octobre ont été réduites à néant par les renégats révisionnistes soviétiques, mais les principes de cette révolution sont éternels. Sous le grand drapeau du léninisme, le courant impétueux de la révolution populaire emportera à coup sûr la carapace de glace de la domination révisionniste et le printemps du socialisme reviendra sur la terre de l’Union soviétique !

Le camarade Mao Tsé-toung a dit : « En un mot, que ce soit en Chine ou dans les autres pays du monde, plus de 90 pour cent de la population en viendront à soutenir le marxisme-léninisme.

Dans le monde, il y a maintenant encore un grand nombre de gens qui, trompés par la social-démocratie, le révisionnisme, l’impérialisme et toute la réaction, n’ont toujours pas pris conscience.

Mais, en fin de compte, ils prendront graduellement conscience et soutiendront le marxisme-léninisme. Cette vérité qu’est le marxisme-léninisme est irrésistible.

Les masses populaires en viendront tôt ou tard à faire la révolution. La révolution mondiale finira par triompher. » (Ibidem)

Au moment où nous commémorons le centième anniversaire de la naissance du grand Lénine, nous constatons avec joie que guidée par le marxisme, le léninisme, la pensée-maotsétoung, la cause révolutionnaire du prolétariat mondial remporte victoire sur victoire. Les forces marxistes-léninistes authentiques du monde entier s’accroissent et se renforcent de jour en jour.

La lutte libératrice des nations et peuples opprimés se développe avec impétuosité.
Les pays et les peuples, victimes de l’agression, du contrôle, des ingérences et des vexations de l’impérialisme américain et du révisionnisme soviétique, sont en train de se constituer en un front uni des plus larges.

Une nouvelle période historique de la lutte contre l’impérialisme américain et le révisionnisme soviétique a d’ores et déjà commencé. Le glas a sonné pour l’impérialisme et le social-impérialisme.

Le marxisme, le léninisme, la pensée-maotsétoung toujours victorieux est une arme puissante qui permet au prolétariat de connaître le monde et de le transformer, une arme puissante qui fait progresser l’histoire.

Une fois intégré aux masses révolutionnaires qui se chiffrent par centaines de millions et à la pratique concrète de la révolution du peuple dans tous les pays, le marxisme, le léninisme, la pensée-maotsétoung déploiera une force révolutionnaire d’une puissance infinie qui brisera complètement l’ensemble du monde ancien !

Vive le grand marxisme !

Vive le grand léninisme !

Vive la grande pensée-maotsétoung !

Source : http://www.centremlm.be/

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