Un Appel à commémorer le 70ième Anniversaire de la Victoire des Alliés et de l’URSS sur le fascisme

Pour saluer les commémorations du 70ième Anniversaire de la Victoire sur le fascisme, RCC présente tel quel le texte du PRCF qui invite les communistes à commémorer cet important Anniversaire par le biais des Assises du communisme 

9 mai 2015 70ème anniversaire de la victoire des Alliés, notamment de l’URSS, sur l’Allemagne nazie,

Avec les Assises du communisme, ripostons à la pseudo-journée de l’Europe le 9 mai, 

et préparons le rassemblement unitaire du 30 mai à Paris

contre l’euro, l’UE et l’OTAN, dans la perspective du socialisme pour la France.

Capture d'écran sur la question de la construction du parti

 

A l’occasion du 9 mai 70e anniversaire de la victoire contre le fascisme, jour de la capitulation inconditionnelle de l’Allemagne nazie, les militants communistes du PRCF et des différentes organisations des Assises du Communisme organisent des rassemblements  à Paris et en province. Pour se mobiliser contre le fascisme. Pour riposter à la dictatoriale Union Européenne du Capital qui a fait le choix de ce jour symbolique du 9 mai pour une soit disant Journée de l’Europe préférant activer les feux de la guerre et du fascisme en Ukraine que de commémorer la libération de l’Europe de l’horreur et la barbarie nazie conquis principalement par l’URSS qui supporta l’essentiel des victimes de la guerre et des pertes pour la victoire.

Mobilisons nous et rejoignons les rassemblements organisés en régions et à Paris :

Paris, Marseille, Lyon, Lille, Bordeaux, Nice, Tulles … Tous ensemble, résistance !

A Paris : au Falstaff place de la Bastille de 16 à 19h

9 mai 1945 : capitulation de l’Allemagne nazie face à l’URSS et victoire des Alliés

9 mai 2015 : 70e anniversaire de la victoire soviétique… et appel à la Résistance !

Avec les Assises du communisme, refusons la « fête de l’Europe » et transformons le 9 mai en FÊTE À L’EUROPE !

Préparons tous le rassemblement unitaire du 30 mai à Paris pour sortir de l’UE, de l’euro et de l’OTAN !

Rendez-vous à 16h au café Falstaff à Paris (métro Bastille), pour impulser la dynamique en faveur de la grande unité populaire !

Communiqué du PRCF 19 – Commémorer et saluer la victoire du 8 mai 1 945

Cette victoire d’une coalition formée par l’URSS, la Grande-Bretagne, les USA et la France Libre mettait fin à une guerre longue et cruelle qui a ravagé l’Europe, et annonçait la fin prochaine des combats en Asie.

Cette guerre était venue de loin : elle continuait la violence appliquée aux peuples des pays centraux par les partis fascistes et nazis : des partis violents, qui s’arrogeaient le droit de tuer, et par des États dont les gouvernements inscrivaient dans les lois et pratiquaient la hiérarchie des races, l’ordre inégal et l’arbitraire qu’ils héritaient des régimes d’ordre divin ; ces Etats servaient avec obséquiosité les plus gros propriétaires de terres et d’autres capitaux de leurs pays.

Partie de la Hongrie en 1 918, la formation de ces Etats s’est répandue en Italie, dans la péninsule balkanique,en Pologne, dans les pays baltes, puis en Allemagne et en Autriche : tous ces partis violents et ces gouvernements justifiaient la violence appliquée à leurs propres peuples en désignant la Russie soviétique, puis l’URSS comme leur ennemi principal.

Personne en Europe ne doutait de l’agressivité de ces États.

En France et en Angleterre, certains s’en félicitaient et disaient ouvertement leur espoir de constituer ces pays de la même manière violente, inégalitaire et raciste en portant à leurs gouvernements de tels partis.

Leur influence rendit les gouvernements français et britanniques sourds aux appels à la formation d’une alliance capable de faire barrage aux prétentions guerrières de l’Allemagne nazie et de ses alliés.

Leur surdité conduisit le gouvernement soviétique à éloigner de ses frontières les armées des alliés de l’Allemagne : elle le fit en 1 939 en Pologne et dans les pays baltes en appliquant les clauses du pacte de non agression signé par Molotov et Ribbentrop, puis en Carélie.

Cette même surdité poussée jusqu’à l’absurde permit aux armées des pays nazis et fascistes de conquérir toute l’Europe sauf l’Angleterre, puis de se lancer à l’assaut de l’URSS, assiégeant Léningrad et parvenant à trente kilomètres de Moscou. Alors, Londres et Washington consentirent à ouvrir les yeux et les oreilles, mais l’aide matérielle n’est venue qu’après la bataille de Stalingrad !

Car aussi, les dimensions des territoires conquis par les armées fascistes et nazies font apparaître les positions prises par l’armée et la flotte rouges au cours des années 1 939 et 1 940 pour ce qu’elles sont : des précautions défensives pouvant au plus retarder l’invasion de quelques jours ; ces mêmes dimensions font la preuve qu’avant l’année 1939, l’URSS ne s’était pas préparée à la guerre : elle comptait bien davantage sur la loyauté des gouvernements français et britanniques !…

Sa première victoire, l’armée rouge l’a remportée devant Moscou, repoussant l’envahisseur de plus de cent kilomètres et brisant les derniers espoirs hitlériens de guerre-éclair ; cette victoire n’est pas tombée du ciel, et le « général Hiver », sévissant aussi bien contre les soldats rouges que contre les soldats allemands, n’y est pour rien.

Ce qui a fait cette victoire, ce sont les unités grandes ou petites de l’armée rouge qui se retiraient en combattant l’ennemi, de coups d’arrêt suivis de contre-attaques en coups d’arrêt suivis de contre-attaques, ou qui combattaient pour rompre l’encerclement : avancer coûtait cher à l’envahisseur.

Ce qui a fait cette victoire, ce sont ces groupes de partisans qui se formaient dans les populations des territoires occupés, et qui harcelaient l’ennemi : l’occupation coûtait cher à l’occupant.

Ce qui a fait cette victoire, c’est l’extraordinaire sauvetage de l’industrie soviétique d’armement, démontée machine par machine, four par four, atelier par atelier, transportée jusque dans l’Oural et remontée, sans interrompre la production plus de quelques semaines, de telle manière que l’Armée rouge n’a jamais souffert du manque de ses armes ni de son matériel !

Ce qui a fait cette victoire et préparé toutes les suivantes, ce sont en définitive les citoyennes et les citoyens soviétiques défendant leur terre avec leurs mains et leur intelligence.

Ils l’ont payée au prix fort : vingt-sept millions d’entre eux sont morts de cette guerre ; parmi ces morts, neuf millions ont été tués au combat ; parmi ces militaires tombés, il y a trois millions de communistes.

Il est vrai aussi que cette victoire fut celle d’une coalition, qui s’est formée au cours de la guerre : résistant aux bombardements de la Luftwaffe, la Grande-Bretagne était alliée de fait de l’URSS dès 1940 et seule en Europe ; en France par contre, le maréchal Pétain avait mis fin à la République, proclamé l’Etat français qu’il avait aussitôt allié à l’Allemagne hitlérienne et à l’Italie mussolinienne, favorisant par son principe corporatif l’intégration de l’industrie française à celle de l’Allemagne, permettant aux SS de recruter en France, et recrutant lui-même une Légion de Volontaires français contre le Bolchévisme, pour l’envoyer combattre l’URSS dans les rangs de l’alliance nazie-fasciste.

Mais en France, tout le monde n’obéïssait pas : l’invasion du pays n’était pas achevée qu’une vingtaine d’appels à résister étaient lancés et diffusés dans tout le pays ; les deux plus célèbres sont aujourd’hui celui du général De Gaulle, lancé le dix-huit juin à la radio de Londres, et celui du parti communiste français signé de Maurice Thorez et de Jacques Duclos, publié le dix juillet et diffusé clandestinement dans toute la France pendant tout l’été ; les sabotages commencèrent à la fin de l’été 1940, et les attentats au début de l’automne : la Résistance s’est ensuite amplifiée non sans pertes, mais sans cesse, jusqu’à culminer dans l’insurrection nationale libératrice de l’été 1944.

Tous les Résistants étaient conscient de combattre le même ennemi que l’Armée rouge : partout, on suivait les mouvements du « front de l’est », et certains les reportaient sur des cartes ; la bataille de Stalingrad était suivie jour après jour, et la Résistance s’en servait pour provoquer l’ennemi en traçant sur nos murs, là où les occupants auraient le plus de chance de le lire, la nouvelle : « Stalingrad n’est pas pris ! »

Notre Résistance a vaincu le fascisme français, entravé les mouvements des régiments et divisions nazies de manière à assurer la réussite du débarquement allié de Normandie ; elle a ainsi fait la place de la France libre que le Général De Gaulle a dignement représentée aux côtés des Alliés dans l’accomplissement de la victoire antifasciste de 1945.

Nous attendions de cette victoire qu’elle libère en Europe et dans le monde entier le développement de la liberté, de l’égalité en droits et qu’elle assure la paix sur la Terre.

Mais aujourd’hui, après soixante-dix ans, il faut de nouveau sonner l’alarme : le racisme, le fascisme, le nazisme renaît dans toute l’Europe.

Comment se fait-il que les gouvernements de la France, de l’Angleterre, de l’Italie, de l’Espagne et des USA apportent aux bandes nazies qui ravagent l’Ukraine une aide sans laquelle ces bandes seraient déjà vaincues ?

Comment se fait-il que des groupes politiques continuateurs de tous les racismes, de tous les fascismes, violents au point de s’arroger le droit de tuer, se forment à nouveau dans tous les pays d’Europe, et bénéficient souvent de la protection de la police contre les citoyens avides de liberté, d’égalité en droits et de paix ?

Nous ne pouvons pas permettre à ces groupes violents de répandre leur violence et leurs dénis de justice : rappelons les serments que prononçaient les déportés au moment de quitter les camps de concentration dont les gardiens avaient fui, de ne jamais oublier leurs souffrances et de ne jamais cesser la lutte contre le fascisme !

Tenons ces serments et luttons pour battre enfin les continuateurs de tous les racismes, du nazisme, du fascisme.

Soyons solidaires des membres des peuples, quelles que soient les langues qu’ils parlent et quelle que soient leurs religions et leurs philosophies, qui se dressent contre la renaissance et l’arrogance des fascismes !

Faisons vivre la victoire du 8 mai 1945 !  Vivent la liberté et l’égalité en droits !  Vive la paix !

Tulle, le 7 mai 2015

  • Pierre Pranchère, ancien résistant, ancien député européen – vice-président du Pôle de Renaissance communiste en France
  • Jean-Pierre Combe, chef d’escadron d’artillerie honoraire, ORSEM – secrétaire départemental de l’Association de Renaissance communiste en France

A propos du Veilleur de Pierre

Dans la nuit du 26 au 27 juillet 1944 vers minuit, une explosion se produisait au café-restaurant « Le Moulin À Vent » situé place Bellecour à Lyon, à l’angle de la rue Gasparin .
Réquisitionné par les autorités d’occupation, cet établissement était un lieu uniquement fréquenté par des officiers SS de la gestapo et de la milice.
Or, le matin même, 27 juillet vers midi, un soleil ardent inonde la place Bellecour. La foule est particulièrement dense, des piétons se hâtent, les véhicules précipitent leur dernier trajet de la matinée.
Une heure bien choisie, en plein centre ville, pour une manifestation sanglante, dans le but d’ inspirer à la population  une terreur salutaire.
Des militaires allemands, sans casques, armés de mitraillettes et de fusils,descendent de voiture à la hauteur du restaurant. En quelques instants ils interdisent la circulation, immobilisent les véhicules, bouclent la partie nord de la place, rassemblent les piétons sur les trottoirs.
Peu après, du pont de la Guillotière et de la rue de la Barre, venant de la direction de la prison Montluc  , une auto survient à vive allure. Elle stoppe face au restaurant éventré ,la portière de la voiture s’ouvre, un à un 5 hommes jeunes en descendent, tête nue, revêtus de costumes civils.
Dès qu’ils ont posé le pied à terre, des coups de feu retentissent successivement, cinq corps s’abattent, quatre sur le trottoir, un sur la chaussée, la tête dans la rigole. Il est 12h10.
Aux détonations et au spectacle, un remous agite la foule, une partie est prise de panique. Les victimes baignent dans leur sang. Chez l’une d’elles, les pantalons relevés montrent les jambes couvertes de pansements. Un autre bouge encore, plusieurs personnes qui veulent intervenir sont repoussées ; une infirmière de la Croix-rouge qui insiste pour porter secours et repoussée elle aussi.
Interdisant à quiconque de les approcher, leurs corps martyrisés restèrent plus de 3h00 sous un soleil de plomb. Afin de les exposer au regard d’une foule impuissante et attérée; que leur mort tragique était destinée à frapper d’intimidation, par une exhibition de cruauté appelant les passants à la méditation.
Le lendemain dans la presse aux ordres et sous la censure de l’occupant l’information donnée était la suivante : « châtiment rapide d’un attentat »


« Une bombe explosait dans un restaurant de Bellecour… Cet établissement était fréquenté par une clientèle allemande. Une opération rapide permettait peu après l’arrestation de cinq personnes faisant partie du groupe terroriste responsable de l’attentat elles ont été exécutées sur les lieux de leur forfait le lendemain même de l’explosion»… « 
Une seule chose pêchait dans l’information, c’est qu’elle était fausse.»
En effet les fusillés furent bientôt identifiés,  ils étaient :
BERNARD René, 40 ans, né le 3 octobre 1904 à Malakoff (Seine), chauffeur, militant communiste ; il appartenait au front national (ndlr organisation de résistance communiste) lors de son arrestation le 22 juillet 1944 à Mâcon.
CHAMBONNET Albert, 41 ans, né le 27 juillet 1903 à Bessèges (Gard) marié, père de cinq enfants. Officier d’aviation, sous le pseudonyme de « Didier » chef régional de L’Armée Secrète et des FFI de la région Rhône-Alpes ; il était détenu depuis le 10 juin 1944, date à laquelle, rue de la République, À Lyon, il était tombé entre les mains de la police allemande.
CHIRAT Francis, 27 ans, né le 7 août 1916 à Villeurbanne (Rhône), employé, militant catholique

.- DRU Gilbert, né le 2 mars 1920 à Lyon (7e arrondissement), étudiant en lettres, militant catholique.

DRU et CHIRAT appartenaient à une organisation chrétienne de la Résistance. Ils avaient été arrêtés par la gestapo le 17 juillet 1944, à la fin d’une réunion tenue dans l’appartement de M. Guérin directeur du journal « Liberté » alors clandestin. DRU se destinait au journalisme. Quant  à CHIRAT ils appartenaient au Mouvement Ouvrier Catholique.
PFFEFFER Léon, 21 ans, né le 12 octobre 1922 à Nancy ( Meurthe-et-Moselle). Militant communiste d’origine juive, membre des F. T. P. F.et du bataillon  « Carmagnole », il avait été trouvé porteur d’un chargeur de mitraillettes  lors de son arrestation. D’après un de ses compagnons de captivité à Montluc, le 26 juillet il avait subi son troisième interrogatoire. Attaché par le cou avec un ceinturon de cuir. Chaque coup provoquait un commencement de strangulation, il était couvert de blessures.
Ces cinq patriotes de croyance et d’origines sociales différentes, emprisonnés, torturés, au fort Montluc depuis plusieurs jours même plusieurs semaines pour certains, ne pouvaient avoir participé à l’attentat. Ils appartenaient à des mouvements de Résistance différents, mais il se battaient pour la même cause, avec la même volonté, celle de la libération du sol national, mais aussi la libération de l’Homme que les nazis avaient voulu avilir.  Avec une ardeur et un courage animé par leur amour de la liberté, d’un espoir pour un avenir meilleur, qui unissaient dans ce même idéal : «celui qui croyait au ciel, celui qui n’y croyait pas ».
Voilà ce que symbolise « le Veilleur de Pierre » , à l’emplacement où le nazisme a voulu donner un exemple de domination par sa cruauté, il a rassemblé cinq patriotes d’un même combat, celui de la Résistance, le « Veilleur de Pierre » rappelle au civisme, à l’enseignement, à la vigilance pour éviter le retour de génocides et éveiller les jeunes générations afin d »assurer leur avenir.  il est le gardien du sanctuaire, de ce fait, sacré et inviolable, qui perpétue une des plus belles pages de l’histoire de France: la Résistance!

Avec les Assises du communisme, refusons la « fête de l’Europe » et transformons le 9 mai en FÊTE À L’EUROPE !

Préparons tous le rassemblement unitaire du 30 mai à Paris pour sortir de l’UE, de l’euro et de l’OTAN !

Rendez-vous à 16h au café Falstaff à Paris (métro Bastille), pour impulser la dynamique en faveur de la grande unité populaire !

Source: http://www.initiative-communiste.fr/articles/prcf/9-mai-70e-anniversaire-de-la-victoire-contre-le-fascisme-ripostons-a-la-pseudo-journee-de-leurope-rassemblements-unitaires-a-paris-lyon-marseille-lille/

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