Pour ceux qui ont « oublié » : La contribution soviétique à la victoire de 1945 !

Reconstruction communiste invite touTEs les camarades à se saisir de ces documents d’archives inédits sur la IIe Guerre mondiale d’une rareté exceptionnelle dont nos camarades du communisme-bolchevisme en a gracieusement préparé le contenu. Nous avons, en tant que communiste et matérialiste historique, le devoir de mémoire envers les camarades qui ont fièrement porté bien haut le drapeau rouge en défendant héroïquement d’une ampleur inégalée au péril de leur vie les valeurs humaines et morales qui ont fait la réputation de l’Armée rouge. Nous avons donc dans ce document historique la révélation scientifique de ce que fut la Vérité historique de la réalité humaine lors de la IIe Guerre mondiale, exempte de toute propagande idéologique, en raison de son objectivité matérialiste dialectique.

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Pendant près de 4 ans, du 22 juin 1941 au 9 mai 1945, le front germano-soviétique fut le front principal de la Seconde Guerre mondiale. Il s’étendait sur 6 200 Km. Sur ce front immense, l’Union soviétique, dirigée par le Parti communiste et Joseph Staline,  y affronta seule à seule l’Allemagne hitlérienne, résista aux coups des hordes fascistes, stoppa leur avance et les refoula. Vingt millions de vies humaines sur les 50 millions emportées au total dans la dernière guerre, tel fut le tribut du peuple soviétique sur le fascisme. Le défilé de la Victoire sur la place Rouge à Moscou, le 24 juin 1945, fut véritablement triomphal. Son moment culminant fut le dépôt, au pied du Mausolée de Lénine, sous les roulements des tambours, des étendards des divisions vaincues du Reich. Il fut difficile ce chemin vers la Victoire. Le retracer contribuera à rappeler que l’URSS a largement contribué à la défense de « la liberté », de « la démocratie », des « droits de l’homme » et que ses peuples en ont fortement payé le prix. C’est une vérité historique et un devoir de ne pas l’oublier ! Stalingrad est un nom glorieux que l’on ne réussira jamais à rayer de l’Histoire des peuples ! Si aujourd’hui encore les chantres de l’Occident peuvent chanter leurs couplets sur la « liberté », c’est aussi en grande partie grâce à  l’Union soviétique : Hitler voulait en effet bâtir son empire capitaliste, raciste et fasciste pour 1 000 ans, de l’Atlantique à l’Oural !

1). Le plan Barberousse

Le 18 décembre 1940, Hitler signa une directive codée « Barberousse ». C’était un plan de guerre éclaire, totale, contre l’URSS, prévoyant une attaque puissante et soudaine contre les forces armées et les centres vitaux de l’Union soviétique.

En juin 1941, l’armée allemande regroupait au total 8 500 000 hommes, dont 5 500 000 devaient participer à l’opération « Barberousse« . Les forces d’intervention comportaient 153 divisions allemandes, dont 33 blindées et motorisées. En tout, compte tenu des troupes des alliés de L’Allemagne fasciste, 190 divisions étaient sur le pied de guerre. Leur attaque devait être appuyée par 4 escadres de l’air allemandes et par les forces de l’air de la Finlande et de la Roumanie.

Au plan organisationnel, ces forces étaient réparties en 3 groupes d’armées : « Nord », « Centre », « Sud », plus l’armée « Norvège ». Ils avaient pour mission de lancer une offensive éclaire contre les troupes soviétiques dans les régions militaires frontalières, d’effectuer une percée en profondeur et de s’emparer des centres stratégiques majeurs du pays, dont Moscou. Le commandement allemand avait élaboré des plans monstrueux d’extermination de la population civile soviétique. Le message du commandement hitlérien aux soldats du Front Est stipulait : « Supprime en toi toute pitié et toute compassion, tue tous les Russes, tous les Soviétiques, n’épargne ni vieillard, ni femme, ni fille, ni garçon, tue, … ! »

Hitler était persuadé du succès de l’opération éclaire. La facilité des campagnes menées à l’Ouest semblait lui donner raison : l’Europe était tombée. Désormais, pour de nombreux peuples d’Europe, la question « être ou ne pas être » allait dépendre de l’issue des affrontements entre l’URSS et l’agresseur fasciste… Ce fut pour l’Union Soviétique une mise à l’épreuve globale, une mise à l’épreuve de son système politique, des capacités de son économie, du degré de solidité de la cohésion nationale, de la force morale des peuples du pays.

En élaborant leurs plans d’agression contre l’Union soviétique, les chefs de l’Allemagne hitlérienne prévoyaient l’extermination massive de la population civile.

2). De la frontière occidentale à Moscou

Document audio : Annonce de l’invasion par la radio nazie

Le premier jour de la guerre fut une tragédie : la soudaineté de l’invasion des hordes fascistes à l’aube du dimanche, les attaques massives de l’aviation ennemie sur les villes endormies…  Sur les aérodromes, environ 1 150 appareils furent détruits avant d’avoir pu décoller.

Document audio : Un stuka nazi en piqué

Les dépôts de munitions et les arsenaux furent bombardés. Sur les principaux axes de l’offensive, en direction de Moscou, Leningrad et Kiev, la supériorité des armées fascistes était de 1 à 3, voire de 1 à 5. Le 3 juillet 1941, Joseph Staline déclarait à la radio soviétique : « Nous ne devons pas tarder, rediriger tout notre travail vers l’effort de guerre, en donnant la priorité aux tâches et aux intérêts du front , et organiser l’écrasement de l’ennemi ! »

Document audio : Message de Joseph Staline :  »Nous ne croyons ni dans le fascisme italien, ni dans le national-socialisme allemand, il faut les vaincre. »

Durant l’été et l’automne 1941, les troupes soviétiques menèrent des combats défensifs acharnés, épuisant l’ennemi. Au cours des 20 premiers jours de la guerre, l’armée fasciste perdit plus de soldats et d’officiers que pendant toutes les campagnes menées en Europe occidentale de 1939 à 1941.

Prévue pour 6 à 8 semaines, la campagne de l’Est pour l’écrasement des troupes soviétiques et la prise de Moscou avait échoué dans son projet initial. Kiev et Odessa résistèrent 73 jours, Sébastopol 250 jours. Leningrad subit 900 jours de blocus mais parvint à repousser l’ennemi. Les défenseurs héroïques de la forteresse de Brest, de Smolensk et d’autres villes et localités, de hauteurs anonymes, de gués, de carrefours, résistaient jusqu’à la mort de l’envahisseur. Pourtant, au cours des 5 premiers mois de la guerre, les hordes hitlériennes réussirent à pénétrer sur une profondeur de 850 à 1 200 km. Elles occupaient un territoire de plus de 1 500 000 km2 totalisant avant la guerre une population de 75 millions d’habitants. Dans de telles conditions, un autre pays aurait capitulé, mais le peuple soviétique et son armée poursuivaient la lutte, infligeant à l’adversaire des pertes importantes.

Si pendant les 3 premières semaines l’agresseur avançait de 20 à 30 Km par jour dans la profondeur du territoire soviétique, cette avance n’était plus que de 2,5 à 3 Kms par jour au moment de l’offensive sur Moscou en octobre-novembre 1941. Et dès le début décembre, il dû interrompre totalement l’offensive, ses principaux groupements de choc étant exsangues. Sur la défensive comme dans l’offensive, les combattants soviétiques allaient jusqu’au bout, se battaient contre l’ennemi avec une foi inébranlable en la victoire.

 

3). L’échec de Typhon

Hitler pensait pouvoir briser la résistance des troupes soviétiques dès août 1941 et commencer alors la conquête de la Méditerranée, de Afrique du Nord, du Proche et du Moyen-Orient, refaire le « siège de la Grande Bretagne« . Il comptait ensuite s’emparer de l’Inde et transférer les hostilités sur le territoire des États Unis. Tels étaient ses plans de conquête de la domination mondiale. Pour la prise de Moscou, l’état-major d’Hitler mit au point une opération codée « Typhon » prévoyant l’écrasement des troupes soviétiques par des coups puissants aux abords de la capitale, puis la destruction et l’inondation de la ville.

Le haut commandement soviétique prit des mesures énergiques pour la fortification grâce au concours de 600 000 Moscovites et habitants des banlieues qui s’étaient joints aux soldats. Des unités fraîches furent envoyées en renfort sur le front de Moscou, appuyées par des divisions des milices populaires.

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Alors que l’ennemi est aux portes de la capitale, les moscovites ne se découragent pas et célèbrent l’anniversaire de la révolution d’Octobre !

Tableau de K. Yuon – 1942 : La parade du 7 novembre 1941 sur la Place Rouge

Le 5 décembre 1941, s’engagea la contre-offensive des troupes soviétiques devant Moscou. Elle était attendue impatiemment par les Soviétiques et les antifascistes du monde entier qui suivait avec espoir et anxiété les combats acharnés qui se déroulaient sur le front Est. Devant Moscou, l’Allemagne hitlérienne subit sa première grande défaite de la Seconde Guerre mondiale. Les troupes fascistes furent rejetées à 100-350 Km, 11 000 localités furent libérées.

Document vidéo : Staline entouré de stratèges travaille à la Stavka, le QG centalisant toutes les informations sur les différents fronts, en liaison permanente avec les troupes. – http://communisme-bolchevisme.net/video/Stavka_1941.mpg

Au cours de l’hiver 1941-1942, jusqu’à 50 divisions allemandes furent anéanties sur le front germano-soviétique. Rien que dans la bataille de Moscou, les hitlériens perdirent plus de 500 000 soldats et officiers, une énorme quantité de matériel de guerre : chars, avions, pièces d’artillerie. Leurs pertes globales en effectifs sur le front Est constituaient alors plus d’un million d’hommes.

A l’issue de la bataille de Moscou, l’agresseur perdit l’initiative et passa à la stratégie de la guerre prolongée. Le mythe de « l’invincibilité » de l’armée allemande s’était écroulé. Pour éponger les pertes et stabiliser le front, Hitler dû transférer sur le front Est, d’Allemagne et des pays occupés d’Europe, 39 divisions, 6 brigades supplémentaires et un grand nombre de pelotons de marche.

La victoire devant Moscou eût une immense portée militaire, politique et morale. Elle prouvait aux peuples du monde que l’Union Soviétique, non seulement était capable de résister, mais était en mesure d’anéantir le pire ennemi de l’humanité. Cela joua un rôle important pour le renforcement de la coalition anti-hitlérienne, impulsa la lutte de millions de combattants contre le fascisme dans les pays asservis.  

4). Les partisans

La résistance à l’ennemi s’intensifiait également sur les territoires occupés de l’URSS. Le front Est de l’Allemagne se retrouva en fait encerclé. Les troupes régulières le pressaient à l’Est et les détachements de partisans à l’Ouest. Ces détachements regroupaient au total plus d’un million de patriotes. Ils détruisaient les communications de l’adversaire, firent dérailler plus de 20 000 trains convoyant les troupes fascistes et du matériel de guerre, mirent hors service plus de 10 000 locomotives et 110 000 wagons, firent sauter et incendièrent 12 000 ponts sur les voies ferrées et les routes, tuèrent, blessèrent et firent prisonniers 1 500 000 soldats et officiers ennemis.

La résistance populaire massive contraignit les hitlériens à maintenir des forces importantes pour la défense des communications et points d’appui de l’arrière. En fin 1943, il s’agissait de 50 divisions. Notons à titre de comparaison qu’à la même période, seulement 21 divisions allemandes tenaient tête aux forces anglo-américaines en Italie du Nord. Les bourreaux fascistes faisaient la chasse aux patriotes, sans hésiter devant aucune violence. Ils massacrèrent plus de 8 millions de civils et déportèrent en Allemagne 4 millions de personnes.

La ligne du front ne dissociait pas le peuple en lutte. Au-delà de cette ligne, sur les territoires libérés par les partisans, on créait des « républiques du bois » où l’on vivait selon les lois soviétiques.

5). La bataille de Stalingrad

Au début de l’été 1942, les événements sur le front Est prirent une tournure défavorable pour les troupes soviétiques. Le principal groupement de choc des armées fascistes qui avait engagé l’offensive sur une ligne de 800 Km opérait dès l’automne sur un front d’environ 2 400 Km de large. Sur l’axe de Stalingrad (honteusement débaptisée par les khrouchtchéviens en Volgograd), le groupement s’était enfoncé sur 650 Km en profondeur et sur l’axe du Caucase sur 1 000 km. A la mi-juillet 1942, des combats acharnés se déroulèrent sur l’axe de Stalingrad. En quatre mois, les troupes fascistes perdirent des centaines de milliers de soldats, néanmoins elles effectuèrent leur percée sur Stalingrad.

La contre-offensive des troupes soviétiques, commencée le 19 novembre 1942, boucla 4 jours après l’anneau d’encerclement, prenant ainsi en étau 22 divisions fascistes allemandes, plus de 160 unités de la 6e armée et partiellement de la 4e armée blindée, totalisant 330 000 hommes. Les tentatives du commandement hitlérien de porter secours au groupement encerclé échouèrent. Le 2 février 1943, les dernières unités fascistes encerclées qui résistaient encore capitulèrent.

Au cours des 200 jours de combats pour Stalingrad, les fascistes perdirent environ 1 500 000 hommes, dont 2 500 officiers et 24 généraux, tués, blessés, faits prisonniers ou disparus. La Wehrmacht avait perdu 32 divisions et 3 brigades complètes et 16 de ses divisions étaient saignées à blanc. Durant ces affrontements, les troupes soviétiques anéantirent cinq armées ennemies : deux armées allemandes, deux roumaines et une italienne.    

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La victoire de Stalingrad marqua le début d’un tournant radical, aussi bien dans l’évolution du conflit sur le front germano-soviétique que dans le cours de la Seconde Guerre mondiale. La Wehrmacht avait du céder l’initiative stratégique aux forces soviétiques qui la conservèrent jusqu’à la fin de la guerre.  

Document audio : La radio allemande annonce la défaite

Document audio : Hitler vocifère, apprenant la défaite des nazis à Stalingrad

6). Qui forgea la victoire ?

« Tout pour le front ! Tout pour la victoire ! » : l’arrière soviétique n’oubliait pas un instant ce mot d’ordre. La contribution de l’arrière à l’écrasement du fascisme fut inappréciable. Tous ceux qui n’étaient pas en état de combattre au front prenaient place aux machines dans les entreprises, érigeaient des barrages défensifs, assuraient la surveillance dans les hôpitaux, donnaient leur sang pour les blessés, faisaient don de leurs bijoux de famille, de leurs économies. Si l’on calculait en argent tout ce que la population versa au fonds de la défense en quatre années de guerre, on constaterait que l’État aurait pu mener toute une année de guerre uniquement grâce à ces ressources. Mais ce n’était pas encore l’essentiel ! La victoire se forgeait dans les usines et les entreprises de la défense, sur les champs des sovkhozes et des kolkhozes.

On réussit une chose quasiment inconcevable : 2 600 entreprises industrielles et des millions de personnes furent évacuées par les chemins de fer vers l’est du pays. Il fallait à peine quelques mois, voire quelques semaines, pour réorganiser la production dans les nouvelles régions. Les travailleurs, essentiellement des femmes et des enfants, animés d’un patriotisme à toute épreuve, réalisaient une productivité du travail sans précédent. Au début 1942, la chute de la production industrielle fut stoppée. L’économie soviétique reprit sa ligne ascendante. Reconvertie aux besoins de la défense, totalement subordonnée aux intérêts du front et au seul objectif d’anéantir l’ennemi au plus vite, l’industrie créait en des temps record l’assise indispensable pour assurer la supériorité en matériel de guerre sur les forces de la machine de guerre hitlérienne. L’URSS finit par dépasser l’Allemagne pour la qualité et la quantité des armements et des matériels produits. Au total, l’arrière soviétique fournit au front 1,5 fois plus de munitions que l’arrière de l’Allemagne et de ses alliés, 2 fois plus d’avions et de chars, 4 fois plus de pièces d’artillerie, bien que le potentiel économique sur lequel s’appuyait l’Allemagne fasciste dépassât du double le potentiel soviétique. L’occident apprécia ce succès comme un « miracle économique« .

La victoire économique du socialisme sur le fascisme précéda la victoire militaire. On peut l’affirmer sans crainte d’exagérer. Ce fait ne diminue en rien l’importance et le rôle des fournitures des alliés occidentaux, effectuées conformément aux arrangements conclus. L’Union Soviétique et son armée étaient reconnaissantes pour cette aide. Mais, il n’en reste pas moins que la part des moyens de guerre fournis par les alliés pendant le conflit ne constituait que 4% environ des moyens fournis par l’industrie nationale.

On peut dire que les Soviétiques ont brisé l’échine à la bête fasciste à l’aide de leurs propres armes.

7). Un tournant radical

La défaite écrasante des troupes fasciste, d’abord devant Moscou, puis devant Stalingrad, porta gravement atteinte à la puissance et au prestige politique du troisième Reich. Hitler avait soif de revanche. Mais, l’Allemagne ne pouvait déjà plus mener l’offensive sur toute la longueur du front, pas même sur un front assez large. Le commandement hitlérien résolut alors de lancer une offensive sur un secteur restreint dans la région de Koursk. Cette opération fut codée « Citadelle« .

A l’été 1943, la ligne du front aux abords de Koursk formait ce que l’on a appelé le « saillant de Koursk« . Les troupes soviétiques disposaient ici d’un vaste saillant d’une étendue de 65 000 km2. Au nord et au sud, les troupes de la Wehrmacht avaient enfoncé des coins profonds. L’état-major hitlérien décida de mettre cette circonstance à profit. Son plan était le suivant : attaquer à partir du nord et du sud à la base du saillant, encercler puis écraser les troupes soviétiques et développer ensuite l’offensive en direction de Moscou, Leningrad.

La bataille devant Koursk en juillet-août 1943 est entrée dans l’histoire comme l’une des batailles les plus importantes et les plus décisives de toute la Seconde Guerre mondiale. Y participèrent des deux côtés plus de 4 millions d’hommes. Les forces soviétiques anéantirent sur le saillant de Koursk 30 divisions ennemies, dont 7 blindées. Les troupes fascistes allemandes perdirent 500 000 soldats et officiers, 3 000 pièces d’artilleries, 1 500 chars, plus de 3 700 avions. L’aviation soviétique conquit alors la suprématie aérienne et la conserva jusqu’à la fin du conflit.

 

Après la défaite devant Koursk, le commandement allemand escomptait se maintenir sur la ligne de fortifications du « rempart Est« , érigées de la Baltique à la Mer Noire sur de solides secteurs de défense. L’élément essentiel de ce « rempart » était le Dniepr représentant un obstacle hydraulique énorme atteignant jusqu’à 900 m de large. Mais, dès septembre 1943, les troupes soviétiques s’emparèrent des premières têtes de pont sur la rive droite du fleuve. A la bataille pour le Dniepr participèrent des deux côtés environ 4 millions d’hommes, 64 000 pièces d’artillerie et mortiers, 4 500 chars et canons automoteurs, environ 5 000 avions. La bataille se développa sur un territoire de 2 000 Km suivant la ligne du front et 400 Km en profondeur.

Au cours de l’offensive soviétique, de novembre 1942 à décembre 1943, furent anéanties 218 divisions ennemies et détruits 7 000 chars, plus de 14 000 avions et 50 000 pièces d’artillerie et mortiers. La stratégie offensive d’Hitler était mise en échec sur toute la ligne. La Wehrmacht dû passer à la stratégie défensive. De l’Ouest, on détacha sur le front Est encore 40 divisions allemandes, ce qui facilita les actions des troupes anglo-américaines sur les autres fronts de la guerre et remit à l’ordre du jour l’ouverture d’un second front en Europe Occidentale.

En remportant la victoire devant Koursk et sur le Dniepr, l’Armée Soviétique réalisa un tournant radical dans le cours de la guerre. Désormais, les armées hitlériennes n’étaient plus en mesure de restaurer leur puissance et leur prestige passés.

 

8). Le second front

L’existence de 2 fronts équivalents en Europe aurait permis d’épuiser plus rapidement les forces du bloc fasciste, avant tout celles de l’Allemagne nazie. Cela aurait aidé également les forces de la Résistance dans les pays occupés et contribué au rassemblement et à la cohésion de toutes les forces antifascistes dans le monde. Enfin, cela aurait évité des pertes et rapproché le terme du conflit. On comprend que non seulement l’Union Soviétique, mais les forces antifascistes aux USA, en Grande Bretagne, les groupes de Résistance dans l’Europe occupée aient tant insisté sur l’ouverture du second front à l’Ouest.

Cependant, ce second front en Europe Occidentale, que les alliés avaient promis solennellement d’ouvrir en 1942, n’était toujours pas créé en 1943. Les dirigeants des USA et de la Grande Bretagne arguaient d’un manque de forces et de moyens indispensables pour l’intervention. Or, les faits sont là pour prouver que ces forces et moyens existaient bel et bien. L’armée mobilisée des USA comptait,  fin 1942, 73 divisions et 167 groupes d’aviation de combat. En mars 1943, la Grande Bretagne disposait de 65 divisions. Existaient également des moyens de débarquements suffisants. Les opérations des troupes anglo-américaines en Afrique, en Sicile et en Italie ne remplaçaient pas et ne pouvaient remplacer un second front qui devait attirer sur lui (selon les arrangements entre l’URSS, les USA et la Grande Bretagne) 30 à 40 divisions de la Wehrmacht. Contre l’URSS, opéraient 245-266 divisions du bloc fasciste, alors qu’on n’en comptait que 12-21 contre les troupes anglo-américaines. La perte de l’Afrique Du Nord et de la Sicile n’eut pas pour effet de contraindre le commandement allemand à détacher des forces tant soit peu importantes pour consolider ses positions en Europe Méridionale.

Les succès des troupes soviétiques durant l’été 1944 avaient montré que l’URSS pouvait par ses propres moyens non seulement chasser l’ennemi de son territoire, mais libérer les peuples asservis et achever l’écrasement des armées hitlériennes. Cela décida les milieux dirigeants des USA et de la Grande Bretagne à renoncer à leur politique d’atermoiement concernant les délais d’ouverture d’un second front en Europe occidentale. Le 6 juin1944, les troupes anglo-américaines débarquaient en Normandie. Mais, cela ne modifia pas de façon notoire le groupement des forces armées de l’Allemagne hitlérienne. Le front germano-soviétique demeurait décisif, paralysant les principales forces fascistes allemandes. Les troupes soviétiques poursuivaient l’offensive.

Des millions de citoyens des pays alliés auraient pu échapper à la mort si avait dominé dans les milieux dirigeants des USA et de la grande Bretagne le désir sincère d’en finir avec l’ennemi commun, au lieu de considérations intéressées. Le sénateur Harry Truman qui accéda à la présidence des USA à la mort de Roosevelt exprimait cette situation en ces termes en 1941 :

« Si nous voyons que l’Allemagne gagne, nous devons aider la Russie, mais si la Russie gagne, nous devons aider l’Allemagne et qu’elles s’entre-tuent ainsi le plus possible. »

N’est-ce pas pour cette raison que le second front en Europe de l’Ouest ne fût ouvert par les alliés occidentaux que 11 mois avant la fin du conflit en Europe, tandis que l’URSS combattit pratiquement seule à seule durant 36 mois l’Allemagne fasciste et ses alliés ?

9). Les batailles de l’année 1944

Début 1944, l’Allemagne fasciste disposait encore de réserves importantes pour la conduite de la guerre. Mettant à profit l’absence d’un second front à l’Ouest, le commandement allemand maintenait sur le front germano-soviétique 198 divisions et 6 brigades sur les 314 divisions et 8 brigades existantes et également 38 divisions et 18 brigades de ses alliés. L’armée allemande en campagne totalisait 6 682 000 hommes, dont 4 906 000 hommes sur le front de l’Est. L’adversaire alignait d’autre part environ 54 600 pièces d’artillerie et mortiers, 5 400 chars et canons d’assaut et plus de 3 000 avions.

L’année 1944 commença par une offensive soviétique en Ukraine sur un front de 1 400 Km. Après l’écrasement de deux groupes d’armée hitlériennes (« Sud » et « A »), les troupes soviétiques franchirent la frontière nationale de l’URSS, débouchèrent sur les contreforts des Carpates et entrèrent en Roumanie. Simultanément, se menait une offensive aux abords de Leningrad et de Novgorod, une offensive qui se solda par une cuisante défaite pour le groupe d’armée « Nord ». Au sud, la Crimée fut libérée des occupants fascistes.

Fin août 1944 s’acheva l’opération soviétique biélorusse (« Bagration »), l’une des plus importantes de la Seconde Guerre mondiale. En un peu plus de deux mois, l’offensive engloba un territoire de 1 000 Km de front et 600 Km de profondeur. De part et d’autre s’alignaient plus de 4 millions d’hommes, 62 000 pièces d’artillerie et mortiers, plus de 8 000 chars et canons automoteurs, plus de 9 000 avions. L’adversaire subit une totale catastrophe : 67 divisions et 3 brigades allemandes furent anéanties. 17 de ces divisions et les 3 brigades (l’équivalent des forces hitlériennes faisant face aux troupes anglo-américaines en France, en Belgique et aux Pays-Bas) furent totalement saignées à blanc. On pouvait maintenant porter un coup désarmant aux troupes fascistes sur l’axe des Balkans. En août-septembre 1944, les forces principales du groupe d’armées « Ukraine Sud » furent encerclées et liquidées. Grâce à l’avance impétueuse des troupes soviétiques sur l’axe Iassy-Bucarest, les forces populaires patriotiques de la Roumanie, conduites par le Parti communiste roumain, renversèrent le régime fasciste d’Antonescu. La Roumanie entra en guerre contre l’Allemagne.

 

Le 8 septembre, les troupes soviétiques franchirent la frontière roumano-bulgare. Le 9 septembre, à Sofia, eut lieu sous la direction des communistes une insurrection populaire armée à l’issue de laquelle accéda au pouvoir un gouvernement de Front patriotique qui déclara la guerre à l’Allemagne fasciste. L’écrasement du groupe d’armées « Ukraine Sud » permit ultérieurement la libération des peuples de la Hongrie, de la Yougoslavie et de la Tchécoslovaquie asservies. L’année 1944 s’acheva par de grandes victoires sur tous les axes : presque tout le territoire soviétique occupé était libéré, la frontière nationale était restaurée de la mer de Barents à la mer Noire. Tous les principaux groupements stratégiques de l’ennemi étaient anéantis. L’Allemagne fasciste avait perdu presque tous ses alliés. Le front se rapprochait des frontières allemandes et les franchit en Prusse orientale.

 

10). La mission de libération

La mission de libération exigea des troupes soviétiques des efforts et des sacrifices considérables. Dans les combats pour la libération de la Pologne périrent 600 000 soldats et officiers soviétiques. 14 000 soldats soviétiques reposent en terre hongroise et le même nombre en Tchécoslovaquie. En Roumanie, 69 000 soldats tomèrent au combat et en Autriche plus de 26 000. Lors de la libération de Belgrade, les pertes des troupes soviétiques se chiffrèrent à 20 000 tués, blessés et portés disparus et à environ 16 000 lors de l’opération Petsamo-Kirkennes pour la libération du nord de la Norvège. Au total, plus d’un million de soldats et officiers soviétiques trouvèrent la mort dans les pays libérés d’Europe.

 

Il fallait absolument achever l’écrasement de l’ennemi, porter secours aux peuples de l’Europe centrale et du Sud-est asservis et, conjointement avec les alliés, contraindre l’Allemagne fasciste à capituler sans conditions. Dans la nuit du 31 décembre 1944 au 1er janvier 1945, la Wehrmacht engagea l’offensive en Alsace en prolongement du succès remporté deux semaines plus tôt dans les Ardennes. Ce fut d’ailleurs l’unique tentative d’Hitler, à dater du débarquement en Normandie, de reprendre l’initiative à l’Ouest.

Le 1er janvier, les armées alliées abandonnaient l’Alsace. La contre-offensive de la 1ère armée américaine, commencée le 5 janvier, échoua. La situation sur le front Ouest devenait critique. Le 6 janvier, Winston Churchill télégraphiait à Joseph Staline : « Je vous serais reconnaissant de me communiquer, écrivait le premier ministre britannique, si nous pouvons compter sur une offensive russe d’envergure sur le front de la Vistule ou en tout autre endroit dans le courant janvier… Je pense que c’est urgent ».

L’offensive soviétique était prévue pour le 20 janvier, mais pour aider les alliés en difficultés, elle commença huit jours plus tôt. Le 16 janvier, Hitler donna l’ordre de passer à la défensive dans les Ardennes et de transférer de toute urgence les troupes disponibles vers l’Est. Durant les six premiers jours de l’opération Vistule-Oder, les troupes soviétiques avancèrent de 150 Km et libérèrent Varsovie, nettoyèrent des occupants fascistes une grande partie de la Pologne, libérèrent des camps de concentration des centaines de milliers de prisonniers de tous les pays d’Europe voués à l’extermination.

Pendant leur mission de libération, les troupes soviétiques libérèrent totalement ou partiellement le territoire de onze états d’une superficie de 1 million de Km2 et totalisant une population de 113 millions d’habitants. De juillet 1944 jusqu’à la fin de la guerre, environ 7 millions de combattants soviétiques participèrent aux opérations pour la libération des pays européens.

 

11). La conférence de Crimée

La victoire était imminente lorsque se déroula en Crimée, du 4 au 11 février 1945, la Conférence des chefs de gouvernement des trois puissances alliées. Y assistèrent Staline, Roosevelt, Churchill, les ministres des Affaires étrangères et les conseillers militaires. Les participants à la Conférence proclamèrent leur volonté catégorique d’anéantir le militarisme allemand et le nazisme, de créer des garanties enlevant dorénavant toute possibilité à l’Allemagne de rompre la paix. Furent également concertés des plans d’écrasement définitif du Reich hitlérien et formulés les principes politiques essentiels relatifs à l’organisation du monde après la guerre, à la fondation de l’ONU, etc. L’URSS donna son accord à l’entrée en guerre contre le Japon après la fin du conflit en Europe.

Sur l’initiative du gouvernement soviétique, il fut stipulé dans les résolutions de la Conférence de Crimée : « Il n’entre pas dans nos intentions d’exterminer le peuple allemand. Seul le bannissement total du militarisme et du nazisme pourra assurer au peuple allemand une existence digne de ce nom et un rôle adéquat dans le concert des nations ». La Conférence de Crimée enlevait tout espoir à Hitler de rompre l’alliance antifasciste des puissances. Elle prouva que la coopération entre États à régimes sociaux différents était possible et contribua à la libération à court terme de l’Europe.

  1. L’assaut de Berlin

Le 1er avril 1945, peu avant la prise de Vienne par les troupes soviétiques, Churchill écrivait à Roosevelt : « Les Russes s’empareront très certainement de toute l’Autriche et entreront à Vienne. S’ils prennent aussi Berlin, est-ce que cela ne va pas leur donner une idée exagérée de leur contribution à notre victoire commune…? J’estime donc que d’un point de vue politique nous devons avancer en Allemagne le plus loin possible vers l’est et que dans le cas où Berlin serait à notre portée, nous devons absolument nous en emparer. » 

L’épopée finale de la guerre en Europe, l’opération de Berlin, suscita un élan de fanatisme désespéré du nazisme en perdition. L’élite hitlérienne obligea les soldats et les officiers de la Wehrmacht à combattre avec l’énergie du désespoir. A Berlin, il fallut livrer bataille littéralement pour chaque mètre de terrain. La capitale du Reich avait trois périmètres de défense : extérieur, intérieur, urbain. Les rues étaient obstruées de barricades, des chars étaient enterrés aux carrefours et sur les places. On comptait dans la ville 400 blockhaus en béton armé. Les plus grands, des bunkers de 5 étages, abritaient chacun jusqu’à 1 millier d’hommes. Les lignes de métro, les communications souterraines permettaient à l’ennemi de manœuvrer aussi sous terre.

Le 16 avril, à 3 heures du matin, l’artillerie soviétique ouvrit un feu nourri. De violents pilonnages aériens arrosèrent les positions ennemies. Avant l’aube, à la lumière de 140 projecteurs puissants aveuglant l’adversaire, les chars et l’infanterie avancèrent. Le 25 avril, les armées de Guéorgui Joukov et d’Ivan Konev achevèrent l’encerclement de la capitale du troisième Reich. Le même jour, les troupes soviétiques et américaines firent leur jonction sur l’Elbe. Désormais, l’Allemagne était coupée en deux d’est en ouest.

 

Hitler défait

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Sur l’ordre d’Hitler, la 12e armée du général Walter Wenck fut détachée du  front Ouest et transférée à l’est pour débloquer Berlin. Mais, l’issue de la bataille était déjà déterminée ; les renforts envoyés sur l’ordre du führer n’arrivèrent pas à destination…

Le 8 mai 1945, à minuit, dans la banlieue berlinoise de Karlshorst, dans le bâtiment de l’ancien collège d’ingénieurs, le feld-maréchal Wilhelm Keitel, le général Hans-Jürgen Stumpff et l’amiral Hans-Georg von Friedeburg signèrent l’acte de capitulation inconditionnelle de l’Allemagne hitlérienne. Pour la deuxième fois en 25 ans, les représentants de la réaction allemande apposaient leur signature sur un document consacrant la défaite militaire du Reich dans une guerre mondiale qu’elle avait elle-même déclenchée.

A Berlin, la fusillade s’était tue. Le 9 mai, elle se tût à Prague où le dernier groupement hitlérien déposa les armes. Pour le peuple soviétique et son armée, qui avaient contribué de façon décisive à la Victoire, c’était enfin le dernier jour, le 1 418e, ardemment désiré de la guerre contre l’agresseur hitlérien. La victoire des troupes soviétiques renforça les positions internationales de l’URSS, ouvrit des perspectives favorables à la montée du socialisme, des forces de libération nationale, de démocratie et de paix dans le monde.

Sur les 783 divisions de l’Allemagne fasciste et de ses alliés, qui participèrent aux combats sur les fronts de la seconde guerre mondiale, 607 furent anéanties sur le front germano-soviétique. 176 divisions ennemies au total faisaient face aux troupes anglo-américaines en Afrique Du Nord, en Italie, en Europe de l’Ouest, du Centre et du Nord.

Sur le front germano-soviétique, l’Allemagne fasciste perdit 77 000 avions (70%), 48 000 chars et canons d’assaut (75%), 167 000 pièces d’artillerie (74%). La Wehrmacht enregistrait quotidiennement des pertes se chiffrant à 7 055 hommes, 55 avions, 34 chars et canons d’assaut, 118 pièces d’artillerie.

 

 

 

Ils ont dit...

Le 23 février 1942, le général Douglas Mc Artur a déclaré :

« La situation mondiale montre à présent que les espoirs de la civilisation reposent sur les drapeaux de la vaillante Armée Rouge. J’ai participé dans plusieurs guerres, j’ai été témoin à d’autres, et j’ai pu étudier en détail les campagnes des grands chefs militaires du passé. Dans aucun cas je n’ai observé une telle défense victorieuse contre les coups terribles du début de la Deuxième Guerre Mondiale portés par un ennemi encore victorieux. Les contre-attaques anéantissantes rejetaient l’ennemi jusqu’à son propre sol. La portée et la grandeur de cet élan devraient être notées comme la plus grande réussite militaire de l’histoire. »

 

William Batt, vice-président du Conseil de production militaire des Etats-Unis, a visité Moscou en 1942. Il a déclaré à son retour :

« Je suis parti pour la Russie avec un sentiment d’incrédulité quant à sa capacité de résister à une guerre d’envergure. J’ai été rapidement persuadé que toute la population, jusqu’à la dernière femme et au dernier enfant, prenaient part dans la guerre. Je doutais de la technicité des Russes, et j’ai découvert qu’ils étaient maîtres dans la direction des usines et persistants dans la production des machines de guerre. Je suis reparti gêné des renseignements répandus ici, insinuant qu’il y aurait des dissensions dans le gouvernement russe, alors que j’ai trouvé un gouvernement fort, compétent et soutenu par un énorme enthousiasme général. Bref, je suis parti en Russie en me demandant si elle est un allié digne de confiance. Ma réponse est : oui. »

Le Premier Ministre britannique, W. Churchill, a déclaré à Québec au Canada, le 31 août 1943 :
« Il n’existe pas de gouvernement qui pourrait résister à des coups aussi durs et cruels, que ceux qu’Hitler a porté à la Russie. La Russie a non seulement survécu à ces coups, mais a réussi à riposter à l’armée allemande, comme aucune autre force au monde n’aurait pu le faire. »

 

 

Source: http://communisme-bolchevisme.net/la_Seconde_Guerre_Mondiale_et_Staline.htm#interview

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