Réponse à un camarade de la Gauche communiste sur la question de la grève générale

Symbole du communisme avec une planète en feu(1)

Camarade,

Nous ne le répéterons jamais assez. Lénine disait : « Sans théorie révolutionnaire, pas de mouvement révolutionnaire On ne saurait trop insister sur cette idée à une époque où l’engouement pour les formes les plus étroites de l’action pratique va de pair avec la propagande à la mode de l’opportunisme.»

C’est pourquoi il commence sa section sur l’organisation révolutionnaire du prolétariat dans Que faire? par ceci : https://www.marxists.org/francais/lenin/works/1902/02/19020200t.htm

« Si pour le social-démocrate l’idée de “lutte économique contre le patronat et le gouvernement “, l’emporte sur celle de la lutte politique, il est naturel de s’attendre à ce que l’idée d’”organisation des ouvriers” l’emporte plus ou moins chez lui sur l’idée d’”organisation des révolutionnaires”. Et c’est ce qui arrive effectivement, en sorte que, en parlant organisation, nous parlons des langues absolument différentes. »

À Reconstruction communiste, nous partageons cette même conception marxiste des conditions objectives qui permettent une révolution sociale. Quand tu dis notamment que:

«Ainsi, le mode de production capitaliste, à son stade impérialiste, poursuit sa descente aux enfers par la baisse tendancielle du taux de profit moyen et contrairement à la mystique véhiculée par les petits bourgeois de gauche comme de droite aucun État-nation ne peut inverser cette tendance inscrite dans les gènes du mode de production capitaliste moribond. L’État bourgeois ne peut être le moyen d’une solution de la crise systémique du capitalisme et de ses politiques d’austérité pour la raison que l’État bourgeois ne peut pas être autre chose que l’organisateur et l’administrateur de la reproduction du capital, d’abord en assurant la reproduction de la force de travail. Un organisateur de plus en plus essentiel au fur et à mesure de son développement historique. Pire, tout renforcement du rôle de l’État-nation ne peut être qu’un renforcement de la dépossession des travailleurs des moyens de leur existence, un renforcement de la dictature bourgeoise et de la domination sur eux du capital étatisé et privé et de ses représentants, larbins bourgeois que Marx appelait « les fonctionnaires du capital » parce qu’ils ne font qu’exécuter les lois – ou voter des lois – rendant l’exploitation et la spoliation plus aisée. Toute cette mystique utopiste se fera sous les cris de la « démocratie participative, citoyenne, laïc et républicaine dans l’État sacré » et autres sottises démagogiques. Cet étatisme contemporain  transcendant les luttes de classes n’est pas un fait du hasard ni un choix parmi d’autres, il manifeste une tendance au totalitarisme inhérente à l’essence même de l’État bourgeois sur lequel repose le sort de la petite bourgeoisie désemparée et le sort de la grande bourgeoisie désespérée, en cette époque où l’impérialisme a atteint sa complète maturité, sa décadence immanente.»

Nous sommes en parfaite symbiose jusque-là.  Toutefois, nous pensons, à Reconstruction communiste, comme Lénine, que les communistes, bien que ce ne soit pas leur tâche principale de prendre le leadership des mouvements ouvrier et de masses en tant que lutte économique, doivent s’impliquer dans leur mouvement pour atteindre les ouvriers et ouvrières ainsi que les masses, diffuser la propagande et les sensibiliser au matérialisme dialectique. Le matérialisme dialectique est l’arme par lequel le prolétariat révolutionnaire peut comprendre son rôle de classe révolutionnaire dans les transformations sociales que les communistes souhaitent apporter à la société; et la mission historique immanente qui leur est confié  pour le développement d’une société sans classes par le biais d’une praxis révolutionnaire que les communistes ont le devoir d’exercer conjointement et solidairement avec le prolétariat révolutionnaire, si tu me permets d’utiliser cette expression.  Or, nous n’arriverons à développer de manière matérialiste dialectique la conscience révolutionnaire du prolétariat qu’en organisant leurs actions pratiques devant mener au renversement de la classe dominatrice et dirigeante et par son remplacement en tant que classe dominant elle-même la société, sinon personne d’autre ne le fera dans la société capitaliste.

Plus concrètement, je dirais, camarade, que tu fondes ton analyse sur l’idée erronée selon laquelle nous devons séparer les deux luttes, l’économique de celle du politique, tout comme les anarchistes le concevaient, les unes des autres, tels des vases clôt, alors que nous devons faire exactement le contraire. La lutte économique syndicale fait intrinsèquement partie du mouvement révolutionnaire ouvrier, bien qu’elle précède la lutte politique. Karl Marx en avait d’ailleurs conclu que le parti ouvrier révolutionnaire surgirait du mouvement syndical. Sinon, quelle est l’autre option que tu proposes pour organiser la classe ouvrière et préparer la révolution sociale devant nous mener au communisme ?

Commençons d’abord avec la tactique elle-même, la tactique syndicale par excellence, la grève. Étudions donc la grève générale ou de masse comme moyen pour que la classe ouvrière se soulève contre la classe dirigeante afin de permettre aux communistes de matérialiser leur tâche historique qui consiste à mener la société, à savoir la classe ouvrière révolutionnaire, vers le communisme. Disons d’abord que cette praxis révolutionnaire dont Lénine fut un fructueux instigateur a permis la Grande Révolution bolchevik d’Octobre 1917 et fait la quasi-unanimité parmi les communistes contemporains. Toutefois cette tactique ne fut pas toujours interprétée de la même manière ni même utilisée de la même façon, ayant même connu un certain nombres de développements contradictoires en raison de facteurs antagonistes immanents à cette tactique.

Rosa Luxambourg cite Friedriech Engels, qui, en 1873, critiquant Bakounine et sa manie de fabriquer artificiellement la révolution en Espagne, écrivait : https://www.marxists.org/francais/luxembur/gr_p_s/greve1.htm

« La grève générale est, dans le programme de Bakounine, le levier qui sert à déclencher la révolution sociale.

Un beau matin tous les ouvriers de toutes les entreprises d’un pays ou même du monde entier abandonnent le travail, obligeant ainsi, en quatre semaines tout au plus, les classes possédantes soit à capituler, soit à attaquer les ouvriers, si bien que ceux-ci auraient le droit de se défendre, et par la même occasion d’abattre la vieille société tout entière.

Cette suggestion est bien loin d’être une nouveauté : des socialistes français et à leur suite des socialistes belges, ont, depuis 1848, souvent enfourché ce cheval de bataille qui, à l’origine, est de race anglaise. Au cours du développement rapide et vigoureux du chartisme parmi les ouvriers anglais, à la suite de la crise de 1837, on prêchait dès 1839, le « saint mois », la suspension du travail à l’échelle de la nation, et cette idée avait trouvé un tel écho que les ouvriers du nord de l’Angleterre tentèrent en juillet 1842 de la mettre en pratique. Le Congrès des Alliancistes à Genève, le 1° septembre 1873, mit également à l’ordre du jour la grève générale.

Simplement tout le monde admettait qu’il fallait pour la faire que la classe ouvrière soit entièrement organisée et qu’elle ait des fonds de réserve. C’est là précisément que le bât blesse.

D’une part les gouvernements, surtout si on les encourage par l’abstention politique, ne laisseront jamais arriver à ce stade ni l’organisation ni la trésorerie des ouvriers; et d’autre part les événements politiques et les interventions des classes dominantes amèneront l’affranchissement des travailleurs bien avant que le prolétariat ne parvienne à se donner cette organisation idéale et ce fonds de réserve gigantesque. Par ailleurs, s’il les possédait, il n’aurait pas besoin du détour de la grève générale pour parvenir à son but”.»

 

Tandis que Lénine dans «Que faire?» disait ceci : https://www.marxists.org/francais/lenin/works/1902/02/19020200.htm

«“Tout le monde est d’accord” qu’il est nécessaire de développer la conscience politique de la classe ouvrière. La question est de savoir comment s’y prendre et ce qu’il faut pour cela. La lutte économique “fait penser” les ouvriers uniquement à l’attitude du gouvernement envers la classe ouvrière; aussi quelques efforts que nous fassions pour « donner à la lutte économique elle-même un caractère politique« , nous ne pourrons jamais, dans le cadre de cet objectif, développer la conscience politique des ouvriers (jusqu’au niveau de la conscience politique social-démocrate), car ce cadre lui-même est trop étroit

Or, parlant de l’anarchisme, Rosa Luxambourg disait ceci : https://www.marxists.org/francais/luxembur/gr_p_s/greve1.htm- «Grève de masse, parti et syndicat»

«Aujourd’hui la révolution russe a soumis cette argumentation à une révision fondamentale; elle a, pour la première fois, dans l’histoire des luttes de classe, permis une réalisation grandiose de l’idée de la grève de masse et même – nous l’expliquerons plus en détail – de la grève générale, inaugurant ainsi une époque nouvelle dans l’évolution du mouvement ouvrier.

Il ne faut certes pas conclure que Marx et Engels ont soutenu à tort la tactique de la lutte politique ou que leur critique de l’anarchisme est fausse. Tout au contraire, ce sont les mêmes raisonnements, les mêmes méthodes dont s’inspire la tactique de Marx et d’Engels et qui fondent encore aujourd’hui la pratique de la social-démocratie allemande, et qui dans la révolution russe ont produit de nouveaux éléments et de nouvelles conditions de la lutte de classe.

La révolution russe, cette même révolution qui constitue la première expérience historique de la grève générale, non seulement ne réhabilite pas l’anarchisme, mais encore aboutit à une liquidation historique de l’anarchisme. On pourrait penser que le règne exclusif du parlementarisme sur une aussi longue période expliquait peut-être l’existence végétative à laquelle l’essor puissant de la social-démocratie allemande condamnait cette tendance. On pouvait certes supposer que le mouvement orienté tout entier vers « l’offensive » et « l’action directe » que la « tendance révolutionnaire » au sens le plus brutal de levée de fourches était simplement mis en sommeil par le train-train de la routine parlementaire, prêt à se réveiller dès le retour d’une période de lutte ouverte, dans une révolution de rue, et à déployer alors sa force interne.

La Russie surtout semblait particulièrement faite pour servir de champ d’expériences aux exploits de l’anarchisme. Un pays où le prolétariat n’avait absolument aucun droit politique et ne possédait qu’une organisation extrêmement faible, un mélange sans cohérence de populations aux intérêts très divers se traversant et s’entrecroisant; le faible niveau de culture où végétait la grande masse de la population, la brutalité la plus extrême employée par le régime régnant, tout cela devait concourir à donner à l’anarchisme une puissance soudaine même si elle devait être éphémère. En fin de compte, la Russie n’était-elle pas historiquement le berceau de l’anarchisme ? Pourtant la patrie de Bakounine devait devenir le tombeau de sa doctrine. Non seulement en Russie ce ne sont pas les anarchistes qui se sont trouvés ou se trouvent à la tête du mouvement de grèves de masse, non seulement la direction politique de l’action révolutionnaire ainsi que la grève de masse sont entièrement aux mains des organisations social-démocrates, dénoncées avec acharnement par les anarchistes comme « un parti bourgeois » – ou aux mains d’organisations plus ou moins influencées par la social-démocratie ou proches d’elle comme le parti terroriste des « Socialistes Révolutionnaires », mais l’anarchisme est absolument inexistant dans la révolution russe comme tendance politique sérieuse.»

L’histoire a donc donné raison aux idées marxistes contre celles issues de l’anarchisme et du Grand soir et créée la possibilité d’appuyer et de diriger les grèves. »  Lénine in «La maladie infantile du communisme, le gauchisme» : http://classiques.uqac.ca/classiques/lenine/maladie_infantile_du_communisme/maladie_infantile.html

«Dans son travail, le parti s’appuie directement sur les syndicats qui comptent aujourd’hui, d’après les données du dernier congrès (avril 1920), plus de quatre millions de membres et, formellement, sont sans-parti. En fait, toutes les institutions dirigeantes de l’immense majorité des syndicats et, au premier chef, naturellement, le Centre ou le Bureau des syndicats de Russie (Conseil central des syndicats de Russie) sont composés de communistes et appliquent toutes les directives du parti. On obtient en somme un appareil prolétarien qui, formellement, n’est pas communiste, qui est souple et relativement vaste, très puissant, un appareil au moyen duquel le parti est étroitement lié à la classe et à la masse, et au moyen duquel la dictature de la classe se réalise sous la direction du parti. Sans la plus étroite liaison avec les syndicats, sans leur appui énergique, sans leur travail tout d’abnégation non seulement dans la construction économique, mais aussi dans l’organisation militaire, il est évident que nous n’aurions pas pu gouverner le pays et réaliser la dictature, je ne dis pas pendant deux ans et demi, mais même pendant deux mois et demi. On conçoit que, pratiquement, cette liaison très étroite implique un travail de propagande et d’agitation très complexe et très varié, d’opportunes et fréquentes conférences non seulement avec les dirigeants, mais, d’une façon générale, avec les militants influents des syndicats

Pour que les communistes, des organisateurs révolutionnaires professionnels,  remplissent adéquatement leur tâche d’organisateur de la classe ouvrière en préparant la révolution sociale, ils doivent nécessairement trouver le moyen de nouer et tisser des liens très étroits avec les organisations ouvrières et de masses afin d’organiser et préparer cette transformation sociale. C’est ainsi qu’à partir des luttes économiques, sous la direction des communistes, les masses en générale, et la classe ouvrière, en particulier, en viennent à comprendre le besoin de transformer ces luttes à très courtes vues et sans lendemain en des luttes politiques efficaces qui donnent des résultats concrets répondant adéquatement  aux besoins conditionnés par les conditions matérielles de vie de la classe ouvrière et des masses.

Rosa Luxambourg disait ceci, parlant de la transformation des luttes syndicales économiques en luttes politiques : https://www.marxists.org/francais/luxembur/gr_p_s/greve1.htm

«Dès l’ouverture d’une période de luttes révolutionnaires, c’est-à-dire dès que ces masses apparaissent sur le champ de bataille, cette dispersion des luttes économiques cesse, ainsi que la forme parlementaire indirecte de la lutte politique : dans, une action révolu­tionnaire de masse, la lutte politique et la lutte économique ne font plus qu’un, et les barrières artificielles élevées entre le syndicat et la social-démocratie considérés comme deux formes distinctes parfaitement autonomes du mouvement ouvrier tombent purement et simplement. Mais ces phénomènes qui se manifestent avec une évidence frappante au cours des mouve­ments révolutionnaires de masse sont une réalité objective, même en période parlementaire. il n’existe pas deux espèces de luttes distinctes de la classe ouvrière, l’une de caractère politique, et l’autre de caractère économique, il n’y a qu’une seule lutte de classe, visant à la fois à limiter les effets de l’exploitation capitaliste et à supprimer cette exploitation en même temps que la société bourgeoise.»

Pour conclure, je te citerais Rosa Luxambourg in «Grève générale, parti et syndicats» : https://www.marxists.org/francais/luxembur/gr_p_s/greve1.htm

«En agissant ainsi on ne fera qu’exprimer la synthèse de l’évolution des faits : les syndicats, d’abord annexés au parti socialiste, s’en sont détachés pour préparer ensuite, à travers une période de forte croissance aussi bien des syndicats que du parti, la période future des grandes luttes de masse ; ce fait même implique la nécessité de réunir Parti et syndicats dans l’intérêt même des deux organisations. Il ne s’agit pas, bien entendu, de détruire toute la structure syndicale dans le Parti ; mais il s’agit de rétablir entre la direction du Parti socialiste et celle des syndicats, entre les congrès du Parti et ceux des syndicats, un rapport naturel qui corresponde au rapport de fait entre le mouvement ouvrier dans son ensemble et ce phénomène particulier et partiel qui s’appelle le syndicat. Un tel bouleversement ne se fera pas sans provoquer l’opposition violente d’une partie des dirigeants syndicaux. Mais il est grand temps que la masse ouvrière socialiste montre si elle est capable de jugement et d’action, il est temps qu’elle manifeste sa maturité pour les périodes des grandes tâches et des grandes luttes à venir ; dans ces périodes, c’est elle, la masse, qui sera le chœur agissant et les directions ne joueront le rôle que de porte-parole, d’interprètes de la volonté de la masse

«Le mouvement syndical n’est pas le reflet des illusions, explicables certes, mais erronées, d’une minorité de dirigeants syndicaux ; il traduit la réalité vivante existant dans la conscience des prolétaires conquis à l’idée de la lutte des classes. Dans cette conscience, le mouvement syndical est un élément partiel de la social-démocratie. « Qu’il ose donc paraître ce qu’il est.»

Il peut certes se produire, comme nous l’avons observé,  des dérives en cours de route, puisqu’il appartient à la nature de la dialectique des mouvements de développer ses propres contradictions internes les amenant ensuite à les résoudre en effectuant les transformations nécessaires.  L’économisme en est une. Lénine conclut de façon générale en précisant sa pensée avec sa critique de l’économisme in « Que faire? »: https://www.marxists.org/francais/lenin/works/1902/02/19020200.htm

« La conscience politique de classe ne peut être apportée à l’ouvrier que de l’extérieur, c’est-à-dire de l’extérieur de la lutte économique, de l’extérieur de la sphère des rapports entre ouvriers et patrons. Le seul domaine où l’on pourrait puiser cette connaissance est celui des rapports de toutes les classes et couches de la population avec l’État et le gouvernement, le domaine des rapports de toutes les classes entre elles. C’est pourquoi, à la question : que faire pour apporter aux ouvriers les connaissances politiques ? – on ne saurait donner simplement la réponse dont se contentent, la plupart du temps, les praticiens, sans parler de ceux qui penchent vers l’économisme, à savoir “aller aux ouvriers”. Pour apporter aux ouvriers les connaissances politiques, les social-démocrates doivent aller dans toutes les classes de la population, ils doivent envoyer dans toutes les directions des détachements de leur armée.»

«Quand on parle de la faible préparation de la plupart des dirigeants actuels du mouvement ouvrier, on ne peut s’empêcher de rappeler également la préparation dans ce sens, car elle aussi est due â la compréhension “économiste” de la “liaison organique étroite avec la lutte prolétarienne”. Mais le principal, évidemment, c’est la propagande et l’agitation dans toutes les couches du peuple. Pour le social-démocrate d’Occident, cette tâche est facilitée par les réunions et assemblées populaires auxquelles assistent tous ceux qui le désirent, par l’existence du parlement, où il parle devant les députés de toutes les classes. Nous n’avons ni Parlement, ni liberté de réunion, mais nous savons néanmoins organiser des réunions avec les ouvriers qui veulent entendre un social-démocrate. Nous devons savoir aussi organiser des assemblées avec les représentants de toutes les classes de la population qui désireraient entendre un démocrate. Car n’est pas social-démocrate quiconque oublie pratiquement que “les communistes appuient tout mouvement révolutionnaire”, que nous devons par conséquent exposer et souligner les tâches démocratiques générales devant tout le peuple, sans dissimuler un seul instant nos convictions socialistes.

N’est pas social-démocrate (ou communiste) quiconque oublie pratiquement que son devoir est d’être le premier à poser, aiguiser et résoudre toute question démocratique d’ordre général. »

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