Quand un référendum chez la « perfide Albion » provoque des frétillements chez les « souverainistes » tricolores

marx engels lenin stalin mao

Nous avons obtenu sur un site web bien connu du mouvement maoïste, une interprétation que nous considérons juste, du point de vue matérialiste dialectique, c’est-à-dire fondée sur les principes marxiste-léniniste qui ont initié le mouvement communiste dans la voie révolutionnaire et matérialisé la première révolution socialiste du XXe siècle, la Grande Révolution Socialiste Bolchevique d’Octobre 1917, mais qui pose encore controverse dans le « mouvement internationaliste », à savoir la question du positionnement communiste par rapport aux nationalités, en général et au nationalisme, en particulier, conception bourgeoise de la diversité des peuples et de la division internationale du travail, versus l’internationalisme prolétarien et l’abolition de toute exploitation d’une nation par une autre. Un autre aspect qui fait polémique dans le monde de la « gauche » en général est ici traité par l’auteur, mais nous y accorderons moins d’importance en raison de sa particularité nationale, sauf en ce qui a trait à sa dimension « révolutionnaire » qu’il nous faut retenir comme approche afin de comprendre qu’une « gauche bourgeoise » même si elle se prétend de « gauche » demeure un parti issue de la bourgeoisie, et partant, ennemi de la classe ouvrière et du prolétariat révolutionnaire, donc du socialisme.

Nous, nous sommes des révolutionnaires et nous ne sommes pas "européistes" ni même 
"universalistes" mais INTERNATIONALISTES (et anti-impérialistes); nous voulons la Fédération la 
plus large possible (planétaire étant l'objectif) de Républiques populaires et socialistes elles-mêmes fédérations de Communes populaires. Nous ne somme pas "anti-système" mais pour le 
renversement révolutionnaire du Capital (anticapitalistes et communistes). Nous ne sommes pas 
pour la "souveraineté nationale"/"du peuple" mais pour le Pouvoir démocratique révolutionnaire 
des travailleurs/euses - ce qui signifie aussi pour la dictature à l'encontre de leurs ennemis, 
les exploiteurs. Nous sommes pour la destruction de l'Union européenne et de la "France" comme 
(comme toutes les) constructions et appareils de domination de la bourgeoisie.

Promesse « phare » de la campagne électorale de David Cameron qui l’a conduit à une assez confortable reconduction au mois de mai, le référendum sur la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne devrait se tenir soit en juin soit après l’été de l’année prochaine. Notre pronostic, qui n’a pour seul mérite que d’être le nôtre (mais enfin nous ne nous sommes jamais trop trompés jusqu’ici, ni sur l’Écosse ni sur la Catalogne), est qu’une petite majorité rejettera un tel « saut en avant » et préfèrera en rester au plutôt confortable « à moitié dedans » (sans euro, sans Schengen etc.) qui a finalement toujours prévalu – le pays pourra alors, peut-être, servir de modèle aux propositions d' »Europe à la carte » qui font de plus en plus leur chemin dans tout le spectre politique des États membres. Cameron, qui s’est engagé à organiser la consultation, fera lui-même campagne pour le maintien dans l’Union tout en « bataillant » auprès de Bruxelles pour le maximum de concessions.

Mais en attendant, la perspective a bien sûr provoqué les frétillements tout excités de toutes les forces « eurosceptiques » et « souverainistes » à commencer par la plus « en vue » et « pesante » électoralement, le Front National de Marine Le Pen qui compte bien faire de la tenue d’un tel référendum ici une proposition politique cardinale ; déjà dans la campagne pour les toutes prochaines régionales :

http://www.lemonde.fr/idees/article/2015/11/12/le-referendum-britannique-est-une-chance-pour-l-europe_4808215_3232.html

En ce qui concerne ce gigantesque piège à cons, les choses sont pourtant extrêmement simple et nous avons déjà eu l’occasion de les expliquer à plusieurs reprises :

  • Il y a un Grand Capital (monopoliste) bleu-blanc-rouge, selon la définition scientifique marxiste des monopoles ;
  • Ce Grand Capital bleu-blanc-rouge ne « raisonne » et n’agit toutefois pas de manière uniforme, « en bloc », monolithique ; il y a en son sein (de même qu’il y a concurrence permanente entre les entreprises capitalistes !) des conflits, des divergences d’intérêts ; ces divergences étant d’ailleurs l’une des principales sources de l’existence de plusieurs partis bourgeois ;

  • Une ligne de fracture particulièrement importante, à notre époque, est celle entre le Grand Capital bleu-blanc-rouge (pour le moment – mais de moins en moins – majoritaire) qui trouve son compte dans la dite « construction européenne » et celui (pour le moment – mais de moins en moins – minoritaire) qui ne l’y trouve pas (cette contradiction recoupe dans une certaine mesure celle entre une vision géopolitique « atlantiste » et une vision plus « multilatéraliste », tournée vers la Russie et les « émergents » etc. etc., mais pas toujours) ;

  • Chacune de ces deux « ailes » du Grand Capital sécrète sa « gauche » et sa « droite », « européiste » ou « souverainiste ».

C’est simple à comprendre, non ?

Les uns comme les autres (y compris les « souverainistes de gauche ») sont 1°/ des exploiteurs et des ennemis résolus du prolétariat et de ses résistances, 2°/ des impérialistes, 3°/ des ennemis jurés de toute affirmation des Peuples travailleurs (nationalités réelles) emprisonnés et niés dans les grands États et des colonies intérieures issues des pays impérialisés et « importées » pour leur force de travail dans la seconde moitié du 20e siècle ; même si sur ces trois fronts les « porte-paroles » petits-bourgeois et opportunistes des dominé-e-s se lient souvent à l’une ou l’autre « aile » pour « faire avancer les revendications ».

Au demeurant, l’hégémonie intellectuelle n’étant pas vraiment à la social-démocratie par les temps qui courent, ce l’on observe est une « gauche européiste » qui dérive chaque jour un peu plus vers des positions de droite « néolibérale »/ »néocon » « modérée » (encore que, sur le plan sécuritaire/policier, on se demande de plus en plus en quoi) et une « gauche souverainiste » qui végète tandis que seule a le vent en poupe la DROITE souverainiste chauvinarde-raciste la plus réactionnaire (ici le Front National, face auquel l’UMP n’a plus guère de choix que la course à l’échalote nationaliste, poujadiste et sécuritaire). Même dans des pays dominés d’Europe périphérique (Portugal, Grèce) ou des « petits impérialismes » ultra-vassaux (« Espagne », « Italie »), où la mobilisation de masse anti-austérité profite plutôt à la GAUCHE anti-UE (anti-austérité et anti-UE étant vus comme allant de pair), cette dernière faute d’assumer la révolution (logique pour des réformistes…) n’a de choix qu’entre assumer la capitulation « sociale-libérale » devant les instances communautaires (Syriza en Grèce, « Podemos » en « Espagne » étant sur le même chemin)… ou alors les appels du pied à l »alliance anti-système » avec les forces nationalistes de droite fascisantes (M5S de Beppe Grillo en « Italie », qui multiplie les « mains tendues » au mouvement néofasciste et s’est allié avec l’UKIP de Nigel Farage au Parlement européen).

Nous, nous sommes des révolutionnaires et nous ne sommes pas « européistes » ni même « universalistes » mais INTERNATIONALISTES (et anti-impérialistes) ; nous voulons la Fédération la plus large possible (planétaire étant l’objectif) de Républiques populaires et socialistes elles-mêmes fédérations de Communes populaires. Nous ne somme pas « anti-système » mais pour le renversement révolutionnaire du Capital (anticapitalistes et communistes). Nous ne sommes pas pour la « souveraineté nationale »/ »du peuple » mais pour le Pouvoir démocratique révolutionnaire des travailleurs/euses – ce qui signifie aussi pour la dictature à l’encontre de leurs ennemis, les exploiteurs. Nous sommes pour la destruction de l’Union européenne et de la « France » comme (comme toutes les) constructions et appareils de domination de la bourgeoisie.

Voilà ce que nous voulons et qui ne peut trouver son « compte » ni auprès de la « gauche » européiste la plus « progressiste » qui soit (EELV) ni auprès de la « gauche » souverainiste la plus « sociale » et « partageuse » (Mélenchon).

 

Source: http://servirlepeupleservirlepeuple.eklablog.com/quand-un-referendum-chez-la-perfide-albion-provoque-des-fretillements–a119366836

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