Georgi Dimitrov : Prendre de misérables terroristes sous sa protection, c’est aider le fascisme – 1937

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[L’article de G. Dimitrov a été publiés à Paris en 1937, par le Bureau d’éditions de l’Internationale Communiste, dans l’ouvrage intitulé « Le complot contre la Révolution russe. Les enseignements du Procès de Moscou contre le centre terroriste trotskiste-zinoviéviste. »]

 

 

 

Préface du Bureau d’édition

Prolétaire c’est votre cause qui est en jeu !

L’organisation d’attentats criminels en Union soviétique fait partie de l’offensive fasciste mondiale visant à l’esclavage des peuples.

Ce sont les mêmes criminels qui envoient les assassins en Espagne et en Union soviétique. Les bandes trotskistes-zinoviévistes s’avèrent les alliées les plus intimes de la racaille criminelle fasciste de Hitler et de Mussolini. Tant au procès des terroristes de Moscou qu’à celui des terroristes de Novossibirsk, il a été prouvé, devant le monde entier, que les bandes terroristes trotskistes-zinoviévistes travaillaient de concert avec les agents de la Gestapo. Elles se sont révélées comme des agents de celle-ci. En Espagne, les trotskistes essayent de désagréger et de briser le Front populaire antifasciste, afin d’aider les généraux fascistes Franco et Mola à remporter la victoire. C’est ainsi que le trotskisme s’avère l’allié, l’auxiliaire et le pionnier de la pire réaction et de la pire contre-révolution, le complice des plus mortels ennemis de la classe ouvrière, du fascisme assassin.

La découverte du complot trotskiste-zinoviéviste contre la vie de Staline et de ses collaborateurs les plus intimes, a soulevé une indignation indicible dans toute la population de l’U.R.S.S., ainsi que parmi les masses laborieuses et opprimées du monde entier. Tous les ouvriers et antifascistes ont compris que par ces attentats scélérats, on voulait atteindre le cœur, ce qu’il y a de meilleur, la position la plus forte de la paix mondiale, la démocratie, ce qu’il y a de plus cher et de plus sacré ou prolétariat révolutionnaire mondial et à toute la partie avancé e et progressive de l’humanité. A ces attentats lâches et perfides des bandes terroristes trotskistes, au guet-apens ourdi par les instruments du fascisme, une seule réponse pouvait être faite, celle qu’a donnée le tribunal suprême de l’U.R.S.S., accomplissant son devoir révolutionnaire : la destruction de cette bande de comploteurs perfides qui s’étaient avérés comme les ennemis mortels du prolétariat révolutionnaire mondial.

Non seulement le procès des terroristes de Moscou, mais aussi celui des terroristes de Novossibirsk a démontré à toute l’opinion mondiale la communauté tout à fait étroite dans le meurtre entre le fascisme allemand et les bondes terroristes trotskistes-zinoviévistes. Si, ou procès des terroristes de Moscou, on découvrit que les attentats des bandits féroces visaient les grands chefs du premier pouvoir ouvrier, à Novossibirsk, il fut prouvé que les assassinats en masse visaient les ouvriers d’entreprises et de mines entières de l’Union soviétique. On ne pouvait donc plus douter que le fascisme criminel assoiffé de sang se préparât à frapper le premier pouvoir ouvrier et ses chefs glorieux, et à réaliser la campagne de destruction qu’il prêchait depuis des années. Pour y parvenir, il eut recours aux seuls moyens qui lui restaient encore dons les conditions actuelles des rapports de force en U.R.S.S. : les lâches assassinats tramés en secret.

C’est sur cette voie terroriste que le fascisme hitlérien rencontra les bandits du bloc Trotski-Zinoviev et qu’il fit cause commune avec ces gens ravalés au rôle de terroristes assassins. Tels sont les faits dépouillés établis dans les pièces judiciaire.

Mais, malgré cette alliance éhontée des bandes terroristes dégénérées de Trotski et de Zinoviev, et du fascisme hitlérien, il s’est trouvé encore des avocats et des défenseurs cyniques de ces lâches assassins et terroristes œuvrant contre le premier Etat ouvrier. Les chefs les plus éminents de la Deuxième Internationale et de l’Internationale syndicale d’Amsterdam, Fritz Adler, De Brouckère, Citrine, Otto Bauer et d’autres encore, voulaient retenir le geste de défense du pouvoir soviétique et cherchaient à empêcher la suppression de la bande terroriste contre-révolutionnaire. Au lieu de venir en aide au pouvoir des Soviets dans sa lutte de défense révolutionnaire contre le mortel ennemi de tout le prolétariat mondial chose toute naturelle pour tous les ouvriers et antifascistes épris de liberté − les porte-parole de la Deuxième Internationale prennent parti pour ce pire ennemi du prolétariat mondial et contre l’avant-garde révolutionnaire combattante du prolétariat, et contre tous les antifascistes. C’est le deuxième fait tout nu que nous devons constater.

La lutte contre le principal ennemi du prolétariat, du socialisme et de la démocratie, la lutte contre le fascisme, oblige aussi aujourd’hui chaque ouvrier et chaque antifasciste, à prendre position dans ces questions. Tant que des traîtres à la cause de la classe ouvrière, des alliés du fascisme, des agents de l’ennemi de classe se trouveront encore dans ses propres rangs, le prolétariat ne pourra pas gagner la lutte pénible remplie de sacrifices, la longue lutte qu’il doit mener contre le fascisme et la contre· révolution.

La tâche primordiale, la plus importante, la plus inéluctable du prolétariat mondial et de tous les antifascistes est de consolider, d’étendre et de rendre invincible, à force de fermeté et de cohésion interne, le Front unique du prolétariat et le Front populaire antifasciste, de gagner et de mobiliser pour la lutte commune contre le fascisme toutes les couches encore hésitantes du peuple travailleur. Et cela ne se fera pas en défendant les ennemis mortels de l’avant-garde révolutionnaire comme le font les leaders de la Deuxième Internationale, mais seulement en épurant complètement les rangs du prolétariat de tous les ennemis déclarés et dissimulés et de tous les alliés du fascisme connus ou à découvrir.

Le mot d’ordre pour la classe ouvrière internationale n’est pas de défendre le trotskisme contre· révolutionnaire, de faire cause commune avec lui. C’est au contraire d’épurer, de nettoyer les rangs de la classe ouvrière des alliés du fascisme. C’est cela qui est aujourd’hui la nécessité de l’heure.

Georgi Dimitrov : Prendre de misérable terroristes sous sa protection, c’est aider le fascisme

On ne peut lire, sans éprouver un sentiment de profonde indignation, le télégramme que les représentants officiels de l’Internationale socialiste et de la Fédération syndicale internationale, De Brouckère, Adler, Citrine et Schevenels ont adressé, en toute hâte, au gouvernement soviétique, à propos du procès du Centre terroriste trotskiste-zinoviéviste.

Ces leaders réactionnaires agirent-ils avec le même empressement lorsque l’Internationale communiste s’adressa à l’Internationale socialiste en vue d’une aide commune aux mineurs asturiens qui luttaient en octobre 1934 les armes à la main ? Se hâtèrent-ils de répondre aux appels réitérés des représentants de l’Internationale communiste les invitant à agir en commun pour la défense du peuple éthiopien, attaqué par le fascisme italien. Nullement. On se souvient qu’ils déclarèrent alors se considérer incompétents pour engager des pourparlers sur cette question et qu’il fallait attendre la convocation de l’Exécutif de l’Internationale socialiste. Pourtant, il s’agissait alors d’une cause juste et honnête : la défense des intérêts vitaux du prolétariat, non seulement espagnol, mais du prolétariat international, de la lutte contre une guerre de rapine des plus inique, des plus infâme.

Mais, aujourd’hui, il se trouve qu’ils sont pleinement compétents pour prendre de leur propre chef, sans consulter leurs organisations, la défense d’accusés terroristes qui ont porté leur main criminelle contre les dirigeants du pouvoir soviétique.

Il en fut toujours ainsi. Lorsque le tribunal prolétarien de l’U.R.S.S. abaissa son glaive pour châtier les saboteurs qui mélangeaient du verre pilé à la nourriture des ouvriers, empoisonnaient le bétail des kolkhoz, endommageaient les machines, pour châtier les saboteurs-espions et les agents du fascisme qui détruisaient les voies ferrées, organisaient des explosions, on vit invariablement les leaders réactionnaires − Citrine, Adler, etc., − intercéder en défenseurs de ce ramassis de contre-révolutionnaires.
Maintes fois, dans le passé, lorsque les organismes de la dictature du prolétariat prirent en flagrant délit les agents du fascisme étranger qui préparaient des attentats contre les chefs du pays du socialisme, la sympathie des leaders réactionnaires fut non du côté des ouvriers et des kolkhoziens de l’Union soviétique, mais du côté de leurs cruels ennemis.

Aucun leader de l’Internationale socialiste n’adressa de télé grammes de condoléances ni au P.C. de l’U.R.S.S., ni au gouvernement soviétique, lorsque fut traîtreusement tué Kirov, le meilleur fils du peuple, le combattant si dévoué à la cause de la libération de la classe ouvrière internationale. Au contraire. Ils se hâtèrent aussi cette fois-là de prendre la défense de ceux sur qui s’abattait la colère du peuple. Et il est d’autant plus révoltant de voir qu’aujourd’hui précisément, lorsque autour du peuple espagnol luttant héroïquement, se forme en fait un Front unique international de lutte contre les généraux rebelles, contre le fascisme allemand et italien, pour défendre la République et la démocratie, Citrine et consorts se livrent à une manifestation hostile contre le pays du socialisme, rempart le plus ferme et indestructible de la liberté des peuples.

Que peuvent dire ces avocats de Trotski, Zinoviev, Kamenev devant des faits indéniables ?, N’est-il pas prouvé que Trotski, en son temps élevé sur les pavois par les leaders socialistes réactionnaires, est l’organisateur de la terreur individuelle dans l’Union soviétique ? Cella est prouvé. N’est-il pas prouvé que ses alliés, Kamenev, Zinoviev, etc. préparèrent, des années durant, des attentats terroristes contre le plus grand chef et l’organisateur des victoires du socialisme, Staline, contre ses meilleurs compagnons de lutte, les dirigeants du Parti et du pouvoir soviétique ? Cela est prouvé. N’est-il pas prouvé que cette bande terroriste assassina Kirov ? Cela est prouvé. N’est-il pas prouvé que ces vils terroristes agissaient en alliance avec la Gestapo, C’est-à-dire avec la police secrète du fascisme allemand, le plus cruel ennemi de la classe ouvrière, tortionnaire féroce des ouvriers communistes, socialistes et sans parti ? Cela est prouvé. N’est-il pas prouvé que les terroristes contre-révolutionnaires, dans leur illégalité empestée, cultivaient les mœurs des policiers fascistes qui incendièrent le Reichstag, et, plus tard, exterminèrent les participants de cette ignoble affaire ? Cela est prouvé. Tout cela a été prouvé au tribunal soviétique, siégeant publiquement, en présence des représentants de la presse internationale, cela a été confirmé par les aveux catégoriques des inculpés eux-mêmes. Mis au pied du mur par les faits et les preuves, ils ont pleinement reconnu la justesse des accusations portées contre eux et n’ont pas nié leur liaison avec le fascisme, tant dans le domaine politique que dans celui de l’organisation.

N’est-ce pas un fait que les accusés, dans leur dernière déclaration, ont proclamé l’un après l’autre l’infamie de leurs crimes, contre la classe ouvrière ?

Mais Citrine, Adler, etc., ont pris leur défense !

Ridicules et lamentables sont les prétentions de ces leaders qui demandent d’accorder aux accusés les garanties auxquelles ils ont droit. Toutes les possibilités ont été données aux accusés de se défendre. On leur a accordé le droit de choisir leurs défenseurs, d’appeler des témoins, d’exiger la vérification des preuves, etc. Mais ils ont renoncé aux défenseurs, à citer des témoins, ils ont renoncé à plaider eux-mêmes car la chaîne des crimes était trop manifeste et irréfutablement prouvée. Leurs crimes ont été prouvés devant le monde entier au procès public par des documents, des faits, des pièces à conviction. Les conspirateurs criminels ont été pris en flagrant délit, les armes à la main, avec des passeports reçus des agents de la Sûreté hitlérienne, avec des explosifs.

Les documents présentés au tribunal ont prouvé que Trotski dirigeait personnellement l’ activité des terroristes qu’il en voyait en U.R.S.S. pour assassiner Staline et organiser des actes terroristes contre les dirigeants de l’État socialiste. A ce procès public, la culpabilité des terroristes trotskistes et zinoviévistes a été prouvée par des preuves plus que suffisantes.

Il a été démontré de toute évidence que Trotski, Zinoviev, Kamenev et toute leur bande se trouvaient de l’autre côté de la barricade ; qu’ils se trouvaient dans le même camp que ceux qui luttent contre le peuple espagnol, qui envoient des aéroplanes, des fusils, des obus aux généraux rebelles et effectuent une intervention contre-révolutionnaire en Espagne.

Citrine et consorts tentent de mati ver leur défense des terroristes − des ennemis du pouvoir soviétique − en invoquant la nécessité de maintenir la solidarité prolétarienne avec la classe ouvrière qui lutte en Espagne. Ils tentent de créer l’impression que le procès des terroristes contre-révolutionnaires en U.R.S.S. menace cette solidarité prolétarienne avec le peuple espagnol. C’est un mensonge avéré.

Le procès contre les terroristes, agents du fascisme, fait partie intégrante de la lutte antifasciste de la classe ouvrière internationale. La solidarité réelle avec le peuple espagnol est incompatible avec la défense des agents du fascisme dans les autres pays. On ne saurait soutenir honnêtement le peuple espagnol en lutte contre le fascisme et en même temps, se faire le défenseur d’une bande terroriste en U.R.S.S., bande aidant le fascisme. Ceux qui, directement ou indirectement, soutiennent les terroristes contre-révolutionnaires en U.R.S.S., servent également à fond le fascisme espagnol, contrecarrent la lutte du peuple espagnol et facilitent sa défaite.

L’intervention des leaders de l’Internationale socialiste et de la Fédération syndicale internationale conduit à saper la solidarité du prolétariat international avec le prolétariat de l’UR.S.S. Elle porte un coup au mouvement d’unité de la classe ouvrière mondiale. Elle vise à faire échouer le Front unique des travailleurs contre le fascisme en Espagnol en France, et dans les autres pays. L’intervention de Citrine et consorts est un coup direct porté la lutte héroïque du peuple espagnol, car si le peuple espagnol suivait les conseils malpropres que se permettent de donner aux peuples de l’U.R.S.S. les leaders socialistes réactionnaires, la République espagnole serait vouée à la défaite.

Si le peuple espagnol doit supporter de tels sacrifices, c’est précisément parce que les généraux contre-révolutionnaires ont trop longtemps joui de l’impunité et que les mesures nécessaires n’ont pas été prises à temps contre les fascistes qui organisaient secrètement le complot contre le peuple.

Il est hors de doute que Hitler et Mussolini, les généraux Franco et Mola, les fascistes de France et des autres pays, tous les ennemis jurés de l’unité de la classe ouvrière et du Front populaire, tous les ennemis de la démocratie, du socialisme et de l’Union soviétique salueront cet acte honteux, car l’intervention de Citrine-Adler vise à approfondir la scission dans les rangs du mouvement ouvrier mondial. Elle fait le jeu de la réaction internationale.

Il serait faux de rendre responsables de cette intervention tous les partis et organisations affiliés à l’Internationale socialiste et à la Fédération syndicale internationale. Il est certain qu’ils n’ont pas mandaté Citrine et Schevenels, De Brouckère et Adler pour prendre la défense de Trotski, Zinoviev, Kamenev qui organisaient des actes terroristes contre les dirigeants du grand pays des Soviets. Ils ne les avaient pas mandatés pour défendre des accusés, alliés au fascisme allemand et agents de la Gestapo. Ils n’avaient pas chargé ces leaders d’utiliser le procès de la bande terroriste pour déclencher une nouvelle campagne de calomnies contre l’Union soviétique et faire échouer le front unique contre le fascisme.

Aujourd’hui, en connexion avec l’intervention honteuse de Citrine et consorts, les millions de partisans de l’unité dans les rangs de l’Internationale socialiste et de la Fédération syndicale internationale sont tenus de riposter mieux encore aux saboteurs du Front unique. Il est grand temps de mettre fin à ces interventions faites prétendument au nom des organisations ouvrières et qui empêchent la lutte commune contre l’ennemi commun.

L’exemple des condamnés dégénérés permet à chacun de voir comment les renégats, gens à double face, jonglant avec les phrases radicales, dans le genre de Trotski, jouent le rôle de saboteurs dans les rangs du mouvement ouvrier et accomplisse la besogne scélérate du fascisme. Aujourd’hui même, les gens les plus myopes sont à même de se rendre compte pourquoi Trotski a besoin de créer une « Quatrième Internationale » et à qui sert ce ramassis malpropre d’individualistes petits-bourgeois déchaînés, d’arrivistes infatués d’eux-mêmes, d’agents de la Gestapo et des autres polices.

Savoir faire preuve à chaque pas d’une vigilance de classe perspicace, apprendre à distinguer les amis véritables des ennemis cachés, démasquer les gens à double face, agents de l’ennemi de classe, les expulser à temps et impitoyablement des rangs des organisations prolétariennes, tel est un des enseignements les plus importants que le mouvement ouvrier de tous les pays doit tirer de ce procès.
Nous ne doutons pas que toutes les organisations de la classe ouvrière donneront une réponse méritée aux sorties antisoviétiques de Citrine et consorts renforceront et développeront le mouvement en faveur du Front unique, rassembleront des millions de travailleurs autour de l’équitable guerre du peuple espagnol contre les généraux rebelles soutenus par le fascisme allemand et italien, et grouperont la classe ouvrière contre le fascisme et ses misérables auxiliaires, les conspirateurs trotskistes.

 

Source: http://www.centremlm.be/Georgi-Dimitrov-Prendre-de

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