Park Kun-woong (« Je suis Communiste ») : « Nous ne sommes pas libérés de la guerre des idéologies »

Pour quelles raisons pensez-vous que votre livre été la cible des conservateurs ?
Il l’a été à la fois pour son titre et pour son contenu. Hur Young-chul, dont j’expose le parcours, a refusé de se fondre dans le capitalisme pendant plus trente ans. Il témoigne aujourd’hui que le système de l’ennemi des années 1950 lui semblait plus abouti d’un point de vue social. C’est ce qui a valu au livre d’être retiré de quelques bibliothèques sous la pression des conservateurs. Je le ressens comme une atteinte au droit à la culture et à l’expression.
Il s’agit de l’histoire d’une personne emprisonnée pendant trente-six ans pour avoir déclaré déclaré : « Je suis communiste ». Je crois que la démocratie signifie la diversité d’opinion. Le fait de ne pas reconnaître le communisme dans la Corée du Sud actuelle m’amène à douter de cette démocratie. Nous ne sommes pas encore libérés de la guerre des idéologies.
Pourquoi avoir choisi de raconter cette histoire ?
Je raconte l’histoire d’une personne qui a pris le parti du Nord. Pendant ses trente-six années de détention, ses photos et ses écrits ont été brûlés par sa propre famille pour ne pas subir plus de répression. À sa sortie de prison le seul support sur lequel il pouvait s’appuyer pour raconter son parcours était sa mémoire. Il en a tiré un livre, c’est ce qui constitue ma bande dessinée.
Son témoignage permet d’équilibrer notre regard sur l’affrontement entre le Nord et le Sud. On voit par exemple que l’armée chinoise qui est perçue aujourd’hui comme invasive, a été reçue par une partie de la population dans un esprit de solidarité et que les soldats chinois faisaient preuve de comportements positifs…

histoireetsociete

16 mars 2016
Park Kun-woong ("Je suis Communiste") : « Nous ne sommes pas libérés de la guerre des idéologies »

http://www.actuabd.com/Park-Kun-woong-Je-suis-Communiste

Invité de Livre Paris, Park Kun-woong n’a pas (encore) la notoriété d’un Spiegelman ou d’un Tardi. Il est cependant de ces auteurs dont les œuvres enrichissent la mémoire universelle par le roman graphique. Après « Fleur » (Casterman) et « Massacre au pont de No Gun Ri » (Vertige graphique), il poursuit l’exploration de l’histoire de la Corée avec les deux volumes de « Je suis communiste » (Cambourakis). Nous l’avions rencontré l’été dernier à l’occasion du Festival de Bucheon dont il était le Président. Nous le retrouvons à Paris.

Après avoir été honoré par ses aînés qui l’ont nommé président de la plus importante manifestation de BD coréenne, Park Kun-woong s’était retrouvé en haut de l’affiche de la 18e édition du Festival de Bucheon.

Né en 1972, cet auteur semble agir comme un relais entre les pionniers de la bande dessinée sociale coréenne, témoins directs des drames du passé, et la…

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