Le mouvement social en France

Extrait du texte sur le mouvement social en cours :

« Il n’y a pas de « bon » contrat de travail dans la société capitaliste.

Encore une fois, le camp réformiste nous fait le coup de la « défense des acquis », en oubliant que le statu quo est la pire des choses. Il ne saurait y avoir de relation de travail juste, « égalitaire » ou équilibrée, dans une société où une minorité détient tous les moyens de production et d’échange et où l’immense majorité ne dispose que de sa force de travail pour survivre. Les modalités pour enterrer la lutte sont rodées depuis longtemps, les syndicats appellent à des journées d’action très espacées (la prochaine est prévue pour le 29 avril 2016), maintiennent en parallèle des actions catégorielles (hôpitaux, transports, …), ne font pas d’appel à l’élargissement des luttes et se cantonnent à leurs bastions traditionnels fortement marqués par la fonction publique.
Si le mouvement de mars reste sur la défensive, il ne fera, au mieux, que retarder les échéances, face à des mesures que la bourgeoisie sera historiquement contrainte de prendre, de toutes les façons.
Nous en sommes là aujourd’hui (mi-avril). Le grand chaudron social bout de mille contradictions et frustrations accumulées, de misère sociale profonde, de désarroi face aux évolutions de la société, d’aigreurs des jeunes déclassés qui pensent «valoir mieux que çà », de rage rentrée de ceux que l’on méprise et que les gouvernants prennent éternellement pour des cons…  »

Robin Goodfellow, défense du marxisme

Des camarades à l’étranger nous ont demandé de commenter ce qui se passait en France actuellement. Au vu de certaines analyses dans divers sites ou publications d’extrême-gauche, le mouvement actuel est souvent sur-évalué et ceci sans doute pour deux raisons : le rôle des médias qui d’une part insistent sur les violences, images à l’appui, donnant ainsi une fausse image de radicalisme, et d’un autre côté manifestant une grande sympathie pour le phénomène « Nuit debout » ; et l’image traditionnelle du prolétariat français, combatif, déterminé, etc. Pourtant, comme nous en donnons ici une première analyse, le mouvement dans son expression générale (ce qui ne veut pas dire qu’il n’y ait pas des poussées de révolte sociale qui pourraient déboucher sur autre chose) reste parfaitement encadré par les forces réformistes et les pompiers sociaux, comme cela s’est passé pour le mouvement contre la réforme des retraites en 2010.

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«  Le mouvement…

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