Conférence Solidarité et Lutte : Renforcer la résistance à la guerre, au militarisme et au néofascisme

 

à Université de Toronto, Canada

du 5 au 7 août 2017

 

Informations : Courriel : antiwarconf.inquiriesto@gmail.com

 

#SOLIDARITYFIGHTBACK

#NO2USMILITARISM

 

Ligue internationale de lutte des peuples /    International League of Peoples’ Struggle     ILPS-LILP

Alliance international des femmes / International Women’s Alliance                                    AIF/IWA

Guerre, militarisme et néofascisme états-uniens

Guide de discussion

  1. TRUMP ESCALADE-T-IL LE MILITARISME ET LA GUERRE DES ÉTATS-UNIS?

 

Cent jours viennent à peine de s’écouler depuis l’accession de Trump à la présidence, et déjà le gouvernement des États-Unis poursuit violemment ses guerres impérialistes d’agression et d’intervention à l’étranger et intensifie la répression au pays. La superpuissance essaie ainsi, désespérément, de maintenir son hégémonie dans un monde multipolaire plongé dans une série de crises.

 

Seulement en mars, plus de 1 000 civils sont morts au cours de frappes aériennes effectuées par la soi-disant coalition que les États-Unis dirigent en Irak et en Syrie. Toujours en mars, Trump a donné l’ordre de lancer sur le Yémen, en seulement une semaine, plus de bombes que ne le faisait Obama dans toute une année.

 

Le 5 avril, Trump a donné l’ordre de lancer 59 missiles Tomahawk sur une base aérienne syrienne, sous un faux prétexte, tuant des dizaines de civils d’un village voisin. Un mois auparavant, les drones étatsuniens avaient lancé des missiles Hellfire et jeté une bombe sur une mosquée de la partie ouest d’Alep, dans laquelle 200 personnes priaient, en tuant 40 et en blessant 120 autres.

 

Le 13 avril, en Afghanistan, les États-Unis ont lancé la plus puissante bombe non nucléaire de leur arsenal sur un complexe de grottes et de tunnels, prétendument utilisés par les terroristes de l’ISIS. C’était la première fois que la bombe GBU-43 «Massive Ordnance Air Blast bomb» (MOAB), «Bombe à effet de souffle d’artillerie lourde», surnommée «la mère de toutes les bombes», était utilisée au combat. L’onde de souffle intense engendré par la bombe peut, dans un rayon d’un mille, anéantir toute personne et brûler tout l’oxygène se trouvant dans des espaces souterrains tels que des tunnels et des grottes.

 

En Somalie, Trump a affaibli les règles d’engagement de l’armée étatsunienne, ce qui entrainera l’augmentation du nombre pertes civiles. Depuis 2007, les États-Unis mènent une guerre très floue contre les soi-disant islamistes en action dans ce pays stratégique de la Corne de l’Afrique, et se servent de l’Éthiopie dans ce conflit mené par procuration. Obama avait régulièrement utilisé les drones des bases étatsuniennes situées à Djibouti, pays voisin, pour frapper les militants d’Al-Shabab.

 

Trump s’est vanté de déployer ce qu’il décrit comme une « armada » de cuirassés pour intimider la République populaire démocratique de Corée (RPDC) et a menacé de lancer une attaque nucléaire le premier, comme mesure préventive contre ce pays.

 

Toutes les actions agressives et belliqueuses entreprises par les États-Unis sont des signes, non pas de force ou d’assurance en leur capacités, mais bien ceux du déclin de cette puissance impérialiste. Étant en perte de vitesse, cette superpuissance devient toujours plus désespérée et agressive, et utilise la force brutale dans de vaines tentatives de conserver sa position hégémonique.

 

  1. QUELLES SONT LES CAUSES DE CETTE ESCALADE DES GUERRES ET DU MILITARISMES?

 

Comme conséquence de quatre décennies de restructuration néolibérale, l’économie mondiale transformée avait engendré d’énormes profits pour l’oligarchie financière par l’intensification de l’exploitation et la dépossession de familles de travailleurs dans le monde entier. Avant la crise, l’économie se maintenait grâce à la consommation stimulée par l’endettement et à l’activité forcenée des capitaux.  Mais avec l’éruption de la crise, ces facteurs s’étaient affaiblis et ne lui permettaient plus de juguler la crise de surproduction.  Les masses appauvries ne pouvaient plus acquérir les biens créés en quantité excessive par la production capitaliste. Ces facteurs ont même aggravé la suraccumulation de capital jusqu’à l’éclatement de la bulle lors de la crise des prêts hypothécaires à risque en 2007. L’économie mondiale s’est alors enlisée et se trouve depuis plongée dans une crise prolongée.

 

La crise économique prolongée du système capitaliste mondial est en train d’intensifier les luttes géopolitiques et les conflits sociaux dans le monde entier. Les États impérialistes dirigés par les États-Unis s’efforcent toujours plus agressivement de conquérir et de contrôler davantage de territoires qui constituent des sources de matières premières et de main-d’œuvre à bon marché, des marchés captifs, des routes d’approvisionnement et des zones pouvant servir de rampes de lancement de forces militaires à l’étranger. Alors que le néolibéralisme s’enlise dans la crise, le militarisme, c’est-à-dire le recours par les États aux moyens militaires pour atteindre leurs objectifs en matière de gouvernance intérieure et de relations extérieures, se développe et sévit aujourd’hui dans tous les continents.

 

L’impérialisme étatsunien est le principal fauteur de militarisme et de guerres et également la principale cause de déstabilisation dans le monde actuel. Les États-Unis sont préoccupés par l’apparition de nouvelles puissances telles que la Russie et que la Chine dans un monde multipolaire, qui, selon eux, menacent l’hégémonie qu’ils avaient établie sur le monde.  Ils se sentent menacés par la création et le développement de l’Organisation de coopération de Shanghai, qu’ils perçoivent comme étant une alliance opposée à l’alliance États-Unis-OTAN,  du bloc économique des pays désignés par l’acronyme BRICA, qui regroupe le Brésil, la Russie, l’Inde, la Chine et l’Afrique du Sud, de l’accord de commerce régional que développe la Chine, du Partenariat économique global régional (RCEP), qui exclue les États-Unis, des nouvelles institutions financières qui rivalisent avec la structure financière mondiale dominée par le capital financier étatsunien.

 

  1. COMMENT L’IMPÉRIALISME ÉTATSUNIEN MÈNE-IL UNE GUERRE DE TERREUR MONDIALE?

 

Afin de maintenir sa domination sur la planète, les États-Unis déclenchent des guerres de terreur dans le monde entier sous le prétexte de mener une «guerre contre le terrorisme» au niveau international. De connivence avec ses alliés de l’OTAN, l’État sioniste d’Israël et le Royaume d’Arabie Saoudite, les États-Unis ont délibérément fomenté des divisions sectaires en Asie occidentale et en Afrique du Nord, et cherchent à détruire ou à affaiblir tout régime qui défend la cause de l’indépendance nationale et de l’autodétermination des peuples arabes.

 

Le général Wesley Clark, ex-commandant suprême allié de l’OTAN pendant la guerre du Kosovo, a révélé que quelques semaines après les attentats du 11 septembre aux États-Unis, le Pentagone avait publié un mémorandum secret qui «décrivait comment nous allons envahir sept pays en cinq ans, d’abord l’Irak, puis la Syrie, le Liban, la Libye, la Somalie et le Soudan et enfin l’Iran.» Et, en effet, peu après, les États-Unis et leurs alliés ont bombardé, envahis ou occupés tous ces pays, à l’exception du Liban et de l’Iran, mais en attaquant en plus l’Afghanistan et le Yémen. Washington a également alloué 38 milliards de dollars afin d’appuyer les politiques israéliennes d’apartheid et d’occupation brutale de la Palestine au cours de la prochaine décennie.

 

Sur le continent africain, au cours des deux derniers mandats présidentiels d’Obama et celui de son prédécesseur, George W. Bush, Jr., les États-Unis ont intensifiée la militarisation qu’ils dirigent et continueront sans aucun doute à le faire sous la présidence de Trump. Au début de 2008 a eu lieu la fondation du Commandement des États-Unis pour l’Afrique (AFRICOM), qui a provoqué de l’instabilité et des déplacements de population dans le continent.

 

Comme le souligne Abayomi Azikiwe, rédacteur en chef de l’organisation «Pan-African News Wire» (novembre 2016), «le bombardement de la Libye sous de faux prétextes, la déstabilisation du pays et l’assassinat brutal du leader de longue date, le colonel Muammar Kadhafi, ont eu des conséquences qui sont encore ressenties (…). Aujourd’hui, la Libye est devenue un centre important de trafic ou de fuite d’êtres humains qui quittent le continent africain et traversent la Méditerranée en direction de l’Europe. Le Pentagone effectue chaque jour des bombardements dans cet État nord-africain. Washington et ses alliés ont subi de lamentables échecs lors de leurs multiples tentatives de créer à Tripoli un régime néocolonial stable qu’ils pourraient dominer (…).»

 

À Djibouti, le camp Lemonier, base militaire en plein essor, sert de lieu d’organisation et de lancement d’une campagne aérienne et terrestre sous le couvert de la lutte contre le «terrorisme islamique» dans la Corne de l’Afrique. La République du Soudan, qui était autrefois le plus grand État-nation d’Afrique en termes de superficie, a été divisée sous l’égide de Washington pour nuire à l’industrie pétrolière des pays émergents qui agissent en partenariat avec la République populaire de Chine.

 

Dans la région Asie-Pacifique, les États-Unis poursuivent leur politique de créer un «pivot vers l’Asie», qui consiste à y déployer jusqu’à 60 pour cent de leurs forces navales pour contenir la Chine et isoler la Corée du Nord. En 2015, le Commandement du Pacifique des États-Unis a effectué 175 exercices militaires bilatéraux et multilatéraux dans la région Asie-Pacifique.  Ceci constitue une hausse par rapport aux 160 exercices menés en 2014. Ces exercices conjoints font partie d’opérations de plus en plus fréquentes et de plus en plus diversifiées, qui incluant maintenant la guerre terrestre, la guerre aérienne, la guerre maritime, la guerre antimissile, les opérations spéciales, ainsi que la guerre électronique et cybernétique.

 

Tout en ciblant le programme nucléaire de la Corée du Nord, l’armée des États-Unis continue d’amasser des armes nucléaires en Corée du Sud. Les États-Unis se servent de la Corée du Sud comme plate-forme de lancement du Système de Défense aérienne de haute altitude (ou bouclier antimissile étatsunien) du Pentagone, connu sous le nom de THAAD (Terminal High Altitude Air Defense). Ils visent façon ostensive la Corée du Nord, mais également en Chine. En mars 2017, les États-Unis et la Corée du Sud ont entrepris le plus grand exercice militaire jamais réalisé dans la péninsule coréenne, mobilisant plus de 320 000 militaires, qui étaient appuyés par des forces aériennes et navales des États-Unis du niveau technologique le plus avancé. Ces exercices étatsuniens simulent des scénarios d’utilisation d’équipements anti-missiles et de forces de combat spéciales dans le but déclaré de «décapiter» la direction de la Corée du Nord et de détruire les armes nucléaires de ce pays.

 

Il n’est pas déraisonnable de croire que, face à cette grave menace, les dirigeants de la Corée du Nord pensent que les armes nucléaires du pays constituent le meilleur moyen de dissuader les États-Unis d’envahir ou d’attaquer leur pays, comme ils l’ont fait en Afghanistan, en Libye et en Syrie.

 

  1. L’IMPÉRIALISME ÉTATSUNIEN EST-IL COUPABLE DE CRIMES DE GUERRE?

 

Les États-Unis, l’OTAN et les forces alliées ont commis les crimes les plus atroces contre l’humanité tels que le massacre de civils, la torture et l’assassinat de prisonniers de guerre, ainsi que l’utilisation d’armes de destruction massive. Les forces étatsuniennes ont utilisé des bombes de phosphore blanc et des munitions d’uranium appauvri, que les conventions internationales interdisent parce qu’elles causent la mort au terme de douleurs atroces et le cancer d’habitants des populations touchées.

 

L’armée étatsunienne a entraîné et armé des troupes de substitution et des forces paramilitaires, y compris des groupes djihadistes comme Al-Qaïda et Daesh (ISIS / ISIL), dans le but d’attaquer ou de déstabiliser des pays qui ne sont pas alignés sur les conceptions impérialistes étatsuniennes et qui sont situés dans les régions riches en pétrole de l’Asie occidentale et centrale et de l’Afrique du Nord.

 

Ces guerres d’agression et par procuration, qui utilisent des groupes djihadistes, ont rasé des villes, des villages et des centres industriels, détruit des infrastructures civiles telles que des barrages, des ponts, des hôpitaux, des écoles, des installations énergétiques, des sites historiques, des églises et des mosquées, entre autres éléments. Environ 80% des morts de ces guerres ont été des civils, y compris des femmes, des enfants et des personnes âgées.

 

Selon un rapport publié en 2015 par les organisations «Médecins pour la responsabilité sociale», «Médecins pour la survie mondiale» et «Médecins internationaux pour la prévention de la guerre nucléaire», au moins un million d’Irakiens ont été tués entre 2003 et 2012 directement à cause de l’invasion et de l’occupation du pays par les États-Unis. Cette étude a révélé qu’au moins 1,3 million de personnes ont été tuées en Irak, en Afghanistan et au Pakistan à la suite de la soi-disant «Guerre contre la terreur» menée à la suite des événements du 11 septembre 2001. En 2015, les États-Unis ont officiellement lancé plus de 22 000 bombes et des attaques de drones en Irak et en Syrie, soit en moyenne plus de 60 bombes par jour.

 

Selon le Bureau de coordination des affaires humanitaires de l’ONU, les bombardements ininterrompus menés au Yémen par la coalition soutenue par les États-Unis ont détruit une partie importante de l’infrastructure sanitaire et aggravé la situation humanitaire qui était déjà effarante. Au moins 10 000 civils ont déjà été tués. D’autre part plus de 7,6 millions de Yéménites, dont 3 millions de femmes et d’enfants, sont au bord de la famine parce que les États-Unis et leurs alliés, l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis, bloquent toutes les routes terrestres, les aéroports et les régions côtières pour empêcher l’approvisionnement en aliments.

 

Selon le Bureau de l’Agence des Nations Unies pour les réfugiés, en 2015, le nombre de personnes «déplacées par la force dans le monde entier en raison de persécutions, de conflits, de violence généralisée ou de violations des droits de la personne» avait dépassé 60 millions, soit le nombre le plus élevé depuis la Seconde Guerre mondiale et ses conséquences immédiates. Plus des deux tiers de tous les réfugiés proviennent de seulement deux pays, qui ont été ciblés par des guerres dirigées par les États-Unis, la Syrie et l’Afghanistan. Plus de la moitié de ces réfugiés étaient des enfants.

 

Ces faits n’ont cependant pas causé d’émoi ou de tumulte au sein de l’ONU, de la « communauté internationale » et surtout pas dans les « pays civilisés » de l’Occident, eux qui, pour provoquer la guerre, accusent à tout bout de champ Bachar el-Assad et la Corée du Nord de commettre de prétendus « crimes de guerre ».

 

  1. DE QUELLE AUTRE FAÇON L’IMPÉRIALISME ÉTATSUNIEN MÈNE-IL LA GUERRE CONTRE LES CIVILS?

 

Les jeunes Étatsuniens, surtout ceux qui sont de couleur et les chômeurs, ont été sacrifiés dans le cadre de ces guerres d’agression menées à l’étranger. Le gouvernement des États-Unis a admis que 4 448 soldats étatsunien sont morts et que 32 221 ont été blessés lors de la guerre menée en Irak. Un grand nombre des soldats étatsuniens qui ont survécu à ces guerres souffrent de troubles mentaux et d’incapacités post-traumatiques.

 

Les guerres pour le pétrole menées par les États-Unis dans l’ensemble du Moyen-Orient ont causé la mort et l’invalidité de millions de personnes. Et, paradoxalement, les groupes terroristes qui étaient censés être les cibles de ces attaques menées par les États-Unis ont augmenté en nombre et se sont déployés sur une zone encore plus étendue. Après seize années de cette « guerre contre le terrorisme » menée par les États-Unis, les talibans contrôlent maintenant plus de territoire en Afghanistan qu’en 2001, tandis que le gouvernement afghan soutenu par les États-Unis ne contrôle pas plus de 60% du pays. Cela montre clairement que la « guerre contre le terrorisme » des États-Unis et de l’OTAN tue plus de civils et incite plus de personnes à devenir des militants opposés aux États-Unis et à leurs représentaux locaux.

 

Quant aux pays européens membres de l’OTAN et alliés de Washington, l’appui qu’ils ont donné aux guerres d’agression des États-Unis se retourne contre eux, comme en témoignent les attaques terroristes survenues à Paris, à Bruxelles et à Londres, qui ont causé de nombreuses victimes chez les civils et créé un climat de terreur au sein des populations.

 

Le terrorisme que les pays impérialistes exportent se retourne contre eux en les frappant. Face à cela, les États deviennent encore plus répressifs localement et adoptent plus de lois et de règlements, qui réduisent les libertés civiles, augmentent la surveillance des masses et militarisent la police et les contrôles aux frontières.

 

Aux États-Unis, par exemple, les citoyens font face à une escalade d’attaques néo-fascistes perpétrées par l’État, entre autres l’incarcération massive de personnes, la lutte contre les syndicats, la criminalisation, la militarisation de l’application de la loi, la brutalité policière, les raids et les déportations effectuées par l’Agence fédérale de contrôle de l’immigration et des douanes  [«U.S. Immigration and Customs Enforcement» (ICE)], et la surveillance des masses. Un exemple de cela est l’utilisation, partout aux États-Unis, des équipes SWAT («Special Weapons And Tactics» ou Armes et tactiques spéciales), lourdement armées, qui entrent de force dans des maisons de travailleurs en pleine nuit, souvent au moyen d’engins explosifs tels que les grenades «Flashbang», qui assourdissent et aveuglent temporairement, simplement pour appliquer un mandat de perquisition émis sur la base du soupçon que quelqu’un serait peut être en possession d’une petite quantité de drogue. Les États-Unis détiennent le quart de la population carcérale mondiale, qui se caractérise par un pourcentage disproportionné de Noirs et de membres d’autres minorités.

 

D’autre part la guerre et la militarisation détournent d’énormes ressources vers la guerre et la destruction alors qu’elles sont tellement nécessaires pour assurer les besoins sociaux de la population. Dans un rapport publié en 2015, l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture estimait que pour éliminer l’extrême pauvreté et la faim d’ici à 2030 en améliorant l’agriculture et l’infrastructure rurale des communautés pauvres, il faudrait consacrer des dépenses additionnelles de 265 milliards de dollars par année, soit seulement 15 pour cent des dépenses militaires mondiales allouées en 2015. À l’échelle mondiale, on dédie beaucoup plus de scientifiques et de fonds de recherche et de développement aux recherches sur les armes qu’au développement de technologies sur de nouvelles sources d’énergie, l’amélioration de la santé humaine, l’augmentation de la productivité agricole et le contrôle de la pollution.

 

  1. COMMENT L’IMPÉRIALISME MÈNE-T-IL UNE GUERRE CONTRE LA PLANÈTE

 

En raison de l’élection de Trump et du contrôle continu de l’économie mondiale par les barons du pétrole, du gaz et du charbon et par les élus qui les défendent en appuyant l’utilisation de combustibles fossiles, le monde fait face à une catastrophe écologique du plus haut degré.

 

Comme l’a écrit le commentateur Tom Engelhardt, «On peut se demander si les États-Unis, fidèle à leur traditions d’organiser des coups d’États par la CIA et des changements de régime par l’armée, ne finiront pas par renverser également la planète. Si Trump, en tant que chef du pays qui est déjà le deuxième plus grand émetteur de gaz à effet de serre au monde, applique les politiques énergétiques qu’il a promises durant sa campagne électorale en mettant fin au financement des sciences climatiques, en dénonçant ou en ignorant les accords climatiques, en s’opposant au développement des formes alternatives d’énergie, en donnant le feu vert aux pipelines, à la fracturation hydraulique («fracking») et à d’autres formes d’extraction de combustibles fossiles et en ré-imaginant complètement les États-Unis en tant qu’Arabie saoudite de l’Amérique du Nord, il déclenchera effectivement un changement de régime, un coup d’État contre la planète Terre».

 

Trump n’est, bien sûr, pas le seul à suivre cette voie, mais il est celui qui le fait le plus ouvertement. Le gouvernement soi-disant « progressiste » du Canada du premier ministre Justin Trudeau avait été élu en promettant de promouvoir la justice climatique et un nouveau type de relations avec les peuples autochtones.  Il vient pourtant de donner le feu vert à deux grands projets de pipeline, les projets «Kinder Morgan Trans Mountain» et «Enbridge Line 3 Replacement», qui augmenteront massivement l’extraction du pétrole sale des sables bitumineux de l’Alberta.  Ces exploitations énergétiques mettront en danger les communautés surtout indigènes et les autres populations qui vivent sur son parcours en raison des risques de fuites de pipelines, d’explosions et de naufrages de navires.  Ainsi, le Canada ne respectera pas les promesses de changement climatique qu’il a faites en Paris.

 

À la suite des événements se déroulant dans le Dakota du Nord près de la réserve de Standing Rock de la tribu des Sioux, le ministre des Ressources naturelles du Canada, Jim Carr, a déclaré aux chefs d’entreprise que le Canada était prêt à déployer l’armée pour mettre fin aux manifestations anti-pipelines jugées «non pacifiques». Ceci soulève par conséquent la possibilité que le pays se retrouve dans la situation déjà connue lors de la crise d’Oka en 1990. Pour l’impérialisme canadien également, les affaires sont les affaires comme d’habitude.

 

«Alors que la demande de produits tels que les minerais, le bois et l’huile de palme se maintient, les gouvernements, les entreprises et les réseaux criminels saisissent les terres au mépris des personnes qui y vivent», a déclaré Billy Kyte, militant qui fait partie de la direction de l’organisation «Global Witness» et qui a documenté des attaques mortelles qui ont été menées en 2015 dans 16 pays contre les militants environnementalistes. «Les communautés qui résistent sont de plus en plus visées par les services de sécurité privés des entreprises, par les forces de l’État et par les organisations de tueurs à gages.  Ces dernières constituent une industrie en plein essor. Pour chaque assassinat que nous avons pu documenter, de nombreux autres ont été perpétrés sans être signalés».

 

En 2015 au moins 185 militants environnementaux ont été tués. Selon Global Witness, il s’agit du nombre le plus élevé de morts en un an. Le Brésil a été le pays le plus frappé, avec 50 morts, dont de nombreux homicides de militants qui essayaient de lutter contre l’exploitation forestière illégale en Amazonie. Les Philippines ont été le deuxième pays le plus frappé, avec 33, la Colombie avec 26, le Pérou avec 12, le Nicaragua avec 12 et la République démocratique du Congo avec 11.

 

L’industrie la plus meurtrière contre laquelle les protestations ont eu lieu a été celle des exploitations minières, avec 42 assassinats en 2015 liés aux activités d’opposition aux compagnies minières. Les intérêts de l’agro-industrie, des barrages hydroélectriques et de l’exploitation forestière sont également des facteurs principaux de violence. De nombreux meurtres ont eu lieu dans des villages situés très loin à l’intérieur de forêts tropicales.

 

Ajoutons à cela les déversements sur les terres et dans les océans de produits chimiques toxiques par les bases militaires et par les armes de destruction massive.

 

 

PAGE ENCADRÉE :

 

 

La militarisation et la guerre sous la conduite des États-Unis

 

 

639 milliards de dollars

sont actuellement acheminés vers le complexe militaro-industriel du gouvernement des États-Unis, ce qui confirme la continuation et le renforcement des politiques de guerre, de militarisme et de néofascisme en tant que piliers du capitalisme monopoliste dirigé par les États-Unis.

 

 

Le budget de la défense dépasse la somme des budgets des sept pays ayant les dépenses militaires les plus coûteuses.

 

 

+ 54 milliards de dollars

Sous la direction de Donald Trump, le gouvernement des États-Unis a augmenté de 54 milliards de dollars les dépenses militaires.

 

 

Liste des 7 pays bombardés, envahis et occupés par les États-Unis et du nombre de bombes lancées contre eux :

 

Irak                        12 095 bombes

Syrie                      12 195 bombes

Libye                     496 bombes

Afghanistan         1 337 bombes

Pakistan                3 bombes

Yémen                  34 bombes

Somalie                 14 bombes

 

 

2003                                                                     2017

|                                                                              |

Au cours des 15 dernières années,                 |

les États-Unis et ses alliés ont bombardé,     |

envahi et occupé au moins sept pays.              |

Selon les chiffres officiels, en 2015, les États-Unis ont mené plus de 22 000 largages de bombes et attaques de drones en Irak et en Syrie, ce qui constitue une moyenne de 60 bombes par jour.

 

 

38 milliards de dollars

 

Aide du gouvernement des États-Unis en appui des politiques d’apartheid d’Israël et d’occupation brutale de la Palestine.

 

 

Solidarité et lutte

Renforcer la résistance à la guerre, au militarisme et au néofascisme

Université de Toronto, Canada

du 5 au 7 août 2017

 

 

  1. COMMENT LES ÉTATS-UNIS ÉTENDENT TOUJOURS DAVANTAGE LEUR EMPREINTE MILITAIRE GLOBALE?

 

Le militarisme étatsunien se développe en prenant pour cibles d’autres puissances impérialistes, ce qui augmente les dangers que courre l’humanité.

 

Les États-Unis étendent toujours davantage leur empreinte militaire globale en établissant un nouveau réseau de bases dans des pays qui s’étendent de l’Afrique à l’Asie de l’Est. Le pays a actuellement plus de 800 bases militaires à l’étranger, situées dans plus de 80 pays, alors que les autres pays en ont, ensemble, un peu plus de 30, qui appartiennent principalement à des alliés des États-Unis tels que la France et le Royaume-Uni. Selon David Vine, «les États-Unis ont probablement plus de bases en terres étrangères que tout pays, puissance ou empire ayant existé au cours de toute l’histoire».

 

Les installations étatsuniennes à l’étranger comprennent au moins quatre nouvelles bases à grande échelle ou «hubs» (plaques tournantes), en plus d’un nombre encore plus grand de camps plus petits et de «lily pads» (nénuphars), qui servent de «rayons» aux drones, aux aéronefs de surveillance ou aux armes et aux équipements militaires préalablement installés pour les États-Unis et les autres militaires présents dans environ 160 pays et territoires étrangers.

 

Ce réseau de bases, qui encercle la planète, et les 11 groupes de porte-avions de la marine étatsunienne constituent l’épine dorsale de la machine de guerre impérialiste des États-Unis. Ils sont essentiels pour stocker des armes et du matériel militaire, héberger des troupes et surveiller la région. Ils servent de rampes de lancement pour les attaques de drones ou de plus grande envergure, les opérations secrètes, la cueillette d’information, la cyberguerre et d’autres formes d’intervention étrangère.

 

Même avant l’annonce, en 2011, de la création du Pivot stratégique de l’Asie, la marine étatsunienne avait commencé à intensifier les exercices militaires et les activités provocatrices de surveillance de l’air et de la mer et de patrouille à proximité des frontières chinoises. Ces mesures avaient augmenté le risque de confrontation directe et d’escalade de la guerre dans la région Asie-Pacifique. Les États-Unis avaient également imposé des embargos et entrepris des provocations militaires contre la République populaire démocratique de Corée.

 

Les États-Unis ont recours à la sous-traitance pour construire leurs bases afin de réduire les coûts et de détourner l’opposition des populations locales. La base navale de Jeju, par exemple, actuellement en cours de construction, porte un nom sud-coréen, mais desservira les porte-avions, les sous-marins d’attaque et les destroyers porteurs de missiles Aegis des États-Unis.

 

Sur la guerre prochaine contre la Chine, John Pilger a écrit ceci : «Située dans la mer de Chine orientale, l’île coréenne de Jeju est un sanctuaire semi-tropical et un site du patrimoine mondial que l’on comme étant «une île de la paix mondiale». Sur cette île de la paix mondiale, on a construit l’une des bases militaires les plus provocatrice au monde, à moins de 400 milles de Shanghai. Le village de pêcheurs de Gangjeong est dominé par une base navale sud-coréenne expressément construite pour les porte-avions, les sous-marins nucléaires et les destroyers équipés du système de missiles Aegis, armement que les États-Unis ont massé contre la Chine».

 

L’île japonaise d’Okinawa, située à proximité, dispose de 32 installations militaires, à partir desquelles les États-Unis ont attaqué la Corée, le Vietnam, le Cambodge, l’Afghanistan et l’Irak. Aujourd’hui l’objectif principal est la Chine.

 

Les États-Unis envisagent la possibilité d’installer des bases dans les quatre îles japonaises de Ryukyu aux frais du Japon.

 

  1. QUI PROFITE DIRECTEMENT DE LA GUERRE?

 

Bien que son budget de défense dépassait déjà la somme des budgets des 7 plus pays ayant les dépenses militaires les plus coûteuses, le gouvernement étatsunien, sous la direction de Donald Trump, a demandé une hausse de 10 pour cent de celui-ci, soit une augmentation de 54 milliards de dollars.

 

L’allocation de 639 milliards de dollars au complexe militaire et industriel par le gouvernement des États-Unis montre que la guerre enrichit directement les monopoles étatsuniens, qui exploitent la classe ouvrière et les peuples opprimés.

 

Une nouvelle course aux armements a commencé entre les États-Unis, la Russie et la Chine.  Elle comprend le développement des missiles hypersoniques, de nouveaux types de drones, des systèmes antisatellites et des armes nucléaires tactiques afin de renforcer la capacité des forces armées de lancer la première attaque. Seulement les États-Unis ont consacré en vue des trente prochaines années un trillion de dollars pour « moderniser » tous les aspects de leur arsenal nucléaire. Les États-Unis sont également au premier rang au monde en matière de vente d’armes.

 

La guerre est devenue un secteur d’affaires très lucratif pour les gouvernements et les entreprises privées. En menant des guerres, les États-Unis ont recueilli d’importants butins de guerre, entre autres des sources de pétrole, des bases et des stations militaires, des contrats de production militaire et des contrats de «reconstruction» des pays ravagés par les guerres étatsuniennes. Les superprofits des entreprises étatsuniennes telles que Lockheed Martin, Northrop Grumman, Raytheon, Boeing and General Dynamics ont connu des hausses astronomiques en même temps que la propagation de la mort et de la destruction dans le monde.

 

Confrontés à leurs propres difficultés économiques débilitantes, les États-Unis ont commencé à faire pression sur leurs alliés de l’OTAN pour que ceux-ci accroissent leurs dépenses militaires et leur contribution à l’OTAN. Trump a demandé aux alliés militaires des États-Unis de «payer leur propre défense». Les membres de l’OTAN se sont récemment engagés à augmenter leurs budgets militaires à 2% de leur PIB et à consacrer 20% de leurs budgets de défense à l’achat d’équipement militaire.

 

Alors qu’ils détruisent des quantités scandaleuses de ressources dans les guerres, les États-Unis et les membres de l’OTAN privent les populations des services nécessaires en matière de santé, d’éducation et de protection sociale et les réfugiés qui fuient les guerres et les politiques des États-Unis et de l’OTAN d’aide.

 

  1. COMMENT LES TRAVAILLEURS ET LES PEUPLES RÉSISTENT-ILS FACE À LA GUERRE, AU MILITARISME ET AU NÉOFASCISME?

 

Face à l’aggravation des atrocités commises par les États-Unis, par leurs alliés impérialistes et par leurs représentants, de plus en plus de personnes résistent à la machine de guerre et à l’agression de l’impérialisme étatsunien.

 

Le peuple palestinien continue de résister à l’occupation sioniste de la Palestine historique et aux politiques israéliennes de nettoyage ethnique et d’apartheid contre le peuple palestinien. La résistance du peuple kurde, ayant au sein de son avant-garde une armée de femmes kurdes, au cours de ses combats, a repris des territoires occupés par l’organisation Daesh, tout en luttant contre les attaques de l’armée fasciste turque.

 

En 2016, au Cachemire, le peuple s’est soulevé de nouveau et a dû faire face à de la répression militaire et à des arrestations civiles massives. À Manipur et au nord-est de l’Inde, se poursuit la résistance à la militarisation massive, aux forces policières, aux guerres par procuration, à la répression des forces démocratiques et à l’utilisation de la Loi sur les forces spéciales, de la Loi sur la sécurité nationale, de la Loi sur la prévention des activités illégales, de la Loi contre la sédition et à d’autres lois répressives.

 

Les mouvements des peuples, aux Philippines, en Inde, en Papouasie occidentale, en Colombie, au Mexique et dans d’autres pays opprimés continuent de mener des luttes militantes et courageuses pour la liberté nationale et la démocratie. Les Kurdes, les Palestiniens et les peuples arabes continuent d’affirmer leur souveraineté contre l’occupation et l’expansion étatsunienne-israélienne.

 

Partout dans le monde, les gens protestent également contre la présence de troupes et de bases étatsuniennes, au Japon, en Corée, aux Philippines, en Australie, en Nouvelle-Zélande, au Honduras, au Salvador et même en Italie, en Allemagne et en Turquie. L’opposition à l’imposition de bases militaires étatsuniennes est particulièrement marquée dans plusieurs endroits, entre autre l’île d’Okinawa au Japon, l’île de Jeju en Corée du Sud ainsi qu’aux Philippines.

 

La résistance se développe également en Afrique, en Amérique latine et ailleurs contre les sociétés transnationales qui se sont accaparées des terres agricoles et des ressources avec l’aide de forces militaires ou paramilitaires. Au Venezuela, en Bolivie, en Équateur, au Brésil et ailleurs, les travailleurs et les mouvements sociaux dénoncent et s’opposent aux tentatives d’intervention et de déstabilisation des États-Unis.

 

Même aux États-Unis et dans d’autres pays impérialistes, les gens s’opposent de plus en plus aux guerres que leurs gouvernements font en leur nom. Immédiatement après l’annonce de la victoire présidentielle de Donald Trump, aux États-Unis, des centaines de milliers de personnes ont protesté dans les rues. Comme l’a déclaré le chapitre des États-Unis de la Ligue internationale des luttes des peuples, «Ceci montre que les gens aux États-Unis ne sont pas paralysés par la peur, et que nous ne tolérons pas le fascisme et la répression de l’État. Nous devons nous organiser pour appuyer et développer ce mouvement de riposte».

 

«Les résultats électoraux dévoilent la gravité de la crise sociale et économique qui sévit aux États-Unis, la mentalité de maîtres d’esclaves qui règne encore au sein de classe dirigeante, l’utilisation de la tactique de «diviser pour régner» contre le peuple des États-Unis afin de brouiller et de nier la réalité de la lutte des classes afin de protéger les plus riches de ce pays.»

 

Au cours des derniers mois les organisations progressistes et révolutionnaires du peuple afro-étatsunien qui militent pour l’autodétermination des Noirs aux États-Unis ont refait surface. Signalons dans cette évolution, entre autres, le mouvement de masse «Black Lives Matter» («Les vies des Noirs comptent») et les événements marquant le 50ème anniversaire de la fondation du Parti des Panthères Noires («Black Panther Party»).

 

Des centaines de milliers ont protesté contre le fait qu’un Afro-étatsunien sur trois se trouve en prison et que ces personnes sont, par conséquent, utilisées comme principal victimes de l’exploitation et du travail esclave moderne du complexe industriel pénitentiaire de plus en plus privatisé.

 

Ils protestent également contre le fait que les policiers étatsuniens abordent des Afro-étatsuniens et tirent sur un grand nombre d’entre eux, tuant un Afro-étatsunien toutes les 28 heures

 

Au Dakota du Nord, la nation Sioux de Standing Rock et les 200 autres nations autochtones, ainsi que jusqu’à 7 000 personnes du monde entier, ont résisté pour bloquer la construction du pipeline d’accès du Dakota (DAPL), qui vise à transporter du pétrole obtenu par fracturation hydraulique des sables bitumineux de Bakrate dans le Dakota du Nord à travers plusieurs États et sous la rivière Missouri.

 

La police et la milice ont procédé à des dizaines d’arrestations, à l’utilisation de gaz lacrymogènes, à des attaques de chiens et à de violentes opérations de dispersion. La bataille est loin d’être terminée puisque Trump promet d’appuyer la construction du pipeline d’accès du Dakota (DAPL), mais les manifestants ont mis un terme à la construction du pipeline le long de son parcours actuel.

 

La lutte dirigée par les nations autochtones de Standing Rock fait partie d’une série de batailles menées dans le monde entier pour affronter et freiner les entreprises géantes des combustibles fossiles et d’autres monopoles extractivistes et pour faire face à la militarisation croissante des territoires indigènes.

 

  1. QUE POUVONS-NOUS FAIRE POUR ARRÊTER LES GUERRES, LE MILITARISME ET LE NÉOFASCISME DES ÉTATS-UNIS?

 

Face à l’escalade des guerres et de la militarisation, il est urgent de sensibiliser le public, de renforcer la solidarité et de multiplier les actions contre le militarisme, les guerres impérialistes d’agression et d’intervention.

 

Les militants de la paix et de la justice peuvent aider en menant des campagnes d’information et d’éducation de grande envergure pour sensibiliser le public et approfondir la compréhension des aspects majeurs et des tendances actuelles de la militarisation et du néofascisme.

 

Cette prise de conscience grandissante doit se traduire par des actions de plus en plus nombreuses, de niveaux toujours plus élevés, afin de dénoncer et de mettre fin aux guerres impérialistes et au militarisme. Il est nécessaire d’établir et de renforcer, d’une part, les liens entre les groupes progressistes anti-guerre et, d’autre part, les liens entre les groupes anti-guerre et les mouvements de résistance des pays attaqués. Il est nécessaire de bâtir un mouvement mondial contre la guerre et pour la justice sociale, qui s’oppose au militarisme et aux guerres d’agression, qui exige le respect du droit à l’autodétermination des peuples opprimés, et qui appuie les différentes formes de résistance à l’agression et à l’intervention impérialistes.

 

La tenue prochaine de la conférence intitulée «Solidarité et lutte contre les conflits: la résistance à la guerre, le militarisme et le néofascisme dirigés par les États-Unis», organisée par la Ligue internationale des luttes des peuples et par l’Alliance internationale des femmes, est une initiative importante à cet égard. Elle aura lieu à Toronto, au Canada, du 5 au 7 août 2017.

 

Il est également nécessaire d’appuyer et de se joindre à la campagne mondiale du Réseau pour l’élimination des bases militaires, afin de démanteler la chaîne mondiale des bases étatsuniennes et annuler les accords qui permettent aux États-Unis d’avoir accès aux installations militaires d’autres pays. Ces initiatives sont liées à l’appel pour un moratoire des exercices militaires menés par les États-Unis et leurs alliés.

 

It  is also necessary to  support and join the global campaign of the Ban the  Bases  Network to    dismantle the global chain of  U.S.  bases and rescind agreements  that allow U.S. forces access  to   military facilities of other  countries.  Linked to this is the call for a moratorium on military exercises conducted by  the U.S. together with its allies.

 

La Ligue internationale des luttes des peuples (ILPS) lance également un appel pour une journée mondiale d’action contre la guerre, le militarisme et le fascisme des États-Unis aux deux dates suivantes : 25 mai 2017 (Sommet de l’OTAN) et le 7 août 2017 (fin de la Conférence et la commémoration des bombardements d’Hiroshima et de Nagasaki par les États-Unis).

 

Nous devrons également exiger de nos gouvernements :

  • La démilitarisation des points chauds des conflits armés actuels (mer de Chine méridionale, péninsule coréenne, Cachemire, etc.)
  • Le démantèlement des armes de destruction massive
  • La réduction de la production, de l’exportation et de l’importation d’armes
  • La réorientation des dépenses publiques pour répondre aux besoins humains et environnementaux
  • La conversion des industries et des installations militaires pour répondre aux besoins civils
  • L’adoption et la promotion de solutions non-militaires pour s’opposer aux menaces militaires
  • La dissuasion de la glorification de la guerre, du militarisme et de la culture machiste dans les écoles, les médias et la culture populaire

Source: http://www.ilps.info/fr/category/conference-solidarite-et-lutte-toronto/

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Un avis sur « Conférence Solidarité et Lutte : Renforcer la résistance à la guerre, au militarisme et au néofascisme »

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