Le G7 ne nous représente pas: Marche populaire et unitaire contre le G7

 

Le Marxiste-Léniniste

Numéro 23 – 9 juin 2018

Le G7 ne nous représente pas

Marche populaire et unitaire contre le G7

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Le G7 ne nous représente pas

Marche populaire et unitaire contre le G7

Dans la soirée du 7 juin, à la veille de l’ouverture du Sommet du G7 à La Malbaie, plusieurs centaines de personnes ont manifesté dans les rues de Québec pour déclarer fermement que le G7 ne nous représente pas. La manifestation était organisée par le Réseau de résistance anti-G7, le Regroupement d’éducation populaire en action communautaire des régions de Québec et Chaudière-Appalaches (RÉPAC), le Comité populaire Saint-Jean-Baptiste, Eau Secours et Ni Québec, ni Canada : projet anticolonial.

Les participants étaient principalement des membres d’organisations communautaires qui défendent les gens les plus vulnérables contre l’austérité antisociale, comme les gens recevant de l’aide sociale et les travailleurs pauvres ; qui défendent les immigrants et les réfugiés, demandent un statut légal pour tous et s’opposent aux déportations ; qui luttent pour le logement social, pour l’environnement et sont du côté des peuples autochtones dans l’affirmation de leurs droits. Le thème qui ressortait de toutes les interventions et de la marche était que le G7 ne nous représente pas, mais représente le capitalisme dans ce qu’il a de plus oppresseur, colonialiste et militariste, camouflé derrière des phrases qui sonnent bien à l’oreille. « Avec le G7, les militaristes parlent de paix, les misogynes parlent de l’égalité des femmes et les capitalistes de l’environnement », a dit un représentant du Réseau de résistance anti-G7.

La représentante du RÉPAC a dit que cette action réunissait des gens de tous les horizons, actifs sur différents fronts et qui se sont réunis pour livrer un message d’unité contre le G7. Elle a dit que les opposants au G7 refusent de s’enfermer dans l’espace que l’élite dirigeante et ses forces policières ont imposé comme la « zone de libre expression », un espace clôturé à La Malbaie. Elle a dit que les actions vont se tenir en pleine rue, au vu et au su de tous.

Une activiste innue a souhaité la bienvenue à tout le monde dans ce qu’elle a appelé les territoires innus, algonquins, cris, attikameks et autres connus sous le nom de Québec. Elle a dit que le G7 poursuit aujourd’hui l’entreprise colonialiste et génocidaire contre les peuples autochtones des premiers temps de la colonisation. Elle a dénoncé en particulier la « stratégie d’extinction des droits ancestraux et du titre autochtone » qui se poursuit aujourd’hui. Elle a dit que depuis le temps des missionnaires, en passant par les réserves indiennes jusqu’à la réconciliation aujourd’hui, ce sont les objectifs des colonisateurs qui sont poursuivis au détriment des droits ancestraux et de traité des peuples autochtones et de la Terre Mère, qui est mise en danger par ces objectifs. Elle a dénoncé les efforts des pays du G7 pour envahir encore plus de terres autochtones en achetant des chefs autochtones en leur faisant croire que la place des peuples autochtones est à la table des chefs d’État pendant que ceux-ci tentent d’éteindre leurs droits.

Un représentant du Réseau de résistance anti-G7 a traité brièvement des cinq thèmes proposés par le gouvernement Trudeau pour le Sommet du G7 et a mis en lumière les contradictions flagrantes entre les paroles ronflantes et ce qui se passe vraiment dans la réalité. En ce qui concerne la prétention du gouvernement que le G7 vise à « construire un monde plus pacifique et plus sûr », il a rappelé que les populations sont déplacées de force par millions de leurs foyers et de leurs pays à cause des guerres dans lesquelles les pays du G7 sont engagés et qu’elles sont privées de leurs droits quand elles essaient de se faire une vie dans les pays du G7 comme réfugiés et immigrants. Il a dénoncé les ventes d’armes que font les pays du G7 dans le monde pour sécuriser leurs investissements privés.

D’autres orateurs ont mis en lumière différents aspects qui démontrent que le G7 ne nous représente pas.

À la suite des présentations, les participants ont entrepris une marche dans les rues du centre-ville de Québec. Beaucoup de passants ont salué la manifestation de la main et des gens sur leurs balcons ont tapé sur des casseroles en souvenir de la lutte étudiante de 2012. Lorsque la manifestation est passée devant un édifice fédéral, des fonctionnaires fédéraux sont sortis de l’édifice avec les drapeaux et les pancartes de l’Alliance de la fonction publique du Canada pour saluer les manifestants. Pendant une heure et demie, les manifestants ont lancé des slogans contre le G7, le capitalisme et le colonialisme, contre le déploiement policier massif dans la ville et pour un statut pour tous et contre les déportations et contre d’autres attaques des pays du G7 contre les peuples.





La présence policière était des plus envahissante, des policiers armés lourdement et portant tout l’attirail antiémeute, souvent avec des chiens, ressemblant au Robocop des films américains. Ils suivaient les manifestants alors que d’autres étaient postés devant tous les édifices officiels. Selon les rapports des médias, trois arrestations ont été faites pendant la marche, pour des motifs aussi arbitraires que d’avoir « proféré des menaces ». Ce que les manifestants ont vu de leurs yeux, ce sont des jeunes qui se sont fait agripper par la police, se sont fait kidnapper de la manifestation et ont été embarqués de force dans des voitures de police. Les manifestants ont vigoureusement dénoncé les arrestations tout en s’assurant de bien rester groupés et de poursuivre la marche.



Source: http://cpcml.ca/francais/Lmlq2018/Q48023.HTM#1

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