Reconstruction communiste Québec

"Prolétaires et peuples opprimés du monde entier, unissez-vous! "

CPM : 1. Le mouvement spontané des masses et l’autonomie prolétaire − 1970

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La fin des luttes contractuelles, la crise du mouvement étudiant, le déchaînement de la répression ont provoqué le relâchement, la confusion, la fuite en avant ou le retrait. C’est la conséquence du refus de regarder en face la réalité, d’échapper à la fois à la stérilité d’un activisme de plus en plus contradictoire avec les objectifs qu’on se propose, et à la sclérose idéologique qui persiste à chercher (dans le passé ou dans des situations très différentes des nôtres) des schémas d’action que nous devons dériver de la réalité qui se trouve sous notre nez.

La discussion qui s’est développée au sein du Collectif politique métropolitain, qui est résumée ici dans ses lignes essentielles, avait comme thème central le problème de l’organisation dans la métropole.

Il semble clair maintenant que les diatribes théoriques et les initiatives pratiques sont mesurées dans les formes d’organisation et de lutte organisée qu’elles sont en mesure de produire. D’un autre côté, le soi-disant « problème de l’organisation » devient un jeu de formulation s’il ne repose pas sur l’évaluation du présent, de ses développements probables, des forces en jeu, des tâches auxquelles nous devons faire face.

Ce document représente le bilan d’une expérience politique concrète et la projection d’un travail futur. Nous avons jugé opportun de l’imprimer et de le diffuser en tant que contribution à un débat plus général désormais imposé aux forces de la gauche extraparlementaire italienne et européenne, et en tant que définition de notre position politique.

  1. Le mouvement spontané des masses et l’autonomie prolétaire
    Les données historiques concrètes à partir desquelles il faut partir sont les mouvements spontanés des masses qui se sont développés depuis 1968 en Europe, au cœur même de la capitale capitaliste entourée de l’immense « périphérie » de l’Afrique, de l’Asie et de l’Amérique latine.

Produit par le développement des forces productives matérielles, le mouvement exprime, sous une forme encore embryonnaire et partielle (spontanée, précisément), une contradiction antagoniste avec le système général d’exploitation économique, politique et culturelle.

Les données historiques concrètes à partir desquelles il faut partir, c’est le mouvement spontané des masses qui s’est développé depuis 1968 en Europe, au cœur même de la métropole du capitalisme tardif entourée de l’immense « périphérie » africaine, asiatique et latino-américaine.

Produit par le développement des forces productives matérielles, le mouvement exprime, sous une forme encore embryonnaire et partielle (spontanée, précisément), une contradiction antagoniste avec le système général d’exploitation économique, politique et culturelle.

Sa base sociale se compose principalement de la nouvelle main-d’œuvre : la classe ouvrière « jeune », les techniciens, les étudiants : le prolétariat européen moderne.

Les points culminants de son développement : les luttes étudiantes de 1968, le Mai français, les luttes ouvrières « sauvages » de Pirelli, Renault, Hoesch, FIAT, les luttes de techniciens, des chercheurs, des opérateurs culturels, etc.

Ses premières formes d’organisation : comités de base, groupes d’étude, comités d’action, mouvements étudiants, etc.

Coincées entre l’organisation capitaliste du travail et les organisations traditionnelles du mouvement ouvrier, entre les mythes de la société du bien-être et les idéologies rigides des appareils bureaucratiques, le mouvement connaît des moments explosifs où tout semble possible et des moments de reflux, où il semble disparaître.

C’est dans ce cadre général que s’insère notre lutte. De l’analyse de cette réalité historique, de la compréhension de ses raisons les plus profondes, on peut former une trace qui guide l’action future. C’est de l’insertion organique, interne, dans le mouvement que dérive la possibilité d’une initiative politique réelle.

Mouvement de masse et autonomie prolétaire
Les luttes de masse de 1968 et 1969 constituent un phénomène historique complexe qui, en tant que tel, ne se présente pas enveloppé d’une « pureté idéologique » qui plaît tant aux révolutionnaires de la bibliothèque.

Exprimant le niveau actuel de contradiction dans la zone capitaliste européenne, le mouvement de masse présente des caractéristiques contradictoires qui ne peuvent pas être enfermées dans une formule préfabriquée.

D’autre part, malgré l’absence de paramètres d’interprétation purs et parfaits, nous ne pouvons pas renoncer à discriminer, au sein de ces luttes, ce qui appartient au passé et ce qui tend vers le futur, ce qui est vivant de ce qui est mort.

En un mot : nous ne pouvons pas renoncer à distinguer les éléments faibles, velléitaires, facilement récupérables, des éléments qui tendent à se développer en direction de la lutte révolutionnaire.

Nous voyons dans l’autonomie prolétarienne le contenu unificateur des luttes des étudiants, des ouvriers et des techniciens qui ont permis le saut qualitatif de 1968-1969.

L’autonomie n’est pas un fantôme ou une formule vide à laquelle les nostalgiques des combats passés s’accrochent face à la contre-offensive du système aujourd’hui.

L’autonomie est le mouvement de libération du prolétariat de l’hégémonie générale de la bourgeoisie et coïncide avec le processus révolutionnaire.

En ce sens, l’autonomie n’est certainement pas une nouveauté, une invention de la dernière heure, mais une catégorie politique du marxisme révolutionnaire, à la lumière de laquelle on peut évaluer la consistance et la direction d’un mouvement de masse.

Autonomie par rapport à : les institutions politiques bourgeoises (Etat, partis, syndicats, instituts juridiques, etc.), les institutions économiques (tout l’appareil productif-distributif capitaliste), les institutions culturelles (l’idéologie dominante dans toutes ses articulations), les institutions normatives (les coutumes, la « morale » bourgeoise).

Autonomie pour : la réduction du système mondial d’exploitation et la construction d’une organisation sociale alternative.

Ce processus, bien sûr, n’apparaît pas sans ambiguïté, en même temps et avec la même intensité, mais est un processus qui se développe dans un temps historique déterminé et qui, sur un plan stratégique, peut connaître de sérieuses défaites tactiques.

Des manifestations d’autonomie furent, par exemple, les luttes de la social-démocratie allemande dans la seconde moitié du siècle dernier, l’action bolchevique dans la Russie révolutionnaire, la formation de partis communistes en Europe après la Première Guerre mondiale, la longue marche de la révolution chinoise, etc.

Et pour se rapprocher de nous, l’autonomie prolétarienne a pu s’exprimer, bien qu’épisodiquement, à différents moments de l’après-guerre : pour ne citer que la réaction populaire à l’attaque contree Togliatti et les manifestations de révolte contre le gouvernement Tambroni.

Il n’est même pas nouveau que le principal obstacle au développement de l’autonomie soit constitué par les organisations « traditionnelles » du mouvement ouvrier et par toutes les tendances opportunistes.

La lutte de Marx contre le « socialisme bourgeois », des bolcheviks contre les menchéviks, la révolution culturelle chinoise elle-même en sont les exemples historiques les plus flagrants.

Cependant, une fois explicitée ces éléments de continuité historique, il est nécessaire de se mesurer avec le présent, puis selon cela de définir son propre comportement politique.

Il est donc nécessaire de traiter des luttes de masse de 1968 et 1969 et comment s’est manifestée alors l’autonomie prolétarienne, dans cette période.

Les luttes de masse 1968-1969
Bien que de manière diverses dans ses modes et contradictoires dans ses contenus, les luttesd de masse qui se sont développés en Europe ces deux dernières années doivent être considérées comme un phénomène global, expression d’une réalité substantiellement homogène.

Le mouvement a commencé avec les luttes des étudiants, des luttes qui avaient une double fonction :

  • elles ont réactivé au niveau de masse le mouvement autonome du prolétariat, démontrant pratiquement que le système d’exploitation économico-politique tout entier n’est plus en mesure de contenir et canaliser institutionnellement les contradictions produites par celui-ci.

Ce phénomène fait partie d’une rupture plus générale de l’équilibre mondial économico-politique, caractérisé par les luttes révolutionnaires du Tiers-Monde et le démasquage du révisionnisme ;

  • elles ont démontré comment la physionomie du prolétariat a profondément changé au cours des dernières décennies.

Le mouvement étudiant n’a pas eu la fonction d’un « détonateur », d’un facilitateur, d’un précurseur et d’un allié de la classe ouvrière, mais il s’est révélé être un élément dynamique dans le processus de formation du prolétariat moderne dans le régime capitaliste tardif.

Les révisionnistes et leurs épigones ont tenté d’isoler le mouvement des étudiants dans l’aire de la contestation (et donc comme phénomène superstructurel) et de souligner le caractère d’« allié » de la classe ouvrière (représentée naturellement par les partis « historiques » et les syndicats), ce qui démontre seulement comment la lutte théorique contre les manipulations idéologiques constitue un front de lutte pour le mouvement autonome.

Cette partie du mouvement étudiant – et surtout les incrustations bureaucratiques et dirigistes qui se sont formées en son sein – continuent à se concevoir comme « classe moyenne », ce qui signifie seulement que la conscience de classe peut et doit se développer à travers une lutte acharnée entre le droite et la gauche du mouvement.

Les contenus généralisables (non spécifique ou épisodique) du mouvement étudiant : refus des aspects purement revendicatifs des luttes, redécouverte des méthodes illégales et violentes de lutte, dépassement des organisations traditionnelles, se sont étendus aux luttes ouvrières par le travail subjectif organisé organisé de groupes d’étudiants et d’ouvriers.

Il est inutile de rappeler les grandes luttes ouvrières qui eurent lieu dans toute la zone européenne au cours des années 1968 et 1969. Il s’agit plutôt de comprendre en quoi elles avaient quelque chose de nouveau, en quoi elles sortaient du conflit institutionnalisé et avaient tendance à être en antagonisme avec le système.

Le point de départ est la dénonciation des conditions de l’usine, généralement attaqué en termes de rejet.

La classe ouvrière se rend compte que l’exploitation de la journée de travail à l’usine n’est qu’un moment de l’exploitation plus générale à laquelle les travailleurs sont soumis.

Conscience qui se traduit pratiquement en ces termes :

  • la nécessité de lier les aspects économiques et politiques de la lutte, en affirmant la priorité des seconds sur les premiers.

C’est le résultat d’une tendance objective du capitalisme tardif, dans lequel les aspects économiques et politiques sont non seulement interdépendants (constatation qui est à la base de la méthode marxiste) mais tendent à s’identifier.

Les choix du capital sont immédiatement économico-politiques à tous les niveaux, depuis ceux de la programmation nationale et internationale, jusqu’à ceux des unités de production individuelles.

La classe ouvrière italienne, du reste, a pleinement exploité cette expérience au cours des vingt dernières années, en réalisant que toute « victoire » économique s’est transformée en défaite politique, ce qui a permis au capital de récupérer ce qui avait été « accordé » et d’intensifier l’exploitation.

Au nom de la « reconstruction nationale » de mémoire togliattienne, la classe ouvrière avait renoncé à son pouvoir à l’usine, conquise pendant la résistance, devant ainsi subir la répression de ses avant-gardes.

Après cela, un syndicat affaibli et un parti évincé ont dû accepter les dures conditions du patronat. La tentative de briser cette mécanique est à la base des luttes autonomes au cours de ces deux dernières années ;

  • capacité à l’autogestion de la lutte. Les organismes de base n’émergent pas en concurrence avec les syndicats mais en tant qu’expression organisationnelle de nouveaux contenus, rejetant le rôle de médiation assumé par les organisations traditionnelles et se posant à la fois comme instrument et expression de la lutte.

Leur travail a contribué au formidable développement dans la classe ouvrière de l’exigence de l’autonomie, de démocratie directe, d’une lutte continue et globale qui attaque l’exploitation continue.

Comprendre, comme nous l’avons compris, que les comités de base et les groupes d’étude sont insuffisants pour aborder la dimension actuelle de la lutte et qu’un saut de qualité est nécessaire, ne signifie pas… faire deux pas en arrière, niant le contenu même des luttes autonomes.

C’est afin de développer ces contenus qu’apparaît comme nécessaire le saut politico-organisationnel.

Remarque. Face à la « récupération » syndicale et à la crise des organismes de base, certains « révolutionnaires » qui se disent marxistes-léninistes (sans ironie !) se sont empressés de se prosterner devant les syndicats et le PCI, reconnus comme étant actuellement les uniques organisations.

Naturellement, en attendant que tombe du ciel le vrai parti marxiste-léniniste, lequel va lui-même vaincre les révisionnistes et faire la révolution. Peut servir sur ce point une citation de Lénine :

« En réalité, la rapidité particulière et le caractère particulièrement odieux du développement de l’opportunisme ne sont nullement une garantie de sa victoire durable, de même que le prompt développement d’une tumeur maligne dans un organisme sain ne peut qu’accélérer la maturation et l’élimination de l’abcès et la guérison de l’organisme.

Les gens les plus dangereux à cet égard sont ceux qui ne veulent pas comprendre que, si elle n’est pas indissolublement liée à la lutte contre l’opportunisme, la lutte contre l’impérialisme est une phrase creuse et mensongère. » [L’impérialisme, stade suprême du capitalisme]

Les luttes des techniciens constituent, d’un certain point de vue, le phénomène le plus récent dans cette phase de luttes.

Ils ont contribué à rendre les caractéristiques de la métropole politiquement évidentes, qui tendent à « se modeler » sur le schéma de fonctionnement et de pouvoir des entreprises de haute technologie.

Plus précisément, ces luttes ont montré que l’automatisation des fonctions, c’est-à-dire le morcellement et la canonisation dans des schémas « scientifiques et rationnels », a déterminé la fin de la distinction entre travail manuel et intellectuel, et leur remplacement par une seule chaîne dans lequel il est impossible de distinguer les tâches manuelles des tâches intellectuelles.

En ce sens, il faut comprendre l’affirmation qui se produit souvent pendant les luttes des techniciens : le technicien travaillant dans une structure d’entreprise moderne n’est rien de plus qu’un ouvrier placé dans une entreprise de haute technologie.

Mais justement dans les luttes des techniciens se manifestent l’impuissance et la platitude du mouvement ouvrier « traditionnel ». En fait, à part la mode d’un moment et la sur-appréciation verbale des « luttes des techniciens », et l’abus du terme « prolétarisation », presque personne, ni les syndicats ni les partis, ni, sauf exception, le mouvement étudiant, n’a été en mesure d’établir une relation politiquement fondée avec les noyaux actifs (groupes d’étude, etc.) qui expriment le plus haut niveau de conscience et d’engagement de cette partie fondamentale du prolétariat moderne.

La référence à la catégorie décrépite des « classes moyennes » et le concept même de prolétarisation qui présume de manière statistiquement déterminée la physionomie du prolétariat (confondus avec la catégorie sociologique des ouvriers) empêchent également la détection théorique du problème.

Mais c’est sur le plan pratique que se cache l’idiotie.

L’impossibilité d’accepter l’originalité particulière des comités de base, et donc de réellement comprendre les racines socio-économiques du mouvement spontané des masses, pourrait apparemment être dépassée dans les rapports avec les noyaux ouvriers, tirant parti de l’inertie de la tradition.

Mais cela était impossible pour les groupes d’étude et les comités techniques : la nouveauté du phénomène, ses caractéristiques expérimentales, ses caractéristiques politiques fondamentales (crise de confiance dans le mécanisme de la délégation, unité immédiate des objectifs politiques et économiques, opposition générale au système) a empêché la récupération parasitaire ou l’instrumentalisation.

Et, d’un autre côté, tout travail politique qui, en Europe, empêche le mouvement des techniciens, se place automatiquement à la périphérie politique de la métropole.

Inversement, affronter de manière correcte le dépassement de la phase spontanée de l’autonomie prolétarienne et de ses composantes : ouvriers, étudiants, techniciens, signifie se placer au niveau réel des problèmes de l’initiative révolutionnaire métropolitaine.

La gauche italienne et les luttes de 1968-1969
Ceux qui veulent se lier aux luttes ou considérer leur expression doivent aujourd’hui être capables de saisir dans son ensemble ce qu’implique la manifestation de l’autonomie, du niveau le plus apparent aux significations les plus profondes et aux conséquences à long terme.

Cependant, les groupes de la gauche italienne issus des luttes récentes n’exploitent que des aspects partiels, limitant ainsi gravement l’efficacité de leur action.

Une première approche, élémentaire mais immédiate, d’être présent dans les luttes, réside dans le fait de courir après les explosions de lutte partout où elles apparaissent (universités, [la ville de] Battipaglia, Fiat, Pirelli, secteurs techniques, secteur bancaire, etc.), avec un seul but : produire une « radicalisation » de la lutte à travers l’exaltation des formes dans lesquelles elle se manifeste ; les contenus de la lutte sont laissés en arrière-plan.

Cette pratique politique est basée sur la thèse spontanéiste que la lutte de classe n’est possible qu’en créant des luttes de masse, quels que soient les objectifs, à condition que de telles luttes soient menées sur un mode violent.

Une fois le mouvement généralisé, il sera possible de lui donner une dimension politique révolutionnaire et organisée. Dans une telle démarche, on fait précéder la lutte à l’action politique, la fracture entre elles se maintient, réitérant la vieille distinction entre lutte économiques et lutte politique.

Une seconde approche, plus politique et judicieuse, voit les formes de la lutte comme conditions de la lutte des classes, mais elle indique comme condition non moins importante les objectifs de la lutte, en particulier pour parvenir à l’unification et à la généralisation de l’affrontement.

Les objectifs doivent être non intégrables, contenir tous les antagonismes de classe possibles, et donc être en soi capables de mettre en crise l’équilibre économico-politique du système (par exemple 120 000 lires de salaire égal pour tous). Par les objectifs se généralisent la lutte : à la classe ouvrière revient la tâche de radicaliser et d’atteindre le plus haut niveau de confrontation.

Dans la lutte des classes, on distingue trois éléments : les objectifs, les formes de lutte, l’organisation. Il appartient à la classe ouvrière de radicaliser la lutte sur des objectifs unificateurs, mais l’organisation est le résultat des luttes.

Les organisations de base ne sont qu’un instrument fonctionnel et transitoire des luttes, mais la dimension politique est constituée à un premier stade par les objectifs et dans un second, plus important encore, par l’organisation générale.

La lutte vient donc à être considérée comme avancée ou arriérée dans la mesure où elle exprime des objectifs unificateurs et des formes radicales. L’organisation apparaît ensuite comme un besoin de « conserver » les résultats obtenus au cours de la lutte, au niveau de conscience et de combativité qui se sont produits. On parvient ainsi au renforcement du front ouvrier proportionné au renforcement du front patronal.

L’hypothèse est donc celle d’une longue « guerre de position », au cours de laquelle la classe ouvrière s’affermit dans la mesure où elle s’organise. Pour les deux positions analysées (à la première appartient, en ligne de maximisation, Lotta continua et les assemblées ouvriers-étudiants ; à la seconde Potere Operaio), l’autonomie est la condition préalable à la lutte elle-même.

L’indépendance est comprise comme « indépendance » du syndicat et du parti, et comme on sait que les syndicats et le parti n’ont pas été vaincus par les mouvements d’indépendance, les guerres d’indépendance se projettent (par l’organisation générale des luttes, la capacité de « conserver » l’autonomie dans toutes ses manifestations, même après le reflux des luttes).

Le développement de l’autonomie est donc compris comme un développement organisationnel pour contrer les organisations traditionnelles.

Nous considérons comme restrictive et superficielle cette conception de l’autonomie, qui en tant que tel ne devient qu’un instrument et une condition pour développer les luttes, sans en constituer aussi leur dimension politique d’opposition radicale et révolutionnaire au système.

Au moment où se clôt un cycle de luttes – et ne s’en rouvre pas un autre qui, à notre avis, des caractéristiques très différentes – il a semblé utile de faire un examen critique des luttes. Pour résumer, nous pouvons distinguer, au sein du mouvement ouvrier, deux attitudes fondamentales face aux luttes autonomes de masse de 1968-1969 :

  • ceux qui ne saisissent pas l’aspect de rupture et tentent de récupérer et d’exploiter le potentiel d’une sorte de « restauration politique ».

La forme de cette restauration est variée : de celle révisionniste qui tend à transformer une défaite politique en une victoire organisationnelle (même au prix d’une renonciation définitive à une position de classe en tant que tel), à ​celle des groupes idéologiques minoritaires qui se sont empressés de proposer leurs vieux schémas, sans saisir que le mouvement autonome constitue en soi la critique pratique la plus radicale de masse de toutes les positions axées sur l’idéologie remâchée et sur la re-proposition de lignes perdantes du mouvement ouvrier.

Ces positions, bien que fortement concurrentes entre elles, s’accordent sur un point : la sous-estimation et le rejet du fruit politique le plus mûr des luttes : l’autonomie prolétarienne ;

  • ceux qui, en dépit d’être d’origines et de tendance différentes, ont compris que l’autonomie prolétarienne est le point nodal à partir duquel commencer le futur travail politique.

Il serait trop facile de se rappeler des erreurs, des adversités, des sectarismes, de la naïveté et même des méfaits qui endommagent, retardent et souvent dévient les groupes qui se rapportent à l’autonomie.

Cependant, dans ce contexte auquel nous nous rapportons, nous croyons que c’est la seule position fructueuse, la seule capable de développer la lutte révolutionnaire dans la métropole européenne.

Parce que c’est la question traitée. Pas tant pour gagner d’un coup et tout conquérir (les slogans faciles des apprentis manipulateurs), mais pour grandir dans une lutte de longue durée, en utilisant les obstacles puissants que le mouvement rencontre sur le chemin du mouvement de masse eux-mêmes, pour accomplir le saut du mouvement spontané de masse au mouvement révolutionnaire organisé.

 

Source: http://centremlm.be/CPM-1-Le-mouvement-spontane-des-masses-et-l-autonomie-proletaire-−-1970

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Sur la bataille anti-révisionniste aux États-Unis

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Il est frappant de voir que l’histoire de la bataille anti-révisionniste aux États-Unis est strictement parallèle à celle en Allemagne. Comme dans ce dernier pays, on a une organisation étudiante socialiste qui regroupe la contestation, avec par ailleurs le même acronyme : SDS, pour « Students for a Democratic Society », Etudiants pour une société démocratique. Le SDS sert alors de détonateur.

L’origine du SDS est la Intercollegiate Socialist Society, né à l’initiative d’Upton Sinclair en 1905, comme branche étudiante non officielle du Parti Socialiste d’Amérique.

 

Cette première structure devint en 1921 la League for Industrial Democracy, la Ligue pour la Démocratie Industrielle, avant de se radicaliser et de s’unifier avec les étudiants communistes dans un front dénommé American Student Union, le Syndicat étudiant américain.

L’effondrement idéologique du mouvement communiste américain fit se réactiver la League for Industrial Democracy, dont émana en 1946 la Student League for Industrial Democracy, la Ligue étudiante pour la démocratie industrielle.

La Ligue ne disposait alors que d’environ 500-700 membres et consistait en des étudiants socialistes, en opposition donc très nette aux communistes. La Ligue devint d’ailleurs le SDS en 1960 sous l’impulsion de Aryeh Neier qui, bien que sa famille juive avait fui l’Allemagne nazie, soutiendra en 1977 le droit de défiler en uniforme nazi avec la croix gammée, au nom des libertés d’opinion ; il sera également directeur de l’association ACLU pour les libertés civiles et de la fondation ultra-libérale Georges Soros.

Le premier manifeste du SDS fut le Port Huron Statement, en 1962, qui se posait logiquement comme aile gauche du Parti Démocrate, appelant à la lutte contre le racisme, une démocratie plus participative, le désarmement, l’arrêt de l’anti-communisme forcené, une ouverture plus large des universités, un programme contre la pauvreté, la cogestion, etc.

 

Ce manifeste, écrit par Tom Hayden, apparaissait comme quelque chose de nouveau pour deux raisons : la première, c’est qu’un nombre important de thèmes était abordé de front, ensuite parce qu’il s’agissait d’une ligne ni socialiste ni communiste. Cela fut, pour cette raison, considérée comme l’acte fondateur de la « New left », la nouvelle gauche.

La League for Industrial Democracy, pour cette raison, s’opposa au SDS, qui de son côté supprima l’interdiction faite aux communistes de la rejoindre ou de participer à ses rassemblements. Le SDS végéta alors jusqu’à la rencontre avec deux mouvements : le mouvement civique des afro-américains, ainsi que l’opposition à la guerre du Vietnam dont il prit la tête avec notamment la marche de 100 000 personnes contre le Pentagone en 1967.

Trois vagues culturelles et idéologiques jouèrent également un rôle : le féminisme, l’affirmation de la Chine populaire avec Mao Zedong, la critique de la vie quotidienne.

 

Le SDS, connaissant alors un large recrutement, s’effondra à son congrès de 1969 à Chicago. La majorité des délégués – 900 sur 1400 – était liée au Progressive Labor Party, le Parti progressiste du travail, fondé par d’anciens du Parti Communiste des États-Unis et qui menaient un travail de front dans le SDS par une alliance étudiante – ouvrière.

Le PLP était proche de la Chine populaire, mais la rejeta finalement notamment en raison de la valorisation par celle-ci du Black Panther Party.

Les délégués opposés au PLP organisèrent alors une scission, en tant que fraction nommée Revolutionary Youth Movement (RYM), Mouvement de la Jeunesse révolutionnaire.

Le SDS du PLP tomba dans l’insignifiance et le SDS-RYM cessa rapidement son existence, se divisant en deux tendances :

  • le RYM dit RYM I, regroupant les dirigeants historiques du SDS et appelant à la lutte armée ;
  • le RYM dit RYM II, donnant naissance à de multiples organisations rassemblées historiquement sous le terme de « nouveau mouvement communiste ».

 

Parallèlement se développait le mouvement noir, avec des structures comme le Black Panther Party, le Revolutionary Action Movement (Mouvement d’Action Révolutionnaire), la League of Revolutionary Black Workers (Ligure des ouvriers noirs révolutionnaires), etc.

RYM I avait été fondé initialement par les dirigeants du SDS sous le nom de « Weatherman », titre d’une brochure diffusée dans le SDS en 1969, en allusion à la chanson de Bob Dylan Subterranean Homesick Blues, où il est expliqué qu’il n’est pas besoin d’être météorologue pour connaître le sens du vent.

Un congrès de 300 membres à Flint à la fin de l’année 1969 décida le passage à la guerre de guérilla, avec comme référence Lénine et Mao Zedong, mais également Fidel Castro et Hô Chi Minh, Che Guevara et Malcolm X.

Connus ensuite sous le nom de « Weathermen », « Weatherpeople », Weather Underground Organization, RYM I avait décidé d’ouvrir une nouvelle ligne de front anti-impérialiste au cœur des États-Unis, par un parti clandestin menant la lutte armée.

 

Lié à la contre-culture, le Weather Undeground multiplia les actions, allant d’une bombe placée au pentagone le jour de l’anniversaire de Hô Chi Minh à la libération de Timothy Leary, inventeur du LSD, en échange d’argent donné par une mafia hippie dénommée The Brotherhood of Eternal Love (La Confrérie de l’Amour Éternel).

RYM II rejetait catégoriquement cette approche et donna naissance à une multitude groupes cherchant à former un parti en se revendiquant du marxisme-léninisme. Les plus connus furent la Revolutionary Union (Union Révolutionnaire) qui devint le Parti Communiste révolutionnaire des États-Unis (RCP-USA), le Parti Communiste (Marxiste-Léniniste), les Revolutionary Workers Headquarters (Quartiers généraux ouvriers révolutionnaires).

Tant les prolongements de RYM I que de RYM II échouèrent cependant à prolonger leur dynamique.

Sous l’influence notamment du Clayton Van Lyndegraf, cadre communiste des années 1940, le Weather Undeground se dirigea plus nettement vers l’idéologie communiste et son manifeste de 1974, intitulé Prairie Fire : The Politics of Revolutionary Anti-Imperialism (Feu de prairie : La politique de l’anti-impérialisme révolutionnaire), eut un grand retentissement dans l’extrême-gauche américaine.

 

Ce volontarisme anti-impérialiste aboutit cependant à une scission entre les partisans d’une continuité armée et ceux affirmant la nécessité d’un mouvement de masse. Ce dernier choix fut fait par le Prairie Fire Organizing Committee (Comité d’organisation feu de prairie) qui fit le choix du travail légal, ce qui se concrétisa par la reddition des militants, qui abandonnèrent par la suite leur orientation.

Le May 19th Communist Organization (Organisation Communiste du 19 mai) fit lui le choix de la continuité de la lutte armée, fusionnant avec la Black Liberation Army issu des restes du Black Panther Party. Sa mouvance mena des actions armées tout au long de la première moitié des années 1980, avant d’être liquidée par la répression.

Dans le prolongement de RYM II, le RCP-USA devint la principale organisation, étant par ailleurs déjà issu de la majorité de RYM II. Il resta hégémonique par la suite, grâce à son aura international issue de son rejet de la Chine d’après Mao Zedong et de son rôle clef dans la formation du Mouvement Révolutionnaire Internationaliste, une structure internationale.

Les restes des autres structures finirent par s’unifier dans Freedom Road Socialist Organization, qui connut une scission. Les deux Freedom Road Socialist Organization assumèrent rapidement une ligne post-maoïste, ce que le RCP-USA finit lui-même par faire.

 

Source: http://centremlm.be/Sur-la-bataille-anti-revisionniste-aux-Etats-Unis-1879

Settle the Issue

iTraduction

« La nécessité d’imprégner systématiquement les masses avec ceci et précisément cette vision de la révolution violente est à la base de toute la théorie de Marx et d’Engels. La trahison de leur théorie par les tendances social-chauvines et kautskistes qui prévalent aujourd’hui s’exprime de manière frappante dans ces deux tendances en ignorant cette propagande et cette agitation.  »

– Lénine dans l’État et la révolution

En tant que maoïstes, nous définissons notre position par rapport aux masses, au reste de la gauche et au monde en général par la lutte. Cela signifie une critique de chaque position, y compris la nôtre.

Comme nous existons dans la métropole impérialiste, une de nos principales luttes doit être contre une sorte d’opportunisme-droit par défaut, un opportunisme produit par la force des forces superstructurelles de la bourgeoisie et par la corruption, relativement grand ou petit selon certains facteurs Ces facteurs qui ont un impact sur les masses ont également un impact sur la gauche, ce qui rend le taillisme et l’économisme très attrayants (ce n’est de loin pas le dernier mot sur cet opportunisme par défaut –

Red Guards Pittsburgh

Sophia Burns’ Politics is a Case Study in the Right-Opportunist Conception of the Mass Line Method of Communist Leadership

 

pcp organize with guns image

“The necessity of systematically imbuing the masses with this and precisely this view of violent revolution lies at the root of the entire theory of Marx and Engels. The betrayal of their theory by the now prevailing social-chauvinist and Kautskyite trends expresses itself strikingly in both these trends ignoring such propaganda and agitation” — Lenin in State and Revolution

As Maoists, we define our position in relation to the masses, the rest of the Left, and the world in general through struggle. This means criticism of every position, including our own.

As we exist in the imperialist metropole, one of our main struggles must be against a kind of default right-opportunism, an opportunism produced through the strength of the superstructural forces of the bourgeoisie and through the bribery, relatively large…

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Ludo Martens : le révisionnisme de Boukharine

A Paris, Boukharine rendit aussi visite au chef menchevik Fedor Dan, auquel il confia qu’à ses yeux, Staline n’était «pas un homme, mais un diable».

En 1936, Trotski était partisan d’une insurrection anti-bolchevique. Dan était un des principaux chefs de la contre-révolution sociale-démocrate. Boukharine s’était politiquement rapproché de ces deux individus.

Nikolaïevski:«Il me demanda un jour de lui procurer le bulletin de Trotski pour pouvoir lire les derniers numéros. Je lui fournis également des publications socialistes, y compris le Sotsialistkhesky Vestnik.»

« Un article dans le dernier numéro contenait une analyse du plan de Gorky visant à regrouper l’intelligentsia en un parti séparé pour prendre part aux élections. Boukharine déclara: ‘Un second parti est nécessaire. S’il n’y a qu’une seule liste électorale, sans opposition, cela équivaut au nazisme’.»

«Boukharine sortit un stylo. ‘C’est avec lui que la Nouvelle Constitution soviétique a été entièrement rédigée, du premier au dernier mot’. Boukharine était très fier de cette constitution. Dans l’ensemble, c’était un cadre bien conçu pour une transition pacifique de la dictature d’un parti à une vraie démocratie populaire.»

«S’intéressant» aux idées de Trotski et des sociaux-démocrates, Boukharine en vient à reprendre leur thèse principale de la nécessité d’un parti d’opposition anti-bolchevik, qui deviendra inévitablement le point de ralliement de toutes les forces réactionnaires. Nikolaïevski poursuit: «L’humanisme de Boukharine est dû pour une grande part à la cruauté de la collectivisation et au combat interne qu’elle déclencha au sein du Parti.

(…) ‘Ce ne sont plus des êtres humains, disait Boukharine. Ils sont réellement devenus les rouages d’une machine épouvantable. Il se produit une déshumanisation totale des gens qui travaillent au sein de l’appareil soviétique’.»

«Bogdanov avait prévu, au début de la révolution bolchevique, la naissance de la dictature d’une nouvelle classe de dirigeants économiques. Penseur original, et le deuxième en importance parmi les bolcheviks, Bogdanov joua un grand rôle dans l’éducation de Boukharine. Boukharine n’était pas d’accord avec les conclusions de Bogdanov, mais il comprenait que le grand danger du ‘socialisme hâtif’, que les bolcheviks entreprenaient, était dans la création d’une dictature de la nouvelle classe. Boukharine et moi avons assez longuement parlé de cette question.»

Au cours des années 1918-1920, devant l’âpreté de la lutte des classes, tous les opportunistes étaient passés du côté de la réaction tsariste et impérialiste, au nom de l’«humanisme». Soutenant l’intervention anglo-française, et donc les régimes colonialistes les plus terroristes, tous ces hommes, de Tsereteli à Bogdanov, avaient dénoncé la «dictature» et la «nouvelle classe des aristocrates bolcheviks» en Union soviétique. Dans les conditions de la lutte des classes des années trente, Boukharine a suivi la même démarche.

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Le Pré de Béjine est un film soviétique de 1937, réalisé par Sergueï Eisenstein.Il raconte l’histoire d’un jeune fermier tentant de s’opposer à son propre père, qui a l’intention de trahir Il s’agit de la vie de Pavlik Morozov, un jeune Russe qui devint un martyr politique après son assassinat par sa famille en 1932, le jeune homme ayant dénoncé son père au gouvernement. Morozov fut ensuite mis à l’honneur dans les programmes scolaires, les poèmes, la musique, et dans ce film.Il avait été tourné de 1935 à 1937 avant d’être arrêtée par le gouvernement central soviétique, qui disait qu’il contenait des erreurs artistiques, sociales et politiques. Certains, toutefois, prirent l’exemple de ce film pour critiquer l’ingérence du gouvernement sur le cinéma, étendant cette critique à Joseph Staline lui-même. Eisenstein considéra ensuite son travail comme étant une erreur.On l’a cru perdu dans les bombardements de la seconde guerre mondiale. Cependant…

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Forecast for 2018: the trend and the cycles

Nevertheless, despite weak profitability and high debt, the modest recovery in profits in 2017 suggests that the major capitalist economies will avoid a new slump in production and investment in 2018, confounding my prediction.

Now when you are proved wrong (even if only in timing), it is necessary to go back and reconsider your arguments and evidence and revise them as necessary. Now I don’t think I need to revise my fundamentals, based as they are on Marx’s laws of profitability as the underlying cause of crises. Profits in the major economies have risen in the last two years and so investment has improved accordingly (to Marx’s law). Only when profitability starts falling consistently and takes profits down with it, will investment also fall. Until that happens, the impact on the capitalist sector of the rising costs of servicing very high debt levels can be managed, for most.

What seems to have happened is that there has been a short-term cyclical recovery from mid-2016, after a near global recession from the end of 2014-mid 2016. If the trough of this Kitchin cycle was in mid-2016, the peak should be in 2018, with a swing down again after that. We shall see.

Michael Roberts Blog

What will happen to the world economy in 2018?  The global capitalist economy rises and falls in cycles, ie a slump in production, investment and employment comes along every 8-10 years.  In my view, these cycles are fundamentally driven by changes in the rate of profit on the accumulated capital invested in the major advanced capitalist economies.  The cycle of profitability is longer than the 8-10 year ‘business cycle’. There is an upwave in profitability that can last for about 16-18 years and this is followed by a downwave of a similar length.  At least this is the case for the US capitalist economy – the length of the profitability cycle will vary from country to country.

Alongside this profitability cycle, there is a shorter cycle of about 4-6 years called the Kitchin cycle.  And there also appears to be a longer cycle (commonly called the Kondratiev cycle) based…

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Raz de marée communiste au Népal

Prachanda l’a admis lui-même le lundi 11 décembre au matin, après l’annonce des résultats des élections législatives et régionales à Katmandou, qui ont eu lieu le 26 novembre et le 7 décembre : “La victoire de l’alliance de gauche est un défi”,rapporte The Himalayan Times, tant il y a à faire pour “améliorer le niveau de vie de la population, équiper le pays en infrastructures” et remettre enfin debout tous les édifices anéantis par les séismes d’avril et de mai 2015.
Le leader maoïste, initiateur de la guerre civile (1996-2006) qui devait mener à la chute de la monarchie en 2008, estime que le Népal “prend aujourd’hui la route de la prospérité” et que, s’il travaille “avec honnêteté” “au service du peuple”, le futur gouvernement communiste a un boulevard de “cinquante ans devant lui”. Pushpa Kamal Dahal, de son vrai nom, ne s’attendait sans doute pas lui-même à un tel raz de marée pour ce premier scrutin organisé depuis l’adoption de la nouvelle Constitution fédérale, il y a un peu plus de deux ans.

Le rendez-vous était historique, car c’était la première fois depuis 1999 que les Népalais élisaient une chambre basse “classique”. Celle-ci avait certes été renouvelée par deux fois depuis l’instauration de la république, en 2008 et en 2013, mais il s’agissait à chaque fois d’élire une assemblée constituante pour écrire une nouvelle Constitution.

Le chantier aura duré sept ans au total, jusqu’à la promulgation de la nouvelle loi fondamentale instaurant le fédéralisme en septembre 2015, à la suite de quoi deux autres années se sont écoulées avant que les électeurs ne soient convoqués aux urnes. En outre, c’était la première fois qu’un scrutin se déroulait en région, en complément des municipales, qui, avant l’été dernier, n’avaient pas eu lieu depuis… 1997.

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un spectre hante le monde… (note de danielle Bleitrach)

Publié le 

Khadga Prasad Sharma Oli, qui devra prendre la tête de l’État népalais en janvier, en train de voter le 7 décembre 2017, à Balkot, Bhaktapur (Nepal). PHOTO / NARAYAN MAHARJAN / NUR PHOTO /VIA AFP.

Grâce à leur alliance de dernière minute, les marxistes-léninistes et les maoïstes obtiennent une large majorité au Parlement fédéral népalais et dans les assemblées provinciales, infligeant une déroute aux formations de droite et surtout au Parti du Congrès du Premier ministre sortant, Sher Bahadur Deuba.

Prachanda l’a admis lui-même le lundi 11 décembre au matin, après l’annonce des résultats des élections législatives et régionales à Katmandou, qui ont eu lieu le 26 novembre et le 7 décembre : “La victoire de l’alliance de gauche est un défi”,rapporte The Himalayan Times, tant il y a à faire pour “améliorer le niveau de…

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Cent ans qui ont bouleversé le monde, la nécessité d’un véritable bilan, par Roger Keeran

En Russie, en 1917, comme ce soldat, des millions d’ouvriers et de paysans ont mieux saisi le véritable sens du marxisme que cet étudiant et, comme ce soldat, ils ont vu Lénine et les bolcheviks exprimer leurs intérêts.

Lénine a recommandé le livre de Reed aux «ouvriers du monde» comme «une exposition véridique et très vivante de l’événement si important à la compréhension de ce qu’est réellement la révolution prolétarienne et la dictature du prolétariat».

Comme Reed, un autre communiste qui comprenait le rôle de Lénine et des bolcheviks était Tim Buck, le secrétaire général du Parti communiste du Canada depuis longtemps. Il a appelé la qualité que Lénine et les bolcheviks ont montré « l’audace » – l’audace de la pensée et l’audace de l’action. Buck a déclaré: « Lénine a démontré plus clairement et plus dramatiquement le rôle décisif de l’audace dans la révolution que n’importe quel autre révolutionnaire dont les activités sont enregistrées ».

L’un des nombreux exemples donnés par Buck pendant l’été 1917, quand les paysans exigeaient la terre, mais tous les autres partis révolutionnaires, y compris les socialistes-révolutionnaires, le parti qui avait initialement soulevé cette revendication, insistèrent pour que les paysans attendent l’Assemblée constituante. faire passer une loi.

Evoquant l’humeur du peuple, Lénine et les bolcheviks abandonnèrent leur scepticisme initial et appelèrent les paysans à «prendre la terre de façon organisée». L’approbation légale pourrait venir plus tard. Cette idée correspondait exactement aux souhaits du peuple. Grâce à cette demande et à la demande d’une paix immédiate et d’autres démarches, les bolcheviks ont montré leur compréhension des travailleurs, des paysans et des soldats et leur vision claire de ce qu’ils devaient faire, gagnant ainsi le droit et la capacité de prendre le pouvoir. Buck a dit: « Dans toutes les annales de la civilisation, il n’y a pas d’autre record d’une telle audace à couper le souffle. »

Reed dit simplement qu’en novembre 1917 les bolcheviks étaient le seul parti avec un programme constructif et le pouvoir de le réaliser. Et s’ils n’avaient pas pris le pouvoir quand ils l’ont fait, il y avait peu de doute « que les armées de l’Allemagne impériale auraient été à Petrograd et à Moscou en décembre, et la Russie serait de nouveau montée par un tsar.

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Par Roger Keegan, Montréal, le 28 octobre 2017. Je tiens à remercier Liz Rowley, Pierre Fontaine et Adrien Welsh pour cette invitation à prendre la parole. Je suis honoré de me joindre à vous pour célébrer le 100 e anniversaire de la Grande Révolution russe.Je vous transmets les salutations de mes camarades de MLToday.com, qui se sont joints à d’autres partis marxistes-léninistes et aux marxistes-léninistes indépendants pour organiser notre propre célébration à New York le 7 novembre.Votre invitation me rappelle la longue relation entre les communistes de nos deux pays. En 1919, face à la répression légale au Canada qui empêcha la formation d’un parti communiste, Tim Buck et d’autres Canadiens, avant de former le Parti communiste du Canada,   rejoignirent le Parti communiste d’Amérique.

Notre rassemblement aujourd’hui témoigne de notre…

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LE PARTI COMMUNISTE D’ESPAGNE (PCE) RENOUE AVEC LE MARXISME-LÉNINISME 

Pendant ce temps, les six partis communistes italiens nés de la stratégie eurocommuniste face à un parti démocratique qui est le prolongement de l’abandon du parti communiste italien, tentent de retrouver leur unité.
Pendant ce temps le parti communiste d’Espagne lui aussi tente de surmonter, comme on le voit ici la trahison eurocommuniste et renoue avec un parti communiste marxiste léniniste.

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Pendant que le dirigeant du Parti Communiste Français monte une minable opération contre Georges Marchais, avec l’aide d’un refondateur de toujours qu’est Gérard Streiff, une opération visant à faire cautionner le pseudo eurocommunisme de Georges Marchais ; une opération dans laquelle Fitterman devient l’ami de Georges Marchais alors qu’il ne fut avec Rigoud que l’exécutant des basses oeuvres de Mitterrand contre notre parti et son secrétaire quand ce dernier et les communistes choisirent en 1983 de s’opposer au tournant de la rigueur et au plan Davignon de destruction de l’industrie française dont nous souffrons encore aujourd’hui. Ce fut avec l’aide de Berlinguer, du parti communiste italien, que Mitterrand lança avec Rigoud l’opération de déstabilisation de notre parti et de crise ouverte pour tenter d’empêcher notre sortie du gouvernement.
*Durant le même temps, toujours dans le cadre de l’eurocommunisme, Santiago Carillo, le secrétaire du parti  communiste d’Espagne alla encore plus loin…

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POUR LE CENTENAIRE DE LA REVOLUTION SOCIALISTE D’OCTOBRE 1917

Il y a quelques mois, un rassemblement a été organisé en banlieue lyonnaise par des groupes oppositionnels à la ligne de la direction du Parti « communiste » français. Un camarade est intervenu dans le débat sur le bilan de la révolution d’Octobre 1917, pour y apporter un point de vue maoïste. Si notre organisation était présente, c’est parce que nous connaissons la sincérité des jeunes militant-e-s qui cherchent à impulser la lutte à l’intérieur du P « c »F pour rendre ce parti révolutionnaire à nouveau. Certain-e-s d’entre nous y ont cru par le passé, et ont mené leurs premiers combats au sein du P « c »F, avant de se dire qu’il était idéaliste de vouloir ressusciter ce qui était mort et qu’il valait mieux consacrer leur énergie à construire le nouveau parti communiste dont la classe ouvrière a besoin. Nous avions autre chose à faire de nos vingt ans que de servir de force d’appoint à une fraction opportuniste contre une autre, sous prétexte du moindre mal. Nous ne voulons pas que l’énergie des camarades qui se fixent aujourd’hui les mêmes objectifs que nous nous fixions il y a quinze ans, soient détournés de leur but révolutionnaire et conduit dans les ornières de l’opportunisme.

De plus en plus de militant-e-s qui se réclament du marxisme-léninisme s’inspirent des textes du professeur de philosophie italien Domenico Losurdo. La théorie de Losurdo est simple et tordue en même temps : il est entendu que les communistes du monde entier, et spécialement celles et ceux des métropoles impérialistes, doivent se solidariser sans conditions avec les luttes de libération des peuples (c’est-à-dire accepter la lutte « par tous les moyens nécessaires » comme disait Malcom X, prendre parti pour la violence révolutionnaire des opprimé-e-s même si des soldats français doivent mourir en face, ne pas prétendre leur dicter notre propre agenda). Or, pour Losurdo cette solidarité sans conditions doit concerner non seulement la lutte révolutionnaire mais aussi les compromis et les retours en arrière, dictés eux aussi par les cruelles nécessités du réel. Losurdo parle à des militant-e-s qui veulent défendre les révolutions russes et chinoises. Il les flatte dans le sens du poil en leur disant : si vous voulez défendre Lénine et Staline vous devez défendre aussi Brejnev et Andropov (il ne va pas jusqu’à défendre Khrouchtchev, mais le considère comme un ami du socialisme qui se trompe, et non comme un ennemi  qui se cache), si vous voulez défendre Mao, vous devez aussi défendre Deng Xiaoping, Jiang Zemin, Hu Jintao et Xi Jinping (un auteur de la même tendance néo-révisionniste, le belge Ludo Martens allait même jusqu’à dire : si vous voulez défendre la révolution burkinabé de Thomas Sankara, vous devez défendre son assassin Blaise Compaoré). Cette théorie n’est pas matérialiste : Brejnev, Deng Xiaoping et Compaoré ne représentent pas le retour au réel après les « utopies » et/ou les « erreurs » de Lénine-Staline, Mao ou Sankara. Ils représentent la contre-révolution, la restauration du capitalisme par une nouvelle bourgeoisie (et dans le cas de Compaoré, une bourgeoisie compradore au service de l’impérialisme français). Ils sont socialistes en parole, mais capitalistes en réalité. Si nous voulons avancer dans le bilan des expériences socialistes, nous devons saisir cette réalité.

Une critique plus poussée des écrits de Losurdo est à faire. Dans ses derniers écrits, cet infatigable professeur d’inconséquence s’intéresse aux luttes antisexistes et antiracistes, pour en proposer une version aussi inconséquente que sa vision de la construction du socialisme. Nous devons au contraire aider tous les camarades qui veulent défendre l’héritage de Lénine-Staline à ne pas s’arrêter au milieu du chemin, mais à faire la critique du révisionnisme qui a sapé les bases du socialisme en URSS.

Intervention pour le débat de la « Fête Populaire » à l’occasion du centenaire de la révolution d’Octobre

La grande révolution socialiste d’octobre a eu le mérite d’avoir constitué la première expérience de dictature du prolétariat et de transition vers le communisme après les 73 jours de la commune de Paris. Cette expérience a eu lieu dans des conditions extraordinairement difficiles et avec des erreurs inévitables dans un contexte d’encerclement capitaliste. Les démocraties populaires nées de la lutte antifasciste, n’auraient pas été possibles sans les enseignements d’octobre et la victoire soviétique de 1945. Les camarades chinoi-se-s se sont inspiré-e-s des leçons de la Révolution d’octobre, de ses victoires comme de son échec final, pour essayer d’aller plus loin, mais là aussi le capitalisme a été restauré après le coup d’Etat de 1976.

Le camarade Lénine nous enseigne que la transition au communisme est une période où s’affrontent le vieux mode de production capitaliste et le mode de production socialiste à naître.

1991 est la dernière étape de destruction de l’URSS. Mais ce coup d’état de l’intérieur avait été initié déjà depuis Khroutchev et sa politique de renoncement à la lutte révolutionnaire. Ce coup d’Etat avait une base matérielle constituée non seulement d’éléments des anciennes couches bourgeoises, mais aussi de couches bourgeoises nouvelles produites par l’organisation de la production (c’est un élément intéressant du livre de Robert Linhart, Lénine, les paysans, Taylor). Les classes sociales se développent sur une base matérielle préexistante, elles ne peuvent naître spontanément, comme des souris qui sortent du chapeau d’un magicien.

L’introduction d’éléments de marché privé dans les kolkhozes comme dans les usines a renforcé la base des éléments bourgeois des différentes républiques, qui ont fini par se marcher sur les pieds et par se sauter à la gorge dès avant la chute du mur de Berlin. Les bourgeoisies des différentes républiques ont pu mobiliser les masses pour leurs intérêts, en ravivant un chauvinisme et un racisme qui n’avaient jamais totalement disparu, comme en témoignent les pogroms d’Arménien-ne-s à Soumgaït (1988) et Bakou (1990), organisés par la bourgeoisie azérie.

Être fidèle à Lénine et aux combattant-e-s d’Octobre, c’est lutter contre le dogmatisme et le culte des icônes pour faire le bilan matérialiste qui nous permettra d’avancer vers de nouvelles victoires. Et pour commencer étudier la base sociale du révisionnisme, et étudier la lutte contre le révisionnisme en Chine et en Albanie (qui n’a pas empêché la restauration du capitalisme dans ces pays).

Les enseignements de la révolution d’Octobre doivent devenir accessibles aux masses et servir à préparer les luttes d’aujourd’hui contre le Capital, comme la lutte contre la loi Travail en ce moment même. Cela fait depuis 2010 que la classe ouvrière se mobilise à chaque attaque, à chaque projet de loi, renforçant l’oppression de la bourgeoisie par l’exploitation. L’élan est déjà là, mais il manque la stratégie de combat, élaborée à la lumière d’une théorie révolutionnaire. Il faut s’intéresser à la Révolution d’Octobre pour réfléchir au présent que l’on veut construire et arracher maintenant, et non pas seulement pour rendre hommage et glorifier le passé.

Vive la révolution socialiste d’Octobre, passons des luttes sociales à la révolution !

 

Source: http://futur-rouge.overblog.com/2017/11/pour-le-centenaire-de-la-revolution-socialiste-d-octobre-1917.html

« C’est l’hôpital qui se moque de la charité » Déclaration du président du Comité central du Parti communiste GA

Les réalisations exceptionnelles du gouvernement soviétique, telles que la gratuité de l’éducation et des soins de santé, le logement abordable et l’absence de chômage, les bas prix de la nourriture et des médicaments, demeurent un rêve inaccessible pour la majorité de la population mondiale. En passant, la politique sociale des Etats-Unis et de l’Europe est largement copiée de l’expérience de l’Union soviétique afin d’éviter la répétition d’octobre maintenant dans les pays de l’Ouest.

Pendant ce temps, les responsables de la Maison Blanche, sans sourciller, affirment que « au siècle dernier, les régimes totalitaires communistes ont détruit des millions de personnes et soumis d’innombrables personnes à l’exploitation, à la violence et à un appauvrissement sans précédent ». Il n’y a rien de nouveau dans ce genre de déclarations. Comme l’affirmait Goebbels, l’idole de la propagande nazie, plus le mensonge est gros, mieux il passe.

Cela donne le sentiment que la Maison-Blanche a adopté la drogue antisoviétique russophobe et a complètement perdu le sens de la réalité. Il est bien connu que l’utilisation d’un tel poison, même à petites doses, prive les gens de la capacité de penser.

Quant aux assertions sur les « victimes du communisme », alors, comme le disaient nos ancêtres dans de tels cas: « Vous ne devriez pas blâmer le miroir si vous avez la gueule de travers. » Il est bien connu que les Etats-Unis n’ont pas été remarqués depuis leur création dans une attitude zélée à l’égard des droits de l’homme et de l’humanisme excessif.

L’extermination en masse de nations entières si elles faisaient obstacle à la classe dirigeante cupide des États-Unis, est devenue depuis longtemps un phénomène familier. Ils ont commencé avec la destruction des habitants indigènes de l’Amérique – les Indiens et l’exploitation sauvage des esclaves africains. Puis a continué le génocide de millions de Coréens, de Vietnamiens, d’Irakiens, de centaines de milliers de Serbes, de Libyens, de Syriens. La liste s’allonge encore et encore. Et quel cauchemar atomique a été abattu sur les têtes des habitants d’Hiroshima et de Nagasaki!

Maintenant, les troupes américaines occupent les territoires de trois États souverains, participent à 20 conflits sanglants, ont plus de 700 bases militaires dans des dizaines de pays à travers le monde. Bien sûr, tout cela, comme l’affirme la Maison Blanche, est une manifestation «d’une ferme détermination à porter la lumière de la liberté pour tous ceux qui aspirent à un avenir plus brillant et libre». Il est bien connu que les Américains, en règle générale, portent la «lumière de la liberté» sur les ailes des bombardiers, avec l’aide de la terreur sanglante et des provocations sans fin. Comme on dit, « Dieu nous préserve de tels amis, mais nous nous débrouillerons avec nos ennemis! ».

Je voudrais rappeler aux messieurs de la Maison-Blanche que l’un de leurs grands prédécesseurs, le président Franklin D. Roosevelt, pendant la guerre, a toujours félicité le chef de l’Etat soviétique, I.V. Staline avec les anniversaires de la Révolution d’Octobre et l’anniversaire de l’Armée Rouge. Une telle pensée d’état n’est clairement pas caractéristique de l’establishment américain actuel.

Apprenez l’histoire, messieurs! C’est utile …

Président du Comité central du Parti communiste

G.A. Ziouganov.

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Nous publions la déclaration du président du Comité central du Parti communiste de la Fédération de Russie G.А. Ziouganov.

Service de presse du Comité central du Parti communiste de la Fédération de Russie
2017-11-10 16:23

Ziouganov Gennady Andreevich
Président du Comité central du Parti communiste, chef de la faction du Parti communiste à la Douma d’Etat de la Fédération de Russie

Le 7 novembre 2017, l’administration du président des États-Unis a publié un communiqué intitulé «Journée nationale des victimes du communisme». On ne sait pas, cependant, si ce « jour national » est américain ou russe. Mais il est très significatif que la Maison Blanche ne puisse ignorer le 100e anniversaire de la Grande Révolution socialiste d’Octobre, célébrée de nos jours par la planète entière.

En même temps, il semble que les politiciens américains aient encore une faible connaissance de l’histoire et de la géographie. À Washington, ils vivent dans un monde…

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