Complément d’enquête sur les traces de l’Union soviétique, patrie et communisme…

(…)

« Le terme choisi par Staline était tout simplement « patriotisme soviétique », ce qui faisait référenc à la double loyauté des citoyens au systèe socialiste soviétique et à un Etat soviétique qui représentait et protégeait les diverses traditions et cultures nationales de l’URSS. L’Etat multinational soviétique était « prolétaire dans son conten, national dans sa forme » déclarait Staline: c’était unEtat fondé sur une base de classe qui défendait autantles cultures et traditios ationales que celes du prolétariat. l’organsation qui intégrait et organsait cette double identité et cette double loyauté était le parti comunistedirigé par Stalne.

Stalne incarnait parfaitement ces multiples identités et loyautés attendues du côté du citoyen soviétique. Géorgien qui mettait ostensiblement en avant ses traditios maternelles, il avait également épousé la culture, la langue et l’identité russes. Ses origines modestes de fils de coordonier lui donnaient une identité plébéienne. Comme des millions d’autres, il avait bénéficié de la Révolution bolchevique et de la mobilité sociale rendue possible par la construction socialiste de la Russie. Staline était un homme des régions frontières qui défendait l’idée d’un Etat soviétique fort, centralisé, en mesure de défendre tous les peuples de l’URSS. Bref Staline était un géorgien, un ouvrier, un communiste et un patriote soviétique.

Un des premiers signes de ce changement de ligne au sein du parti communiste , et chez Staline même fut ce discours si souvent cité de Staline en février 1931 sur l’urgence de la nécessité d’industrialiser et de moderniser le pays, discours qui illustre son maniement habile et son mlange ds thèmes patriotiques et de classe.

(…)

Avec Lénine, Staline avait été l’architecte de la politique des nationalités. Avant 1917, Staline avait rédigé la principale analyse théorique de la question nationale et après la Révolution, ilavait été nommé commissaire du peuple aux Nationalités.En tant que révolutionnaire internationalistes, Lénine et Staline croyaient en l’unité des travaillers par delà les frontières nationales et s’opposaient par principe au séparatisme nationaliste. Cependant, ils reconnaissaint tous deux l’attraction exercée par e sentiment national dns la lutte politique contre le tsarisme et dans la constructiond’un Etat socialiste. L’idéolgie bolchevique était prête à accepter l’idée d’encourager le natinalisme culturel et lnguistique parmi les groupesethniques et nationaux de l’URSS tut en luttant dans le même temps pour l’unité pltique,sur unebsede classe,de tous les peuples soviétiques. La première constution de l’uRSS,adoptée en 1922,était extrêmement centralistemais aussi théoriquement fédéraliste et ostentibleent fondée sur une unionvolontire de républiques nationale.  » (1)

histoireetsociete

Ce qui frappe au Tatarstan au titre de l’empreinte laissée par l’Union Soviétique est d’abord une réussite indéniable, la manière dont a été traitée et presque résolue la question des nationalités, presque parce qu’avec le gouffre des inégalités qui se creuse, il y a des chances que ce tissu de paix et d’amitié entre les peuples se fissure. Pour le moment, parce que le Tatarstan est relativement prospère et parce que chacun est engagé dans une course au bien-être ou à la survie, qui lui laisse peu de temps,  les mentalités demeurent celles d’une mixité tolérante. Pourtant  déjà les nouveaux venus des anciennes républiques d’Asie centrale sont suspects de toutes les radicalités et on note que les Tatars forment une »mafia » qui s’arroge les meilleurs postes partout. L’essentiel demeure néanmoins les mariages mixtes, le refus des clivages religieux, le tout attribué consciement à l’héritage soviétique.  Qu’est-ce donc que cet art d’accommoder…

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Des banquiers anglo-saxons ont organisé la Seconde Guerre mondiale

À la veille du 72e Anniversaire de la victoire des forces Alliés et du Front uni contre le fascisme et la guerre sous la direction de l’armée rouge de Staline et des soviétiques sur les forces fascistes et nazies du IIIe Reich, il nous fait plaisir de re-publier un texte qui est peut-être passée inaperçu lors de sa première sortie il y a deux ans et dont nous venons tout juste de retrouver le lien hypertexte sur le site web
par Valentin Katasonov
À l’occasion du 70e anniversaire de la Victoire contre le nazisme, nous publions une étude de Valentin Katasonov sur le financement du NSDAP et le réarmement du Troisième Reich. L’auteur s’appuie sur des documents publiés en 2012 qui confirment l’organisation de la Seconde Guerre mondiale par des banquiers états-uniens et britanniques, couverts par le président Franklin Roosevelt et le Premier ministre Neville Chamberlain, dans l’espoir de détruire l’URSS. Cette étude soulève de nouvelles questions qui seront abordées dans un prochain article.
Réseau Voltaire International | Moscou (Russie) | 11 mai 2015

Hjalmar Schacht (à gauche), le ministre des Finances de Hitler, avec son bon ami Montagu Norman, gouverneur de la Banque d’Angleterre de 1920 à 1944. Selon les documents révélés par la Banque d’Angleterre en 2012, l’or tchécoslovaque avait été déposé à Londres dans un sous-compte au nom de la Banque des règlements internationaux (BRI). Lorsque les nazis entrèrent à Prague, en mars 1939, ils envoyèrent immédiatement des soldats à la Banque nationale. Les administrateurs tchèques reçurent ordre, sous peine de mort, d’envoyer deux demandes de transfert. La première ordonnait à la BRI de transférer 23,1 tonnes d’or de son sous-compte tchécoslovaque de la Banque d’Angleterre, au sous-compte de la Reichsbank, également tenu à Threadneedle Street. Le deuxième ordre chargeait la Banque d’Angleterre de transférer près de 27 tonnes de l’or détenu en nom propre par la Banque nationale de Tchécoslovaquie au sous-compte de la BRI à la Banque d’Angleterre.
La guerre n’a pas été déclenchée par un Führer enragé qui se trouvait à diriger l’Allemagne à cette époque. La Seconde Guerre mondiale est l’œuvre d’une oligarchie mondiale, ou plus précisément des ploutocrates anglo-américains.

Utilisant des instruments tels que la Réserve fédérale US et la Banque d’Angleterre, ils ont commencé à se préparer pour le prochain conflit d’ampleur mondiale immédiatement après la Première Guerre mondiale. Leur cible était l’URSS.

Les plans Dawes et Young, la création de la Banque des règlements internationaux (BRI), la suspension du paiement des réparations par l’Allemagne prévues par le Traité de Versailles et l’acquiescement des anciens alliés de la Russie à cette décision, les investissements étrangers massifs dans l’économie du Troisième Reich, la militarisation de l’économie allemande et les violations du Traité de Versailles sont autant de jalons sur le chemin conduisant à la guerre.
Derrière ce complot se tenaient des personnages-clefs : les Rockefeller, les Morgan, Lord Montagu Norman (gouverneur de la Banque d’Angleterre) et Hjalmar Schacht (président de la Reichsbank et ministre de l’Économie du gouvernement de Hitler). Le programme stratégique des Rockefeller et des Morgan était de subjuguer l’Europe économiquement, de saturer l’Allemagne d’investissements et de crédits étrangers, et de l’amener à délivrer un coup mortel à la Russie soviétique, afin que celle-ci revienne au capitalisme en tant que colonie.
Montagu Norman (1871-1950) a joué un rôle important d’intermédiaire dans le dialogue entre les milieux financiers américains et les chefs d’entreprise allemands. Hjalmar Schacht a organisé la reconstitution du secteur défense de l’économie allemande. L’opération menée par les ploutocrates était dissimulée par des politiciens tels que Franklin Roosevelt, Neville Chamberlain et Winston Churchill. En Allemagne, ces projets étaient exécutés par Hitler et Hjalmar Schacht. Selon certains historiens, Hjalmar Schacht a joué un rôle plus important que Hitler. Seulement, il restait dans l’ombre.
À l’issue de la Première guerre mondiale, le Plan Dawes visait à compromettre la Triple Entente et à collecter les réparations de guerre auprès de l’Allemagne. Le Plan Dawes (proposé par le Comité Dawes, présidé par Charles G. Dawes) désignait une tentative faite en 1924 de résoudre le problème des réparations, qui avait miné la politique internationale après la Première guerre mondiale et le Traité de Versailles (la France, réticente, a perçu plus de 50 % du montant des réparations). Entre 1924 et 1929, l’Allemagne a reçu 2,5 milliards de dollars des États-Unis et 1,5 milliards de la Grande-Bretagne dans le cadre du Plan Dawes. Il s’agit de sommes considérables, qui correspondent à 1 trillion (mille milliards) de dollars d’aujourd’hui. Hjalmar Schacht a joué un rôle actif dans la mise en œuvre du Plan Dawes. En 1929, il a résumé les résultats en déclarant qu’en 5 ans, l’Allemagne avait reçu davantage de prêts étrangers que les États-Unis au cours des 40 années ayant précédé la Première guerre mondiale. En conséquence, en 1929, l’Allemagne était devenue la deuxième puissance industrielle mondiale, devant la Grande-Bretagne.
Dans les années 1930, l’Allemagne a continué de bénéficier d’investissements et de prêts. Rédigé en 1929 et adopté officiellement en 1930, le Plan Dawes désignait un programme visant à régler les dettes de guerre allemandes à l’issue de la Première guerre mondiale. Il a été présenté par le comité présidé (1929-30) par l’industriel américain Owen D. Young, fondateur et ex-premier président de Radio Corporation of America (RCA). À l’époque, Young siégeait également au conseil d’administration de la Fondation Rockefeller, et il avait en outre été l’un des représentants impliqués dans un dispositif de réaménagement des réparations de guerre, le Plan Dawes de 1924. Selon le plan, la Banque des Règlements Internationaux (BRI) a été créée en 1930 pour permettre à l’Allemagne de payer les réparations aux vainqueurs. En réalité, l’argent a pris une toute autre direction, à savoir qu’il est parti des États-Unis et de la Grande-Bretagne pour arriver en Allemagne. Le capital de la majorité des sociétés allemandes ayant une importance stratégique était, intégralement ou partiellement, américain. Une partie était détenue par des investisseurs britanniques. Les secteurs du raffinage du pétrole et de la liquéfaction du charbon de l’économie allemande étaient dans les mains de Standard Oil (les Rockefeller). Le géant de l’industrie chimique Farbenindustrie AG est passé sous le contrôle du groupe Morgan. Quarante pourcent du réseau téléphonique et 30 % des actions de Focke Wulf étaient sous le contrôle de la société américaine ITT. La radio et les géants de l’industrie électrique AEG, Siemens et Osram sont passés sous le contrôle d’American General Electric. ITT et General Electric faisaient partie de l’empire de Morgan. Cent pourcent des actions Volkswagen appartenaient à l’Américain Ford. Au moment où Hitler a accédé au pouvoir, le capital financier US contrôlait quasiment tous les secteurs d’importance stratégique de l’industrie allemande : raffinage du pétrole, production de carburant de synthèse, chimie, construction automobile, aviation, ingénierie électrique, radio, ainsi qu’une grande partie de l’industrie de la construction mécanique (278 sociétés au total). Les grandes banques allemandes, telles que la Deutsche Bank, la Dresdner Bank, la Donat Bank et quelques autres, étaient sous contrôle US.
Le 30 janvier 1933, Hitler devenait chancelier d’Allemagne. Auparavant, sa candidature avait été étudiée à la loupe par les banquiers américains. Hjalmar Schacht s’est rendu aux ÉtatsUnis à l’automne 1930 pour parler de cette nomination avec des collègues américains. La désignation de Hitler a finalement été approuvée lors d’une réunion secrète de financiers aux États-Unis. Schacht a passé toute l’année 1932 à convaincre les banquiers allemands que Hitler était le meilleur candidat au poste. Il a atteint son objectif. À la mi-novembre 1932, 17 des plus grands banquiers et industriels allemands ont adressé une lettre au Président Hindenburg, dans laquelle ils exigeaient qu’il nomme Hitler chancelier. La dernière réunion de travail des financiers allemands avant l’élection s’est tenue le 4 janvier 1933 à Cologne, au domicile du banquier Kurt von Schröder. Ensuite, le parti national-socialiste est arrivé au pouvoir. Les relations financières et économiques de l’Allemagne avec les Anglo-saxons se sont alors resserrées d’un cran.
Hitler a immédiatement annoncé qu’il refusait de payer les réparations de guerre. Il a mis en doute la capacité de l’Angleterre et de la France à rembourser leurs propres dettes de la Première guerre mondiale aux États-Unis. Washington n’a émis aucune objection à l’annonce de Hitler. En mai 1933, Hjalmar Schacht s’est rendu une nouvelle fois aux ÉtatsUnis. Il y a rencontré le président Franklin Roosevelt et les grands banquiers en vue de demander une ligne de crédit de 1 milliard de dollars. En juin de la même année, Hjalmar Schacht s’est rendu à Londres pour s’entretenir avec Montagu Norman. Tout est passé comme une lettre à la poste. Les Britanniques ont consenti un prêt de 2 milliards de dollars. Ils n’ont soulevé aucune objection quant à la décision de l’Allemagne de suspendre le remboursement de sa dette.
Selon certains historiens, les Américains et les Britanniques étaient accommodants parce que, dès 1932, l’Union soviétique avait réalisé le plan quinquennal de développement économique en vue d’atteindre de nouveaux sommets en tant que puissance industrielle. Quelques milliers d’entreprises avaient vu le jour, en particulier dans l’industrie lourde. La dépendance de l’URSS à l’importation de produits industriels avait ainsi considérablement diminué. Les chances d’étrangler l’Union soviétique économiquement s’en trouvaient
quasiment réduites à zéro. Il a alors été décidé de recourir à la guerre et de lancer la militarisation accélérée de l’Allemagne.
Pour celle-ci, l’obtention de crédits américains ne posait aucun problème. Hitler est arrivé au pouvoir dans son pays à peu près en même temps que Franklin Roosevelt aux États-Unis. Les banquiers qui ont soutenu Hitler en 1931 sont précisément ceux qui ont soutenu l’élection de Roosevelt. Une fois en poste, le nouveau président ne pouvait guère faire moins qu’accorder de généreux crédits à l’Allemagne. D’ailleurs, beaucoup ont remarqué la grande similitude entre le New Deal de Roosevelt et la politique économique du Troisième Reich. Rien d’étonnant. Ce sont en effet les mêmes qui assuraient le sauvetage des deux gouvernements tout en les conseillant. Ils représentaient principalement les milieux financiers US.
Le New Deal de Roosevelt n’a pas tardé à capoter. En 1937, les États-Unis étaient embourbés dans la crise économique. En 1939, l’économie US tournait à 33 % de sa capacité industrielle (19 % aux pires moments de la crise de 1929-1933).
Rexford G. Tugwell, un économiste du premier Brain Trust, équipe d’universitaires de l’Université de Columbia mise en place par Franklin Roosevelt et ayant contribué aux recommandations politiques qui ont conduit au New Deal de Roosevelt, écrivait qu’en 1939 le gouvernement avait échoué. La situation est restée figée jusqu’à l’invasion de la Pologne par Hitler. Seuls les puissants vents de la guerre pouvaient dissiper la brume. Quoi que Roosevelt puisse tenter, ses initiatives étaient condamnées à l’échec. [1] Seule une guerre mondiale pouvait sauver le capitalisme US. En 1939, les ploutocrates ont mis en œuvre tous les moyens à leur disposition pour faire pression sur Hitler et l’inciter à lancer une guerre à grande échelle à l’Est.
La Banque des règlements internationaux (BRI) a joué un rôle important pendant la Seconde Guerre mondiale. Tête de pont des intérêts états-uniens en Europe, elle assurait la liaison entre les entreprises anglo-américaines et allemandes. C’était en quelque sorte une zone offshore abritant le capital cosmopolite contre les initiatives politiques, les guerres, les sanctions, etc.
Cette banque a été créée sous la forme d’une entité commerciale publique. Son immunité face aux interférences gouvernementales et, par exemple, à l’imposition, était garantie par l’accord international signé à La Haye en 1930. Les banquiers de la Réserve fédérale de New York, proches des Morgan, de Montagu Norman, gouverneur de la Banque d’Angleterre, ainsi que des financiers allemands tels que Hjalmar Schacht (président de la Reichsbank et ministre de l’économie du gouvernement de Hitler), Walther Funk (qui a remplacé Hjalmar Schacht au poste de président de la Reichsbank) et Emil Puhl, tous ont joué un rôle important dans la fondation de la Banque. Parmi les fondateurs figuraient les banques centrales de Grande-Bretagne, de France, d’Italie, d’Allemagne, de Belgique et quelques banques privées.
La Banque fédérale de New York a fait de son mieux, mais n’a pas fait partie des établissements fondateurs de la BRI. Les États-Unis étaient représentés par la banque privée First National Bank of New York, J.P. Morgan and Company, la First National Bank of Chicago, qui faisaient toutes partie de l’empire Morgan. Le Japon était également représenté par des banques privées. En 1931-1932, 19 banques centrales européennes rejoignaient la Banque des règlements internationaux. Gates W. McGarrah, banquier du clan des Rockefeller, était le premier président du conseil d’administration de la BRI. Il a été remplacé par Leon Fraser,
 qui représentait le clan des Morgan. Pendant la guerre, la banque était présidée par un citoyen américain, Thomas H. McKittrick.
Beaucoup d’encre a coulé au sujet des activités de la BRI au service des intérêts du Troisième Reich. La Banque était impliquée dans des transactions avec différents pays, y compris ceux avec lesquels l’Allemagne était en guerre.
Depuis Pearl Harbor, la Banque des règlements internationaux jouait le rôle de correspondant de la Federal Reserve Bank de New York. Elle était sous contrôle nazi pendant la guerre, même si c’est l’Américain Thomas Huntington McKittrick qui la présidait. Les soldats mouraient sur les champs de bataille pendant que la direction de la BRI se réunissait à Bâle avec les banquiers d’Allemagne, du Japon, d’Italie, de Belgique, de Grande-Bretagne et des États-Unis.
Dans ce havre de paix que constituait la zone offshore suisse, les représentants des belligérants travaillaient tranquillement dans un climat de compréhension mutuelle.
C’est en Suisse que l’Allemagne a mis en lieu sûr l’or saisi aux quatre coins de l’Europe. En mars 1938, lorsque Hitler s’est emparé de Vienne, une partie de l’or autrichien a été transférée dans les coffres-forts de la BRI. La même chose a été faite avec l’or de la Banque nationale tchèque (48 millions de dollars). Lorsque la guerre a éclaté, l’or entrait à pleines portes à la Banque des règlements internationaux. L’Allemagne le récupérait dans les camps de concentration et par le pillage des pays occupés (y compris de tout ce qui appartenait à des civils : bijoux, dents en or, étuis à cigarettes, ustensiles divers, etc.). C’est ce que l’on a appelé l’or nazi. Il était fondu en lingots afin d’être entreposé à la Banque des règlements internationaux, en Suisse ou hors d’Europe.
Dans son livre Trading With The Enemy : An Expose of The Nazi-American Money Plot 19331949, Charles Higham écrit que, pendant la guerre, les nazis ont transféré 378 millions de dollars sur les comptes de la Banque des règlements internationaux.
Quelques mots au sujet de l’or tchèque. Certaines informations ont fait surface après l’ouverture des archives de la Banque d’Angleterre en 2012 [2]. En mars 1939, l’Allemagne s’emparait de Prague. Les Nazis ont exigé 48 millions de dollars des réserves d’or nationales. Il leur a été répondu que cette somme avait déjà été transférée à la Banque des règlements internationaux. Par la suite, on a su que cet or avait été transféré de Bâle dans les coffresforts de la Banque d’Angleterre. Sur l’ordre de Berlin, l’or a été transféré sur le compte de la Reichsbank à la BRI. Ensuite, la Banque d’Angleterre a été impliquée dans les transactions effectuées sur les ordres donnés par la Reichsbank à la Banque des règlements internationaux. Ces ordres étaient retransmis à Londres. Il y a donc eu collusion entre la Reichsbank allemande, la Banque des règlements internationaux et la Banque d’Angleterre. En 1939, un scandale a éclaté en Grande-Bretagne lorsqu’on a su que la Banque d’Angleterre exécutait les transactions portant sur l’or tchèque sur les ordres de Berlin et de Bâle, et non du gouvernement tchèque. Par exemple, en juin 1939, trois mois avant le début de la guerre entre la Grande-Bretagne et l’Allemagne, la Banque d’Angleterre a aidé les Allemands à transférer sur leur compte l’équivalent en or de 440 000 livres sterling, et à acheminer une partie de l’or à New York (l’Allemagne s’assurait ainsi de la neutralité des États-Unis en cas d’intervention allemande en Pologne).
Ces transactions illégales sur l’or tchèque ont été effectuées avec l’accord tacite du gouvernement de Grande-Bretagne, qui savait parfaitement ce qui était en train de se passer. Le Premier ministre Neville Chamberlain, le Chancelier de l’Échiquier sir John Simon et les autres responsables de haut rang ont tout fait pour dissimuler la vérité, y compris en mentant éhontément (en affirmant que l’or avait été restitué à son propriétaire légitime ou qu’il n’avait jamais été transféré à la Reichsbank). Les documents de la Banque d’Angleterre rendus publics dernièrement révèlent les faits et montrent que les responsables gouvernementaux ont menti, afin de se couvrir eux-mêmes et de couvrir les activités de la Banque d’Angleterre et de la Banque des règlements internationaux. La coordination de ces activités criminelles conjointes était un jeu d’enfant lorsqu’on sait que Montagu Norman, directeur de la Banque d’Angleterre, présidait également le conseil d’administration de la Banque des règlements internationaux. Il n’a d’ailleurs jamais caché ses sympathies pour les fascistes.
La Conférence de Bretton Woods, officiellement Conférence monétaire et financières des Nations unies, a réuni les 730 délégués des 44 pays alliés au Mount Washington Hotel, à Bretton Woods (New Hampshire), aux États-Unis, en vue de réguler la vie monétaire et financière internationale à l’issue de la Seconde Guerre mondiale. Cette conférence s’est tenue du 1er au 22 juillet 1944. La Banque des règlements internationaux se retrouvait soudain sous le feu des projecteurs. On rapportait qu’elle avait collaboré avec l’Allemagne fasciste. Sans entrer dans les détails, je me limiterai à dire qu’après bien des aléas (certains délégués états-uniens s’étant opposés à la motion), les délégués sont tombés d’accord pour fermer la BRI. Cette décision de la conférence internationale n’a jamais été appliquée. Toutes les informations susceptibles de jeter le discrédit sur les activités de la BRI pendant la guerre ont été classées. Aujourd’hui, cela contribue à falsifier l’histoire de la Seconde Guerre mondiale.
Pour finir, quelques mots sur Hjalmar Schacht (1877-1970), ancien président de la Reichsbank et ministre de l’Économie du gouvernement fasciste de l’Allemagne. Il a joué un rôle de premier plan dans le contrôle de la machine économique du Troisième Reich en agissant comme ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire du capital anglo-américain en Allemagne. En 1945, Schacht a été jugé à Nuremberg et acquitté le 1er octobre 1946. Il échappait aux accusations de meurtre. Tout comme Hitler. Pour des raisons qui demeurent inexpliquées, il ne figurait pas sur la liste des principaux criminels de guerre de 1945. Mieux, Schacht a repris sa vie professionnelle comme si de rien n’était et fondé la société Schacht GmbH à Düsseldorf. Ce détail peut sembler insignifiant, mais il confirme une fois de plus que les ploutocrates anglo-américains et leurs représentants plénipotentiaires en Allemagne avaient préparé et, dans une certaine mesure, influencé l’issue de la Seconde Guerre mondiale. Les ploutocrates veulent réécrire l’histoire de la guerre et changer ses résultats.
Valentin Katasonov
Traduction : Gilles Chertier
Source : Strategic Culture Foundation (Russie)
[1] P. Tugwell, The Democratic Roosevelt, A Biography of Franklin D. Roosevelt, New York, 1957, p 477.
Valentin Katasonov est professeur au Département de Moscou de l’Institut d’Etat de Finance internationale, docteur en sciences économiques, membre correspondant de l’Académie des sciences économiques et commerciales. Il fut consultant des Nations Unies (1991-93), membre du Conseil consultatif auprès du Président de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD) (1993-96), chef du Département des relations monétaires internationales du ministère des Affaires étrangères de la Russie (200111)

Expulsion of the Montreal and Valleyfield Cells of the Revolutionary Communist Party/Expulsion des cellules de Montréal et de Valleyfield du Parti communiste révolutionnaire

(English follows)

Note : Dans le document qui suit, l’on fait référence aux branches montréalaises d’organisations de masses aux côtés de la cellule montréalaise du PCR. Jusqu’à présent, comme la clique des vieilles idées rejette la ligne de masse et le rôle indépendant des organisations de masses, il devrait être entendu que ce sont plus ou moins les mêmes personnes dans le MER-Montréal, le MRO-Montréal, le FFPR-Montréal, le Front rouge des jeunes, la cellule de Montréal et le leadership du District du Québec. Ainsi, bien qu’il serait insensé, par exemple, d’agglomérer les actions du MER-Ottawa alors que l’on critique le PCR à Ottawa, à Montréal lesdites « organisations de masses » (petits mouvements) et la cellule sont beaucoup plus directement liées qu’ailleurs.

C’est d’une immense tristesse que le Comité Central du Parti communiste révolutionnaire (PCR-RCP) annonce l’expulsion des cellules de Montréal et de Valleyfield du Parti. Alors que nous reconnaissons que ceci est une mesure très sévère, elle l’a été forcée de notre main. Le leadership de Montréal a saisi le contrôle du site internet du Parti et est activement en train de prévenir les communications entre le Comité Central et les cellules de Montréal et Valleyfield. Ainsi nous sommes incapables de discerner quelle est l’étendue des membres qui soutiennent les gestes de la clique des vieilles idées. Par conséquent, dans la mesure où ces deux cellules ne reconnaissent apparemment pas la légitimité de la direction du Parti, nous ne sommes laissés qu’avec aucun autre choix que d’expulser les cellules dans leur ensemble. Nous reconnaissons que ce ne sont pas tous les membres de ces cellules qui soutiennent le comportement obstructionniste de la clique des vieilles idées ; comme nous le délimiterons ci-dessous, nous invitons tous les membres de ces cellules qui reconnaissent le leadership légitime du Parti d’entrer en contact avec nous pour une réadmission dans les rangs du Parti.

Nous désirons rendre explicite que ces expulsions ne sont pas le résultat de la lutte de ligne en cours dans le Parti (sur la question de la ligne de masse avec des questions subsidiaires, dont le féminisme prolétarien et le rôle des syndicats). Ces expulsions sont le résultat d’infractions organisationnelles et procédurales – des infractions qui porteront gravement atteinte au Parti si laissées intraitées. Les raisons pour les expulsions vont comme suit :

–Défaut d’initier une campagne de rectification mandatée

Le 5 mars, le Comité Central a mandaté la cellule de Montréal de se conformer à une campagne de rectification ayant pour but de rectifier le travail de la cellule. Une copie de cette résolution du CC a été inclue ci-joint en annexe. Peu de temps après que cela n’ait été décidé, le leadership de Montréal a déclaré le CC illégitime et a rompu les communications. Dans ce contexte, il a été impossible de lancer cette cruciale campagne de rectification.

-Usage de la violence afin de résoudre des désaccords politiques

Récemment, un schéma d’utilisation de la violence s’est développé envers autrui parmi la gauche comme moyen de résoudre les désaccords politiques. Le premier incident a eu lieu le 4 mars à la Maison Norman Bethune, où quatre sympathisants du PCR-RCP ont attaqué trois autres sympathisants du PCR-RCP sur la base de la lutte de ligne en cours. Le 5 mars, un membre du Comité central a été menacé de ne pas se rendre à la Maison Norman Bethune par l’un des dirigeants montréalais. Plus récemment, il y a eu l’incident au Café Aquin, où deux membres du PCR-RCP (qui avaient déjà été expulsés!) ont agressé un barista parce qu’on leur avait dit de ne pas faire d’affichage. Dans chacun de ces cas, les assaillants n’ont absolument pas affiché quelque regret que ce soit quant à leurs actions. Nous trouvons que c’est une conduite totalement répréhensible, et non une manière maoïste de résoudre les contradictions entre au sein du Peuple.

-Schéma de désintérêt à lutter politiquement

De pair avec l’usage de la violence pour traiter de désaccords politiques, nous observons un désintérêt de la clique des vieilles idées à s’engager dans toute lutte politique. Notons ici le soudain départ du MER-Montréal du MER-RSM sans lutter au préalable avec le reste de l’organisation, la manifestation soudaine du déplaisir des dirigeants précédents avec le travail du Parti dans les dernières années sans rendre explicites leurs critiques en temps opportun, et un schéma répété au dernier Congrès où des membres de la clique des vieilles idées votaient continuellement contre toute possibilité de débat interne ou de discussion sur les questions litigieuses. La clique des vieilles idées a également préféré l’intrigue à la lutte politique quand la question des politiques trans sont survenues dans le FFPR.

–Interférence dans une investigation à propos d’allégations d’abus sexuels

Nous avons récemment reçu des informations selon lesquelles quelqu’un de la clique des vieilles idées aurait agressé sexuellement un ancien membre du Parti. Avant tout, nous désirons rendre abondamment clair que ces accusations n’ont pas été faites par la survivante, mais plutôt par une tierce personne et pas à la demande de la survivante. Le Comité Central avait entamé une investigation dès que cette question nous avait été soulevée. Récemment, un membre de la clique des vieilles idées a déclaré avoir reçu une lettre de la survivante niant ces accusations. Cependant, la clique des vieilles idées a refusé de transmettre la lettre au Comité Central, rendant ainsi l’investigation considérablement plus difficile. En conséquence, l’enquête est toujours en cours.

–Transphobie

La clique des vieilles idées défend la transphobie sous le couvert du féminisme prolétarien. Plus précisément ici, nous faisons référence à un certain nombre d’éléments. Un document intitulé « Sur le FFP et l’Oppression des femmes » avait été soumis par des membres du FFPR-Montréal et subséquemment rejeté par le Congrès. Ce document rejette l’idée qu’il existerait les « cisgenres » et réfèrent aux femmes trans comme simplement des hommes, qui sous le malaise du patriarcat, ont décidé de s’assujettir à l’oppression de genre. Mise à part de ce document, une supporter trans du Parti à Montréal a été mise du côté dans le FFPR et ultimement de la cellule elle-même dû à son identité et son apparence. Une camarade du FFPR qui a questionné la décision fut également ostracisée. Nous avons également relevé un schéma de constante mauvaise utilisation des pronoms appropriés par les membres de la clique des vieilles idées.

–Vol

Lorsque la clique des vieilles idées a déclaré que le Comité Central comme étant supposément illégitime, elle ne s’est pas seulement saisie du site internet du Parti, mais aussi de la majorité de ses ressources. Ils étaient capables de faire ainsi étant donné que plusieurs de la clique des vieilles idées constituaient le « leadership historique du groupe » – ceux qui menaient autrefois le Parti, mais qui ne siègent présentement pas sur le Comité Central. Le Comité Central ne s’attendait pas à ce qu’il y aurait des problèmes de cette magnitude et ne voyait aucun problème à ce que les ressources soient tenues aux mêmes endroits que dans le passé. En conséquence, la clique des vieilles idées s’est défilée avec la majorité des économies du Parti – un montant substantiel après 10 ans – ainsi que ses ressources physiques (incluant plus de 1000 copies-papier de la dernière parution de notre journal théorique) tout en laissant le Comité Central avec la responsabilité de rembourser les dépenses faites en notre nom.

-Rejet du centralisme démocratique

Depuis un bon moment, nous avons de sérieux problèmes avec la centralisation de l’information, ainsi que la décentralisation des décisions, entre le Comité central et la cellule de Montréal. D’une part, ceci était en conséquence du refus de la clique des vieilles idées de reconnaître l’autorité du Comité central. Au contraire, cette clique a pris la décision de constituer un « deuxième centre » qui se chargeait de prendre de décision pour le Québec sans impliquer le Comité central. Des problèmes sont donc survenus lorsque la cellule de Montréal et le District du Québec (effectivement les mêmes personnes) ont voté pour « non-intégré » un membre transféré d’une autre ville, malgré le fait que la constitution du parti dit très clairement que seul le Comité central a l’autorité d’expulser des membres. Ceci est devenu encore plus problématique lorsque la clique des vieilles idées, qui ne représentait plus la majorité du parti avec uniquement 15% de l’effectif, a déclaré le comité central comme non légitime et a annulé sa décision d’expulser les 4 membres responsables de l’assaut du 4 mars 2017. Depuis, cette clique a voyagé partout au Québec en tentant de faire signer au membre un document qui déclare la clique des vieilles idées comme la direction légitime du parti. Même ici, dans leur comportement factionnel flagrant, ils refusent de suivre les procédures du centralisme démocratique de l’organisation, contournant la direction locale pour discuter avec des « camarades à qui on fait confiance » dans le but d’avoir un support de la région. La clique des vieilles idées nous a démontré qu’ils rejettent le centralisme démocratique du PCR-RCP pour favoriser leur propre vision orgueilleuse et subjective.

Bien que plusieurs des problèmes discutés ci-haut ne sont pas nouveaux, le comité central espérait les résoudre par un processus de rectification. Cela étant dit, avec les actions récentes nous croyons maintenant que ces problèmes soient assez importants pour justifier l’expulsion totale de la clique de vieilles idées, et par conséquent, les cellules de Montréal et Valleyfield.

Comme nous avons mentionné plus tôt, nous sommes certains que ces actions et positions ne reflètent pas la totalité des camarades à Montréal et Valleyfield. Malheureusement, en conséquence du fait que la clique des vieilles idées nous a rendu la communication avec eux impossible, nous n’avons pas le choix d’expulser les cellules de façon entière. Au camarade dans ses cellules nous voulons rendre de quoi très clair; peu importe votre opinion dans la lutte de ligne présentement, si vous reconnaissez la direction officielle du parti, contactez le comité central à : pcr.rcp.canada@gmail.com et vous serez réintégré.

Le comité central du PCR-RCP aimerait aussi prendre cette opportunité pour s’excuser aux masses montréalaises pour les erreurs sérieuses que nous avons commises dans le passé. Nous nous excusons auprès des travailleurs du Cafée Aquin pour l’assaut physique qui s’est déroulé dans leur lieu de travail sous le nom de notre parti. Nous nous excusons pour les camarades queer et trans pour la transphobie commise de la part de la cellule montréalaise, le MER, et le FFPR. Nous nous excusons pour le sectarisme de l’ancienne cellule de Montréal, en particulier à l’IWW. Et nous nous excusons aussi aux masses en général, celles et ceux impliqués dans les initiatives de la cellule de Montréal pour les manières bureaucratiques de leur direction ainsi que pour leur non-respect des organisations de masses automne. Finalement nous aimerons aussi nous excuser à tout le monde affecté par ces comportements antagonistes et sans principes pour notre inhabilité d’arrêter ces tendances destructives de la part de la clique des vieilles idées ainsi que pour le mal qu’ils ont commis à la gauche et aux masses montréalaises.

Dans le but de consolider l’expulsion de ces deux cellules problématique, le Comité central du PCR-RCP demande aux gens et aux organisations de considérer les demandes suivantes : tant que ces individus s’organisent sous le titre du « Parti communiste révolutionnaire », nous demandons qu’ils ne soient pas inclus dans des coalition ou autre initiative de gauche. Tant que les comportements problématiques perdurent, c’est l’opinion du Comité centrale que la clique des vieilles idées devrait être complètement isolée au niveau politique.

Nous voulons aussi prendre cette opportunité pour annoncer le lancement d’un nouveau comité d’organisation à Montréal. En termes clairs, le PCR(CO)-Montréal est la seule représentation légitime du PCR-RCP à Montréal. Illes ont commencé du travail de masses avec le lancement de ROAR, une organisation révolutionaire queer. Nous applaudissons leur ténacité et leur engagement à la politique révolutionnaire dans ce qui est sans doute une situation volatile et difficile. Nous invitons tous les autres individus et organisations à Montréal qui sont intéressés par le PCR-RCP de contacter le PRC(CO)-Montréal.

En conclusion, il est décevant que nous devions expulser les cellules de Montréal et Valleyfield. Nous reconnaissons que plusieurs membres de la clique des vieilles idées étaient instrumentales dans l’établissement d’une politique MLM en Amérique du Nord et dans la construction du PCR-RCP. Ceci est sans doute un pas vers l’arrière pour notre organisation, même si ce n’est que temporaire. Nous espérions qu’avec le temps nous pourrions regagner la confiance des masses montréalaises. Et qu’avec nos méthodes correctes de travail nous pourrons rebâtir le PCR à Montréal.

– Le Comité central du PCR-RCP

Source:  https://pcrrcp.wordpress.com/2017/05/02/expulsion-des-cellules-de-montreal-et-de-valleyfield-du-parti-communiste-revolutionnaire/

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Expulsion of the Montreal and Valleyfield Cells of the Revolutionary Communist Party

Note: In the following document, reference is made to Montreal branches of mass organizations alongside the RCP cell in Montreal. Insofar as the old-ideas clique rejects the mass line and the role of independent mass organizations, it should be understood that it is more-or-less the same people in the MER Montreal, MRO Montreal, FFPR Montreal, Red Youth Front, the Montreal RCP cell, and the Quebec District leadership. Thus, while it would not make sense to, for instance, criticize the actions of the RSM in Ottawa when criticizing the RCP in Ottawa, in Montreal the “mass organizations” (small movements) and cell are much more directly linked than elsewhere.

It is with great sadness that the Central Committee of the Revolutionary Communist Party (PCR-RCP) announces the expulsion of the Montreal and Valleyfield cells of the PCR-RCP. While we recognize that this is a heavy-handed measure, our hand has been forced. The leadership of the Montreal cell has seized control of the Party’s website and is actively preventing communications between the Central Committee and the cells in Montreal and Valleyfield. Thus we are unable to discern to what extent the members of these cells agree support the actions of the old-ideas clique. As a result, insofar as these two cells ostensibly do not recognize the legitimacy of the Party leadership, we are left with no other choice than to expel the cells as a whole. We recognize that not all members of these cells support the obstructionist behaviour of the old-ideas clique; as we will outline below, we therefore invite any members of these cells who recognize the legitimate leadership of the Party to get in contact with us for re-admission into the Party.

We want to make clear that these expulsions are not a result of the ongoing line struggle (over the question of the mass line with subsidiary questions including proletarian feminism and the role of unions) in the Party. These expulsions are a result of organizational and procedural infractions: infractions which, if not addressed, undermine the entire party. The reason for the expulsions is as follows:

–Failure to Initiate a Mandated Rectification Campaign

On March 5, the Central Committee mandated that the Montreal cell comply with a rectification campaign, intended to rectify the cell’s work. A copy of the Central Committee resolution has been included below as an addendum. Shortly after this was passed, the Montreal leadership declared the Central Committee illegitimate and has broken off communications. In this context, it has been impossible to launch the badly needed rectification campaign.

–Use of Violence to Solve Political Disagreements

There has been a recent pattern of using violence towards others on the left as a means of solving political disagreements. The first incident occurred on March 4 at Maison Norman Bethune, where four supporters of the PCR-RCP attacked 3 other supporters of the PCR-RCP over the ongoing line struggle. On March 5, a member of the Central Committee was threateningly told to not go to the Maison Norman Bethune by one of the Montreal leadership. And more recently, there was the incident at Café Aquin, where two supporters of the PCR-RCP (who had already been expelled!) assaulted a barista because they were told not to poster. In each of these cases, the assailants have been totally unapologetic about their actions. We find this to be totally reprehensible conduct, and not a Maoist way of solving contradictions among the people.

-Pattern of Unwillingness to Struggle Politically

In line with the use of violence to solve political disagreements, there is an unwillingness on the part of the old-ideas clique to engage in any political struggle. We point here to the sudden departure of the MER Montreal from the MER-RSM without first struggling with the rest of the organization, sudden accounts of past leaders having been unhappy with the work of the Party for years despite not voicing criticisms at the time, and a repeated pattern at the last Congress whereby members of the old-ideas clique continually voted against having any sort of internal debate or discussion on contentious issues. The old-ideas clique also preferred intrigue to political struggle when the question of trans politics arose in the FFPR.

–Interference with an Investigation into Sexual Assault Allegations

We recently received information that someone from the old-ideas clique allegedly sexually assaulted a former member of the Party. We want to make absolutely clear that these allegations were not made by the survivor, but rather by a third person, and not at the request of the survivor. The Central Committee has been investigating this issue since we first learned of it. Recently, some members of the old-ideas clique alleged to have received a letter from the survivor denying the allegations. However, the old-ideas clique has refused to turn over this letter to the Central Committee, making the investigation considerably more difficult. As a result, the investigation is still ongoing.

–Transphobia

The old-ideas clique upholds transphobia under the guise of proletarian feminism. Specifically here we point to a number of events. A document titled “On the PFF and the Oppression of Women” was submitted to the last Congress by members of the Montreal FFPR and subsequently rejected by the Congress. This document rejects the idea that there is such a thing as “cis-sex”, and refers to trans women as simply men who, under the malaise of patriarchy, have decided to subject themselves to gender-based oppression. Aside from this document, a trans supporter of the Party in Montreal was pushed out of the FFPR and then ultimately the cell itself due to their gender identity and appearance. A member of the FFPR who questioned that decision was also ostracized. There was also a pattern of consistent misgendering of trans comrades by members of the old-ideas clique.

–Theft

When the old-ideas clique declared the Central Committee to be illegitimate, they not only seized control of the Party website but also the majority of the Party’s resources. They were able to do so because many of the old-ideas clique constitute members of the “historical leadership group”; those that formally led the Party, but who are currently not on the Central Committee. The current Central Committee did not expect that there would be issues of this magnitude, and so saw no issue with the Party’s resources being held in the same locations they had been previously. As a result, the old-ideas clique has absconded with the majority of the party’s savings –a substantial amount after 10 years – and physical resources (including 1000 printed copies of the latest edition of our theoretical journal) while also leaving the Central Committee with the responsibility to repay previously incurred expenses.

-Rejection of Democratic Centralism

For some time now there have been issues with centralization of information to, and decentralization of decisions from the Central Committee to the Montreal cell. In part, this was due to the tacit rejection, on the part of the old-ideas clique, of the authority of the Central Committee. Instead, the old-ideas clique constituted a “second centre” which in essence made decisions for Quebec without involving the Central Committee. Issues arose previous to the recent events when the Montreal cell and the Quebec District (effectively the same people) both voted to “not-integrate” a transferred member, despite our Constitution being very clear that only the Central Committee has the authority to expel anyone. This issue came to a head when the old-ideas clique was no longer the majority of the Party’s leadership; the old-ideas clique unilaterally, representing only 15% of the Party’s membership at most, declared the Central Committee to be illegitimate and overturned the decision to expel the four supporters involved in the March 4 assault. Since declaring the Central Committee to be illegitimate, the old-ideas clique have travelled around Quebec attempting to get the Quebec branches to sign a document declaring the members of the old-ideas clique the legitimate leadership of the Party. Even in this blatant factional behaviour they refuse to abide by the democratic centralism of the Party, bypassing local leadership and instead going to “trusted” comrades for the endorsement. The old-ideas clique, insofar as they do not abide by the authority of the legitimate democratically elected Central Committee, has shown that they reject the democratic centralism of the PCR-RCP and instead give pride-of-place to their own subjective opinions.

While many of these issues are not new, the Central Committee had hoped that they could be solved through rectification. However, due to recent events we feel they are now serious enough to warrant the expulsion of the old-ideas clique, and by extension, the Montreal and Valleyfield cells.

As mentioned earlier, we are sure that these actions and positions are not reflective of all comrades in the Montreal and Valleyfield cells of the Party. However, because the old-ideas clique has made it impossible for us to contact members of these cells, we have been forced to expel the entire cells. To the comrades in these cells we want to make it clear: regardless of your position in the line struggle, if you recognize the current leadership as legitimate, please contact the Central Committee at: pcr.rcp.canada@gmail.com and you will be reinstated.

The Central Committee of the PCR-RCP would also like to take this time to apologize to the masses of Montreal for the very serious mistakes we have committed in the past. We apologize to the workers of Café Aquin for the recent assaults committed under the name of the Party. We apologize to queer and trans comrades for the transphobia of the Montreal cell and the FFPR. We apologize for the sectarianism of the former Montreal cell, specifically to the IWW. And we also apologize to the masses more broadly and those involved with the initiatives of the Montreal cell for the bureaucratic manner in which the cell oversaw its work, and the lack of importance it gave to independent mass initiatives. Further, we want to apologize to everyone affected by this unprincipled and antagonistic behaviour for our inability to reign in these destructive tendencies on the part of the old-ideas clique and prevent them from doing harm to others on the left and the masses more broadly.

Insofar as the Montreal and Valleyfield cells of the RCP have been expelled, the Central Committee requests that other people and organizations consider these facts. Until these individuals stop using the “Revolutionary Communist Party” name, we ask that they not be included in coalitions or other joint initiatives. Until many of these problems are rectified, it is the opinion of the Central Committee that the old-ideas clique should be politically isolated.

We would also like to take this opportunity to announce the launch of a new Organizing Committee in Montreal. In no uncertain terms, the Montreal RCP (OC) is the only legitimate representative of the RCP in Montreal. In turn they have begun mass work in earnest, with the launch of ROAR: a mass organization of queer revolutionaries. We applaud their tenacity and commitment to revolutionary politics in what is surely a volatile and difficult situation. We invite all other individuals and organizations in Montreal who are interested in working with the RCP to contact the RCP (OC) in Montreal.

In closing, it is unfortunate that we have been forced to expel the Montreal and Valleyfield cells. We recognize that many of the old-ideas clique were instrumental in bringing MLM to North America, and in the construction of the PCR-RCP. This is undoubtedly a step backwards for our organization, if only a short-term one. We hope that in time we can regain the trust of the masses of Montreal, and we know that with correct methods our work will recover in the Montreal region.

-The Central Committee of the PCR-RCP

 

Source: https://pcrrcp.wordpress.com/2017/05/02/expulsion-of-the-montreal-and-valleyfield-cells-of-the-revolutionary-communist-party/

DÉCLARATION INTERNATIONALISTE À L’OCCASION DU 1ER MAI 2017

Un 1er Mai rouge, révolutionnaire et internationaliste!

«Le drapeau de la révolution d’Octobre est invincible»
– Mao Zedong

Cette année marque le centenaire de la révolution d’Octobre. Les impérialistes, les réactionnaires, les réformistes et les opportunistes de toutes sortes s’affairent à effacer, assombrir, dénigrer et souiller cet événement, comme ils l’ont fait l’an dernier à l’occasion du 50e anniversaire de la Grande Révolution culturelle prolétarienne. Ils agissent ainsi parce qu’ils savent que le puissant message que ces événements communiquent aux prolétaires et aux masses populaires est de plus en plus actuel. Pour nous débarrasser de l’impérialisme, du capitalisme, des guerres, de l’exploitation du prolétariat et de l’oppression des peuples, nous devons faire la révolution prolétarienne! La classe ouvrière doit arracher le pouvoir politique des mains des classes dominantes, établir son pouvoir, son État – la dictature du prolétariat – et construire le socialisme; elle doit développer et poursuivre la révolution dans chaque pays et dans le monde entier pour se débarrasser des chaînes de l’impérialisme et marcher vers le communisme mondial.
Le système impérialiste apparaît tel que Lénine l’avait analysé et décrit dans son important ouvrage, L’impérialisme, stade suprême du capitalisme: savoir un système pourri et décadent. Sous toutes les latitudes, l’impérialisme et ses gouvernements continuent à faire face à une crise économique, financière, politique et sociale profonde et en font porter le fardeau sur les épaules des prolétaires et des masses à l’intérieur de leurs frontières, et sur celles des peuples et des nations opprimées à l’échelle internationale. L’impérialisme, ce sont les guerres économiques, les guerres d’agression et le pillage pour la redivision du monde. L’impérialisme, c’est la réaction et le fascisme. L’impérialisme est le stade suprême du capitalisme et nous rappelle chaque jour la nécessité de le renverser. C’est pourquoi le message de Lénine et de la révolution d’Octobre est plus vivant que jamais!
Aux États-Unis, qui constituent la puissance impérialiste la plus forte, la victoire de Donald Trump reflète la crise de l’impérialisme yankee et ses tentatives de s’en sortir par la guerre économique, la domination militaire, le contrôle des régions stratégiques sur le plan géopolitique et la redéfinition des alliances sur les divers théâtres de guerre. La victoire de Trump démontre la barbarie de la supposée «démocratie états-unienne», avec un milliardaire fasciste au pouvoir qui mène la guerre contre les masses paupérisées à l’intérieur et les peuples opprimés à l’étranger. La victoire de Trump alimente dans l’ensemble des pays impérialistes la réaction, l’État policier, la militarisation, l’état d’urgence permanent et la guerre interne contre les prolétaires, les droits des femmes, le peuple afro-américain, les immigrantes et immigrants qui font face aux murs et aux expulsions, les musulmanes et les arabes, et les idées progressistes dans les écoles, les universités, les médias, l’art et la culture.
Cette nouvelle phase agressive de l’impérialisme US aiguise les contradictions inter-impérialistes, notamment avec la superpuissance atomique qu’est l’impérialisme russe, la nouvelle puissance social-impérialiste que constitue la Chine, et les pays membres de l’Europe impérialiste sous hégémonie allemande. La compétition mondiale pour la division des marchés entre les pays impérialistes et la lutte pour le contrôle des ressources énergétiques sont à l’origine et alimentent les guerres d’agression et les guerres réactionnaires qui sèment la mort, les massacres et la destruction partout dans le monde.
Ce sont les guerres d’agression impérialistes dans chaque recoin de la planète qui donnent naissance aux grandes vagues migratoires! C’est la barbarie des guerres impérialistes et leur effet boomerang à l’intérieur même des citadelles impérialistes qui font couler le sang dans leurs rues!
Dans les pays impérialistes, les États et les gouvernements des maîtres du monde poursuivent une guerre interne contre les prolétaires et les masses populaires, que la crise, l’oppression et la répression poussent à lutter et à se révolter de plus en plus.
Dans les pays opprimés par l’impérialisme, les prolétaires et les peuples intensifient leurs luttes de libération nationale; il faut appuyer en particulier la lutte des peuples palestinien et arabe contre l’État sioniste et l’impérialisme, et les guerres populaires. De l’Inde aux Philippines en passant par la Turquie et le Pérou, la guerre populaire dirigée par les partis marxistes-léninistes-maoïstes montre la voie pour se libérer de l’impérialisme et des régimes réactionnaires et construire des États de démocratie nouvelle en marche vers le socialisme. La guerre populaire en Inde, qui célèbre aujourd’hui le 50e anniversaire du «soulèvement de Naxalbari» qui lui a ouvert la voie, résiste aux massacres, à l’opération «Green Hunt», à la répression contre les maoïstes, les Adivasis, les étudiantes, étudiants et les intellectuelLEs démocratiques et révolutionnaires, les ouvriers, les paysannes, les femmes en lutte et les minorités nationales; elle démontre que rien ne peut arrêter la guerre et la lutte populaires pour la libération, tout comme rien ne peut empêcher le soutien international qu’elle génère.
La révolution d’Octobre et le grand Lénine ont montré qu’on ne peut lutter et gagner contre l’impérialisme et ses États sans lutter contre le révisionnisme et l’opportunisme.
Les conditions objectives sont favorables à la révolution, qui constitue la tendance principale à l’échelle du globe. Les sociaux-démocrates, les ex-partis «communistes» devenus révisionnistes et réformistes ont perdu tout crédit aux yeux des masses et démontré qu’ils ne sont plus d’aucune utilité pour défendre les conditions de vie et de travail des masses ou s’opposer à l’impérialisme, aux guerres, au fascisme et à l’État policier. En même temps qu’on assiste à la crise de ces courants, on voit monter les tendances populistes réactionnaires et les mouvements fondamentalistes réactionnaires qui divisent les masses et les attachent au chariot de telle ou telle puissance impérialiste et en fin de compte, aux fractions les plus réactionnaires de l’impérialisme, de la bourgeoisie et des régimes qui les servent. Les prolétaires et les masses populaires doivent rejeter avec fermeté les illusions de la voie parlementaire et pacifique, qui vise à les désarmer, et adopter avec hardiesse la voie révolutionnaire.
La guerre populaire est la forme de lutte révolutionnaire la plus avancée; c’est pourquoi nous devons l’appuyer dans tous les pays où elle a déjà été déclenchée et la préparer dans tous les autres en fonction des conditions concrètes de chaque pays. Il faut construire des partis communistes authentiques qui seront l’avant-garde de la classe ouvrière et constitueront le noyau dirigeant des masses populaires. Les partis communistes basés sur la science révolutionnaire du marxisme-léninisme-maoïsme se construisent dans le feu de la lutte de classes, en lien étroit avec les masses, en vue du déclenchement et du développement de la guerre populaire, ancrés dans la réalité. Les partis communistes doivent construire le front uni des masses exploitées et de toutes les sections opprimées par l’impérialisme; ils doivent adopter les tactiques appropriées en fonction de la forme que prend la domination politique et militaire dans leur pays.
Dans les pays impérialistes, les partis communistes doivent intégrer dans leurs rangs les nouveaux prolétaires issus de l’immigration, en jouant un rôle d’avant-garde dans leur lutte contre la surexploitation, l’esclavage et le racisme. Ils doivent rassembler et organiser la révolte de la jeunesse et la lutte des femmes afin d’en faire une puissante force pour la révolution. Les partis communistes doivent lutter contre leur propre impérialisme et le considérer comme l’ennemi principal du prolétariat et des peuples opprimés, en se tenant fermement du côté des masses des nations opprimées. Aujourd’hui en particulier, nous devons lutter contre l’occupation impérialiste de l’Afghanistan, l’agression impérialiste en Syrie et les menaces nucléaires contre la Corée du Nord. La guerre impérialiste et la dictature réactionnaire de la bourgeoisie soulèvent la nécessité pour les partis communistes de s’équiper pour être capables de leur opposer la guerre populaire et de construire leur force combattante comme noyau de l’armée rouge.
En plus des politiques de génocide, les guerres populaires font également face aux pièges des négociations de paix qui, loin de leur permettre de grossir leurs forces et de se consolider en vue de l’offensive stratégique, n’ont d’autre objectif que de les dérouter, les étouffer et les diviser, afin de les amener à se rendre.
L’internationalisme, c’est l’unité entre le prolétariat et les peuples opprimés du monde entier contre l’ennemi commun.
L’internationalisme «consiste à travailler avec abnégation au développement du mouvement révolutionnaire et de la lutte révolutionnaire dans son propre pays, à soutenir (par la propagande, la sympathie, une aide matérielle) cette même lutte, cette même ligne, et elle seule, dans tous les pays sans exception». – Lénine
L’internationalisme, c’est la construction d’une nouvelle organisation internationale, qui, en abordant les problèmes actuels auxquels les communistes sont confrontés, sera capable de générer une ligne générale pour le mouvement communiste international et une nouvelle Internationale communiste.
Vive le 100e anniversaire de la grande révolution d’Octobre!
Mort à l’impérialisme! En avant vers la guerre populaire prolongée partout dans le monde!
Vive les luttes des prolétaires et des peuples opprimés!
Vive l’internationalisme prolétarien!
Pour un avenir rouge et socialiste, marchons vers le communisme!
Liste des signataires:
Collectif maoïste iranien
Comité pour la construction du Parti communiste maoïste, Galice, État espagnol
Democracy and Class Struggle, État britannique
Klassenstandpunkt («Point de vue de classe»), équipe éditoriale, Allemagne
La voix ouvrière – Malaisie
Ligue révolutionnaire maoïste – Sri Lanka
Mouvement communiste de Serbie
Mouvement communiste maoïste, Tunisie
Noyau communiste du Népal
Organisation de travail communiste – Tunisie
Parti communiste (maoïste) d’Afghanistan
Parti communiste de l’Inde (maoïste)*
Parti communiste du Brésil (Fraction rouge) – PCB (FR)
Parti communiste du Népal (maoïste révolutionnaire)
Parti communiste maoïste – France
Parti communiste maoïste – Italie
Parti communiste maoïste du Manipur
Parti communiste révolutionnaire (District du Québec)
Parti des khadéhines – Tunisie
Revolutionary Praxis – Grande-Bretagne
Union communiste ouvrière (MLM) – Colombie

 

Source: http://www.pcr-rcp.ca/fr/4475

Déclaration du PCR à l’occasion du 1er mai 2017/RCP May Day 2017 Statement

(English follows)

À l’occasion de la Journée Internationale des travailleurs et travailleuses du 1er Mai,  nous rebloguons simplement la déclaration du PCR-RCP

 

Déclaration du PCR à l’occasion du 1er mai 2017
par pcrrcp

Ce 1er mai 2017 marque le centième anniversaire de la révolution bolchevique en Russie. Après avoir passé des décennies à se faire dire que le capitalisme était la fin de l’histoire, voici que le communisme est de nouveau à l’ordre du jour, enfin! Près de trois décennies après la chute du Bloc de l’Est, période où les capitalistes nous ont soumis à toutes les formes de brutalité tout en claironnant que la révolution socialiste était une erreur colossale, l’étiquette attachée au communisme ne colle plus autant. Face à cela, les capitalistes réagissent en augmentant d’un cran leur campagne idéologique contre le communisme. Les capitalistes ne manquent plus une occasion pour rappeler à la classe ouvrière qu’il n’y a pas d’espoir, comme quand ils construisent un monument aux «victimes» du communisme ou quand ils réprimandent les «milléniaux» de s’intéresser à cette idée. La révolution communiste continue d’effrayer ceux qui ont pour préoccupation de défendre le capitalisme.

Depuis le début des années 90, le cri de ralliement à la révolution communiste pouvait tout de même se faire entendre depuis les coins les plus marginalisés du monde, à travers des insurrections de masse et des guerres populaires, et dorénavant elle commence à se faire entendre au cœur des pays impérialistes. De multiples guerres impérialistes, et un accroissement exponentiel de l’oppression et de l’exploitation mondialement n’ont pas réussi à faire taire la résistance ni la volonté pour une révolution communiste. Bien que ce soit devenu une habitude pour nos classes dirigeantes de se moquer de leurs victimes comme étant «naïves» de simplement oser se battre pour une vie meilleure, ça a aussi toujours été une habitude pour les victimes de lutter pour exister et pour envisager un monde meilleur; un monde décrié comme étant impossible par ceux qui sont prêts à annihiler presque tout ce qui vit juste pour que le flux de production capitaliste et de profits puisse perdurer.

Sur le champ de bataille mondial, la contradiction entre l’impérialisme et les masses opprimées devient plus apparente alors que les nations les plus puissantes défendent leurs intérêts en bombardant et en envahissant de plus en plus de régions. L’impérialisme se fait plus parasite et prédateur à mesure qu’il s’enfonce dans une guerre d’attrition: depuis l’invasion de l’Afghanistan il y a quinze ans, la guerre contre le terrorisme s’est révélée être une guerre sans fin. L’impérialisme est un système qui est déchiré par des contradictions internes, celle entre les capitalistes qui se font concurrence, et le monde unilatéral conçu par les États-Unis comme un «nouvel ordre mondial» est en train de s’écrouler. Les contradictions entre les États-Unis et la Russie, entre le Royaume-Uni et l’Union européenne, même entre les États-Unis et le Canada à certains endroits, amènent la possibilité d’une troisième guerre mondiale, mais aussi une résistance impérialiste accrue.

Au sein des nations impérialistes, la contradiction entre les capitalistes et la classe ouvrière s’intensifie, et fait beaucoup plus de bruit qu’il y a une décennie seulement. Les mesures d’austérité, le refus anti-scientifique de s’attaquer au changement climatique, la guerre sans pitié menée contre plusieurs communautés opprimées, l’assaut répété contre l’organisation et les conditions de vie de la guerre ouvrière, et même le spectre du fascisme, font sauter le mythe d’une utopie capitaliste. La longue crise qui a commencé en 2008 n’est toujours pas terminée pour la grande majorité des gens, même si les profits des capitaliste sont revenus; ce sont les plus opprimé.es et exploité.es qui ont dû payer les pots cassés de la mauvaise gestion capitaliste. Tout cela contribue à ce que la classe ouvrière redécouvre sa mission historique qui est de renverser le capitalisme. Le conflit entre les classes revient au goût du jour.

Pour emprunter une vieille maxime, «le grand chaos qui règne sous les cieux» signifie que la situation est excellente. Toutes ces ouvertures, et tous ces rejets de la vision capitaliste de la réalité, sont autant de feux de broussailles que la classe dirigeante doit éteindre. Malheureusement, même si les circonstances objectives sont effectivement «excellentes», les circonstances subjectives traînent la patte. Le mouvementisme continue d’être la norme. Le révisionnisme et la social-démocratie continuent de dominer la gauche politique. Les faux espoirs dans le social-réformisme et le cirque électoral sont encore là malgré toutes les défaites consécutives. Les politiques identitaires ont réussi à diviser les mouvements et à transformer les luttes anti-capitalistes en tremplins pour le carriérisme d’ONG et l’opportunisme. De même, ces vieux chauvinismes que sont le racisme et le sexisme continuent d’infecter la compréhension de la classe ouvrière au sein de la vieille garde socialiste. Des chauvinismes comme la trans-phobie et le cis-sexisme s’infiltrent dans le mouvement élargi. Dans des sociétés de colonisation de peuplement comme le Canada, le besoin d’auto-détermination autochtone continue d’être le déterminant de toute lutte anti-système. Plus inquiétant encore, le fascisme refait surface en tant qu’obstacle sérieux parce que la gauche élargie n’a pas su créer un mouvement capable d’empêcher son retour.

Maintenant plus que jamais, le cuisant échec de la gauche établie devrait être évident. Contre le mouvementisme, le révisionnisme et les tendances réformistes, nous persistons à dire que le retour contemporain à un parti communiste révolutionnaire est nécessaire. Face à la destruction environnementale, aux mesures d’austérité, à l’émergence de la soi-disant droite alternative, face aux guerres impérialistes et à un mouvement ouvrier désarmé, il n’y aucun sens à aller de l’avant avec un mouvementisme non-redevable et indiscipliné, ou avec une sorte de «communisme» révisionniste qui s’apparente à des sociétés de reconstitution historique. Les menaces lourdes que sont le fascisme et la catastrophe environnementale, si nous sommes pour les prendre au sérieux, nous forcent à remettre la maison en ordre.

Nous avons passé une décennie déjà à s’organiser avec ce cadre révolutionnaire. Nous soutenons encore ce besoin: construire un parti pour mener la guerre au capitalisme, organiser le noyau du prolétariat pour la révolution, et prendre ces tâches au sérieux. Depuis notre fondation en 2007 nous nous sommes étendus à travers le Canada, et ce en mettant nos idées politiques à l’avant-plan de toutes nos initiatives. Nous encourageons les autres à se joindre à nous pour travailler ensemble vers la révolution. Le renversement du capitalisme, de l’impérialisme et du colonialisme ne sera pas une chose facile, mais c’est tout aussi possible que nécessaire.

Il y a 100 ans, la classe ouvrière de Russie renversait ses maîtres et commençait à construire le socialisme, un processus qui a allumé tout le 20e siècle au complet. Cent ans plus tard, malgré les détours et les embûches, les réussites et les défaites, nous poursuivons notre chemin avec ce bagage, en promettant de refaire le coup pour le 21e siècle.

En solidarité:

PCR-RCP

Source; https://pcrrcp.wordpress.com/2017/04/30/declaration-du-pcr-a-loccasion-du-1er-mai-2017/

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RCP May Day 2017 Statement
par pcrrcp

May Day 2017 marks the 100 year anniversary of the Bolshevik Revolution in Russia. Finally, after decades of being told that capitalism is the end of history, communism is again on the agenda. Nearly three decades since the collapse of the Eastern Bloc, a time during which the capitalists triumphantly pursued every form of brutality and told us that socialist revolution was a colossal mistake, communism is losing its stigma. Capitalists have reacted by increasing their ideological campaign against communism. They go out of their way to remind the working class that there is no hope, by constructing monuments to the « victims » of communism and chiding « millennials » for daring to speak this word anew. Communist revolution remains the great fear for those invested in defending capitalism.

Since the early 1990s the rallying cry for communist revolution could be heard from the global margins, through massive insurrections and people’s wars, and now it is beginning to be heard even at the heart of the imperialist countries. Multiple imperialist wars, an exponential increase in worldwide oppression and exploitation has not silenced resistance or the demand for communist revolution. While it is the habit for the ruling classes to call their victims « naïve » for daring to struggle for a better reality, it is also the habit of these victims to struggle to exist and demand a world deemed impossible by those who would seek to annihilate the majority of life just so capitalist production and profit can persist.

On the global battlefield the contradiction between imperialism and the oppressed masses is becoming more apparent as the most powerful nations seek to secure their interests by bombing and invading more and more regions. Imperialism becomes more parasitic and predatory as it sinks into patterns of attrition: since the invasion of Afghanistan fifteen years ago, the War on Terror has truly shown itself to be a war without end. Imperialism as a system is also reaching its own internal contradiction, the contradiction between competing imperialists, as the unilateral world conceived by the US as a « new world order » crumbles. The contradictions between the US and Russia, between the UK and the EU, between even the US and Canada in certain regions, both produce the possibility of a third world war, but also for increased anti-imperialist resistance.

Within the imperialist nations the contradiction between the capitalists and the working class is increasing, no longer as muted as it was even a decade ago. Austerity measures, anti-scientific refusals to deal with climate change, a pitiless war upon multiple oppressed communities, the continued attack on working-class organization and living standards, and even the specter of fascism undermines the myth of capitalist utopia. The long crisis that began in 2008 is still not over for the vast majority, even if profits for capitalists have “recovered”; the most exploited and oppressed have been made to pay for the sins of capitalist mismanagement. All of this increases the possibility of the working-class rediscovering its destiny to overthrow capitalism. Class conflict is increasingly the order of the day.

To borrow an old phrase, the ‘great storm under heaven’ means that the situation is excellent. So many openings, so many rejections of the capitalist vision of reality, innumerable brush-fires that the ruling class attempts to snuff out. Unfortunately, although the objective circumstances are indeed « excellent » the subjective circumstances are still lagging behind. Movementism is still the norm. Revisionism and social-democracy continue to dominate the political left. False hope in social reformism and the electoral circus remains despite failure after failure. Identity politics have succeeded in splintering movements and transforming anti-capitalist struggles into sites for opportunism and NGO careerism. Conversely, old chauvinisms such as racism and sexism continue to infect understandings of the working-class within the socialist old guard. Chauvinisms such as transphobia and cissexism infiltrate the broad movement. In settler-colonial contexts such as Canada the necessity of Indigenous self-determination continues to determine every anti-systemic struggle. Most alarmingly, fascism has reemerged as a serious obstacle because the broad left has failed to create a movement capable of stamping out its return.

Now, more than ever, the failure of the establishment left should be clear. Against the movementist, revisionist, and reformist tendencies we continue to maintain that a contemporary return to the revolutionary communist party is necessary. It is in fact egregious in the face of environmental destruction, austerity measures, the rise of the so-called « alt-right », imperialist wars, and a disarmed worker’s movement to persist with unaccountable and undisciplined movementism or the kind of revisionist « communism » that appeals to historical recreation societies. The very real dangers of fascism and environmental catastrophe, if we take them seriously, demand that we get our house in order.

We have spent a decade organizing according to this revolutionary ethos. We continue to uphold the necessity of: building a party to wage war upon capitalist reality, organizing the hard-core of the working class for revolution, and taking these tasks seriously. Since our foundation in 2007 we have spread across Canada, and have put these politics in command in all of our efforts. We encourage others to join us in building towards revolution. The overthrow of capitalism, imperialism, and colonialism will not be easy, but it is both possible and necessary.

100 years ago, the working class in Russia overthrew their masters and began to build socialism, a process which set the entire 20th century on fire. 100 years later, despite twists and turns, successes and failures, we carry that legacy forward, and promise to do the same to the 21st century.

In solidarity:

PCR-RCP

 

Source : https://pcrrcp.wordpress.com/2017/04/30/rcp-may-day-2017-statement/

Break with Old Ideas

Nous reproduisons simplement ici le texte du PCR-RCP qui a conduit à la dissidence de la section Québec

This document was circulated within the Party in advance of its 4th Congress, where many of the contradictions in the current line struggle within the Party came to a head. It is published here to give context for the ongoing line struggle.

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There currently exists a contradiction within the Revolutionary Communist Party. In the process of preparing for this Congress, the contradiction has made itself apparent. We welcome the opportunity provided by the Congress to debate this line and to unify the Party around a better perspective and better style of work. The resolution of this contradiction will allow us to become truly integrated with the masses.

This contradiction currently centres around three political questions: Proletarian Feminism and the Trans Question; the Mass Line, Mass Organizations and the Small Movements; and Workplace Organizing. We believe the positions put forward by the FFPR Montreal and by the Montreal chapter on these questions to reflect erroneous perspectives which have held back the Party’s growth and expansion and we intend to debate them at the upcoming congress. It is our contention that the differences over these political questions constitute a single contradiction, a line struggle, between the ideas of the old leadership group on the one hand and newer styles of work that have been advanced in the last half-decade on the other.

Proletarian Feminism and the Trans “Question”

The politics of the document put forward by the Comrades from the FFPR Montreal are non-Maoist, mechanistic, Marxist Feminism – a relic of the 1970s heavily influenced by petty-bourgeois Radical Feminism. The FFPR in Montreal has substituted Proletarian Feminism for Radical Feminism, changing only its name but not its content. In so doing, they have not only missed out on an important advancement in the struggle against capitalism and patriarchy, they have actually sided against trans people. Communists are supposed to be tribunes of the oppressed. However, comrades adopting this perspective have made themselves complicit with gender-based oppression of trans comrades.

It would be a mistake to treat the oppression of women in general as identical to the oppression of trans people. The two are different in character and in the dynamics internal to them. That difference does not negate the existence of systematic oppression of trans people, nor the ways in which the two are related, overlap and reinforce one another. A feminism which does not take this into account, and worse one which reduces trans people to practitioners of a postmodern subjectivism, holds itself back from an important avenue of struggle against patriarchal oppression. Such a line would also unjustly preclude us from organizing any potential trans comrades, not to mention anyone sympathetic to the struggles of trans people, who are disproportionately poor and working class, and their allies.

The error here does not just pertain to trans people. One of the great advances of MLM is identifying that ideas can become a material force when they are put into practice. It also identifies the need for the continuation of class struggle under socialism, not least of all against the ideas of the old society, which remain partially intact among the people and, when practiced, become a material force which can undermine the new society. When the document specifies argues that: “the very idea that the proletariat can take power and leave in place the oppression of women is nonsense,” it fails to integrate an MLM perspective on building socialism. To imagine that sexism would not be reproduced under socialism is not only a fantasy, it is against the historical experience of building socialism. The FFPR fails to integrate the advancements made both by MLM and Proletarian Feminism in understanding the question of women’s oppression. It gives the impression, intentionally or not, that we do not think we will have to struggle against gender-based oppression after establishing socialism. Proletarian women and trans people will surely see this as a grievous error, one which will often preclude them from rallying to the party.

The Mass Line

At the last congress, the CC identified in its assessment of the previous work that, particularly in Montreal: “It is like if we were not able to grasp and apply the through meaning of the direction we nevertheless stand for with a lot of conviction in the Chapter 13 of our Programme (“Unleash the fury of the masses as a mighty force for the revolution”) and like if we are paralysed by the thoughtless fear of economism. This prevents us from really act as a people’s vanguard.”

Lest we forget that the Party, despite proclaiming itself the Vanguard, has been virtually absent from all of the major struggles of the Canadian working class in recent years. We here can include: Occupy, The Maple Spring, Idle No More, and Black Lives Matter. While our practice is improving, we should be a leading force in these movements. We are not.

We believe that our failure to engage the masses concretely is due to a fear of economism inherited from the worst practices of the Marxist-Leninist movement of the 1970s. This same fear of economism has produced a style of work which has cut the Party off from the masses. In practice, organizations and campaigns which should have a mass or intermediate character are conceived of as subordinate units of the Party, organizationally subordinated to the Party, rather than groups which should have their own internal democracy and where the Party should exert political leadership. In our internal documents these mass organizations are referred to as “small movements,” which we believe constitutes an erroneous conceptualization of the role of mass organizations vis-à-vis the Party.

In practice, the expansion of the RSM – an intermediate organization with its own internal democratic structure and where the Party wields tremendous political influence, and indeed where most of the organizational leadership is made up of Party supporters – has allowed the Party to expand across the country in a way that would have been impossible by other means. This has allowed us to rally comrades who would not have joined the Party from the outset, and to win them to our perspectives by applying them to concrete political questions.

In this way we have gone from having no presence in the Prairies or the Maritimes just two short years ago, and now have both RSM chapters and RCP OC’s in Halifax, Charlottetown, and Saskatoon. This is without considering the other cities in Ontario where similar processes happened – Sudbury and Peterborough.

The development of the RSM shows our perspective to be correct. Initially formed in 2012 in Montreal to respond to the Maple Spring, the initial incarnation of the RSM was a failure. Comrades from Ottawa advanced a criticism that the level of political unity required to join the RSM was too high: there was no reason why someone would get involved in the RSM and not the Party. It was only after the style of work advanced in Ontario was adopted by the comrades of the RSM in Montreal in 2014-2015 that the RSM grew and became self-sustaining. The methods advanced by the old leadership group in Montreal were incapable of drawing new forces into the orbit of the party, and they were incapable of conceiving how organizations could exist under the political rather than organizational leadership of the Party.

We believe that the “Short thesis on the construction of the small-movements” is an affront to a Maoist understanding of the mass line. Instead of synthesizing and building on the experiences of the Party’s expansion throughout Canada, the document harkens back to the former, incorrect conceptions and methods of work. Particularly egregious are the theses which state that the creation of a centralized RSM was an accident not to be repeated (#10), that the “small movements” are used to avoid line struggle internal to the Party (#17), that the internal democratic structures of the “small movements” constitute a breach of democratic centralism (!!!) (#19), and that the Party has had difficulty recruiting from and exercising political leadership over chapters of “small movements” (#27). We think that this entire resolution is incorrect, and we urge comrades to vote against it. It is only through a correct understanding of the mass line that we can actually concretize our politics and expand.

Workplace Organizing

The same fear of economism identified above manifests itself in the conception of how workplace organizing fits into the process of building the revolutionary movement, and here combines with an incorrect understanding of labour history to produce a perspective which precludes a potentially fruitful area of mass organizing.
It is true that when workplace struggles stop short of abolishing capitalism – which undoubtedly is the vast majority of them – what’s left is at best a reform, an economic gain for the proletariat. Workplace struggles are not unique in this regard, though – any struggle, for example the struggle to prevent the racist PEGIDA from organizing will ultimately result in a gain for the proletariat which is not total. This is obviously not enough to preclude that kind of work, provided it is carried out correctly, in a way which build the objective forces of the revolutionary movement and increases the subjective appreciation of the situation among the workers being organized. The decisive factor here is the presence of the party and the revolutionary united front as active participants in the struggle, and the recruitment of the organized workers to the revolutionary movement.

Furthermore, while it is true that the current unions are yellow unions, are class collaborative unions, it is incorrect to say that unions are necessarily class collaborative in nature. The fundamental site of class conflict under capitalism is still the workplace: it is the location where surplus value is literally pumped out of the working class. In the process of production, struggles over the appropriation of surplus value (conscious or not) spontaneously arise. Unions are not signs of class collaboration, but rather represent the organized manifestation of the natural spontaneous class struggle that emerges out of the process of production itself.

The proposal put forward in “On revolutionary or “red” unionism” actually represents the worst of all possible choices on this question. It limits intervention in workplace struggles to propaganda actions, and effectively cedes the leadership of workers-as-workers to reformists and revisionists. The conditions for concerted workplace organizing are better than they have been in years, and the reformists are unable to capitalize on these conditions: there is no reason why we should not.
The communist movement in Canada had a great deal of success historically in organizing workplaces, even during a time when labour unions were formally legalized. The idea that legal unions are necessarily class collaborative is not born out by history: unions were legalized in Canada in the late 1800s, and the decisive shift towards reformist unionism did not begin until 1945 with the passage and embrace of the Rand Formula.

It is possible, at this early stage in the development of the RWM, that workplace organizing is not the most viable course of action, but at the same time, to preclude it at this early stage would be an error as well. In any case, the arguments presented against this do not do justice to the history of communist union organizers in Canada or to the position in favour of workplace organizing as it’s been presented.

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We believe that the disagreement over the positions presented here constitute a contradiction within the Revolutionary Communist Party, between the ideas of the old leadership group, and new practices. We urge comrades to break with these old ideas, and embrace new ideas and practices which will carry the party forward as we advance in our current stage of the plan.

 

Source: https://pcrrcp.wordpress.com/2017/03/21/break-with-old-ideas/

«Finance Capital Today»: le plus récent livre de François Chesnais

Sur les liens entre le capitalisme financier international, la crise, le paupérisme et la guerre

par Louis Gill

Bien connu pour son précieux apport des quarante dernières années à l’analyse du capitalisme contemporain et de ses crises économiques et financières, l’économiste François Chesnais vient de publier dans la collection « Historical Materialism Book Series » des Éditions Brill (Leiden et Boston) un livre intitulé Finance Capital Today. Corporations and Banks in the Lasting Global Slump. Ce livre est une remarquable synthèse de l’abondante réflexion qui a porté sur le sujet et, en particulier, de la sienne propre. Rappelons à cet égard quelques-unes de ses contributions, sous la forme : 1) de monographies (La mondialisation du capital, Syros, 1994 et 1997, Les dettes illégitimes, Raisons d’agir, 2011); 2) de direction ou de codirection d’ouvrages collectifs (La mondialisation financière, Syros, 1996, Les pièges de la finance mondiale, avec Dominique Plihon, La Découverte-Syros, 2000); 3) de conférences et de communications lors de séminaires et de colloques; 4) d’articles publiés dans des revues, parmi lesquelles La Vérité, Actuel Marx, Contretemps, La Brèche, et Carré Rouge, dont il a été l’un des fondateurs en 1995 et le principal animateur jusqu’à sa disparition en 2013.

Ce livre, écrit Chesnais, se penche sur deux dimensions, distinctes mais inter-reliées, de l’économie mondiale contemporaine. La première consiste dans les formes et les conséquences de l’interpénétration de grandes banques et de sociétés industrielles, commerciales et de services, ayant atteint un niveau très élevé de concentration et d’internationalisation, qui constitue la forme contemporaine de ce que le marxiste autrichien Rudolf Hilferding désignait comme le « capital de finance » dans son ouvrage de 1910 intitulé Das Finanzkapital. La deuxième consiste dans ce qu’il définit comme « la finance en tant que finance » (en anglais finance qua finance), pour représenter le processus associé à la croissance spectaculaire, au cours des quarante dernières années, des actifs (actions, obligations et dérivés) détenus par les sociétés financières (banques et fonds), mais aussi par les départements financiers des sociétés industrielles et commerciales transnationales. Ce capital, Chesnais le désigne comme le « capital financier », pour le distinguer du « capital de finance » au sens d’Hilferding. Son analyse procède des catégories de « capital porteur d’intérêt » et de « capital fictif », énoncées par Karl Marx dans la Ve Section du Livre III du Capital. Chesnais est d’ailleurs largement responsable d’avoir mis en lumière cette dimension fondamentale de l’analyse de Marx, dans un article de 1979 intitulé « Capital financier et groupes financiers : recherche sur l’origine des concepts et leur utilisation actuelle en France », publié en 1981 dans un livre collectif sous la direction de Charles-Albert Michalet[1]. Il s’est par la suite inlassablement appuyé sur ces éléments clés de l’analyse de Marx dans ses nombreux écrits.

 

D’entrée de jeu, Chesnais désigne le questionnement suscité par le divorce qui s’est de plus en plus creusé, depuis les années 1980, entre une explosion des marchés financiers qui n’a été freinée que temporairement par le déclenchement de la crise en 2007-2008, et le piètre état de l’économie réelle sous-jacente, ainsi que la hausse du taux d’exploitation de la force de travail, dans un contexte où le rapport de forces entre le capital et le travail a sans cesse évolué en faveur du capital. Un des objectifs de ce livre, écrit-il, est de rendre compte de ce divorce dans le contexte économique et politique de la crise économique et financière mondiale qui se poursuit. Cette crise, précise-t-il, est une crise de suraccumulation et de surproduction sur fond de taux de profit en baisse. En gestation depuis la deuxième moitié des années 1980, elle avait été reportée par une création massive de crédit et par la pleine incorporation de la Chine à l’économie mondiale. Certains l’ont caractérisée comme une « crise de financiarisation » ou une crise du « capitalisme financiarisé ». Cela prête à confusion, dit Chesnais, qui la définit comme une crise du capitalisme tout court à un moment donné de l’histoire, dont l’achèvement de la mondialisation (la globalisation) et la financiarisation sont des traits majeurs. Comme les États-Unis, en tant qu’État et en tant que lieu d’accumulation du capital, ont occupé une place centrale dans cette globalisation, il n’est pas étonnant que ce soit aux États-Unis que « le génie de la finance soit sorti de la bouteille ». D’autant plus que c’est aux États-Unis, plus que nulle part ailleurs que le système du crédit a été étiré, au moins depuis 1998, à son extrême limite. Mais la crise qui se poursuit, précise Chenais, était, dès son éclatement en août 2007, une crise mondiale, et non une simple « Grande Récession » nord-américaine. Et, aujourd’hui, aucune économie individuelle ne peut propulser seule l’économie mondiale hors de la crise, comme les États-Unis l’ont fait dans les années 1940 dans le contexte de la Deuxième Guerre mondiale et de ses suites.

 

Chesnais en conclut que, si on définit une fin de crise comme le moment où une accumulation générale et soutenue de capital productif ressurgit dans l’ensemble du système mondial, alors il faut en conclure, près de dix ans après août 2007, qu’il n’y a pas de fin de crise en vue. Toutes les organisations internationales (FMI, BRI, OMC, CNUCED, etc.), chacune dans son champ de spécialisation, en font le constat, remarque-t-il. Le maintien à flot des principaux pays industrialisés repose sur leur dépendance ininterrompue à une injection de liquidités par les banques centrales, avec l’instabilité financière qui s’ensuit. La situation est aggravée par le fait que la Chine a cessé d’être le moteur économique qu’elle était. Chesnais rejette la caractérisation de « stagnation séculaire » avec laquelle des économistes keynésiens ont renoué pour décrire la situation d’impasse dans laquelle se trouve l’économie mondiale. Il invite plutôt à prendre conscience de ce que la société humaine est désormais inéluctablement confrontée aux conséquences des « limites historiques » du capitalisme. Cela, dit-il, a cessé d’être un simple concept intuitif pour devenir une réalité qui peut d’ores et déjà être chiffrée, notamment, en termes de dépossession et d’appauvrissement, et d’inégalités de richesse qui sont revenues à leur niveau des années 1920. La plus grave dimension de cette impasse historique du capitalisme, souligne-t-il, est la crise climatique et environnementale, qui met en cause la survie même de l’humanité. Il consacre à cette question fondamentale la conclusion du livre.

 

Le livre compte une introduction, dix chapitres et une conclusion. Il comprend une imposante bibliographie de 850 titres. Le lectorat non-anglophone, habitué à lire les écrits de Chesnais surtout en français, mais aussi en espagnol et en portugais, souhaitera vivement, j’en suis sûr, que des traductions, au moins dans ces langues, en soient réalisées dans les meilleurs délais.

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Pour dévoiler davantage le contenu du livre et en motiver la lecture, voici quelques notes complémentaires qui puisent librement dans le texte, avec les renvois appropriés.

 

La crise en cours, lit-on au chapitre 1, intitulé Le cadre historique de la crise et ses traits originaux, a mis un terme à la plus longue phase d’accumulation de l’histoire du capitalisme : plus de 60 ans si on en situe le point de départ à la fin de la Deuxième Guerre mondiale, 40 ans si on le situe à la fin de la première récession de l’après-guerre, en 1976. Au cours de cette période, le rythme de l’accumulation dans les pays capitalistes avancés, mesuré par le taux de croissance de leur PIB, a continuellement ralenti, mais il ne s’est effondré qu’en 2009. (p. 25)

 

« Le succès avec lequel le capitalisme a repoussé ses barrières immanentes pendant plusieurs décennies, l’ampleur de la création de dettes depuis 2001, ainsi que les politiques mises en œuvre pour contenir la crise en 2008-2009 et après, aident à comprendre l’accumulation massive de capital fictif engagé dans d’innombrables opérations spéculatives se nourrissant de la valeur et de la plus-value créées, simultanément à une suraccumulation globale de capacités productives et à une surproduction dans un vaste éventail d’industries » (p. 36). Ces énormes montants qui sont l’objet d’incessantes transactions, poursuit Chesnais, « sont aux mains de puissants conglomérats financiers qui possèdent la capacité de dicter leurs politiques aux gouvernements à travers un ensemble de canaux politiques et financiers ».

 

L’utilisation par Chesnais de la dénomination « capital de finance » empruntée de Hilferding, pour qui ce capital est un capital-argent mis à la disposition des industriels par les banquiers, ne doit pas suggérer que les grandes entreprises industrielles d’aujourd’hui seraient sous le contrôle des banques. Elles sont au contraire, écrit-il, elles-mêmes intensément engagées dans les opérations des marchés financiers, y compris les plus spéculatives. « Les traits parasitaires du capital porteur d’intérêt, dont Marx a eu l’intuition et sur lesquels Lénine a par la suite mis l’emphase, pénètrent de la même manière les opérations de toutes les composantes du capital : capital-argent, capital commercial et capital industriel » (p. 8); de sorte que les grandes banques et les entreprises industrielles représentent en somme « des différenciations au sein du capital de finance » (p. 93).

 

Chesnais illustre cette symbiose et la similitude des opérations des banquiers, des industriels et des marchands dans une section intitulée « Les banques comme marchands et les sociétés transnationales comme capitalistes financiers », dont les deux sous-sections s’intitulent « Les opérations des conglomérats financiers dans le commerce des marchandises et dans la production » et « Les opérations financières des sociétés transnationales ». Il mentionne notamment le cas du grand conglomérat financier états-unien Citigroup, qui a reçu en 2003 de la Réserve fédérale (Banque centrale) des États-Unis l’autorisation d’intervenir sur les marchés du pétrole, du gaz naturel, des produits agricoles et d’autres produits non financiers, etc. (p. 109-110).

 

Les entreprises industrielles sont l’un des principaux fondements de la puissance du capital de finance », écrit Chesnais (p. 45). Elles ont été « à l’avant-poste de sa restauration de l’après-guerre. Jusqu’au début des années 1990, elles étaient les agents les plus actifs de l’internationalisation du capital » (idem). Elles ont aussi contribué à la relance de la City de Londres comme centre des opérations financières internationales. « Lorsque le capital n’est pas réinvesti dans la production, faute d’un taux de profit suffisant, ou que la demande finale est insuffisante pour justifier de nouveaux investissements, une partie des profits est conservée et éventuellement investie dans l’accumulation financière » (p. 45 et 245) […] « Simultanément, l’accroissement de l’endettement gouvernemental a augmenté le volume des titres de dette offerts sur les marchés, alors que les politiques d’austérité et de mesures favorables aux employeurs ont posé des barrières plus élevées à la réalisation  des valeurs produites et à la complétion du cycle d’accumulation ».

 

« S’en est suivie une pléthore de capital sous la forme de capital fictif, centralisée dans les fonds communs de placement et les fonds spéculatifs (hedge funds), qui a alimenté une instabilité financière globale, elle-même aggravée par la politique monétaire de rachat de titres gouvernementaux par des Banques centrales procédant aussi à l’achat de titres privés à risque, une politique dite « d’assouplissement quantitatif » qui est devenue l’instrument majeur de la politique économique » (p. 245).

 

Avant d’aborder les rapports entre sociétés financières et non financières dans le contexte actuel, Chesnais consacre une brève section de son chapitre 4 (The Organisational Embodiements of Finance Capital…) à l’évolution historique de ces rapports dans quatre pays d’importance centrale, l’Allemagne, les États-Unis, la Grande-Bretagne et la France. Il met en lumière les caractéristiques fort différentes des quatre pays (p. 94-102).

  • En Allemagne, on note une forte domination des banques sur l’industrie et la formation de cartels au tournant du 20e siècle, avec la persistance de ces étroites relations après la Deuxième-Guerre mondiale, jusqu’à ce qu’elles commencent à s’éroder avec la transformation des grandes banques en conglomérats financiers dans les années 2000; à souligner par ailleurs la très faible capitalisation des entreprises allemandes en pourcentage du PIB : 30 % en moyenne de 1990 à 2005, comparativement à 113 % aux États-Unis et 132 % en Grande-Bretagne.

 

  • Aux États-Unis, où la concentration bancaire s’est développée parallèlement à celle de l’industrie, une forme spécifique de contrôle direct des banques sur la grande industrie a pris la forme, au début du 20e siècle, de « money trusts », qui étaient des banques d’investissement de la première mouture exerçant une vaste concentration de contrôle, au cœur desquelles se trouvaient notamment JP Morgan et la famille Rockefeller, propriétaire de la Standard Oil. La très rapide croissance de la Bourse à partir de la fin de la Deuxième Guerre mondiale a entraîné la disparition de détenteurs d’actions dominants et posé la question de la séparation entre la propriété et le contrôle des entreprises.

 

  • En Grande-Bretagne, on note au contraire à la même époque une absence marquée de liens entre banque et industrie. En tant que centre du système monétaire mondial fondé sur l’or, les banques de la City ont plutôt fait d’importants profits grâce au marché monétaire et aux opérations de change (p. 98). « La City peut être caractérisée comme ayant aidé à construire le premier système d’appropriation mondiale de plus-value sous forme de profits et d’intérêts provenant de l’étranger » (p. 99). Ainsi, « l’’avantage comparé’ de la Grande-Bretagne devait se trouver, non pas dans l’industrie, mais dans le commerce et la finance et dans le rôle sans cesse croissant de la City dans le système financier globalisé ».

 

  • Au centre de la spécificité française, écrit Chesnais, se trouvent l’appui de l’État à l’industrie et les grands emprunts étrangers. « Le seul exploit de la Bourse des valeurs a été le financement de la Compagnie du Canal de Suez » (p. 100). Débordant d’argent en raison d’une faible demande de l’industrie, les banques se sont tournées vers le prêt international, en premier lieu à la Russie qui, à partir de 1880, est devenue la première destination du prêt et de l’investissement direct français, puis vers l’Argentine et le Mexique, ainsi que vers les colonies françaises d’Afrique et de l’Asie du sud-est (Indochine). « Un faible investissement industriel et une faible demande de financement provenant des banques ou de la Bourse sont des traits persistants du capitalisme français, où prédominaient les entreprises d’État et les entreprises familiales bénéficiant d’un accès privilégié au financement public » (p. 101).

Dans l’Introduction du livre, Chesnais précise : 1) que son analyse se situe dans le cadre de « l’achèvement du marché mondial », dont Marx, dans son Esquisse d’une critique de l’économie politique (Grundrisse) de 1857-1858, écrit qu’il est contenu dans le concept même du capital;  2) qu’il faut, à l’instar de Léon Trotsky, considérer le monde, non comme une somme de composantes nationales, mais comme une « totalité hiérarchiquement différenciée » au sein de laquelle s’articulent les réalités nationales (p. 10). Prendre l’économie mondiale comme le point de départ de l’analyse implique que l’on tienne compte de l’ensemble des intervenants avec la spécificité de chacun, comme cela vient d’être rappelé dans le bref coup d’œil sur l’histoire des relations entre banque et industrie en Allemagne, aux États-Unis, en Grande-Bretagne et en France. Chesnais souligne notamment que la place de la City de Londres dans le processus de l’accumulation financière et de la globalisation a été incorrectement minimisée par rapport à celle qui a été reconnue à Wall Street (p. 11).

 

De même, pendant les deux premières années de la crise financière, certains ont soutenu que les banques européennes en difficulté étaient les victimes d’une situation dont les États-Unis portaient l’essentiel de la responsabilité. Cela est devenu indéfendable, écrit Chesnais, lorsque l’Union européenne s’est engouffrée entre 2010 et 2013 dans une crise incorrectement désignée comme une crise de « dettes souveraines », et qu’il est devenu clair que les difficultés rencontrées tiraient largement leur source dans les incongruités de ses traités fondateurs. Et le problème ne saurait se limiter à l’absence d’un « gouvernement fédéral » de l’Union; il se situe d’abord dans la priorité conférée par ces traités à la « concurrence sans entraves » qui est le fondement de toute sa construction (p. 236).

 

Tant d’autres sujets de ce livre, qui mériteraient qu’on les commente, ne peuvent être que mentionnés dans le cadre restreint de cette recension, parmi lesquels les innovations financières délétères qui ont précipité l’économie dans le marasme, la titrisation des actifs et le passage du modèle traditionnel de l’activité bancaire, modèle d’« octroi-détention de crédits » (originate-to-hold model), à un nouveau modèle qualifié de modèle d’« octroi-cession de crédits » (originate-to-distribute model), la formidable croissance du « système bancaire de l’ombre » (shadow banking system) et des fonds spéculatifs (hedge funds), le déplacement du risque du système bancaire traditionnel vers les fonds spéculatifs et le système de l’ombre, les nouvelles modalités de contagion et de dispersion du risque, l’ampleur et les conséquences de la prolifération des taux d’intérêt négatifs; notons en particulier à ce sujet que, « entre décembre 2014 et fin mai 2015, en moyenne 2000 milliards de dollars de titres de dette souveraine ont été transigés à des taux d’intérêt négatifs » ! (p. 247), etc.

 

En somme, un livre à lire absolument.


[1] Par excès de modestie ou par inadvertance, Chesnais attribue plutôt au marxiste britannique David Harvey, dans son ouvrage de 1982 intitulé Limits to Capital, la paternité de l’utilisation de la catégorie de capital fictif (voir p. 18). Je signale que je l’ai aussi utilisée dans le tome 2 de mon livre L’économie capitaliste : une analyse marxiste, publié en 1979. Il faut mentionner qu’elle l’avait été depuis le début des années 1970 par la section française du courant trotskyste international auquel nous appartenions alors lui et moi, dans sa revue théorique La Vérité.

Source:  http://iris-recherche.qc.ca/blogue/finance-capital-today-le-plus-recent-livre-de-francois-chesnais

Octobre 17, 2017, Centenaire de la Russie Soviétique: Pour les prolétaires, L’Histoire comme drapeau!

Célébrer Octobre, ce n’est pas célébrer n’importe quelle révolution.

C’est célébrer la première alternative au capitalisme enfin réalisée et construite, et construite durablement sur une période et une étendue suffisamment extensibles pour avoir marqué profondément l’histoire de l’humanité.
La question est donc de savoir si l’on veut se contenter de célébrer les « 10 jours qui ébranlèrent le monde », comme un évènement folklorique sur lequel on peut broder n’importe quelle légende de circonstance, au gré des obsessions politiciennes intéressées des uns ou des autres, ou bien si l’on considère que cette voie ouverte vers le socialisme, durant plusieurs décennies, est une première tentative humaine d’envergure et qu’il y a des leçons positives à en tirer pour réussir la prochaine…

tribune marxiste-léniniste

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Octobre 17, 2017,

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Centenaire

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de la Russie Soviétique:

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Pour les prolétaires,

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L’Histoire

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comme drapeau!

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A l’occasion de l’année du centenaire d’Octobre, il y a toutes les réactions possibles qui s’expriment, soit pour être sûres de bien enterrer le souvenir de l’URSS, dès fois que, …avec le syndrome de l' »ostalgie », on ne sait jamais…, soit pour récupérer ce qui peut encore être utile au service de telle ou telle petite boutique politique très formellement « de gauche », parfois, mais pas que…

Et dans la prétendue « extrême-gauche », voire même s’affichant parfois « marxiste-léniniste », quelques appels à une commémoration « unitaire » ont récemment jailli ici et là…

Célébrer Octobre, ce n’est pas célébrer n’importe quelle révolution.

C’est célébrer la première alternative au capitalisme enfin réalisée et construite, et construite durablement sur une période et une étendue suffisamment extensibles pour…

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Keynes, civilisation and the long run

« Behind the fear of revolution is the bourgeois prejudice that to give power to ‘the masses’ means the end of culture, scientific progress and civilised behaviour.  Yet it was the struggle of working people over the last 200 years (and before) that got all those gains of civilisation that the bourgeois is so proud of.  Despite Robespierre and the revolution’s ‘devouring of its own children’ (a term used by pro-aristocrat Mallet du Pan and adopted by the British conservative bourgeois, Edmund Burke), the French revolution opened up the expansion of science, technology in Europe. It ended feudalism, religious superstition and inquisition and introduced Napoleonic laws.  If it had not taken place, France would have suffered more generations of feudal profligacy and decline.

As we note that it is 100 years this month since the start of the Russian revolution, we can consider the counterfactual.  If the Russian revolution had not taken place, then Russian capitalism may have industrialised a little, but would have become a client state of British, French and German capital and many millions more would have been killed in a pointless and disastrous world war that Russia would have continued to participate in. Education of the masses and the development of science and technology would have been held back; as they were in China, which remained in the grip of imperialism for another generation or more. If the Chinese revolution had not taken place in 1949, China would have remained a client comprador ‘failed state’, controlled by Japan and the imperialist powers and ravaged by Chinese war lords, with extreme poverty and backwardness. »

Michael Roberts Blog

Keynesian economics dominates on the left in the labour movement.  Keynes is the economic hero of those wanting to change the world; to end poverty, inequality and continual losses of incomes and jobs in recurrent crises.  And yet anybody who has read the posts on my blog knows that Keynesian economic analysis is faulty, empirically doubtful and its policy prescriptions to right the wrongs of capitalism have proved to be failures.

In the US, the great gurus of opposition to the neoliberal theories of Chicago school of economics and the policies of Republican politicians are Keynesians Paul Krugman, Larry Summers and Joseph Stiglitz or slightly more radical Dean Baker or James Galbraith. In the UK, the leftish leaders of the Labour party around Jeremy Corbyn and John McDonnell, self-proclaimed socialists, look to Keynesian economists like Martin Wolf, Ann Pettifor or Simon Wren Lewis for their policy ideas and analysis. …

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Marx, le matérialisme dialectique et la tactique électorale

Une analyse marxiste sur la tactique électorale qui vient nous rappeler les fondamentaux de la théorie de la connaissance, actualiser le matérialisme dialectique et mettre à jour la pensée politique du fondateur du socialisme scientifique, Karl Marx.

Les conceptions de Marx sur les élections, la révolution et la démocratie ont été considérablement obscurcies par un siècle de lectures biaisées. Voici quelques rappels de base sur ce qu’il en disait. 

Dans les dernières années de sa vie, Marx s’est consacré à l’organisation des partis ouvriers qui étaient en train de naître en Europe. Il attachait une grande importance à la question électorale et parlementaire. Après son décès, Engels a poursuivi ce travail. Tous deux mettaient à profit leur aura de théoriciens socialiste, de vétérans de la révolution de 1848 et de l’Association internationale des travailleurs, leur immense réseau épistolaire, pour influencer les créateurs de ces partis, avec plus ou moins de succès.

Dans les années 1880, Engels suivait de près les progrès électoraux du parti ouvrier social-démocrate en Allemagne. Par ses articles, par ses lettres, par ses préfaces et ses ouvrages, il essayait de poser un cadre tactique à l’emploi des élections, à l’action des députés et aux perspectives du parti. En 1895, il écrivait par exemple :

« Mais en utilisant ainsi efficacement le suffrage universel le prolétariat avait mis en œuvre une méthode de lutte toute nouvelle et elle se développa rapidement. On trouva que les institutions d’État où s’organise la domination de la bourgeoisie fournissent encore des possibilités d’utilisation nouvelles qui permettent à la classe ouvrière de combattre ces mêmes institutions d’État. On participa aux élections aux différentes Diètes, aux conseils municipaux, aux conseils de prud’hommes, on disputa à la bourgeoisie chaque poste dont une partie suffisante du prolétariat participait à la désignation du titulaire. Et c’est ainsi que la bourgeoisie et le gouvernement en arrivèrent à avoir plus peur de l’action légale que de l’action illégale du Parti ouvrier, des succès des élections que de ceux de la rébellion. Car, là aussi, les conditions de la lutte s’étaient sérieusement transformées. La rébellion d’ancien style, le combat sur les barricades, qui, jusqu’à 1848, avait partout été décisif, était considérablement dépassé. » (Introduction à la réédition des Luttes de classe en France, de Karl Marx).

Certains commentateurs ont déduit de déclarations de ce type que le vieil Engels, qui avait servi comme officier dans l’armée révolutionnaire en 1848, était devenu réformiste dans son vieil âge. Cela a même été versé comme pièce au débat sur les possibles divergences entre Marx et Engels (thèse de Jean-Paul Sartre, par exemple), ou pour faire d’Engels le créateur d’un marxisme ossifié, éloigné de la pensée de Marx (idée développée notamment par Maximilien Rubel). C’est une discussion complexe, dans laquelle je n’entrerais pas ici. Si divergence il y a, elle ne porte certainement pas sur la question électorale. La sympathie de Marx pour le suffrage universel s’exprime d’abord, au début des années 1840, sous une forme philosophique (particulièrement dans la Critique de la philosophie du droit et dans l’Introduction à la Critique de la philosophie du droit). Pour lui, puisque le peuple est le contenu véritable de l’État, la démocratie est la seule forme qui coïncide avec ce contenu. Avant même d’avoir découvert les auteurs socialistes et les ouvriers communistes, le jeune Marx des années 1840 s’intéressait de près à la question de la réforme électorale en Angleterre, autrement dit du mouvement chartiste. Ce premier parti ouvrier réclamait, par une charte en six points, l’établissement du suffrage universel masculin – quoique certaines franges du chartisme fussent ouvertes à l’idée d’un suffrage féminin [sur le chartisme, je renvoie au livre de Malcolm Chase, Le chartisme, Aux origines du mouvement ouvrier britannique (1838-1858)].

Plus tard, la description qu’en fit Engels dans la Condition de la classe ouvrière en Angleterre, un ouvrage décisif pour Marx, le confortera dans cette opinion. Immigré en Grande-Bretagne, il se liera d’amitié avec plusieurs leaders du mouvement chartiste, avec lesquels il formera une ligue pour la réforme électorale, liée à l’association internationale des travailleurs. C’est cette longue proximité avec le chartisme qui le poussera à classer l’Angleterre dans la liste des pays où le parti ouvrier peut s’emparer du pouvoir par la voie électorale. Il ne négligeait pourtant pas la possibilité que cela déclenche une guerre civile. A un journaliste américain qui l’interroge sur la possibilité d’une victoire électorale du parti ouvrier sujet, il répond en 1871 :

« Je ne suis pas aussi optimiste que vous. La bourgeoisie anglaise a toujours accepté de bonne grâce le verdict de la majorité, tant qu’elle se réservait le monopole du droit de vote. Mais, croyez-moi, aussitôt qu’elle se verra mise en minorité sur des questions qu’elle considère comme vitales, nous verrons ici une nouvelle guerre esclavagiste ».

Le problème n’est donc pas pour lui la conquête du pouvoir par les urnes, dans un pays où les élections existent, mais sa conservation. En arrière-plan, on trouve constamment chez Marx la référence, plus ou moins explicite, à la Révolution française, qui commence par les élections aux États Généraux et qui se poursuite dans la guerre européenne contre les armées de la réaction [les textes de Marx sur ce sujet sont rassemblés en annexes du livre de François Furet, Marx et la révolution française].

Les adversaires « marxistes » d’un Marx favorable au suffrage universel et aux élections, arguent généralement de sa désillusion après l’élection de Louis-Napoléon Bonaparte en France, qui clos la révolution de 1848. Il y consacre effectivement des pages amères dans ses articles publiés à chaud dans la presse germano-américaine, rassemblés ensuite dans la brochure Les luttes de classe en France. Pourtant, son analyse ne peut être lue comme un rejet des élections. Marx y montre à plusieurs reprises comment les luttes électorales expriment, de manière plus ou moins claire, les luttes entre les classes sociales pour le pouvoir politique. Il montre comment le  futur Napoléon III a su capter le vote paysan, dans le contexte spécifique de la France, où les paysans propriétaires de leur parcelle forment une classe importante et la paysannerie dans son ensemble reste majoritaire. Ce qu’il constate donc, c’est que la classe ouvrière ne peut espérer prendre le pouvoir seule dans un pays où elle forme une minorité. C’était déjà, après tout, son opinion dans la révolution allemande de 1848, où il constatait que le capitalisme, et donc la classe ouvrière, était insuffisamment développé pour qu’on puisse sauter directement au socialisme. Pour la classe ouvrière, la possibilité d’employer les élections pour s’emparer du pouvoir politique dépend donc de son développement et de son organisation.

Même dans les cas où la classe ouvrière ne disposait pas d’un parti organisé et indépendant, Marx ne considérait pas les élections comme indifférentes. Le cas le plus flagrant est celui des élections américaines. Rédacteur à la New York Daily Tribune, l’organe de l’aile gauche du parti républicain, Marx suivait de près la situation politique américaine, la lutte contre l’esclavage et le développement de la guerre civile. Il prenait clairement parti pour le Nord, appelait le mouvement ouvrier anglais à faire de même, et s’informait de l’évolution de la situation militaire par ses anciens camarades de la Ligue des communistes, dont certains s’étaient engagés comme officiers dans l’armée de l’Union. Pour exprimer ce soutien, Marx rédigea, au nom du conseil central de l’association internationale des travailleurs, une lettre de félicitations à Lincoln pour sa réélection (30 décembre 1864). La lutte contre l’esclavage et contre les grands propriétaires terriens du sud justifiait ce soutien :

« Depuis le début de la lutte titanesque que mène l’Amérique, les ouvriers d’Europe sentent instinctivement que le sort de leur classe dépend de la bannière étoilée », écrivait alors Marx.

[sur l’importance de cette question, je renvoie à Robin Blackburn, Une révolution inachevée : Sécession, guerre civile, esclavage et émancipation aux États-Unis, ainsi qu’aux analyses de Raya Dunayeskaya dans Marxisme et liberté].

Le célèbre débat entre « marxistes » et « anarchistes », qui conduisit à l’éclatement de l’Internationale, ne peut être réduit à une seule dimension, mais il tourne largement autour de la question électorale. Faut-il, comme le suggérait Marx, que les socialiste participent aux élections, entrent aux parlements, prennent le pouvoir par ce moyen ? Ou faut-il s’en défier absolument comme d’une corruption, comme le soutenaient notamment les anarchistes ? Ce n’est pas une question simple [les notes marginales de Marx à Étatisme et Anarchie de Bakounine, illustrent bien ce débat]. Elle traverse toute l’Europe et réapparaît périodiquement de part et d’autres. C’est la preuve que le débat n’est pas seulement et purement idéologique, mais qu’il est lié à la place de la classe ouvrière dans la société, à sa relation pratique à l’État, à son état d’esprit. Le débat traversait tout le mouvement ouvrier. Les Considérants du programme du parti ouvrier français emploient la formule :

« Considérant que cette appropriation collective ne peut sortir que de l’action révolutionnaire de la classe productive – ou prolétariat – organisée en parti politique distinct; Qu’une pareille organisation doit être poursuivie par tous les moyens dont dispose le prolétariat, y compris le suffrage universel transformé en d’instrument de duperie qu’il a été jusqu’ici en instrument d’émancipation. »

Cette formule est de Marx, qui l’a dictée à Jules Guesde, en présence d’Engels. Elle témoigne à la fois des débats au sein du parti naissant et de la position personnelle de Marx sur le sujet. Si on la compare aux lettres contemporaines d’Engels, qui dénonce la propension chez Guesde et les socialistes français à vouloir parler de Révolution à toutes les phrases, il s’agit d’une forme de compromis acceptable. Il fallait convaincre les fondateurs du Parti ouvrier français d’entrer dans la bataille électorale [voir Émile Bottigelli, La fondation du parti Ouvrier Français].Pour comprendre la stratégie de Marx, il faut garder plusieurs points en mémoire. Tout d’abord, même si contrairement à Proudhon et bon nombre de socialistes du XIXe siècle, il n’est pas hostile aux grèves, il n’en attend rien de plus que la satisfaction des revendications des grévistes. Il sait qu’une grève générale, dont l’idée est d’origine chartiste, sape ses propres bases puisque la classe ouvrière produit et transporte ce qui est nécessaire à la vie quotidienne. Il a pu constater à maintes reprises la difficulté à organiser le soutien international aux grévistes,  puisque c’était l’une des activités pratiques du conseil central de l’Association internationale des travailleurs.

En outre, s’il considère que le but de la classe ouvrière est la prise du pouvoir politique, il rappelle que l’indépendance des syndicats doit être respectée. Lors de la création du Parti ouvrier français, il est satisfait que, à quelques points prêts, les propositions soient issues de la réalité du mouvement ouvrier et non des idées préconçues d’une secte. Le parti exprime politiquement les demandes de la classe ouvrière, et non le contraire.
Ensuite, Marx a connu les défaites des révolutions de 1848 et de la commune de Paris, dont il cherche à tirer des leçons, et il raisonne en termes militaires autant que politiques. Il partage avec Engels la conviction que les moyens traditionnels du prolétariat – les barricades, les prises d’armes, les insurrections préparées par une minorité,… – sont devenus stratégiquement et tactiquement inadéquats face à l’État et son armée. Dès la révolution de 1848, en préférant les organisations ouvrières publiques et le travail de journaliste politique, Marx a montré sa méfiance pour les sociétés secrètes, y compris la Ligue des communistes dont il était l’un des dirigeants. Quand il explique son installation en Angleterre, c’est à la liberté d’association qu’il fait référence.

Par contre, après la disparition de l’Association internationale des travailleurs, les succès électoraux rapides des partis ouvriers laissent entrevoir la possibilité d’une conquête du pouvoir par ce moyen. Cela correspond à ses préoccupations de longue date : suffrage universel (qui, presque partout en Europe, sera une conquête du mouvement ouvrier, puis féministe), organisation publique, force de la majorité, éducation ouvrière, stratégie orientée vers la conquête du pouvoir politique, inspiration dans la Révolution française. Jamais il ne considère que la radicalité des idées socialistes et démocratiques ne puisse être un obstacle à la victoire. L’obstacle le plus puissant vient après : c’est la violence militaire de la réaction de la bourgeoisie. L’énergie révolutionnaire ne réside pas dans les moyens pour conquérir le pouvoir, mais pour le conserver et pour mettre en application les réformes socialistes dans ce contexte.

Source: http://solidariteouvriere.info/notre-classe/marx-les-elections-et-la-revolution/