La maladie infantile du communisme, le «gauchisme» : Extraits

Il nous est apparu que, parmi l’avant-garde révolutionnaire elle-même, et à notre grand désarroi, les militantEs souffraient de l’ignorance non seulement de la théorie marxiste-léniniste dans son ensemble, mais de ces principes élémentaires les plus fondamentaux. C’est pourquoi nous publions aujourd’hui quelques extraits de la célèbre brochure «La maladie infantile du communisme, le gauchisme» qui sauront, nous l’espérons, donner une impulsion « révolutionnaire » à nos militantEs, surtout que nous sommes à la veille de Célébrer le Centenaire de la Grande Révolution Bolchevique d’Octobre de 1917.

« Marx disait que notre théorie n’est pas un dogme, mais un guide pour l’action. »

 

 

«La loi fondamentale de la révolution, confirmée par toutes les révolutions et notamment par les trois révolutions russes du xxe siècle, la voici : pour que la révolution ait lieu, il ne suffit pas que les masses exploitées et opprimées prennent conscience de l’impossibilité de vivre comme autrefois et réclament des changements. Pour que la révolution ait lieu, il faut que les exploiteurs ne puissent pas vivre et gouverner comme autrefois. C’est seulement lorsque « ceux d’en bas » ne veulent plus et que « ceux d’en haut » ne peuvent plus continuer de vivre à l’ancienne manière, c’est alors seulement que la révolution peut triompher. Cette vérité s’exprime autrement en ces termes : la révolution est impossible sans une crise nationale (affectant exploités et exploiteurs). Ainsi donc, pour qu’une révolution ait lieu, il faut : premièrement, obtenir que la majorité des ouvriers (ou, en tout cas, la majorité des ouvriers conscients, réfléchis, politiquement actifs) ait compris parfaitement la nécessité de la révolution et soit prête à mourir pour elle ; il faut ensuite que les classes dirigeantes traversent une crise gouvernementale qui entraîne dans la vie politique jusqu’aux masses les plus retardataires (l’indice de toute révolution véritable est une rapide élévation au décuple, ou même au centuple, du nombre des hommes aptes à la lutte politique, parmi la masse laborieuse et opprimée, jusque-là apathique), qui affaiblit le gouvernement et rend possible pour les révolutionnaires son prompt renversement.

Le capitalisme ne serait pas le capitalisme si le prolétariat « pur » n’était entouré d’une foule extrêmement bigarrée de types sociaux marquant la transition du prolétaire au semi-prolétaire (à celui qui ne tire qu’à moitié ses moyens d’existence de la vente de sa force de travail), du semi-prolétaire au petit paysan (et au petit artisan dans la ville ou à la campagne, au petit exploitant en général) ; du petit paysan au paysan moyen, etc. ; si le prolétariat lui-même ne comportait pas de divisions en catégories plus ou moins développées, groupes d’originaires, professionnels, parfois religieux, etc. D’où la nécessité, la nécessité absolue pour l’avant-garde du prolétariat, pour sa partie consciente, pour le Parti communiste, de louvoyer, de réaliser des ententes, des compromis avec les divers groupes de prolétaires, les divers partis d’ouvriers et de petits exploitants. Le tout est de savoir appliquer cette tactique de manière à élever, et non à abaisser le niveau de conscience général du prolétariat, son esprit révolutionnaire, sa capacité de lutter et de vaincre.»

 

 

«Faire la guerre pour le renversement de la bourgeoisie internationale, guerre cent fois plus difficile, plus longue, plus compliquée que la plus acharnée des guerres ordinaires entre États, et renoncer d’avance à louvoyer, à exploiter les oppositions d’intérêts (fussent-elles momentanées) qui divisent nos ennemis, à passer des accords et des compromis avec des alliés éventuels (fussent-ils temporaires, peu sûrs, chancelants, conditionnels) ; n’est-ce pas d’un ridicule achevé ? N’est-ce pas quelque chose comme de renoncer d’avance, dans l’ascension difficile d’une montagne inexplorée et inaccessible jusqu’à ce jour, à marcher parfois en zigzags, à revenir parfois sur ses pas, à renoncer à la direction une fois choisie pour essayer des directions différentes ? Et des gens manquant à ce point de conscience et d’expérience (encore si leur jeunesse en était la cause : les jeunes ne sont-ils pas faits pour débiter un certain temps des bêtises pareilles !) ont pu être soutenus – de près ou de loin, de façon franche ou déguisée, entièrement ou en partie, il n’importe ! – par certains membres du Parti communiste hollandais !

Après la première révolution socialiste du prolétariat, après le renversement de la bourgeoisie dans un pays, le prolétariat de ce pays reste encore longtemps plus faible que la bourgeoisie, d’abord simplement à cause des relations internationales étendues de cette dernière, puis à cause du renouvellement spontané et continu, de la régénération du capitalisme et de la bourgeoisie par les petits producteurs de marchandises dans le pays qui a renversé sa bourgeoisie. On ne peut triompher d’un adversaire plus puissant qu’au prix d’une extrême tension des forces et à la condition expresse d’utiliser de la façon la plus minutieuse, la plus attentive, la plus circonspecte, la plus intelligente, la moindre « fissure » entre les ennemis, les moindres oppositions d’intérêts entre les bourgeoisies des différents pays, entre les différents groupes ou catégories de la bourgeoisie à l’intérieur de chaque pays, aussi bien que la moindre possibilité de s’assurer un allié numériquement fort, fut-il un allié temporaire, chancelant, conditionnel, peu solide et peu sûr. Qui n’a pas compris cette vérité n’a compris goutte au marxisme, ni en général au socialisme scientifique contemporain. Qui n’a pas prouvé pratiquement, pendant un laps de temps assez long et en des situations politiques assez variées, qu’il sait appliquer cette vérité dans les faits, n’a pas encore appris à aider la classe révolutionnaire dans sa lutte pour affranchir des exploiteurs toute l’humanité laborieuse. Et ce qui vient d’être dit est aussi vrai pour la période qui précède et qui suit la conquête du pouvoir politique par le prolétariat.

Notre théorie n’est pas un dogme, mais un guide pour l’action, ont dit Marx et Engels et la plus grave erreur, le crime le plus grave de marxistes aussi « patentés » que Karl Kautsky, Bauer et autres, c’est qu’ils n’ont pas compris, c’est qu’ils n’ont pas su appliquer cette vérité aux heures les plus décisives de la révolution prolétarienne. « L’action politique, ce n’est pas un trottoir de la perspective Nevski » (un trottoir net, large et uni de l’artère principale, absolument rectiligne, de Pétersbourg), disait déjà N. Tchernychevski, le grand socialiste russe de la période d’avant Marx.»

 

 

«Il se présente évidemment des cas isolés, exceptionnellement difficiles et complexes, où les plus grands efforts sont nécessaires pour bien déterminer le caractère véritable de tel ou tel « compromis », – de même qu’il est très difficile de décider, dans certains cas, si le meurtre était absolument légitime et même indispensable (par exemple, en cas de légitime défense), ou s’il est le résultat d’une négligence impardonnable, voire d’un plan perfide, habilement mis à exécution. Il va de soi qu’en politique, où il s’agit parfois de rapports extrêmement complexes – nationaux et internationaux – entre les classes et les partis, de nombreux cas se présenteront, infiniment plus difficiles que la question de savoir si un « compromis » conclu à l’occasion d’une grève est légitime, ou s’il est le fait d’un chef traître, d’un briseur de grève, etc. Vouloir trouver une recette, ou une règle générale (« Jamais de compromis » !) bonne pour tous les cas, est absurde. Il faut être assez compréhensif pour savoir se retrouver dans chaque cas particulier. La raison d’être de l’organisation du parti et des chefs dignes de ce nom c’est, entre autres choses, qu’ils doivent par un travail de longue haleine, opiniâtre, multiple et varié de tous les représentants conscients de la classe en question ,  acquérir les connaissances nécessaires, l’expérience nécessaire et, de plus, le flair politique nécessaire à la solution juste et prompte de questions politiques complexes.

Les gens naïfs et totalement dépourvus d’expérience s’imaginent qu’il suffit d’admettre les compromis en général pour que toute limite soit effacée entre l’opportunisme, contre lequel nous soutenons et devons soutenir une lutte intransigeante, et le marxisme révolutionnaire ou le communisme. Ces gens-là, s’ils ne savent pas encore que toutes les limites dans la nature et dans la société sont mobiles et jusqu’à un certain point conventionnelles, on ne peut leur venir en aide que moyennant une longue étude, instruction, éducation, expérience de la vie et des choses politiques. Il faut savoir discerner, dans les questions de politique pratique qui se posent à chaque moment particulier ou spécifique de l’histoire, celles où se manifestent les compromis les plus inadmissibles, les compromis de trahison, incarnant l’opportunisme funeste à la classe révolutionnaire, et consacrer tous les efforts pour les révéler et les combattre. Pendant la guerre impérialiste de 1914-1918 où s’affrontaient deux groupes de pays également pillards et rapaces, la forme principale, essentielle de l’opportunisme fut le social-chauvinisme, c’est-à-dire le soutien de la « défense nationale » qui, dans cette guerre, signifiait en réalité la défense des intérêts spoliateurs de « sa » bourgeoisie nationale. Après la guerre : la défense de la spoliatrice « Société des Nations » ; la défense des coalitions directes ou indirectes avec la bourgeoisie de son pays contre le prolétariat révolutionnaire et le mouvement « soviétique » ; la défense de la démocratie bourgeoise et du parlementarisme bourgeois contre le « pouvoir des Soviets », – telles ont été les principales manifestations de ces inadmissibles compromis de trahison qui ont toujours abouti, en fin de compte, à un opportunisme funeste au prolétariat révolutionnaire et à la cause.

 

L’avant-garde prolétarienne est conquise idéologiquement. C’est le principal. Autrement, faire même un premier pas vers la victoire serait impossible. Mais de là à la victoire, il y a encore assez loin. On ne peut vaincre avec l’avant-garde seule. Jeter l’avant-garde seule dans la bataille décisive, tant que la classe tout entière, tant que les grandes masses n’ont pas pris soit une attitude d’appui direct à l’avant-garde, soit tout au moins de neutralité bienveillante, qui les rende complètement incapables de soutenir son adversaire, ce serait une sottise, et même un crime. Or, pour que vraiment la classe tout entière, pour que vraiment les grandes masses de travailleurs et d’opprimés du Capital en arrivent à une telle position, la propagande seule, l’agitation seule ne suffisent pas. Pour cela, il faut que ces masses fassent leur propre expérience politique. Telle est la loi fondamentale de toutes les grandes révolutions, loi confirmée maintenant avec une force et un relief frappants, non seulement par la Russie, mais aussi par l’Allemagne. Ce ne sont pas seulement les masses ignorantes, souvent illettrées, de Russie, ce sont aussi les masses d’Allemagne, hautement cultivées, sans un seul analphabète, qui ont dû éprouver à leurs dépens toute la faiblesse, toute la veulerie, toute l’impuissance, toute la servilité devant la bourgeoisie, toute la lâcheté du gouvernement des paladins de la IIe Internationale, le caractère inévitable de la dictature des ultra-réactionnaires (Kornilov en Russie, Kapp et consorts en Allemagne), seule alternative en face de la dictature du prolétariat, pour se tourner résolument vers le communisme.»

«L’objectif immédiat de l’avant-garde consciente du mouvement ouvrier international, c’est-à-dire des partis, groupes et tendances communistes, c’est de savoir amener les larges masses (encore somnolentes, apathiques, routinières, inertes, engourdies, dans la plupart des cas) à cette position nouvelle ou plutôt de savoir conduire non seulement son parti, mais aussi les masses en train d’arriver, de passer à cette nouvelle position. Si le premier objectif historique (attirer l’avant-garde consciente du prolétariat aux côtés du pouvoir des Soviets et de la dictature de la classe ouvrière) ne pouvait être atteint sans une victoire complète, idéologique et politique, sur l’opportunisme et le social-chauvinisme, le second objectif qui devient d’actualité et qui consiste à savoir amener les masses à cette position nouvelle, propre à assurer la victoire de l’avant-garde dans la révolution, cet objectif actuel ne peut être atteint sans liquidation du doctrinarisme de gauche, sans réfutation décisive et élimination complète de ses erreurs.

Tant qu’il s’agissait (et dans la mesure où il s’agit encore) de rallier au communisme l’avant-garde du prolétariat, la propagande s’est située au premier plan ; même les petits cercles de propagande sont utiles et féconds en dépit des défauts qui leur sont inhérents. Mais quand il s’agit de l’action pratique des masses, de la distribution – s’il m’est permis de m’exprimer ainsi – d’armées fortes de millions d’hommes, de la répartition de toutes les forces de classe d’une société donnée en vue du combat final et décisif, on ne fera rien avec les seules méthodes de propagande, avec la seule répétition des vérités du communisme « pur ». Il ne faut pas compter ici par milliers, comme le fait en somme le propagandiste, membre d’un groupe restreint et qui n’a pas encore dirigé les masses ; il faut compter ici par millions et par dizaines de millions. Il ne suffit pas de se demander si l’on a convaincu l’avant-garde de la classe révolutionnaire ; il faut encore savoir si les forces historiquement agissantes de toutes les classes, absolument de toutes les classes sans exception, d’une société donnée, sont disposées de façon que la bataille décisive soit parfaitement à point, – de façon :

 

  1. que toutes les forces de classe qui nous sont hostiles soient suffisamment en difficulté, se soient suffisamment entre-déchirées, soient suffisamment affaiblies par une lutte au-dessus de leurs moyens ;
  2. que tous les éléments intermédiaires, hésitants, chancelants, inconstants – la petite bourgeoisie, la démocratie petite-bourgeoise par opposition à la bourgeoisie – se soient suffisamment démasqués aux yeux du peuple, suffisamment déshonorés par leur faillite pratique ; qu’au sein du prolétariat un puissant mouvement d’opinion se fasse jour en faveur de l’action la plus décisive, la plus résolument hardie et révolutionnaire contre la bourgeoisie.

    C’est alors que la révolution est mûre ; c’est alors que, si nous avons bien tenu compte de toutes les conditions indiquées, sommairement esquissées plus haut, et si nous avons bien choisi le moment, notre victoire est assurée.»

«Mais le camarade Bordiga et ses amis « gauches » tirent de leur juste critique de MM. Turati et Cie cette conclusion fausse qu’en principe toute participation au parlement est nuisible. Les « gauches » italiens ne peuvent apporter l’ombre d’un argument sérieux en faveur de cette thèse. Ils ignorent simplement (ou s’efforcent d’oublier) les exemples internationaux d’utilisation réellement révolutionnaire et communiste des parlements bourgeois, utilisation incontestablement utile à la préparation de la révolution prolétarienne. Simplement incapables de se représenter cette utilisation « nouvelle », ils clament en se répétant sans fin, contre l’utilisation « ancienne », non bolchevique, du parlementarisme.

Là est justement leur erreur foncière. Ce n’est pas seulement dans le domaine parlementaire, c’est dans tous les domaines d’activité que le communisme doit apporter (et il en sera incapable sans un travail long, persévérant, opiniâtre) un principe nouveau, qui romprait à fond avec les traditions de la IIe Internationale (tout en conservant et développant ce que cette dernière a donné de bon).

Considérons par exemple le journalisme. Les journaux, les brochures, les tracts remplissent une fonction indispensable de propagande, d’agitation et d’organisation. Dans un pays tant soit peu civilisé, aucun mouvement de masse ne saurait se passer d’un appareil journalistique. Et toutes les clameurs soulevées contre les « chefs », toutes les promesses solennelles de préserver la pureté des masses de l’influence des chefs, ne nous dispenseront pas d’employer pour ce travail des hommes issus des milieux intellectuels bourgeois, ne nous dispenseront pas de l’atmosphère, de l’ambiance « propriétaire », démocratique bourgeoise, où ce travail s’accomplit en régime capitaliste. Même deux années et demie après le renversement de la bourgeoisie, après la conquête du pouvoir politique par le prolétariat, nous voyons autour de nous cette atmosphère, cette ambiance des rapports propriétaires, démocratiques bourgeois des masses (paysans, artisans).

Le parlementarisme est une forme d’action, le journalisme en est une autre. Le contenu dans les deux cas peut être communiste et doit l’être si, dans l’un comme dans l’autre domaine, les militants sont réellement communistes, réellement membres du parti prolétarien de masse. Mais dans l’une et dans l’autre sphère – et dans n’importe quelle sphère d’action, en régime capitaliste et en période de transition du capitalisme au socialisme – il est impossible d’éluder les difficultés, les tâches particulières que le prolétariat doit surmonter et réaliser pour utiliser à ses fins les hommes issus d’un milieu bourgeois, pour triompher des préjugés et des influences des intellectuels bourgeois, pour affaiblir la résistance du milieu petit-bourgeois (et puis ensuite le transformer complètement).

N’avons-nous pas vu dans tous les pays, avant la guerre de 1914-1918, d’innombrables exemples d’anarchistes, de syndicalistes et d’autres hommes d’extrême-« gauche », qui foudroyaient le parlementarisme, tournaient en dérision les socialistes parlementaires platement embourgeoisés, flétrissaient leur arrivisme, etc., etc., – et qui eux-mêmes, par le journalisme, par l’action menée dans les syndicats, fournissaient une carrière bourgeoise parfaitement identique? Les exemples des sieurs Jouhaux et Merrheim, pour ne citer que la France, ne sont-ils pas typiques à cet égard ?

« Répudier » la participation au parlementarisme a ceci de puéril que l’on s’imagine, au moyen de ce procédé « simple », « facile » et prétendument révolutionnaire, « résoudre » le difficile problème de la lutte contre les influences démocratiques bourgeoises à l’intérieur du mouvement ouvrier, alors qu’en réalité on ne fait que fuir son ombre, fermer les yeux sur la difficulté, l’éluder avec des mots. L’arrivisme le plus cynique, l’utilisation bourgeoise des sinécures parlementaires, la déformation réformiste criante de l’action parlementaire, la plate routine petite-bourgeoise, nul doute que ce ne soient là les traits caractéristiques habituels et dominants que le capitalisme engendre partout, en dehors comme au sein du mouvement ouvrier. Mais ce même capitalisme et l’atmosphère bourgeoise qu’il crée (laquelle est très lente à disparaître, même la bourgeoisie une fois renversée, puisque la paysannerie donne constamment naissance à la bourgeoisie), enfantent dans tous les domaines du travail et de la vie sans exception, un arrivisme bourgeois, un chauvinisme national, de la platitude petite-bourgeoise, etc., qui sont au fond exactement les mêmes et ne se distinguent que par d’insignifiantes variations de forme.

Vous vous imaginez vous-mêmes « terriblement révolutionnaires », chers boycottistes et antiparlementaires, mais en fait vous avez pris peur devant les difficultés, relativement peu importantes, de la lutte contre les influences bourgeoises dans le mouvement ouvrier, alors que votre victoire, c’est-à-dire le renversement de la bourgeoisie et la conquête du pouvoir politique par le prolétariat, suscitera ces mêmes difficultés dans une proportion encore plus grande, infiniment plus grande. Tels des enfants, vous avez pris peur devant la petite difficulté qui se présente à vous, aujourd’hui, sans comprendre que, demain et après-demain, vous aurez à parfaire votre éducation, à apprendre à triompher de ces mêmes difficultés, en des proportions infiniment plus vastes.

Sous le pouvoir des Soviets, il s’insinuera dans votre parti et dans le nôtre, le parti du prolétariat, un nombre encore plus grand d’intellectuels bourgeois. Ils s’insinueront dans les Soviets et dans les tribunaux, et dans les administrations, car on ne peut bâtir le communisme qu’avec le matériel humain créé par le capitalisme ; il n’en existe pas d’autre. On ne peut ni bannir, ni détruire les intellectuels bourgeois, il faut les vaincre, les transformer, les refondre, les rééduquer, comme du reste il faut rééduquer au prix d’une lutte de longue haleine, sur la base de la dictature du prolétariat, les prolétaires eux-mêmes qui, eux non plus, ne se débarrassent pas de leurs préjugés petits-bourgeois subitement, par miracle, sur l’injonction de la Sainte Vierge, sur l’injonction d’un mot d’ordre, d’une résolution, d’un décret, mais seulement au prix d’une lutte de masse, longue et difficile, contre les influences des masses petites-bourgeoises. Sous le pouvoir des Soviets, ces mêmes problèmes qu’aujourd’hui l’antiparlementaire rejette loin de lui d’un seul geste de la main, si orgueilleusement, avec tant de hauteur, d’étourderie, de puérilité, renaissent au sein des Soviets, au sein des administrations soviétiques, parmi les « défenseurs » soviétiques : nous avons supprimé en Russie, et nous avons bien fait de supprimer le barreau bourgeois, mais il renaît chez nous sous le manteau des « défenseurs soviétiques » . Parmi les ingénieurs soviétiques, parmi les instituteurs soviétiques, parmi les ouvriers privilégiés, c’est-à-dire les plus qualifiés, et placés dans les meilleures conditions dans les usines soviétiques, nous voyons continuellement renaître tous, absolument tous les traits négatifs propres au parlementarisme bourgeois ; et ce n’est que par une lutte répétée, inlassable, longue et opiniâtre de l’esprit d’organisation et de discipline du prolétariat que nous triomphons – peu à peu – de ce mal.

Il est évidemment très « difficile » de vaincre, sous la domination de la bourgeoisie, les habitudes bourgeoises dans notre propre parti, c’est-à-dire dans le parti ouvrier : il est « difficile » de chasser du parti les chefs parlementaires de toujours, irrémédiablement corrompus par les préjugés bourgeois ; il est « difficile » de soumettre à la discipline prolétarienne un nombre strictement nécessaire (même très limité) d’hommes venus de la bourgeoisie ; il est « difficile » de créer dans le parlement bourgeois une fraction communiste parfaitement digne de la classe ouvrière ; il est « difficile » d’obtenir que les parlementaires communistes ne se laissent pas prendre aux hochets du parlementarisme bourgeois, mais s’emploient à un travail substantiel de propagande, d’agitation et d’organisation des masses. Tout cela est « difficile », c’est certain. Ç’a été difficile en Russie, et c’est infiniment plus difficile encore en Europe occidentale et en Amérique, où la bourgeoisie est beaucoup plus forte, plus fortes les traditions démocratiques bourgeoises et ainsi de suite.

Mais toutes ces « difficultés » ne sont vraiment qu’un jeu d’enfant à côté des problèmes, absolument de même nature, que le prolétariat aura à résoudre nécessairement pour assurer sa victoire, et pendant la révolution prolétarienne et après la prise du pouvoir par le prolétariat. A côté de ces tâches vraiment immenses, alors qu’il s’agira, sous la dictature du prolétariat, de rééduquer des millions de paysans, de petits patrons, des centaines de milliers d’employés, de fonctionnaires, d’intellectuels bourgeois, de les subordonner tous à l’État prolétarien et à la direction prolétarienne, de triompher de leurs habitudes et traditions bourgeoises, – à côté de ces tâches immenses, constituer sous la domination bourgeoise, au sein d’un parlement bourgeois, une fraction réellement communiste d’un véritable parti prolétarien, n’est plus qu’un jeu d’enfant.

Si les camarades « gauches » et les antiparlementaires n’apprennent pas dès maintenant à vaincre une aussi mince difficulté, on peut dire à coup sûr qu’ils se trouveront dans l’impossibilité de réaliser la dictature du prolétariat, de se subordonner et de transformer sur une grande échelle les intellectuels bourgeois et les institutions bourgeoises ; ou bien qu’ils seront obligés de compléter hâtivement leur instruction, et cette hâte portera un immense préjudice à la cause du prolétariat, leur fera commettre des erreurs plus qu’à l’ordinaire, tes rendra plus faibles et malhabiles au-dessus de la moyenne, etc., etc.

Tant que la bourgeoisie n’est pas renversée et, ensuite, tant que n’ont pas disparu totalement la petite exploitation et la petite production marchande, l’atmosphère bourgeoise, les habitudes propriétaires, les traditions petites-bourgeoises nuiront au travail du prolétariat tant au-dehors qu’au-dedans du mouvement ouvrier, non point dans une seule branche d’activité, l’activité parlementaire, mais nécessairement dans tous les domaines possibles de la vie sociale, dans toutes les activités culturelles et politiques sans exception. Et l’erreur la plus grave, dont nous aurons nécessairement à expier les conséquences, c’est de vouloir se dérober, tourner le dos à telle tâche « fâcheuse » ou difficulté dans un domaine quelconque. Il faut apprendre à s’assimiler tous les domaines, sans exception, du travail et de l’action, vaincre toujours et partout toutes les difficultés, toutes les habitudes, traditions et routines bourgeoises. Poser la question autrement est chose simplement peu sérieuse et puérile.»

 

Source: http://classiques.uqac.ca/classiques/lenine/maladie_infantile_du_communisme/maladie_infantile.html

 

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Dix clefs pour comprendre et analyser la victoire du chavisme à la Constituante

En Occident il y a bien longtemps que la gauche n‘ose plus parler de démocratiser la propriété des médias. Les grands groupes privés imposent leur image du monde au service public et… balisent l’imaginaire de la gauche. Comme le Venezuela construit une démocratie participative et bat les records en nombre d’élections, les grands médias personnalisent le processus : «Chavez ceci», «Maduro cela», «populiste», «dictateur», «iranien». Ceci est le journal d’une révolution, aux antipodes de l’AFP ou de Reuters.

par Victor Hugo Majano

Le processus électoral qu’a vécu dimanche le Venezuela et les résultats quantitatifs du vote pour la constituante (plus de huit millions de suffrages exprimés) montrent clairement un triomphe du chavisme, avec une corrélation très forte sur les plans politique et symbolique.

La « bataille finale » ne s’est pas jouée comme le disent les boucliers des extrémistes de droite « autour du palais présidentiel de Miraflores » : elle ne s’est pas faite avec des balles mais avec des votes et n’en a que plus de force. Le chavisme dispose à présent d’une grande légitimité et de la base légale pour aller de l’avant et sans hésitations vers une transformation profonde dans le cadre constitutionnel pour assurer la paix, renforcer les institutions et rétablir l’équilibre de l’économie.

Une analyse préliminaire permet d’identifier un ensemble de points-clés:
1) On voit que l’opposition associée à la MUD (coordination des partis de droite) n’est pas majoritaire.

2) Elle n’exprime pas plus les attentes et les besoins de la majorité ou des principaux secteurs du pays. Pas même des secteurs dominants.

3) Elle ne sert pas les intérêts nationaux, mais des facteurs externes bien identifiés, qui ne tentent même pas de nuancer leurs positions ou de les dissimuler.

4) La droite a démontré un caractère violent et son irresponsabilité dans l’usage de la violence. Les dirigeants actuels sont encore ceux du coup d’État contre Chavez ou des « guarimbas » des années antérieures. Ils n’ont jamais condamné mais au contraire encouragé les actions meurtrières de 2017, appelant même à plusieurs reprises à un nouveau coup d’État des forces armées, sans autre projet politique que celui de renverse Maduro, comme ils voulaient renverser Chavez.

5) Pendant ce temps, le chavisme a montré qu’il est le seul mouvement politique actuellement porteur d’une vision, d’un projet national d’inclusion, qui intègre les principaux facteurs sociaux, institutionnels, économiques et politiques du pays et parmi lesquels ne sont pas exclus organiquement les facteurs liés à l’opposition regroupée dans le MUD.

6) La droite, en réponse, passera à la postérité pour sa conduite erratique, qui s’est transformée en menace pour l’indépendance, la paix, la stabilité institutionnelle et l’équilibre économique du Venezuela. Le bloc d’opposition n’a pas su surmonter son obsession de reprendre le pouvoir « par tous les moyens ». Au lieu d’élaborer une proposition politique d’envergue, elle s’est engluée dans une dynamique absolument destructrice.

7) L’origine et le développement des conflits qui vont s’aiguisant depuis 2012 sont d’ordre économique, déterminés par l’accès et la redistribution des revenus pétroliers. Par conséquent, le Venezuela ne peut éluder plus longtemps le débat sur le dépassement du modèle rentisme pétrolier, ainsi que sur tous les éléments symboliques dérivés. Ce qui veut dire profiter de l’avantage de pouvoir prendre des décisions radicales à travers une Constituante pour démanteler les structures productives hautement dépendantes du secteur extérieur.

8) Les conditions imposées par la violence de la rue et les menaces de la droite contre le vote ont forcé le chavisme à faire preuve d’un plus grand engagement. Paradoxalement ces conditions peuvent avoir fonctionné comme encouragement à la participation. Cela s’est produit en 2002-2003 lors de la réaction populaire au coup d’État contre Chavez ou après le sabotage pétrolier en 2004, avant le référendum révocatoire, entre autres dates. Aujourd’hui, le chavisme mécontent et certains des ni-ni (si tant est qu’existe cette catégorie), qui s’étaient abstenus lors de la victoire de la droite aux législatives de décembre 2015, sont allés voter. Alors que ce que pouvait espérer de mieux la droite, était leur indifférence.

9) Le chavisme devient le principal articulateur et promoteur du dialogue politique, mais cela l’oblige à être plus inclusif (en parlant des militants) et plus large thématiquement, tout en s’impliquant davantage dans l’aspect concret de chaque facteur social .

10) Une grande partie des obligations du chavisme implique la construction d’une cosmogonie et d’une téléologie du peuple vénézuélien qui puissent incarner une alternative aux valeurs culturelles du capital. Ce qui inclut des aspects liés à la culture populaire (dont la religiosité).

Source : http://www.albatv.org/En-claves-Que-significa-la.html
Traduction : Thierry Deronne

 

Autre source: https://venezuelainfos.wordpress.com/2017/07/31/dix-clefs-pour-comprendre-et-analyser-la-victoire-du-chavisme-a-la-constituante/

MAI 2016, COMME UN RELENT DE DÉJÀ VU ! PROLÉTARIAT DE FRANCE EN GUERRE DE CLASSE !

En avant toute !

EN AVANT TOUTE!

Robert Bibeau.  Producteur:  http://www.Les7duQuebec.com

À paraître le  30.03.2016

 

La guerre de classe fait rage dans la France toute entière. Mai 1968 serait-il ressuscité ? Oui, et comme en Mai-68 les jeunes chômeurs et les étudiants, ces aspirants qui se scolarisent pour le devenir, sont sur la brèche, prêt à donner le coup de pavé anticipant par avance leurs conditions de futurs salariés paupérisés, dans cette société en déliquescence avancée.

 

La bourgeoise fait joué de la matraque, du juge et de la police, de l’attentats terroristes, du féminisme égalitariste, de la bureaucratie syndicale négociatrice-liquidatrice, de l’anarchisme populiste, de la go-gauche éclectique et « laïciste », ainsi que de pseudos analystes, tout mis à contribution par le pouvoir économique, politique, étatique, médiatique pour mystifier, multiplier les embardés et disperser les efforts pour résister à la loi El-Khomri honnie.

 

Pourtant, le mouvement ouvrier se lève tout doucement, son avant-garde étant au premier rang, les jeunes et les étudiants, que des leaders improvisés tentent de canaliser vers différents objectifs improvisés, qu’il faut rejeter. Les petits « Dany le-Rouge » et autres arrivistes, de tristes notoriétés, commencent à pavoiser. Jeunes enragés des quartiers délabrés, rejeter ces porte-voix imposés ou auto-proclamés. Vos pères, vos mères, ont déjà donné un certain mois de Mai. Votre objectif est unique, faire reculer le patronat et son État, par votre entrée en guerre aux côtés du prolétariat.   Mais pas sans lui.

 

L’objectif est unique, le rejet sans négociation du projet de loi El-Khomri. Encore une fois, comme en 68, l’état d’avancement de la crise a contraint le capital multinational sévissant en France et en Europe à désigner ce pays, l’État français et le prolétariat de France, comme terrain d’affrontement. La crise économique systémique du mode de production capitaliste exige que le prolétariat des pays développés renonce aux quelques avancés qu’il a arraché aux cours des années de productivité élevé.  Maintenant que les mêmes gains de productivité sont généralisés dans le monde entier, le prolétariat des pays d’Occident doit rétablir sa « compétitivité et sa profitabilité » en sacrifiant ses bénéfices marginaux, en abaissant ses salaires, en minant ses conditions de travail afin de rétablir les conditions de valorisation de la plus-value, celles ayant prévalu dans la société du XXe siècle.

 

La réputation de résistance percutante du prolétariat français lui a valu d’être désigné, par le grand capital international, pour ce grand affrontement. Le prolétariat Grec et le prolétariat Espagnol ayant échoué à faire reculer le capital internationalisé, voici que ce dernier ose s’attaquer au prolétariat français retranché. Pour la postérité, le prolétariat de France doit faire face – sans hésiter –  sans négocier – pour sa survie, à bas la loi El Khomri.  Dans cet immense engagement, le contingent français de la classe ouvrière internationale, mène la charge pour les prolétaires du monde entier. Les projets de surexploitation barbare périront en France où nous devrons reprendre là où ils auront laissé.

 

Grève générale illimitée pour stopper la Loi Travail infâme.  Le prolétariat français est aux premiers rangs. Prolétaires de France, le monde prolétarien te regarde. Debout, devant les jeunes et les étudiants – tes enfants à leur rescousse. 

 

Prolétaires du monde entier unissons-nous contre les ambitions du capital multinational et ceux de ses affidés politiques stipendiés.

Qui est coupable, Lénine ou Staline ? Peu importe, si le prolétariat l’emporte

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Le scripteur idéaliste, dogmatique et sectaire, suscite des querelles qui n’intéressent que ses coreligionnaires. L’intellectuel idéaliste regarde le monde à l’envers, cul par-dessus tête. Au lieu d’observer la réalité telle qu’elle se présente, puis de la synthétiser afin de l’expliquer et de la faire comprendre, l’intellectuel dogmatique amorce son investigation en lisant les « saintes Écritures marxistes », et les écrits bolchéviques, et d’autres sources littéraires ayant reçu « l’imprimatur » de sa clique sectaire, et il tente ensuite d’en trouver les concordances dans le monde en mouvance.

 

Il faut noter que les bolchéviques n’ont pas agi de la sorte. Étant donné qu’en 1917, ils étaient à la direction d’une révolution, à la tête d’un gouvernement au pouvoir, ils ont été contraints de prendre des décisions pratiques et d’appliquer ces décisions. Ensuite, les bolchéviques ont cherché à justifier théoriquement leurs décisions, quitte à falsifier, ou à réinterpréter, les « saintes Écritures marxistes ». C’est ainsi que les bolchéviques ont prouvé, une fois de plus, que le mouvement précède la conscience et jamais l’inverse.

 

De nos jours, quel intérêt y a-t-il pour un ouvrier d’usine à débattre de la culpabilité de Lénine, de Staline, de Boukharine, de Trotski, ou des autres bolchéviques à propos de la primauté de l’industrie lourde – productrice des moyens de production – sur l’industrie légère, productrice des biens de consommation ?  Pour la classe ouvrière révolutionnaire, ce procès d’intention n’a aucun intérêt. Ils sont tous coupables sans exception. Cependant, leur culpabilité n’est pas d’avoir fausser les « saintes Écritures marxistes ». Marx n’a rien écrit à propos du drame russo-bolchévique en Union Soviétique. Leur culpabilité est d’avoir pensé, puis laissé entendre, que la société tsariste arriérée, féodale, paysanne, rurale, chauvine, pouvait accoucher de la société prolétarienne moderne, urbaine, industrialisée, hautement mécanisée, informatisée, internationaliste, communiste et sans classes sociales, en esquivant l’étape nécessaire de la société capitaliste, industrielle, urbaine et bourgeoise, incontournable en Russie comme dans tout autre pays.

 

La conscience succède au mouvement, et Marx n’ayant nullement vécu le mouvement révolutionnaire anti-tsariste n’a pas pu l’interpréter. Ce que Marx, le scientifique, a été capable de décrypter ce sont les indices, les mouvements, déjà présents au sein du mode de production capitaliste de l’Angleterre du XIXe siècle, qui préfiguraient ce que serait le mode de production capitaliste à son apogée, au moment où il engloberait la Terre tout entière. Ce n’est pas une mince prouesse que d’avoir réussi à déchiffrer les indices économiques, politiques et financiers pour en dégager la vision complète et achevée du mode de production capitaliste exposée dans « Das Kapital ». Cependant, Marx n’a pas pu traiter de la question de la révolution sociale-démocrate – « prolétarienne » – dans un pays féodal, agraire, paysan, analphabète, au prolétariat anémique.

 

Aujourd’hui, ce qui est essentiel pour la classe prolétarienne moderne c’est de reconnaitre que le passage direct du mode de production féodale au mode de production communiste est impossible et que la Révolution bolchévique, la révolution de Démocratie nouvelle en Chine et toutes les autres révolutions du XXe siècle ont été des révolutions bourgeoises pour l’accession de ces sociétés féodales, ou quasi féodales, au mode de production capitaliste industriel urbain (MPC) et qu’il ne pouvait en être autrement.

 

Pour revenir à la question de la primauté de l’industrie lourde (secteur 1), il est indubitable que l’accumulation capitaliste nécessite le développement prioritaire de ce secteur industriel afin de développer ensuite le secteur 2, le secteur de la production des biens et des services de consommation courants. Staline, en habile tacticien, a mis ce principe en pratique et en 20 ans à peine, le Parti bolchévique a préparé la Russie soviétique capitaliste à affronter l’impérialisme allemand. Staline, à la tête du parti bolchévique, partant de la féodalité tsariste menant à la modernité capitaliste industrielle a dirigé l’édification du capitalisme monopoliste d’État soviétique. Est-ce que cette prouesse d’économie politique tient d’abord à l’intuition de Lénine, de Boukharine et au groupe des bolchéviques que Staline a su diriger mieux que Trotski ? Je laisse le soin aux historiens de débattre de cette « énigme ».

 

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Pour l’heure, le seul point qui importe pour la classe prolétarienne, c’est de profiter des conditions créer par la guerre de classe sur le front économique, de la crise systémique qui est en train de faire imploser le mode de production capitaliste, pour réaliser une première véritable révolution prolétarienne communiste.

 

À lire : Manifeste du Parti Ouvrier (2014) Éditions Publibook. Paris.   http://www.publibook.com/librairie/livre.php?isbn=9782924312520


(English Version)

The idealist, dogmatic and sectarian writer arouses quarrels that interest only his coreligionists. The idealist intellectual looks at the world upside down, head over heels. Instead of observing the reality such as it appears, then to synthesize in order to explain and make understand it, the dogmatic intellectual begins his investigation by reading the « Marxist holy Scriptures » and the Bolshevik writings and other literary sources that have received the « imprimatur » of his sectarian clique, and then he tries to find the matches in the fast changing world.

 

It is necessary to note that the Bolsheviks did not act that way. Given that in 1917, they were leading a revolution at the head of a government in power, they were forced to make practical decisions and implement these decisions. Then, the Bolsheviks sought to justify theoretically their decisions, even if it means falsifyng or reinterpreting the « Marxist holy Scriptures ». Thus the Bolsheviks proved, once again, that the movement precedes the consciousness and never the contrary.

 

Nowadays, what interest there is for a factory worker to discuss the guilt of Lenin, Stalin, Bukharin, Trotsky, or other Bolsheviks about the primacy of heavy industry – producer of the means of production – on light industry, producer of consumer goods? For the revolutionary working class, this unfounded accusation has no interest. They are all guilty without exception. However, their guilt is not to have distorted the « Marxist holy Scriptures » Marx wrote nothing about the Russian-Bolshevik drama in Soviet Union. Their guilty is to have thought, then to have suggested that the czarist, backward, feudal, peasant, rural, chauvinistic society could give birth to the modern, urban, industrialized proletarian society, highly mechanized, computerized, internationalist, communist and without social classes, by dodging the necessary stage of capitalist, industrial, urban and bourgeois society, inescapable in Russia as in any other country.

 

The consciousness succeeds the movement, and Marx, having not absolutely experienced the anti-tsarist revolutionary movement, was not able to interpret it. What Marx, the scientist, was able of deciphering are the signs, movements, already present within the capitalist mode of production of England in the nineteenth century, which prefigured what would be the capitalist mode of production at its peak, when it would include the whole Earth. It’s not a small feat to have been able to decipher the economic, political and financial indices to clear the full and complete vision of the capitalist mode of production exposed in « Das Kapital ». However, Marx was not able to deal with the issue of the social-democratic –“proletarian » revolution – in a feudal, agrarian, peasant, illiterate country, to the anemic proletariat.

 

Today for the modern proletarian class is essential to recognize that the direct passage from the feudal mode of production to the communist mode of production is impossible and that the Bolshevik Revolution, the New Democracy revolution in China and all other revolutions of the twentieth century were bourgeois revolutions for the accession of these feudal societies, or almost feudal, to the urban, industrial capitalist mode of production (MPC) and that it could not be otherwise.

 

To return to the question of the primacy of heavy industry (sector 1), there is no doubt that the capitalist accumulation requires the priority development of this industrial branch in order to develop then the sector 2, the sector of the production of goods and common consumer services. Stalin, a clever tactician, put this principle into practice and in only just 20 years, the Bolshevik Party has prepared the capitalist Soviet Russia to face the German imperialism. Stalin, at the head of the Bolshevik Party, starting from Czarist feudalism, leading to the industrial capitalist modernity, has managed the building of the monopolistic capitalism of Soviet State. Is this feat of political economy depend primarily the intuition of Lenin, Bukharin and to the Bolshevik group that Stalin was able to manage better than Trotsky? I leave it to historians to debate this « enigma ».

 

staline

 

For now, the only thing that matters to the proletarian class is to enjoy the conditions created by the class war on the economic front, the systemic crisis that is about to implode the capitalist mode of production, to realize a first real communist proletarian revolution.

 

Read: Manifesto of the Workers’ Party (2014) Publibook Editions. Paris. 

Http://www.publibook.com/librairie/livre.php?isbn=9782924312520

 

SOURCE : http://www.les7duquebec.com/7-au-front/qui-est-coupable-lenine-ou-staline-peu-importe-si-le-proletariat-lemporte/

Greeting Message of the Comintern (SH) on occasion of the 98th anniversary of the Red October

7th of November 2015

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Dream of the world bourgeoisie: to turn our planet into own shop « Earth », and members of the mankind deprived of civil rights — into « consumers »!

 

The world bourgeoisie has perfected the globalized exploitation and oppression of humanity.

The capitalist world has transformed the workers into globalized means of production for the purpose to accumulate more and more globalized profit out of more and more globalized surplus of the globalized production of the workers. In short, the world bourgeoisie has globalized her gigantic profit machinery.

In the modern world there is not a socialist states !
Those several states at which name there is a word « Socialism » and which are operated by local so-called « Communist parties » actually are kinds of the capitalist countries! They have nothing in common with that socialism which was brought to the science level by founders of scientific communism — Karl Marx and Friedrich Engels! North Korea and People’s Republic of China are the good examples of such countries. It is symbolic that in these countries, which some Western pseudo-philosophers and political scientists consider « communist », it is impossible to find even small monuments to Marx and Engels, even in the existing so-called « Marxism-Leninism Institutes! »
Soon, the world working class will celebrate the 100th anniversary of the Great October Socialist Revolution, which resulted in the former Tsarist Russian Empire was transformed into the world’s first real state of workers, peasants and soldiers!
On October 25 (according to a new calendar — on November 7) 1917 — the greatest date in the history of world labor movement: this day the Great October Socialist Revolution came true! This day the Russian proletariat, under the direction of Lenin and Stalin’s Bolshevik Party, could break through defense of the bourgeoisie and break capitalism in the Russian Empire!
Creation of the great Soviet Union was the first really big break in system of capitalism (the very first was the Paris Commune, but it lasted only 3 days)! The first time workers and peasants took the government in hand and set a genuine democracy — proletarian democracy! The first time to the international working class was shown how to free themselves from the yoke of capital and become truly free citizens of really socialist country where there is no exploitation of human by human! For the first time work became really free and adequately paid! The class of the bourgeoisie was suppressed and was on the verge of a total disappearance! In a short space of time — within 35 years — taking into account its almost complete destruction in World War II in 1941-45 — the USSR turned from the country backward in every respect to the developed country of socialism, in 1953 it almost on all to indicators exceeded the capitalist countries which are most developed at that time, and growth rates of its economy advanced growth rates of economy of the USA by 600%! The people of the whole world began to turn the looks and expectations to the USSR — a bulwark of peace around the world, and also into the center of a world socialist revolution, into the ideological and practical center of release of world colonies of capitalism from foreign colonialists and from the foreign capital! As a result of it a huge number of the colonial states received a formal liberty! The system of world imperialism was forced to recede back and to give at least a formal liberty to the enslaved people!
But as a result of internal revisionist treachery and also as a result in World War II on the advanced positions by the defender of the socialist state true communists heroically were at war and died, after war total number of the revolutionary communists ready to fight to death against any manifestation of counterrevolution was considerably reduced. As a result of it preparation and implementation by the Soviet revisionists Stalin’s murder and the beginning of restoration of capitalism in the USSR became possible. This process affected the whole world communistic movement and in 35 years, in 1991, a remaining balance of the USSR was destroyed. Capitalism was temporarily restored!
But whether mankind began to live better after 1991?
Let’s look!
The undisguised and in every possible way propagandized main goal of the world bourgeoisie: the transformation of out planet in his own shop « Earth », and disenfranchised members of the rest of humanity — into obedient « consumers »!
For this purpose representatives of the world bourgeoisie wage never-ending wars, kill children, deprive of the homeland of millions, plunge into hunger of the country and continents, destroy a mankind gene pool drugs, drive the states to debt holes, minds of billions poison with religious prejudices, turn the younger generations into slaves of consumption, shroud the Internet in controlled social networks and other means of controlling people! On the funds raised from taxpayers they create different kind of weapons and direct them against taxpayers, and also the world proletariat, constantly reduced the real income of workers and increase consumer prices for mass goods, already more than a half of the world’s population constantly starves…
Those places on Earth where there are main raw material resources for world economy, are places of collisions of interests of multinational corporations and superpowers created by them. Several superpowers play the economic, political and military conflicts and reside on the verge of great atomic warfare which threatens with destruction to all mankind.
The mass media concentrated in hands of big businessmen are the tool of promotion of lie and anticommunism, the main ideological arena of counterrevolution!
Cultures of the small nations, and also the smallest nations are threatened by elimination or degeneration! They are turned into new colonies of superpowers, their so-called « independence » — the bilk word and sounds as cynical mockery at these small countries and at the term « independence of the nations »!
The national bourgeoisie constantly inspires in all nations of the world the myth about « selectness », about « divine purpose »! The nationalism and chauvinism are a basis of bourgeois ideology! Minds of representatives of working class constantly become impregnated with religious illusions!
Almost all foodstuff sold in the world is stuffed with uncountable uncontrollable chemical additives — preservatives, stabilizers, fragrances, colorizators, etc. Transnational restaurants like Fast-food poison health of the world proletariat!
The multi-national pharmaceutical corporations plunder the world population terribly inflated prices of cheap drugs!
Most of the population of Earth has no access to the qualified medical care!
Really free education (irrespective of quality of education!) — only dream of world working class!
The world capitalist system of agriculture cannot provide the world population with sufficient products for livelihood!
The eight-hour working day which for the first time is legally set in the USSR by great All-Union communist party (Bolsheviks) of Lenin and Stalin does not exist any more and in the majority of the countries of the world a working day is almost 12-hour.
Child labor is a commonplace, it is even encouraged and romanticized in the bourgeois propaganda!
In an impetuous pursuit of profit the capitalists covered by greed destroy terrestrial flora and fauna. As a tragic example of similar crimes of capitalism it is possible to give almost elimination of saigas in Russia (in 20 years of their destruction from 1 million there were about 20 thousand!) because the Chinese capitalists bought horns of saigas (only horns, other parts of animals jumped out!) for 40 USD, and then sold them to some trustful and deceived representatives of the Chinese bourgeoisie for 800 USD (!!!) as wonder-working means for increase of a man’s potentiality! The international criminals who, in turn, resell them to different private restaurants in the Asian countries can also remember extermination of monkeys in Africa because of sale of their heads for 30 USD.
The 7,5 billion population of Earth is constantly enriched about 15 million USD millionaires from whom about 150000 people has more than 30 million USD, about 10000 has a 100 million USD, and also about 1000 (just a 1000!!!) has more than 1 billion USD. That is, among the richest people in the world is only 1.3%!
It is necessary to add representatives of middle and small bourgeoisie in the world to it — their total number is about 500 million. The elementary calculations show that about 7% of the world population are enriched at the expense of other 93%! And bourgeois ideologists call this a « democracy », « human rights »! It is extremely wrong, unfair and cynical!
All world bourgeois art shows life and the purposes of these 500 million rich men, life of other 7 billion people for modern world art is not interesting (behind the most rare exceptions)! In the modern art which is just one of means of profit earning, receiving a profit the various decadent directions dominate, the capitalist realism in it is reflected in most distorted and illusory forms. Sensation and fleeting fascination, irrelevant stories and coarse formalism and naturalism are permanent components of the bourgeois art, which ultimately shows us the ugliness of capitalist realism! Once great spanish painter Picasso, reflecting on how to survive in capitalist society, perfectly understood that the capitalists have to show their own face, and because his own face like all, the capitalists will be delighted by this. And he developed the Cubism! And the world bourgeoisie began to buy and admire paintings by Picasso! They did not understand what a great artist (Picasso in 1944 became a member of the progressive at the time of the Communist Party of France, and in 1962 the Soviet revisionists handed him the international Lenin prize) started ruthlessly show to world bourgeoisie their ugly face! In fact, what the bourgeois critics still call « Cubism » (by the way, the inventor of the term, the french critic Louis Vauxcelles gave him a proper name — « cubic fad », which later all forgotten!), is the most complete form of capitalist realism, the most truthful face of world capitalism and of its subject — the world bourgeoisie! Cubism — is the most realistic portrait of the world bourgeoisie!
In the capitalist world are fluorishing the human trafficking, trade of human organs, prostitution, a child pornography, drug traffic and the weapon prosper! And for hunger in the world each 3 minutes one child perishes!
As a result of globalization of world capitalism the mankind received the globalization of crimes of capitalism! These crimes increased in enormous scales!
So-called « United Nations » is the arena of collision of the injurious purposes of superpowers and the instrument of saving of world colonialism system!
It is the world of modern capitalism!
These are terrible crimes of imperialism!
This is — the inevitable result of the globalization of private capital!
But, because of it, all this is an inevitable threshold of World Socialism!
The last irrevocable economic crisis of capitalism — only the next proof of the coming death of world capitalism!
But capitalism does not disappear himself — he must be break through violent revolution! And this revolution should implement the world working class!
But, to implement it, the world working class needs the political party of Bolshevist type: the truly revolutionary party which will be able to organize and perform the World Socialist Revolution!
In 1917 great Lenin gave the fine historical answer to the georgian menshevik I. Tsereteli on a question of whether there is a political party which is ready to take the power in hand after overthrow of capitalism in the Russian Empire: « There is such Party », Lenin told! And it was the political party of Bolshevist type created by Lenin!
Now in the world the time has come when the establishment of socialism in one country is excluded theoretically! But it is inevitable on a global scale! Therefore, should a political party appears world scale, which could take as its world replica the great words of Lenin!
The dialectic of the world social movement in general and the international labor movement in particular, gave international working class such a party in 2000! His name — « Stalinist-Hoxhaists Communist International! » Before him, the world revisionists headed by the Chinese revisionists have created and still support the so-called « Fourth International ». Traitors of the organization struggling to distort Marxism, to transform the international labor movement in empty words, as much as possible to delay the deadline achievements of world socialist revolution! They mislead ideologically backward part of the world proletariat, prevent the dissemination of works 5 classics of Marxism — Marx, Engels, Lenin, Stalin and Enver Hoxha, or 5 classics of Marxism separated from each other. Their strategy — disposed towards the world working class from the World Socialist Revolution! They are — reliable shield for global capitalism!
But they are not an eternal shield!
They cannot save capitalism forever! It is excluded owing to objective laws of dialectics! the main stronghold of world capitalism — the USA — costs on the verge of a default! But just a few days ago, China, Russia and many other capitalist countries have to increase their contributions to the US economy (!!!) to save him, but indirectly — global capitalism! In the case of rescue world capitalism all the capitalists are unanimous — it does not matter that formally they are enemies! A debt of American capitalists already exceeded 18.1 trillion dollars and titled bourgeois economists have no idea how to save capitalism completely ruined. These economists — only some Nobel Prize laureates and other bourgeois pocket premiums! But it is well aware of the true communists: access to the abolition of the entire system of capitalist economy and transfer of human history for the next formational stage of development — the construction of world socialism! It is — on a global scale implementation of what has already been accomplished in a single country — the Soviet Union — the Russian proletariat and the Bolsheviks under the leadership of the great leader of the world proletariat — Lenin and Stalin!
Now each true Communist in the world must decide for themselves whom he serves: revisionism or Bolshevism? If Bolshevism, for its activities, it remains the only political party in the world — Stalinist-Hoxhaists Communist International, as well as the national sections it creates! Other true Bolshevik political parties do not exist in the modern world!
Each communist, each non-party worker and each conceiving person should understand it to themselves!
It is simple to be convinced of it, having studied thoroughly compositions of 5 Classics of Marxism, and also history of construction of socialism in the USSR in 1917-55 and Albania in 1945-1985!
Everyone, sooner or later have to ask ourselves why he lives in this world and what benefits it can bring to his generation and future generations of mankind? There are many occupations where people can realize the great idea of ​​serving the people: science, art, industry, sport, agriculture and so on! But while in the world there is a division of society into classes, as there is exploitation of human by human, as there is antagonism between labor and capital, the most honorable service of humanity is a matter of joining the ranks of the world working-class movement! And the most class-conscious vanguard of the world working-class movement — a revolutionary! And because in the world there is just one true revolutionary party of the Bolshevik type — the Comintern (SH), any person who is called to serve the world labor movement must unite to the party or it’s national sections, and as long as there are only five sections of the Comintern (SH), the true revolutionary should try to create in his country such section! There is no alternative! Any other way — is becoming in the infamous ranks of the world revisionists, or complete betrayal of the interests of the world proletariat (i.e. the interests of 93% of the world population) and openly move on toward the world bourgeoisie!
For us the choice was obvious and simple: Comintern (SH) and an honorary title of the soldier of the World Socialist Revolution!
Let the coming 100th anniversary of the Great October Socialist Revolution will remind all conscious communists and not communists of need of permanent self-criticism, will force them to review the political convictions, more thoroughly study Marxism and its only correct modern form in the modern era of globalization of the world capital — Stalinism-Hoxhaism — and will take a courageous vital step towards service for final release of mankind from a yoke of world private capital!

Long live the 98th anniversary of the Great October Socialist Revolution!
Long live the great Soviet Union of times of Lenin and Stalin — the greatest historical example for construction of the coming World Socialist Society!
Long live the Comintern (SH) — the only truly revolutionary world Party of Bolshevist type!
Long live the world proletariat — the main subject of future World Socialist Revolution!

 

 

Source : http://ciml.250x.com/archive/events/english/octoberrevolution_1917/octoberrevolution.html

Modeste manifestation de l’ASSÉ

Nous reproduisons ici un compte-rendu critique d’une manifestation estudiantine contestant les politiques d’austérité des capitalistes, mais qui exprime en même temps un certain désarroi dans les rangs de la « gauche québécoise » quant aux tactiques et à la stratégie de conquête du pouvoir politique par la classe ouvrière

Article de Marc Bonhomme sur Modeste manif de l'ASSÉ

Environ 1 500 étudiantes1 et une poignée de professeures ont pris part à la manifestation de l’ASSÉ sur la base d’une grève d’une journée :

Environ 50 000 étudiants sont en grève aujourd’hui pour dénoncer les mesures d’austérité du gouvernement Couillard. Ils joignent ainsi leurs voix à celles des employés du secteur public, des groupes communautaires et des parents d’élèves, qui multiplient les actions du genre depuis le début de l’automne.

Plusieurs cégeps et universités sont touchés, comme le Cégep du Vieux-Montréal, le Cégep Marie-Victorin, le Cégep Saint-Laurent et le Cégep de Sherbrooke, ainsi que des facultés de l’Université de Montréal, de l’Université Laval et de l’Université de Sherbrooke. Les cours ont été levés dans plusieurs de ces établissements.

Cinq autres jours de grève étudiante sont prévus les 12 et 13 novembre, de même que les 1er, 2 et 3 décembre. Ces journées s’arrimeront avec celles prévues par les professeurs.2

On ne retrouvait ni le nombre habituel ni l’ambiance combative d’une manifestation typique de l’ASSÉ. Peu de carrés rouges étaient épinglés, peu d’étudiantes s’étaient maquillées et peu de pancartes étaient arborées. Faut-il faire un parallèle avec le demi-échec de la ligne de piquetage de « Je protège mon école » de lundi passé à l’école du quartier Maisonneuve dont ma compagne et moi sommes solidaires ?

Y a-t-il un flottement ? Les « offres » du ministre Coiteux, si minables soient-elles, provoquent-elles un attentisme sur fond de menace de loi spéciale contre laquelle les directions syndicales n’ont rien prévu sans que la gauche syndicale n’ait su ou voulu les contester à temps ?

Les grèves tournantes des deux prochaines semaines donneront l’heure juste. Seront-elles ce tremplin vers la grève générale de trois jours, au début décembre, du demi million de travailleuses du secteur public ? Cette grève générale sera-t-elle cette grève sociale faite de grève pro-active de tracage, affichage, blocage et occupation faite conjointement avec les mouvements étudiant et populaire ?

Le message de l’ASSÉ garde à cet égard toute sa pertinence :

L’austérité est un choix politique et nous savons que des alternatives existent. Plus de 10 milliards de dollars pourraient être réinvestis dans les services publics si le gouvernement mettait en place les alternatives fiscales que revendiquent l’ASSÉ ainsi que plusieurs de ses groupes alliés. Pour que le gouvernement nous écoute, il est nécessaire de s’allier dans cette lutte.3

Pour donner un nouvel essor à la mobilisation, un appel des porte-parole et députés de Québec solidaire pour la nécessité de la grève sociale pourrait en être le point de basculement. Pourquoi ne pas avoir mis cet appel au centre des élections partielles du 9 novembre ? Pourquoi opposer les urnes et la rue au lieu de profiter des premières pour mettre en évidence la seconde ?

 

Marc Bonhomme, 5 novembre 2015

www.marcbonhomme.com ; bonmarc@videotron.ca

1 La manifestation a défilé en quatre minutes à bon pas. On peut compter de 300 à 400 personnes à la minute.

2 Radio-Canada, Les étudiants de l’ASSE se joignent au mouvement de grève contre l’austérité, 5/11/15

3 ASSÉ, Manifestation nationale pour un réinvestissement massif dans les services publics, sans date

 

Une ostie de grosse manif de soir du 1er mai anticapitaliste: Le Premier mai, c’est le capitalisme qu’on a dans la mire!

C’est pas seulement l’austérité qu’il faut combattre;

C’EST LE CAPITALISME QU’IL FAUT ABATTRE!!

Manif de soir pour le 1er mai anticapitaliste (19h)
Les hordes excédées envahissent
le nouveau « Golden Square Mile »!!

(Centre-ville de Montréal)
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1er mai 2015, 19h, pile
Trois points de rassemblement :
Union/Sainte-Catherine (Square Phillips)
McGill College/Sainte-Catherine
McGill College/Maisonneuve
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L’AUSTÉRITÉ est sur toutes les lèvres. Il y a péril en la demeure. Les services publics sont l’objet d’une opération de démantèlement sans précédent de la part des forces capitalistes, par le truchement de l’appareil d’État qu’elles contrôlent directement. Le filet social se détériore à vue d’œil. Rien ne va plus, et pourtant tout continue, faute d’opposition réelle. La démocratie parlementaire est une sinistre farce : les soi-disant forces progressistes s’y agitent vainement et, d’élections en élections, n’arrivent qu’à légitimer par leur participation un système irréformable. Les forces syndicales institutionnelles, quant à elles, sont en déroute, bâillonnées et ligotées par les entraves juridiques au droit de grève promulguées par la bourgeoisie. Toutes les voies politiques balisées mènent inexorablement à l’impasse, à la catastrophe. Même le droit de manifester pacifiquement est de plus en plus encadré, réprimé, piétiné.

Un constat s’impose : il ne nous reste plus que la révolte.
Et aujourd’hui plus que jamais, nous avons raison de nous révolter!

Le 1er mai, depuis plus de 125 ans, les classes exploitées prennent la rue partout dans le monde pour faire valoir leur rapport de force contre les abus du système capitaliste. Elles n’ont jamais demandé la permission. Elles n’ont jamais dit « SVP », « merci « ou « désolé ». Elles ont toujours fait ce qu’il fallait pour reprendre leur dignité. Elles se sont donné les moyens nécessaires, et face à l’impasse, elles ont attaqué de front l’ennemi capitaliste.

Ce 1er mai, il est grand temps que nous retrouvions notre inspiration dans la longue histoire des classes exploitéEs et oppriméEs. Face à l’impasse de l’austérité, c’est le système capitaliste qu’il faut viser!
CECI EST UN APPEL À LA PERTURBATION ÉCONOMIQUE DU CENTRE-VILLE DE MONTRÉAL, BAPTISÉE PAR LA BOURGEOISIE ELLE-MÊME LE NOUVEAU « GOLDEN SQUARE MILE »

Cette année, la Convergence des luttes anticapitalistes appelle toutEs les insoumisEs à converger dans le « Golden Square Mile », un périmètre délimité par les rues Sherbrooke, René-Lévesque, Peel et Union, pour perturber au maximum les activités commerciales du centre ville et ponctuer joyeusement cette journée de grève sociale qui s’annonce historique.
La cible politique choisie cette année est la HSBC, une institution d’ostie de crosseurs au cœur de la polémique sur les paradis fiscaux, dont le siège social montréalais se trouve fort commodément collé sur l’édifice abritant le bureau du crosseur en chef du Québec, le Premier ministre Philippe Couillard.
De plus :

  • La CLAC appelle les insoumisEs à participer à toutes les activités de la grève sociale du 1er mai 2015 (https://grevecontrelausterite.wordpress.com/) ;
  • La CLAC appelle les insoumisEs à se joindre à un contingent anticapitaliste dans la manif-action prévue par la Coalition opposée à la tarification et à la privatisation des services publics dans la journée (lieu et heure à confirmer).
  • La CLAC appelle à des actions autonomes décentralisées de perturbation économique de minuit le 30 avril à minuit le 1er mai;
  • La CLAC appelle les insoumisEs à concentrer leurs actions sur le « nouveau Golden Square Mile », un périmètre délimité par les rues Sherbrooke, René-Lévesque, Peel et Union (mais pas nécessairement à s’y tenir…)
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1er mai 2015, 19h, pile
Trois points de rassemblement :
Union/Sainte-Catherine (Square Phillips)
McGill College/Sainte-Catherine
McGill College/Maisonneuve
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Restez à l’affût pour toute information de dernière minute en regardant le site de la CLAC et en suivant notre twitter pendant la manifestation

Ceci est un appel de la Convergence les luttes anticapitalistes de Montréal (CLAC-Montréal)
Pour info :
info@clac-montreal.net
https://twitter.com/clacmontreal @CLACmontreal
http://www.clac-montreal.net/1mai2015

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C’est pas juste l’austérité qu’il faut combattre, c’est le capitalisme qu’il faut abattre!

Le Premier mai, c’est le capitalisme qu’on a dans la mire!

Manifestation anticapitaliste du Premier mai 2015

Lieu et heure seront confirmés au www.clac-montreal.net

Le Premier mai, partout dans le monde, on prend la rue contre le système capitaliste. À Montréal, depuis 2007, une manifestation est organisée avec un message simple et clair : c’est le capitalisme qui autorise et qui encourage toutes les mesures d’austérité. Ce n’est pas un tabou, c’est la réalité! Nous savons que nos problèmes et que la crise ne sont pas circonstanciels. Continuons à lutter contre les foutues mesures d’austérité, d’appauvrissement et de misère que nous imposent les Harper et Couillard de ce monde. Mais nous devons également porter notre regard sur la véritable cible, sur le système pourri qui autorise toutes ces bêtises : le capitalisme! Il y a des limites à quémander des changements aux règles du jeu : c’est toute la game qu’il faut changer!

Ça ne serait pas drôle même si c’était une farce. La racaille financière de ce monde a demandé à la v-p d’OXFAM de présider son sommet de DAVOS en janvier dernier. Elle en a profité pour présenter une enquête sans précédent qui dresse une situation mondiale terrifiante! On a versé des larmes de crocodile et… le lendemain, on applaudissait les mesures pour étrangler la Grèce, l’Espagne et l’Argentine. Ce délire hypocrite et meurtrier, cette misère et cette pauvreté que l’on sème à tout vent sont un terreau fertile pour la montée de la droite et de l’intolérance. La classe dirigeante se délecte de toutes les divisions possibles…

Partout dans le monde, la situation sociale, économique et environnementale se détériore. Nous sommes 7,3 milliards d’êtres humains sur notre petite planète. Il y en a moins d’un milliard qui s’en tire sans trop de peine. Tandis que quelques dizaines de millions de crapules flottent sur des nuages d’argent : il faut leur préparer une foutue tempête!

Le lien entre les luttes, la solidarité réelle, c’est entre-autre de se rappeler qu’à la veille du Premier mai, il y a trois ans, 1138 prolétaires, en très grande majorité des femmes, sont mortes écrasées dans leur usine de misère au Bangladesh qui a fait aussi plus de 2 000 blessé-es! Ces ouvrières, confectionnaient des t-shirt «beau-bon-pas-cher » pour des grandes chaines commerciales de Montréal, calvaire! Pendant ce temps, au Québec, dans notre modèle de démocratie libérale, c’est une personne qui meurt d’accident du travail ou de maladie professionnelle à tous les deux jours!

Depuis plus de deux cents ans, le véritable visage du capitalisme, c’est le développement sauvage, les guerres, la misère et la destruction de l’environnement. Le capitalisme n’a pas le monopole de l’innovation et du développement. Le pouvoir ne doit pas appartenir à une élite. Le monde peut et doit être meilleur!

Le Premier mai prochain, ensemble et au-delà de nos luttes quotidiennes, joignons le geste à la parole, et ajoutons nos forces à celles de nos frères et de nos sœurs de partout à travers le monde qui prendront la rue!

Manifestation anticapitaliste du Premier mai 2015

Un appel de la Convergence les luttes anticapitalistes de Montréal
(CLAC-Montréal)

Pour informations : info@clac-montreal.net

Le matériel de mobilisation

Si vous avez besoin de matériel de mobilisation, vous pouvez nous contacter à info@clac-montreal.net .

Vers la 1er mai anticapitaliste
Une brochure pour les militantEs qui désirent s’informer sur les raisons d’être du premier anticapitaliste et amorcer des réflexions sur les stratégies à adopter.
L’affiche finale
L’affiche avec les trois points de départs
Le tract en 4x11x17
Le tract pour le premier mai anticapitaliste
Pourquoi nous prenons la rue le 1er mai
Un mini-documentaire vidéo sur l’histoire du 1er mai
Historique des premiers mai à Montréal
Pourquoi un 1er mai anticapitaliste?
Pourquoi une manifestation autonome anticapitaliste est-elle essentielle malgré la répression ?
Pourquoi nous prenons la rue le 1er mai
Les origines de la tradition montréalaise du premier mai

Source: http://www.clac-montreal.net/1mai2015

DÉCLARATION PUBLIQUE : IL EST TEMPS DE PRENDRE POUR LE CONTRÔLE! – DECLARACIÓN PÚBLICA: ES HORA DE ECHAR AL DUOPOLIO

Nous voulons attirer l’attention de nos lecteurs et lectrices, militantEs, sur une lutte populaire très intéressante qui se déroule en ce moment au Chili, dont nous suivons quotidiennement les développements « révolutionnaires ». Un authentique Front uni de la Gauche est en train de se reconstruire au Chili comme du temps de l’UNITÉ POPULAIRE avec Salvador Allende. Le peuple chilien, après des années de dictature, se voit révéler en plein visage une affaire nauséabonde de corruption de son establishment de Droite. Il n’en fallait pas moins pour que la classe ouvrière révolutionnaire et les masses populaires s’unissent pour revendiquer la convocation d’une Assemblée constituante, Asamblea Constituyente Autoconvocada.

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(Traduction Bing)

DÉCLARATION PUBLIQUE : IL EST TEMPS DE PRENDRE POUR LE CONTRÔLE

La corruption dans l’élite politique et le gouvernement est un fait indéniable. Les institutions sont remises en question et même le président n’obtient qu’une maigre approbation de 31 %. L’Affaire SOQUIMICH (Julio Ponce Lerou) a été la goutte d’eau qui a éclaboussé toute la pourriture régnante, montrant que Pinochet fut fortifié sous la dictature par ceux qui ont financé des politiciens de droite et de la nouvelle majorité. Il leur a été confié les présumés pot-de-vins de financement des campagnes présidentielles, défendant le gouvernement, de MEO et de la Droite de Piñera, qui n’ont à proprement parler plus aucune crédibilité.

C’est le résultat prévisible du système politique mis en place par les militaires de la dictature et poursuivie par les gouvernements de la Concertacion-nueva Mayoria-alianza, où la frontière entre le politique et le sacro-saint marché a disparu. Pour faire de la politique sous ce modèle, il faudrait être millionnaire ou corrompue (à quelques exceptions près). Les grands groupes économiques ont pris le relais santé, l’éducation, les fonds de pension publics sécurité et aussi de la politique.

L’économique et le politique statuant les classes, acculées par les révélations sur sa corruption et les pièges, ont ouvert un débat pour négocier et donner les scandales mentionnés pour sortir indemne de la décomposition morale de notre establishment, au moyen d’un auto-perdonazo convenu entre les corrompus eux-mêmes, à savoir les parlementaires et les comités de gouvernement qui composent le manque de légitimité à la recherche d’une sortie honorable.

Ainsi que les grandes entreprises suivent les négociations, la plupart des citoyens, travailleurs, employés, professionnels, étudiants, les propriétaires de maisons, entre autres, doivent lever avec force de la seule alternative crédible pour résoudre la crise: le changement radical du système politique à travers une Assemblée constituante Autoconvocada qui établit une nouvelle Constitution.
Ni le gouvernement ni le Parlement ont la qualité politique et morale de continuer dans ses fonctions et moins à assumer l’organisation d’une Assemblée constituante. Il est nécessaire et même indispensable pour former un gouvernement provisoire à assumer comme seule tâche de l’organisation d’une Assemblée constituante qui choisira les nouvelles autorités à tous les niveaux, en établissant la souveraineté qui permettent de reconstruire le Chili et empêcher que la corruption néo-libérales continuent de piller les richesses de tous les Chiliens.

Si l’Assemblée constituante de Autoconvocada répond à son but, au moment de l’achat la majorité vigueur dans le pays, devrait installer un gouvernement d’assainissement démocratique populaire, qui est capable de donner une continuité et aboutir le processus de construction des nouvelles institutions.

Il est temps que les citoyens jouent un rôle actif ; Il est temps de se développer rapidement l’alternative au bloc de puissance. Ceux qui rejettent les dirigeants politiques actuels, qui méprisent la corruption, qui sont outrés impunément énormes qui ont la pièce volée, doivent quitter leur passivité et converger massivement au renforcement de l’alternative au système injuste qui nous domine. Il n’y a pas d’autre moyen qui montrent la force de ceux qui rejettent le cadre institutionnel actuel.

Dehors les escrocs,  ce sera tout !
Pour un Large front uni pour une Assemblée constituante, Autoconvocada!

 

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DECLARACIÓN PÚBLICA: ES HORA DE ECHAR AL DUOPOLIO

La corrupción en la élite política y el gobierno es un hecho indesmentible. Las instituciones son cuestionadas y la propia presidenta obtiene un magro 31% de aprobación. El caso Soquimich (Julio Ponce Lerou) ha sido la gota que rebalsó el vaso de la podredumbre reinante, demuestra como antiguos pinochetistas, enriquecidos bajo la dictadura, son quienes han financiado a políticos de la derecha y la Nueva Mayoría, poniendo bajo sospecha los financiamientos de las campañas presidenciales. La defensa del gobierno, de MEO, de la derecha y del propio Piñera no tienen ninguna credibilidad.

Esta situación es el resultado previsible del sistema político implantado por la dictadura militar y continuado por los gobiernos de la Concertación-Nueva Mayoría-Alianza, donde el límite entre el sacrosanto Mercado y la política se ha desvanecido. Para hacer política en este modelo hay que ser millonario o corrupto (salvo escasas excepciones). Los grandes grupos económicos se han adueñado de la salud, la educación, los fondos de pensiones, la seguridad pública y también de la política.

Las clases dominantes económicas y políticas, arrinconadas por las revelaciones sobre su corrupción y trampas, han abierto debate para negociar y dar por cerrado los escándalos mencionados y salir indemnes de la descomposición, por medio de un auto-perdonazo pactado entre los propios corruptos. Los parlamentarios y las comisiones que inventen carecen de legitimidad para buscar salidas.

Así como las grandes empresas están tras las negociaciones, la mayoría ciudadana, los trabajadores, los empleados, profesionales, los estudiantes, las dueñas de casas, entre muchos otros, debemos levantar con fuerza la única alternativa creíble para resolver la crisis: el cambio radical del sistema político a través de una Asamblea Constituyente Autoconvocada que elabore una nueva Constitución.
Ni el gobierno, ni el parlamento tienen la calidad política y moral para continuar en sus funciones y mucho menos para asumir la organización de una Asamblea Constituyente. Es necesario e incluso indispensable constituir un Gobierno Provisional que asuma como única tarea la organización de una Asamblea Constituyente que elija las nuevas autoridades a todos los niveles, estableciendo la Soberanía que permita Refundar Chile e impida definitivamente que la corrupción neoliberal siga saqueando las riquezas de todos los chilenos.

Para que la Asamblea Constituyente Autoconvocada cumpla con su propósito, en el momento de adquirir la fuerza mayoritaria en el país, debe instalar un gobierno de saneamiento democrático popular, que sea capaz de dar continuidad y culmine el proceso de construcción de una nueva institucionalidad.

Es hora de que la ciudadanía asuma un rol activo; es hora de desarrollar aceleradamente la alternativa al Bloque en el Poder. Quienes rechazan la actual conducción política, quienes desprecian a los corruptos, quienes están indignados con la tremenda impunidad que tienen los que roban a destajo, deben salir de su pasividad y converger masivamente al fortalecimiento de la alternativa al injusto sistema que nos domina. No hay otro camino que mostrar la fuerza de los que rechazan la actual institucionalidad.

¡Fuera los Corruptos; que se Vayan todos!
Frente Amplio por una Asamblea Constituyente Autoconvocada