Conférence Solidarité et Lutte : Renforcer la résistance à la guerre, au militarisme et au néofascisme

 

à Université de Toronto, Canada

du 5 au 7 août 2017

 

Informations : Courriel : antiwarconf.inquiriesto@gmail.com

 

#SOLIDARITYFIGHTBACK

#NO2USMILITARISM

 

Ligue internationale de lutte des peuples /    International League of Peoples’ Struggle     ILPS-LILP

Alliance international des femmes / International Women’s Alliance                                    AIF/IWA

Guerre, militarisme et néofascisme états-uniens

Guide de discussion

  1. TRUMP ESCALADE-T-IL LE MILITARISME ET LA GUERRE DES ÉTATS-UNIS?

 

Cent jours viennent à peine de s’écouler depuis l’accession de Trump à la présidence, et déjà le gouvernement des États-Unis poursuit violemment ses guerres impérialistes d’agression et d’intervention à l’étranger et intensifie la répression au pays. La superpuissance essaie ainsi, désespérément, de maintenir son hégémonie dans un monde multipolaire plongé dans une série de crises.

 

Seulement en mars, plus de 1 000 civils sont morts au cours de frappes aériennes effectuées par la soi-disant coalition que les États-Unis dirigent en Irak et en Syrie. Toujours en mars, Trump a donné l’ordre de lancer sur le Yémen, en seulement une semaine, plus de bombes que ne le faisait Obama dans toute une année.

 

Le 5 avril, Trump a donné l’ordre de lancer 59 missiles Tomahawk sur une base aérienne syrienne, sous un faux prétexte, tuant des dizaines de civils d’un village voisin. Un mois auparavant, les drones étatsuniens avaient lancé des missiles Hellfire et jeté une bombe sur une mosquée de la partie ouest d’Alep, dans laquelle 200 personnes priaient, en tuant 40 et en blessant 120 autres.

 

Le 13 avril, en Afghanistan, les États-Unis ont lancé la plus puissante bombe non nucléaire de leur arsenal sur un complexe de grottes et de tunnels, prétendument utilisés par les terroristes de l’ISIS. C’était la première fois que la bombe GBU-43 «Massive Ordnance Air Blast bomb» (MOAB), «Bombe à effet de souffle d’artillerie lourde», surnommée «la mère de toutes les bombes», était utilisée au combat. L’onde de souffle intense engendré par la bombe peut, dans un rayon d’un mille, anéantir toute personne et brûler tout l’oxygène se trouvant dans des espaces souterrains tels que des tunnels et des grottes.

 

En Somalie, Trump a affaibli les règles d’engagement de l’armée étatsunienne, ce qui entrainera l’augmentation du nombre pertes civiles. Depuis 2007, les États-Unis mènent une guerre très floue contre les soi-disant islamistes en action dans ce pays stratégique de la Corne de l’Afrique, et se servent de l’Éthiopie dans ce conflit mené par procuration. Obama avait régulièrement utilisé les drones des bases étatsuniennes situées à Djibouti, pays voisin, pour frapper les militants d’Al-Shabab.

 

Trump s’est vanté de déployer ce qu’il décrit comme une « armada » de cuirassés pour intimider la République populaire démocratique de Corée (RPDC) et a menacé de lancer une attaque nucléaire le premier, comme mesure préventive contre ce pays.

 

Toutes les actions agressives et belliqueuses entreprises par les États-Unis sont des signes, non pas de force ou d’assurance en leur capacités, mais bien ceux du déclin de cette puissance impérialiste. Étant en perte de vitesse, cette superpuissance devient toujours plus désespérée et agressive, et utilise la force brutale dans de vaines tentatives de conserver sa position hégémonique.

 

  1. QUELLES SONT LES CAUSES DE CETTE ESCALADE DES GUERRES ET DU MILITARISMES?

 

Comme conséquence de quatre décennies de restructuration néolibérale, l’économie mondiale transformée avait engendré d’énormes profits pour l’oligarchie financière par l’intensification de l’exploitation et la dépossession de familles de travailleurs dans le monde entier. Avant la crise, l’économie se maintenait grâce à la consommation stimulée par l’endettement et à l’activité forcenée des capitaux.  Mais avec l’éruption de la crise, ces facteurs s’étaient affaiblis et ne lui permettaient plus de juguler la crise de surproduction.  Les masses appauvries ne pouvaient plus acquérir les biens créés en quantité excessive par la production capitaliste. Ces facteurs ont même aggravé la suraccumulation de capital jusqu’à l’éclatement de la bulle lors de la crise des prêts hypothécaires à risque en 2007. L’économie mondiale s’est alors enlisée et se trouve depuis plongée dans une crise prolongée.

 

La crise économique prolongée du système capitaliste mondial est en train d’intensifier les luttes géopolitiques et les conflits sociaux dans le monde entier. Les États impérialistes dirigés par les États-Unis s’efforcent toujours plus agressivement de conquérir et de contrôler davantage de territoires qui constituent des sources de matières premières et de main-d’œuvre à bon marché, des marchés captifs, des routes d’approvisionnement et des zones pouvant servir de rampes de lancement de forces militaires à l’étranger. Alors que le néolibéralisme s’enlise dans la crise, le militarisme, c’est-à-dire le recours par les États aux moyens militaires pour atteindre leurs objectifs en matière de gouvernance intérieure et de relations extérieures, se développe et sévit aujourd’hui dans tous les continents.

 

L’impérialisme étatsunien est le principal fauteur de militarisme et de guerres et également la principale cause de déstabilisation dans le monde actuel. Les États-Unis sont préoccupés par l’apparition de nouvelles puissances telles que la Russie et que la Chine dans un monde multipolaire, qui, selon eux, menacent l’hégémonie qu’ils avaient établie sur le monde.  Ils se sentent menacés par la création et le développement de l’Organisation de coopération de Shanghai, qu’ils perçoivent comme étant une alliance opposée à l’alliance États-Unis-OTAN,  du bloc économique des pays désignés par l’acronyme BRICA, qui regroupe le Brésil, la Russie, l’Inde, la Chine et l’Afrique du Sud, de l’accord de commerce régional que développe la Chine, du Partenariat économique global régional (RCEP), qui exclue les États-Unis, des nouvelles institutions financières qui rivalisent avec la structure financière mondiale dominée par le capital financier étatsunien.

 

  1. COMMENT L’IMPÉRIALISME ÉTATSUNIEN MÈNE-IL UNE GUERRE DE TERREUR MONDIALE?

 

Afin de maintenir sa domination sur la planète, les États-Unis déclenchent des guerres de terreur dans le monde entier sous le prétexte de mener une «guerre contre le terrorisme» au niveau international. De connivence avec ses alliés de l’OTAN, l’État sioniste d’Israël et le Royaume d’Arabie Saoudite, les États-Unis ont délibérément fomenté des divisions sectaires en Asie occidentale et en Afrique du Nord, et cherchent à détruire ou à affaiblir tout régime qui défend la cause de l’indépendance nationale et de l’autodétermination des peuples arabes.

 

Le général Wesley Clark, ex-commandant suprême allié de l’OTAN pendant la guerre du Kosovo, a révélé que quelques semaines après les attentats du 11 septembre aux États-Unis, le Pentagone avait publié un mémorandum secret qui «décrivait comment nous allons envahir sept pays en cinq ans, d’abord l’Irak, puis la Syrie, le Liban, la Libye, la Somalie et le Soudan et enfin l’Iran.» Et, en effet, peu après, les États-Unis et leurs alliés ont bombardé, envahis ou occupés tous ces pays, à l’exception du Liban et de l’Iran, mais en attaquant en plus l’Afghanistan et le Yémen. Washington a également alloué 38 milliards de dollars afin d’appuyer les politiques israéliennes d’apartheid et d’occupation brutale de la Palestine au cours de la prochaine décennie.

 

Sur le continent africain, au cours des deux derniers mandats présidentiels d’Obama et celui de son prédécesseur, George W. Bush, Jr., les États-Unis ont intensifiée la militarisation qu’ils dirigent et continueront sans aucun doute à le faire sous la présidence de Trump. Au début de 2008 a eu lieu la fondation du Commandement des États-Unis pour l’Afrique (AFRICOM), qui a provoqué de l’instabilité et des déplacements de population dans le continent.

 

Comme le souligne Abayomi Azikiwe, rédacteur en chef de l’organisation «Pan-African News Wire» (novembre 2016), «le bombardement de la Libye sous de faux prétextes, la déstabilisation du pays et l’assassinat brutal du leader de longue date, le colonel Muammar Kadhafi, ont eu des conséquences qui sont encore ressenties (…). Aujourd’hui, la Libye est devenue un centre important de trafic ou de fuite d’êtres humains qui quittent le continent africain et traversent la Méditerranée en direction de l’Europe. Le Pentagone effectue chaque jour des bombardements dans cet État nord-africain. Washington et ses alliés ont subi de lamentables échecs lors de leurs multiples tentatives de créer à Tripoli un régime néocolonial stable qu’ils pourraient dominer (…).»

 

À Djibouti, le camp Lemonier, base militaire en plein essor, sert de lieu d’organisation et de lancement d’une campagne aérienne et terrestre sous le couvert de la lutte contre le «terrorisme islamique» dans la Corne de l’Afrique. La République du Soudan, qui était autrefois le plus grand État-nation d’Afrique en termes de superficie, a été divisée sous l’égide de Washington pour nuire à l’industrie pétrolière des pays émergents qui agissent en partenariat avec la République populaire de Chine.

 

Dans la région Asie-Pacifique, les États-Unis poursuivent leur politique de créer un «pivot vers l’Asie», qui consiste à y déployer jusqu’à 60 pour cent de leurs forces navales pour contenir la Chine et isoler la Corée du Nord. En 2015, le Commandement du Pacifique des États-Unis a effectué 175 exercices militaires bilatéraux et multilatéraux dans la région Asie-Pacifique.  Ceci constitue une hausse par rapport aux 160 exercices menés en 2014. Ces exercices conjoints font partie d’opérations de plus en plus fréquentes et de plus en plus diversifiées, qui incluant maintenant la guerre terrestre, la guerre aérienne, la guerre maritime, la guerre antimissile, les opérations spéciales, ainsi que la guerre électronique et cybernétique.

 

Tout en ciblant le programme nucléaire de la Corée du Nord, l’armée des États-Unis continue d’amasser des armes nucléaires en Corée du Sud. Les États-Unis se servent de la Corée du Sud comme plate-forme de lancement du Système de Défense aérienne de haute altitude (ou bouclier antimissile étatsunien) du Pentagone, connu sous le nom de THAAD (Terminal High Altitude Air Defense). Ils visent façon ostensive la Corée du Nord, mais également en Chine. En mars 2017, les États-Unis et la Corée du Sud ont entrepris le plus grand exercice militaire jamais réalisé dans la péninsule coréenne, mobilisant plus de 320 000 militaires, qui étaient appuyés par des forces aériennes et navales des États-Unis du niveau technologique le plus avancé. Ces exercices étatsuniens simulent des scénarios d’utilisation d’équipements anti-missiles et de forces de combat spéciales dans le but déclaré de «décapiter» la direction de la Corée du Nord et de détruire les armes nucléaires de ce pays.

 

Il n’est pas déraisonnable de croire que, face à cette grave menace, les dirigeants de la Corée du Nord pensent que les armes nucléaires du pays constituent le meilleur moyen de dissuader les États-Unis d’envahir ou d’attaquer leur pays, comme ils l’ont fait en Afghanistan, en Libye et en Syrie.

 

  1. L’IMPÉRIALISME ÉTATSUNIEN EST-IL COUPABLE DE CRIMES DE GUERRE?

 

Les États-Unis, l’OTAN et les forces alliées ont commis les crimes les plus atroces contre l’humanité tels que le massacre de civils, la torture et l’assassinat de prisonniers de guerre, ainsi que l’utilisation d’armes de destruction massive. Les forces étatsuniennes ont utilisé des bombes de phosphore blanc et des munitions d’uranium appauvri, que les conventions internationales interdisent parce qu’elles causent la mort au terme de douleurs atroces et le cancer d’habitants des populations touchées.

 

L’armée étatsunienne a entraîné et armé des troupes de substitution et des forces paramilitaires, y compris des groupes djihadistes comme Al-Qaïda et Daesh (ISIS / ISIL), dans le but d’attaquer ou de déstabiliser des pays qui ne sont pas alignés sur les conceptions impérialistes étatsuniennes et qui sont situés dans les régions riches en pétrole de l’Asie occidentale et centrale et de l’Afrique du Nord.

 

Ces guerres d’agression et par procuration, qui utilisent des groupes djihadistes, ont rasé des villes, des villages et des centres industriels, détruit des infrastructures civiles telles que des barrages, des ponts, des hôpitaux, des écoles, des installations énergétiques, des sites historiques, des églises et des mosquées, entre autres éléments. Environ 80% des morts de ces guerres ont été des civils, y compris des femmes, des enfants et des personnes âgées.

 

Selon un rapport publié en 2015 par les organisations «Médecins pour la responsabilité sociale», «Médecins pour la survie mondiale» et «Médecins internationaux pour la prévention de la guerre nucléaire», au moins un million d’Irakiens ont été tués entre 2003 et 2012 directement à cause de l’invasion et de l’occupation du pays par les États-Unis. Cette étude a révélé qu’au moins 1,3 million de personnes ont été tuées en Irak, en Afghanistan et au Pakistan à la suite de la soi-disant «Guerre contre la terreur» menée à la suite des événements du 11 septembre 2001. En 2015, les États-Unis ont officiellement lancé plus de 22 000 bombes et des attaques de drones en Irak et en Syrie, soit en moyenne plus de 60 bombes par jour.

 

Selon le Bureau de coordination des affaires humanitaires de l’ONU, les bombardements ininterrompus menés au Yémen par la coalition soutenue par les États-Unis ont détruit une partie importante de l’infrastructure sanitaire et aggravé la situation humanitaire qui était déjà effarante. Au moins 10 000 civils ont déjà été tués. D’autre part plus de 7,6 millions de Yéménites, dont 3 millions de femmes et d’enfants, sont au bord de la famine parce que les États-Unis et leurs alliés, l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis, bloquent toutes les routes terrestres, les aéroports et les régions côtières pour empêcher l’approvisionnement en aliments.

 

Selon le Bureau de l’Agence des Nations Unies pour les réfugiés, en 2015, le nombre de personnes «déplacées par la force dans le monde entier en raison de persécutions, de conflits, de violence généralisée ou de violations des droits de la personne» avait dépassé 60 millions, soit le nombre le plus élevé depuis la Seconde Guerre mondiale et ses conséquences immédiates. Plus des deux tiers de tous les réfugiés proviennent de seulement deux pays, qui ont été ciblés par des guerres dirigées par les États-Unis, la Syrie et l’Afghanistan. Plus de la moitié de ces réfugiés étaient des enfants.

 

Ces faits n’ont cependant pas causé d’émoi ou de tumulte au sein de l’ONU, de la « communauté internationale » et surtout pas dans les « pays civilisés » de l’Occident, eux qui, pour provoquer la guerre, accusent à tout bout de champ Bachar el-Assad et la Corée du Nord de commettre de prétendus « crimes de guerre ».

 

  1. DE QUELLE AUTRE FAÇON L’IMPÉRIALISME ÉTATSUNIEN MÈNE-IL LA GUERRE CONTRE LES CIVILS?

 

Les jeunes Étatsuniens, surtout ceux qui sont de couleur et les chômeurs, ont été sacrifiés dans le cadre de ces guerres d’agression menées à l’étranger. Le gouvernement des États-Unis a admis que 4 448 soldats étatsunien sont morts et que 32 221 ont été blessés lors de la guerre menée en Irak. Un grand nombre des soldats étatsuniens qui ont survécu à ces guerres souffrent de troubles mentaux et d’incapacités post-traumatiques.

 

Les guerres pour le pétrole menées par les États-Unis dans l’ensemble du Moyen-Orient ont causé la mort et l’invalidité de millions de personnes. Et, paradoxalement, les groupes terroristes qui étaient censés être les cibles de ces attaques menées par les États-Unis ont augmenté en nombre et se sont déployés sur une zone encore plus étendue. Après seize années de cette « guerre contre le terrorisme » menée par les États-Unis, les talibans contrôlent maintenant plus de territoire en Afghanistan qu’en 2001, tandis que le gouvernement afghan soutenu par les États-Unis ne contrôle pas plus de 60% du pays. Cela montre clairement que la « guerre contre le terrorisme » des États-Unis et de l’OTAN tue plus de civils et incite plus de personnes à devenir des militants opposés aux États-Unis et à leurs représentaux locaux.

 

Quant aux pays européens membres de l’OTAN et alliés de Washington, l’appui qu’ils ont donné aux guerres d’agression des États-Unis se retourne contre eux, comme en témoignent les attaques terroristes survenues à Paris, à Bruxelles et à Londres, qui ont causé de nombreuses victimes chez les civils et créé un climat de terreur au sein des populations.

 

Le terrorisme que les pays impérialistes exportent se retourne contre eux en les frappant. Face à cela, les États deviennent encore plus répressifs localement et adoptent plus de lois et de règlements, qui réduisent les libertés civiles, augmentent la surveillance des masses et militarisent la police et les contrôles aux frontières.

 

Aux États-Unis, par exemple, les citoyens font face à une escalade d’attaques néo-fascistes perpétrées par l’État, entre autres l’incarcération massive de personnes, la lutte contre les syndicats, la criminalisation, la militarisation de l’application de la loi, la brutalité policière, les raids et les déportations effectuées par l’Agence fédérale de contrôle de l’immigration et des douanes  [«U.S. Immigration and Customs Enforcement» (ICE)], et la surveillance des masses. Un exemple de cela est l’utilisation, partout aux États-Unis, des équipes SWAT («Special Weapons And Tactics» ou Armes et tactiques spéciales), lourdement armées, qui entrent de force dans des maisons de travailleurs en pleine nuit, souvent au moyen d’engins explosifs tels que les grenades «Flashbang», qui assourdissent et aveuglent temporairement, simplement pour appliquer un mandat de perquisition émis sur la base du soupçon que quelqu’un serait peut être en possession d’une petite quantité de drogue. Les États-Unis détiennent le quart de la population carcérale mondiale, qui se caractérise par un pourcentage disproportionné de Noirs et de membres d’autres minorités.

 

D’autre part la guerre et la militarisation détournent d’énormes ressources vers la guerre et la destruction alors qu’elles sont tellement nécessaires pour assurer les besoins sociaux de la population. Dans un rapport publié en 2015, l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture estimait que pour éliminer l’extrême pauvreté et la faim d’ici à 2030 en améliorant l’agriculture et l’infrastructure rurale des communautés pauvres, il faudrait consacrer des dépenses additionnelles de 265 milliards de dollars par année, soit seulement 15 pour cent des dépenses militaires mondiales allouées en 2015. À l’échelle mondiale, on dédie beaucoup plus de scientifiques et de fonds de recherche et de développement aux recherches sur les armes qu’au développement de technologies sur de nouvelles sources d’énergie, l’amélioration de la santé humaine, l’augmentation de la productivité agricole et le contrôle de la pollution.

 

  1. COMMENT L’IMPÉRIALISME MÈNE-T-IL UNE GUERRE CONTRE LA PLANÈTE

 

En raison de l’élection de Trump et du contrôle continu de l’économie mondiale par les barons du pétrole, du gaz et du charbon et par les élus qui les défendent en appuyant l’utilisation de combustibles fossiles, le monde fait face à une catastrophe écologique du plus haut degré.

 

Comme l’a écrit le commentateur Tom Engelhardt, «On peut se demander si les États-Unis, fidèle à leur traditions d’organiser des coups d’États par la CIA et des changements de régime par l’armée, ne finiront pas par renverser également la planète. Si Trump, en tant que chef du pays qui est déjà le deuxième plus grand émetteur de gaz à effet de serre au monde, applique les politiques énergétiques qu’il a promises durant sa campagne électorale en mettant fin au financement des sciences climatiques, en dénonçant ou en ignorant les accords climatiques, en s’opposant au développement des formes alternatives d’énergie, en donnant le feu vert aux pipelines, à la fracturation hydraulique («fracking») et à d’autres formes d’extraction de combustibles fossiles et en ré-imaginant complètement les États-Unis en tant qu’Arabie saoudite de l’Amérique du Nord, il déclenchera effectivement un changement de régime, un coup d’État contre la planète Terre».

 

Trump n’est, bien sûr, pas le seul à suivre cette voie, mais il est celui qui le fait le plus ouvertement. Le gouvernement soi-disant « progressiste » du Canada du premier ministre Justin Trudeau avait été élu en promettant de promouvoir la justice climatique et un nouveau type de relations avec les peuples autochtones.  Il vient pourtant de donner le feu vert à deux grands projets de pipeline, les projets «Kinder Morgan Trans Mountain» et «Enbridge Line 3 Replacement», qui augmenteront massivement l’extraction du pétrole sale des sables bitumineux de l’Alberta.  Ces exploitations énergétiques mettront en danger les communautés surtout indigènes et les autres populations qui vivent sur son parcours en raison des risques de fuites de pipelines, d’explosions et de naufrages de navires.  Ainsi, le Canada ne respectera pas les promesses de changement climatique qu’il a faites en Paris.

 

À la suite des événements se déroulant dans le Dakota du Nord près de la réserve de Standing Rock de la tribu des Sioux, le ministre des Ressources naturelles du Canada, Jim Carr, a déclaré aux chefs d’entreprise que le Canada était prêt à déployer l’armée pour mettre fin aux manifestations anti-pipelines jugées «non pacifiques». Ceci soulève par conséquent la possibilité que le pays se retrouve dans la situation déjà connue lors de la crise d’Oka en 1990. Pour l’impérialisme canadien également, les affaires sont les affaires comme d’habitude.

 

«Alors que la demande de produits tels que les minerais, le bois et l’huile de palme se maintient, les gouvernements, les entreprises et les réseaux criminels saisissent les terres au mépris des personnes qui y vivent», a déclaré Billy Kyte, militant qui fait partie de la direction de l’organisation «Global Witness» et qui a documenté des attaques mortelles qui ont été menées en 2015 dans 16 pays contre les militants environnementalistes. «Les communautés qui résistent sont de plus en plus visées par les services de sécurité privés des entreprises, par les forces de l’État et par les organisations de tueurs à gages.  Ces dernières constituent une industrie en plein essor. Pour chaque assassinat que nous avons pu documenter, de nombreux autres ont été perpétrés sans être signalés».

 

En 2015 au moins 185 militants environnementaux ont été tués. Selon Global Witness, il s’agit du nombre le plus élevé de morts en un an. Le Brésil a été le pays le plus frappé, avec 50 morts, dont de nombreux homicides de militants qui essayaient de lutter contre l’exploitation forestière illégale en Amazonie. Les Philippines ont été le deuxième pays le plus frappé, avec 33, la Colombie avec 26, le Pérou avec 12, le Nicaragua avec 12 et la République démocratique du Congo avec 11.

 

L’industrie la plus meurtrière contre laquelle les protestations ont eu lieu a été celle des exploitations minières, avec 42 assassinats en 2015 liés aux activités d’opposition aux compagnies minières. Les intérêts de l’agro-industrie, des barrages hydroélectriques et de l’exploitation forestière sont également des facteurs principaux de violence. De nombreux meurtres ont eu lieu dans des villages situés très loin à l’intérieur de forêts tropicales.

 

Ajoutons à cela les déversements sur les terres et dans les océans de produits chimiques toxiques par les bases militaires et par les armes de destruction massive.

 

 

PAGE ENCADRÉE :

 

 

La militarisation et la guerre sous la conduite des États-Unis

 

 

639 milliards de dollars

sont actuellement acheminés vers le complexe militaro-industriel du gouvernement des États-Unis, ce qui confirme la continuation et le renforcement des politiques de guerre, de militarisme et de néofascisme en tant que piliers du capitalisme monopoliste dirigé par les États-Unis.

 

 

Le budget de la défense dépasse la somme des budgets des sept pays ayant les dépenses militaires les plus coûteuses.

 

 

+ 54 milliards de dollars

Sous la direction de Donald Trump, le gouvernement des États-Unis a augmenté de 54 milliards de dollars les dépenses militaires.

 

 

Liste des 7 pays bombardés, envahis et occupés par les États-Unis et du nombre de bombes lancées contre eux :

 

Irak                        12 095 bombes

Syrie                      12 195 bombes

Libye                     496 bombes

Afghanistan         1 337 bombes

Pakistan                3 bombes

Yémen                  34 bombes

Somalie                 14 bombes

 

 

2003                                                                     2017

|                                                                              |

Au cours des 15 dernières années,                 |

les États-Unis et ses alliés ont bombardé,     |

envahi et occupé au moins sept pays.              |

Selon les chiffres officiels, en 2015, les États-Unis ont mené plus de 22 000 largages de bombes et attaques de drones en Irak et en Syrie, ce qui constitue une moyenne de 60 bombes par jour.

 

 

38 milliards de dollars

 

Aide du gouvernement des États-Unis en appui des politiques d’apartheid d’Israël et d’occupation brutale de la Palestine.

 

 

Solidarité et lutte

Renforcer la résistance à la guerre, au militarisme et au néofascisme

Université de Toronto, Canada

du 5 au 7 août 2017

 

 

  1. COMMENT LES ÉTATS-UNIS ÉTENDENT TOUJOURS DAVANTAGE LEUR EMPREINTE MILITAIRE GLOBALE?

 

Le militarisme étatsunien se développe en prenant pour cibles d’autres puissances impérialistes, ce qui augmente les dangers que courre l’humanité.

 

Les États-Unis étendent toujours davantage leur empreinte militaire globale en établissant un nouveau réseau de bases dans des pays qui s’étendent de l’Afrique à l’Asie de l’Est. Le pays a actuellement plus de 800 bases militaires à l’étranger, situées dans plus de 80 pays, alors que les autres pays en ont, ensemble, un peu plus de 30, qui appartiennent principalement à des alliés des États-Unis tels que la France et le Royaume-Uni. Selon David Vine, «les États-Unis ont probablement plus de bases en terres étrangères que tout pays, puissance ou empire ayant existé au cours de toute l’histoire».

 

Les installations étatsuniennes à l’étranger comprennent au moins quatre nouvelles bases à grande échelle ou «hubs» (plaques tournantes), en plus d’un nombre encore plus grand de camps plus petits et de «lily pads» (nénuphars), qui servent de «rayons» aux drones, aux aéronefs de surveillance ou aux armes et aux équipements militaires préalablement installés pour les États-Unis et les autres militaires présents dans environ 160 pays et territoires étrangers.

 

Ce réseau de bases, qui encercle la planète, et les 11 groupes de porte-avions de la marine étatsunienne constituent l’épine dorsale de la machine de guerre impérialiste des États-Unis. Ils sont essentiels pour stocker des armes et du matériel militaire, héberger des troupes et surveiller la région. Ils servent de rampes de lancement pour les attaques de drones ou de plus grande envergure, les opérations secrètes, la cueillette d’information, la cyberguerre et d’autres formes d’intervention étrangère.

 

Même avant l’annonce, en 2011, de la création du Pivot stratégique de l’Asie, la marine étatsunienne avait commencé à intensifier les exercices militaires et les activités provocatrices de surveillance de l’air et de la mer et de patrouille à proximité des frontières chinoises. Ces mesures avaient augmenté le risque de confrontation directe et d’escalade de la guerre dans la région Asie-Pacifique. Les États-Unis avaient également imposé des embargos et entrepris des provocations militaires contre la République populaire démocratique de Corée.

 

Les États-Unis ont recours à la sous-traitance pour construire leurs bases afin de réduire les coûts et de détourner l’opposition des populations locales. La base navale de Jeju, par exemple, actuellement en cours de construction, porte un nom sud-coréen, mais desservira les porte-avions, les sous-marins d’attaque et les destroyers porteurs de missiles Aegis des États-Unis.

 

Sur la guerre prochaine contre la Chine, John Pilger a écrit ceci : «Située dans la mer de Chine orientale, l’île coréenne de Jeju est un sanctuaire semi-tropical et un site du patrimoine mondial que l’on comme étant «une île de la paix mondiale». Sur cette île de la paix mondiale, on a construit l’une des bases militaires les plus provocatrice au monde, à moins de 400 milles de Shanghai. Le village de pêcheurs de Gangjeong est dominé par une base navale sud-coréenne expressément construite pour les porte-avions, les sous-marins nucléaires et les destroyers équipés du système de missiles Aegis, armement que les États-Unis ont massé contre la Chine».

 

L’île japonaise d’Okinawa, située à proximité, dispose de 32 installations militaires, à partir desquelles les États-Unis ont attaqué la Corée, le Vietnam, le Cambodge, l’Afghanistan et l’Irak. Aujourd’hui l’objectif principal est la Chine.

 

Les États-Unis envisagent la possibilité d’installer des bases dans les quatre îles japonaises de Ryukyu aux frais du Japon.

 

  1. QUI PROFITE DIRECTEMENT DE LA GUERRE?

 

Bien que son budget de défense dépassait déjà la somme des budgets des 7 plus pays ayant les dépenses militaires les plus coûteuses, le gouvernement étatsunien, sous la direction de Donald Trump, a demandé une hausse de 10 pour cent de celui-ci, soit une augmentation de 54 milliards de dollars.

 

L’allocation de 639 milliards de dollars au complexe militaire et industriel par le gouvernement des États-Unis montre que la guerre enrichit directement les monopoles étatsuniens, qui exploitent la classe ouvrière et les peuples opprimés.

 

Une nouvelle course aux armements a commencé entre les États-Unis, la Russie et la Chine.  Elle comprend le développement des missiles hypersoniques, de nouveaux types de drones, des systèmes antisatellites et des armes nucléaires tactiques afin de renforcer la capacité des forces armées de lancer la première attaque. Seulement les États-Unis ont consacré en vue des trente prochaines années un trillion de dollars pour « moderniser » tous les aspects de leur arsenal nucléaire. Les États-Unis sont également au premier rang au monde en matière de vente d’armes.

 

La guerre est devenue un secteur d’affaires très lucratif pour les gouvernements et les entreprises privées. En menant des guerres, les États-Unis ont recueilli d’importants butins de guerre, entre autres des sources de pétrole, des bases et des stations militaires, des contrats de production militaire et des contrats de «reconstruction» des pays ravagés par les guerres étatsuniennes. Les superprofits des entreprises étatsuniennes telles que Lockheed Martin, Northrop Grumman, Raytheon, Boeing and General Dynamics ont connu des hausses astronomiques en même temps que la propagation de la mort et de la destruction dans le monde.

 

Confrontés à leurs propres difficultés économiques débilitantes, les États-Unis ont commencé à faire pression sur leurs alliés de l’OTAN pour que ceux-ci accroissent leurs dépenses militaires et leur contribution à l’OTAN. Trump a demandé aux alliés militaires des États-Unis de «payer leur propre défense». Les membres de l’OTAN se sont récemment engagés à augmenter leurs budgets militaires à 2% de leur PIB et à consacrer 20% de leurs budgets de défense à l’achat d’équipement militaire.

 

Alors qu’ils détruisent des quantités scandaleuses de ressources dans les guerres, les États-Unis et les membres de l’OTAN privent les populations des services nécessaires en matière de santé, d’éducation et de protection sociale et les réfugiés qui fuient les guerres et les politiques des États-Unis et de l’OTAN d’aide.

 

  1. COMMENT LES TRAVAILLEURS ET LES PEUPLES RÉSISTENT-ILS FACE À LA GUERRE, AU MILITARISME ET AU NÉOFASCISME?

 

Face à l’aggravation des atrocités commises par les États-Unis, par leurs alliés impérialistes et par leurs représentants, de plus en plus de personnes résistent à la machine de guerre et à l’agression de l’impérialisme étatsunien.

 

Le peuple palestinien continue de résister à l’occupation sioniste de la Palestine historique et aux politiques israéliennes de nettoyage ethnique et d’apartheid contre le peuple palestinien. La résistance du peuple kurde, ayant au sein de son avant-garde une armée de femmes kurdes, au cours de ses combats, a repris des territoires occupés par l’organisation Daesh, tout en luttant contre les attaques de l’armée fasciste turque.

 

En 2016, au Cachemire, le peuple s’est soulevé de nouveau et a dû faire face à de la répression militaire et à des arrestations civiles massives. À Manipur et au nord-est de l’Inde, se poursuit la résistance à la militarisation massive, aux forces policières, aux guerres par procuration, à la répression des forces démocratiques et à l’utilisation de la Loi sur les forces spéciales, de la Loi sur la sécurité nationale, de la Loi sur la prévention des activités illégales, de la Loi contre la sédition et à d’autres lois répressives.

 

Les mouvements des peuples, aux Philippines, en Inde, en Papouasie occidentale, en Colombie, au Mexique et dans d’autres pays opprimés continuent de mener des luttes militantes et courageuses pour la liberté nationale et la démocratie. Les Kurdes, les Palestiniens et les peuples arabes continuent d’affirmer leur souveraineté contre l’occupation et l’expansion étatsunienne-israélienne.

 

Partout dans le monde, les gens protestent également contre la présence de troupes et de bases étatsuniennes, au Japon, en Corée, aux Philippines, en Australie, en Nouvelle-Zélande, au Honduras, au Salvador et même en Italie, en Allemagne et en Turquie. L’opposition à l’imposition de bases militaires étatsuniennes est particulièrement marquée dans plusieurs endroits, entre autre l’île d’Okinawa au Japon, l’île de Jeju en Corée du Sud ainsi qu’aux Philippines.

 

La résistance se développe également en Afrique, en Amérique latine et ailleurs contre les sociétés transnationales qui se sont accaparées des terres agricoles et des ressources avec l’aide de forces militaires ou paramilitaires. Au Venezuela, en Bolivie, en Équateur, au Brésil et ailleurs, les travailleurs et les mouvements sociaux dénoncent et s’opposent aux tentatives d’intervention et de déstabilisation des États-Unis.

 

Même aux États-Unis et dans d’autres pays impérialistes, les gens s’opposent de plus en plus aux guerres que leurs gouvernements font en leur nom. Immédiatement après l’annonce de la victoire présidentielle de Donald Trump, aux États-Unis, des centaines de milliers de personnes ont protesté dans les rues. Comme l’a déclaré le chapitre des États-Unis de la Ligue internationale des luttes des peuples, «Ceci montre que les gens aux États-Unis ne sont pas paralysés par la peur, et que nous ne tolérons pas le fascisme et la répression de l’État. Nous devons nous organiser pour appuyer et développer ce mouvement de riposte».

 

«Les résultats électoraux dévoilent la gravité de la crise sociale et économique qui sévit aux États-Unis, la mentalité de maîtres d’esclaves qui règne encore au sein de classe dirigeante, l’utilisation de la tactique de «diviser pour régner» contre le peuple des États-Unis afin de brouiller et de nier la réalité de la lutte des classes afin de protéger les plus riches de ce pays.»

 

Au cours des derniers mois les organisations progressistes et révolutionnaires du peuple afro-étatsunien qui militent pour l’autodétermination des Noirs aux États-Unis ont refait surface. Signalons dans cette évolution, entre autres, le mouvement de masse «Black Lives Matter» («Les vies des Noirs comptent») et les événements marquant le 50ème anniversaire de la fondation du Parti des Panthères Noires («Black Panther Party»).

 

Des centaines de milliers ont protesté contre le fait qu’un Afro-étatsunien sur trois se trouve en prison et que ces personnes sont, par conséquent, utilisées comme principal victimes de l’exploitation et du travail esclave moderne du complexe industriel pénitentiaire de plus en plus privatisé.

 

Ils protestent également contre le fait que les policiers étatsuniens abordent des Afro-étatsuniens et tirent sur un grand nombre d’entre eux, tuant un Afro-étatsunien toutes les 28 heures

 

Au Dakota du Nord, la nation Sioux de Standing Rock et les 200 autres nations autochtones, ainsi que jusqu’à 7 000 personnes du monde entier, ont résisté pour bloquer la construction du pipeline d’accès du Dakota (DAPL), qui vise à transporter du pétrole obtenu par fracturation hydraulique des sables bitumineux de Bakrate dans le Dakota du Nord à travers plusieurs États et sous la rivière Missouri.

 

La police et la milice ont procédé à des dizaines d’arrestations, à l’utilisation de gaz lacrymogènes, à des attaques de chiens et à de violentes opérations de dispersion. La bataille est loin d’être terminée puisque Trump promet d’appuyer la construction du pipeline d’accès du Dakota (DAPL), mais les manifestants ont mis un terme à la construction du pipeline le long de son parcours actuel.

 

La lutte dirigée par les nations autochtones de Standing Rock fait partie d’une série de batailles menées dans le monde entier pour affronter et freiner les entreprises géantes des combustibles fossiles et d’autres monopoles extractivistes et pour faire face à la militarisation croissante des territoires indigènes.

 

  1. QUE POUVONS-NOUS FAIRE POUR ARRÊTER LES GUERRES, LE MILITARISME ET LE NÉOFASCISME DES ÉTATS-UNIS?

 

Face à l’escalade des guerres et de la militarisation, il est urgent de sensibiliser le public, de renforcer la solidarité et de multiplier les actions contre le militarisme, les guerres impérialistes d’agression et d’intervention.

 

Les militants de la paix et de la justice peuvent aider en menant des campagnes d’information et d’éducation de grande envergure pour sensibiliser le public et approfondir la compréhension des aspects majeurs et des tendances actuelles de la militarisation et du néofascisme.

 

Cette prise de conscience grandissante doit se traduire par des actions de plus en plus nombreuses, de niveaux toujours plus élevés, afin de dénoncer et de mettre fin aux guerres impérialistes et au militarisme. Il est nécessaire d’établir et de renforcer, d’une part, les liens entre les groupes progressistes anti-guerre et, d’autre part, les liens entre les groupes anti-guerre et les mouvements de résistance des pays attaqués. Il est nécessaire de bâtir un mouvement mondial contre la guerre et pour la justice sociale, qui s’oppose au militarisme et aux guerres d’agression, qui exige le respect du droit à l’autodétermination des peuples opprimés, et qui appuie les différentes formes de résistance à l’agression et à l’intervention impérialistes.

 

La tenue prochaine de la conférence intitulée «Solidarité et lutte contre les conflits: la résistance à la guerre, le militarisme et le néofascisme dirigés par les États-Unis», organisée par la Ligue internationale des luttes des peuples et par l’Alliance internationale des femmes, est une initiative importante à cet égard. Elle aura lieu à Toronto, au Canada, du 5 au 7 août 2017.

 

Il est également nécessaire d’appuyer et de se joindre à la campagne mondiale du Réseau pour l’élimination des bases militaires, afin de démanteler la chaîne mondiale des bases étatsuniennes et annuler les accords qui permettent aux États-Unis d’avoir accès aux installations militaires d’autres pays. Ces initiatives sont liées à l’appel pour un moratoire des exercices militaires menés par les États-Unis et leurs alliés.

 

It  is also necessary to  support and join the global campaign of the Ban the  Bases  Network to    dismantle the global chain of  U.S.  bases and rescind agreements  that allow U.S. forces access  to   military facilities of other  countries.  Linked to this is the call for a moratorium on military exercises conducted by  the U.S. together with its allies.

 

La Ligue internationale des luttes des peuples (ILPS) lance également un appel pour une journée mondiale d’action contre la guerre, le militarisme et le fascisme des États-Unis aux deux dates suivantes : 25 mai 2017 (Sommet de l’OTAN) et le 7 août 2017 (fin de la Conférence et la commémoration des bombardements d’Hiroshima et de Nagasaki par les États-Unis).

 

Nous devrons également exiger de nos gouvernements :

  • La démilitarisation des points chauds des conflits armés actuels (mer de Chine méridionale, péninsule coréenne, Cachemire, etc.)
  • Le démantèlement des armes de destruction massive
  • La réduction de la production, de l’exportation et de l’importation d’armes
  • La réorientation des dépenses publiques pour répondre aux besoins humains et environnementaux
  • La conversion des industries et des installations militaires pour répondre aux besoins civils
  • L’adoption et la promotion de solutions non-militaires pour s’opposer aux menaces militaires
  • La dissuasion de la glorification de la guerre, du militarisme et de la culture machiste dans les écoles, les médias et la culture populaire

Source: http://www.ilps.info/fr/category/conference-solidarite-et-lutte-toronto/

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Avec l’échec de Le Pen, rien ne change pour l’antiracisme et l’antifascisme de classe

COMBATTRE LE FASCISME,

ABATTRE LE CAPITALISME!

 

Ouf, elle n’est pas passée… c’est le sentiment autour de nous. Mais en 2002, le père n’était pas passé non plus et cela n’a pas freiné le développement du FN.

Le racisme est toujours là, s’est même renforcé autour de nous.

Il y a le racisme d’Etat, qu’il s’agisse de la recherche d’emploi, des discours islamophobes dans les médias ou des violences policières dans les quartiers. Le poison patriotique et nationaliste se répand dans tous les partis, la préférence nationale devient une banalité, le contrôle de l’immigration se renforce toujours plus, et ce sont tous les immigrés, avec ou sans papiers, tous les jeunes (et maintenant moins jeunes…) nés en France avec une couleur, un nom, une religion minoritaires ou minorisés qui trinquent.

Il y a aussi le poison du racisme individuel, issu de l’histoire coloniale de la France (et son actualité comme aux Antilles, à Mayotte, en Guyane ou en Kanaky) cette mentalité abjecte de petit-blanc qui ne supporte pas de voir des anciens colonisés revendiquer l’égalité des droits. Sentiment des Pieds Noirs, des racistes avérés, entretenu et développé par le FN et cie, sentiment confus de la concurrence entre travailleurs dans la crise capitaliste, il se heurte heureusement aux solidarités du combat social mené en commun, dans les entreprises ou dans les quartiers…

Ces deux formes de racisme se sont renforcées et s’appuient l’une sur l’autre, et les attentats ont attisé la flamme. C’est la confusion qui règne, très rares ont été celles et ceux qui ont dénoncé les interventions à l’étranger (Mali, Libye, Syrie, Afghanistan…) et ont qualifié les auteurs de fascistes. Le racisme d’Etat, les intellectuels à la botte ont préféré renforcer les contradictions en critiquant les musulmans ou ceux supposés l’être…

Le combat antiraciste se mène dans le combat commun, sur des positions antiracistes et de classe, au service des ouvriers et des prolétaires. Pour le combat commun contre la sous-traitance, la pénibilité dans les entreprises. Pour l’égalité des droits et la régularisation des sans-papiers, contre les violences policières dans les quartiers, contre les interventions à l’étranger, contre toutes les lois et mesures racistes, quelles qu’en soient les cibles. Toujours en dénonçant notre propre gouvernement, son Etat et le capitalisme qui en est le socle. Tout ne se réglera pas du jour au lendemain, mais c’est la seule voie pour construire une unité de combat, de classe, qui permettra de surmonter les appréhensions et les différences sur lesquelles s’appuient les racistes pour répandre leur venin.

Il se mène aussi dans nos rangs, parmi nos collègues et voisins, en remettant en cause les préjugés, en luttant sans concession contre les attitudes et les paroles chauvines et xénophobes, en exposant la manière dont l’impérialisme place la fraction immigrée de la classe ouvrière, les habitants des quartiers, dans une position subordonnée et discriminée. La lutte se mène aussi dans les rangs de notre classe et de nos organisations !

C’est pareil pour le combat antifasciste. Dans le sillage du FN se développent des groupuscules et organisations fascistes, racistes, homophobes et sexistes. Dans certaines villes, comme à Lyon ou Lille, ils ont pignon sur rue et prétendent annexer des quartiers entiers. Ils ont tué Clément Méric à Paris, Hervé Rybarczyk à Lille, ils font la chasse aux migrants à Calais, ils veulent imposer la terreur.

Avec la complaisance de la police et de la justice, c’est le moins qu’on puisse dire, et ce sont surtout les militants qui refusent de leur laisser le terrain qui sont attaqués.
Alors, on ne les laisse pas faire, on ne fait pas confiance à la justice et à la police (rappelons que pour celle-ci, on dit que 50% des flics votent FN !), et on s’organise, on manifeste pour interdire par nous-mêmes l’expression de ces noyaux fascisants !

 

Source:  http://ocml-vp.org/article1808.html

FREXIT et CNR, un premier pas vers la libération !

Nous partageons le post de Reconstruction communiste chez nos cousins de France en soutien à la lutte qu’il mène contre le capitalisme et la montée du fascisme. 

Le peuple Français en 2005 a majoritairement voté NON à l’UE.

Depuis cette date tout confirme que notre peuple avait raison.

Va-t-on, comme nos élus qui ont bafoué ce choix, voter pour un(e) candidat(e) qui en réalité ne sortira pas de l’UE, de l’euro et de l’OTAN ?

Ou au contraire, va-t-on respecter ce choix, et choisir logiquement le seul candidat qui depuis plus de 10 ans n’a pas changé et sortira réellement de l’UE, de l’euro et de l’OTAN ?

C’est un choix très simple. Comme dans les années 39-40, comme en 44-45, le peuple Français doit se lever et résister !

Il doit se regrouper et faire entendre sa voix haut et fort : NON à l’UE, NON à l’euro, NON à l’OTAN !

En France, aujourd’hui, la tactique électorale nous invite à voter FREXIT plutôt que Mélenchon le social-démocrate. C’est à dire pour François Asselineau qui est le seul a vraiment proposer de sortir de l’UE, de l’euro et de l’OTAN.

Comme l’a dit un internaute : « Mélenchon avec son verbiage habituel enfume nos esprits : son programme consiste, si l’on y regarde de très près, à utiliser toutes les contorsions langagières et stylistiques possibles et imaginables pour esquiver la question centrale de la sortie de l’UE.

L’objectif de tant d’ambiguïté est clair : amener les Français à rester dans l’UE en croyant qu’ils vont voter pour quelqu’un qui veut en sortir !

Ce programme « alter-européiste » refuse de remettre en cause le principe même d’une construction politique continentale, qui n’est au fond qu’un apartheid planétaire qui ne dit pas son nom. »

Sortir de l’UE, de l’euro et de l’OTAN sera un premier pas. Appliquer le programme du CNR comme le propose Asselineau sera un second point d’appui.

Certes, cela ne réglera pas tout, mais les Marxistes-Léninistes seront dans une meilleure situation démocratique pour faire avancer leurs idées et les luttes pour la révolution socialiste.

Avec Mélenchon, cet opportuniste dangereux, on va droit dans le mur avec une très grande déconvenue et un absolu dégout à la clef, et en prime le fascisme en sortie.

Asselineau est un gaulliste de type CNR, il n’est pas du tout d’extrême droite contrairement à ce que les gauchistes et les socio-démocrates essayent de nous faire croire. Il est à l’heure actuel le meilleur choix pour le prolétariat.

La tactique du pire n’a jamais été la meilleure sauf à vouloir un nouveau massacre des communards !

Mélenchon, Macron, Hamon, Le Pen, etc. c’est le pire !

On peut aussi se demander pourquoi le PRCF qui souhaite le CNR soutient Mélenchon…

Cependant gageons qu’un certain nombre de ses militants préférerons l’appel du 18 juin à celui du Trotskiste-Lambertiste que Mélenchon n’a jamais cessé d’être !

Les communistes ne peuvent donc absolument pas soutenir Mélenchon.

Tout communiste sait que pour gagner le prolétariat doit enterrer politiquement la social-démocratie, alors faisons-le !

Pas une voix pour la gauche ni la droite. Pas une voix pour Mélenchon !

Toutes nos voix pour Asselineau !

Quant à ceux qui ne souhaitent pas voter, au moins votez nul ce sera comptabilisé !

FREXIT !

L’UE, L’euro et l’OTAN, premiers verrous à faire sauter !

VOTONS ASSELINEAU !

– FREXIT et CNR, un premier pas vers la libération !

 

Source: http://reconstructioncommuniste.eklablog.fr/frexit-et-cnr-un-premier-pas-vers-la-liberation-a128826040

Les Guerres de Staline, une préface de Annie Lacroix-Riz

« …nous sommes en 2017, c’est-à-dire l’anniversaire de la Révolution bolchevique. S’il n’est pas question de limiter cette révolution au seul Staline, il serait temps de réfléchir aux conditions de la déstalinisation en France. Comme il faudrait analyser cette révolution d’octobre dans la diversité de sa postérité pour la célébrer et y associer un maximum de gens, des communistes et des non-communistes. » (note de Danielle Bleitrach)

stalins-warLe travail d’Annie-Lacroix-Riz est irremplaçable, elle aura représenté non seulement l’honneur des communistes, mais celui des historiens français qui sont loin d’accomplir le travail sur archives de leurs collègues anglo-saxons. Il y a ceux qui comme Geoffroy Roberts rétablissent les faits occultés par la propagande, mais même la lecture de certains ouvrages superficiels et à charge peuvent être précieux. En lisant Staline, la cour du tsar rouge de Simone Sebag Montefiore, je me disais que si on rétablissait le contexte politique et si l’on enlevait les adjectifs négatifs dont il truffe son exposé, son livre serait une admirable critique du portrait de Staline tel qu’on nous le caricature. Simplement en restant sur l’exposé du contenu des lettres et des compte-rendu des séances du politburo. Les éditions Delga jouent aussi un rôle important et le drame vécu par tous ces gens est l’absence de relais, c’est peu de le dire de la presse communiste et du parti communiste. Pourtant, nous sommes en 2017, c’est-à-dire l’anniversaire de la Révolution bolchevique. S’il n’est pas question de limiter cette révolution au seul Staline, il serait temps de réfléchir aux conditions de la déstalinisation en France. Comme il faudrait analyser cette révolution d’octobre dans la diversité de sa postérité pour la célébrer et y associer un maximum de gens, des communistes et des non-communistes (note de Danielle Bleitrach)

On ne saurait assez souligner l’importance du dernier ouvrage, sur « les guerres de Staline », de Geoffrey Roberts (1), dont les travaux, depuis 1989, et un livre sur le pacte germano-soviétique (The Unholy Alliance : Stalin’s Pact With Hitler, I. B. Tauris, Londres) balaient la caricature de Joseph Staline dressée par la « soviétologie » française depuis l’ère Courtois-Furet. Mais Roberts, non traduit, est inconnu en France.

L’historien britannique décrit les années 1939-1953 en croisant systématiquement les archives soviétiques avec les témoignages politiques et militaires a posteriori. Les deux premières parties (avant-guerre et guerre) sont les plus passionnantes et documentées. La première (trois chapitres), consacrée à la période séparant le pacte de non-agression du 23 août 1939 de l’assaut allemand du 22 juin 1941, inclut la « guerre d’hiver » contre la Finlande (décembre 1939 – mars 1940), florilège de la propagande antisoviétique d’alors et d’aujourd’hui, et les exécutions de Katyn. La « grande guerre patriotique » (six chapitres) dresse Staline en grand chef politique et militaire, entre résistance et difficultés terribles du début, leçons tirées des revers et extraordinaires victoires qui abattirent la Wehrmacht. Les étapes de cette guerre d’extermination allemande et d’héroïsme soviétique sont décrites avec un talent et une passion qui convertiraient aux vertus de l’histoire militaire les lecteurs les plus rebelles.

Roberts a d’ailleurs largement puisé aux énormes ressources anglophones d’une historiographie militaire renouvelée depuis plus de dix ans. S’y distinguent : 1. sur la guerre et sa conduite, un livre de David M. Glantz et Jonathan M. House (2), qui a ouvert la voie à de nombreux travaux récents, mais souvent plus conformes à la russophobie ambiante, dont Michael Jabara Carley vient de rendre excellemment compte (3) ; 2. sur le sort quotidien du soldat de l’Armée rouge, héros d’une guerre d’extermination allemande que les Soviétiques transformèrent en odyssée populaire, l’édition, par Antony Beevor et Luba Vinogradova, récemment traduite en français, des « carnets de guerre » du journaliste et écrivain Vassili Grossman (4).

L’« Occident » désormais dirigé par les Etats-Unis mua, la guerre à peine finie, les héros soviétiques en ennemis jurés de la guerre froide (trois chapitres). Roberts postule l’erreur de perception américaine des intentions soviétiques – pacifiques mais mal interprétées par Washington –, et inversement, Moscou se prenant à nouveau, à tort ou à raison, pour une forteresse assiégée. Son approche psychologique l’éloigne des « révisionnistes » américains. D’après eux, le colosse militaire soviétique, si indispensable jusqu’au début de 1945 pour vaincre le Reich, mais mis à terre par cette guerre impitoyable, ne put pas grand-chose contre la capacité des Etats-Unis à le réduire à l’impuissance et à transformer en nouveau « cordon sanitaire » sa zone d’influence si chèrement acquise. Mais Roberts partage avec les historiens « radicaux » l’analyse de la double obsession de Staline : assurer pour quelques décennies la sécurité à l’URSS ravagée et maintenir contre vents et marée les efforts, nés avec Lénine, de coexistence pacifique avec le « camp impérialiste ».

Alexander Werth, dans son grand ouvrage de 1964 (La Russie en guerre, Stock, Paris), mettait en garde contre la réécriture khrouchtchévienne de l’histoire soviétique, dominante depuis deux décennies en France. Il requérait l’examen serein du rôle de celui que des centaines de millions de personnes, en URSS et en dehors, célébraient depuis Stalingrad comme l’artisan essentiel de la victoire contre le Reich hitlérien et contre le fascisme. Le livre de Roberts marque à cet égard une étape majeure.

Annie Lacroix-Riz

Professeur d’histoire contemporaine, université Paris-VII, auteure des essais Le Vatican, l’Europe et le Reich 1914-1944 et Le Choix de la défaite : les élites françaises dans les années 1930,Armand Colin, Paris, 1996 et 2006.

(1) Stalin’s Wars : From World War to Cold War, 1939-1953, Yale University Press, New Haven et Londres, 2006, 496 pages, 35 dollars.

(2) When Titans Clashed : How the Red Army Stopped Hitler, University Press of Kansas, Lawrence (Kansas), 1995, 418 pages, 13 euros.

(3) « Years of war in the East, 1939-1945 : A review article », Europe-Asia Studies, vol. 59, n° 2, mars 2007, Londres – New York, p. 331-352.

(4) Carnets de guerre. De Moscou à Berlin, 1941-1945, Calmann-Lévy, Paris, 2007, 390 pages, 22 euros.

 

Source: https://histoireetsociete.wordpress.com/2017/02/05/du-nouveau-sur-un-certain-staline/

VOS GUERRES (IMPÉRIALISTES) ! NOS MORTS CIVILES !…

Au cours d’un surf internet, nous sommes tombés sur ce court mais pertinent commentaire du site web bien connu bolchevisme-communisme.net

syrian-rebels-terrorists

Depuis des décennies, les pays impérialistes d’Occident sèment impunément le chaos aux quatre coins du monde dans le but de protéger leurs intérêts économiques. L’époque actuelle n’y fait pas exception, bien au contraire. Confronté à l’émergence inéluctable de l’impérialisme chinois et de ses alliés (Russie et Iran notamment), l’Occident en déclin ne se contente plus d’aller bombarder les Etats-dissidents sous le prétexte fallacieux d’exporter sa « démocratie ». Cela ne suffit plus à cet Occident au bord du gouffre, qui, allié à ses marionnettes-vassales des pétromonarchies théocratiques du Golfe Persique, va même aujourd’hui jusqu’à sponsoriser le terrorisme de groupes islamistes salafistes ‒ repaires de mercenaires-djiadistes d’un autre âge et de trafiquants de chair humaine ‒, afin de déstabiliser et de mettre à feu et à sang des pays entiers. Un « jeu » bien dangereux qui se retourne toujours contre les peuples, là-bas comme ici ! Daesh est ainsi la créature accompagnant comme une ombre la politique coloniale fasciste des pays impérialistes d’Occident.

Quand un média public français « mainstream » reconnaît la responsabilité de tout ce « beau monde » dans la « guerre civile » qui fait rage depuis cinq ans en Syrie et la montée en puissance de l’Etat islamique :

France Inter – Daesh, autopsie d’un monstre – Secrets d’info (20/11/2015 à 19h20)

Enfin quelques bribes de vérité qui percent l’épais écran de fumée de propagande goebbelsienne !

Mais par pitié, CESSONS DE PRENDRE NOS SALAUDS-CRIMINELS POUR DES CONS !

Un jour, ils devront rendre des comptes devant le tribunal des peuples !

Mort au capitalisme, au colonialisme et au fascisme, tortionnaires des peuples !

Vive le communisme, seule alternative et unique espoir des peuples !

Source:

http://communisme-bolchevisme.net/syrie_daesh_attentats_vos_guerres_nos_morts.htm

Nouveaux attentats à Bruxelles : Le capitalisme, c’est la misère et la guerre ! Ni terrorisme, ni anti-terrorisme !

Capitalisme

Une seule voie : lutter contre la misère et la guerre pour détruire le capitalisme.

Les politiciens et spécialistes médiatiques avaient prévenu : « La question n’est pas de
savoir s’il va y avoir d’autres attentats, mais quand » (cité par le journal français Paris
Match, 27/8/2015). Après le nouveau massacre ayant eu lieu à Bruxelles,« ce que nous
craignions, est arrivé » a dit le premier ministre belge Charles Michel (The Guardian, 22
mars 2016). À chaque fois, à Paris, à Bruxelles, mais aussi à Ankara, en Afrique, en Syrie
et en Irak, des dizaines de morts et des centaines de blessés et une terreur qui s’étend et
se généralise. Et maintenant, une fois encore, ils nous annoncent que « ce n’est qu’un début »
et que les attentats aveugles et sanglants vont continuer.
Et pourtant, ces funestes présages ne les empêchent pas, encore aujourd’hui, de nous
appeler à nous regrouper et à nous unir derrière les gouvernements et l’État
démocratique, tous unis, exploiteurs et exploités. Et ainsi abandonner toute résistance au
capitalisme et toute opposition aux attaques économiques contre nos conditions de vie et
de travail. Les corps des victimes encore chauds, les badges aux couleurs du drapeau
belge sont déjà vendus et les « Je suis Bruxelles » remplacent aussitôt les « Je suis
Charlie ». Les appels à l’unité nationale redoublent non seulement en Belgique mais dans
toute l’Europe. À l’instar de la manifestation du 11 janvier à Paris derrière les principaux
chefs d’État du monde, « une marche contre la peur » est déjà organisée pour dimanche 27
mars à Bruxelles afin d’affirmer de nouveau l’union nationale derrière l’État capitaliste
« démocratique ».
Pourtant ces gouvernements et ces États se révèlent incapables d’empêcher, de leur propre
aveu – n’annoncent-ils pas qu’il va y avoir d’autres attentats ? –, la répétition de ces
massacres et de cette terreur croissante, de ces tueries répétées et chaque fois plus
fréquentes et nombreuses, tant en Europe que sur les autres continents. Et pour cause : le
responsable ultime de ces actes sanglants et barbares est précisément le capitalisme et
ses guerres impérialistes. Quelles que soient les motivations individuelles des fanatiques
qui se font sauter au milieu de la foule, et quels que soient les voies et détours,
innombrables, qui mènent à ces actes aveugles et sanglants, les mécanismes profonds du
capitalisme propulsés et accélérés par sa crise économique et les rivalités impérialistes ne
peuvent que déboucher sur cette terreur généralisée et ces massacres en tout lieu du globe.
Se ranger derrière les États, démocratiques ou non, c’est l’assurance d’encore plus
de terreur et d’attentats aveugles tout comme l’assurance de plus de misère et de
guerres.
Le massacre de Bruxelles prépare encore plus de guerre et de morts
N’en doutons pas, ces attentats de Bruxelles, comme ceux de Paris, ou encore ceux
d’Ankara et autres, vont relancer encore plus les interventions militaires tout aussi
sanglantes des grandes puissances et la guerre au Moyen-Orient ; chacune défendant ses
intérêts impérialistes propres et antagoniques aux autres, ne nous y trompons pas !
La réalité est que le capitalisme porte en lui la crise et la guerre. La réalité est que
l’impasse économique capitaliste alimente et exacerbe comme jamais depuis la 2e Guerre
mondiale les rivalités impérialistes et donc les guerres. Crise et guerres se conjuguent à un
tel point, les événements de l’année 2015 en sont le produit et des facteurs aggravants,
qu’elles contraignent aujourd’hui la bourgeoisie à engager une véritable guerre de classe
contre les travailleurs : crise et guerres croissantes exigent une plus grande exploitation
de la force de travail, du prolétariat mondial ; crise et guerres exigent une plus grande
soumission idéologique et politique d’où les appels à l’union nationale au nom de la guerre
contre le terrorisme et la défense de la démocratie ; crise et guerres exigent une plus
grande discipline sociale d’où l’instauration de mesures de répression et autres états
d’urgence interdisant rassemblements publics, manifestations et condamnant tout
discours « déviant » aussitôt qualifié de « terroriste ».
Résister à la crise capitaliste et aux appels aux sacrifices
Pour le prolétariat international, le danger et le piège est de se laisser impressionner et
terroriser par tous les actes barbares et sanglants que la bourgeoisie utilise, d’abandonner
sa résistance et son opposition au capitalisme et à son État pour se regrouper sous telle
ou telle bannière et mot d’ordre nationaliste et démocratique derrière ce dernier, de céder
aux appels et menaces à l’union nationale, à « la collaboration de classe », avec ses
exploiteurs et leur bras armé, idéologiquement, politiquement et militairement, c’est-à-dire
l’État capitaliste, démocratique ou non. Il subirait alors une défaite idéologique et
politique majeure ouvrant alors la voie d’abord à des échecs sanglants (comme dans les
années 1930), puis à l’ouverture d’un processus rapide menant à une 3e Guerre mondiale
généralisée ; la destruction immense de forces productives, matérielles et prolétaires, étant
la seule réponse objective, historique, que le capitalisme en crise puisse apporter à sa
surproduction chronique. Et seul le prolétariat international peut barrer la route à cette
mécanique infernale car il porte en lui la seule alternative à la guerre impérialiste
généralisée : la destruction du capitalisme.
Non au terrorisme, non au front anti-terroriste ! Non au racisme anti-musulmans ou antiimmigrés,
non au front anti-raciste ! Non à l’unité nationale ! Non à la défense de l’État
capitaliste démocratique ou non ! Non à la défense de l’impérialisme de chaque pays !
D’ores et déjà regroupons-nous autour des mots d’ordre généraux suivants : Oui à la lutte
ouvrière contre le capitalisme et ses attaques ! Défendons nos revendications
ouvrières, salaires, emplois, conditions de travail ! Nos intérêts comme salariés ou
chômeurs, étudiants, comme exploités, sont les mêmes partout et quelles que soient nos
origines et notre couleur de peau : Immigrés-non immigrés, musulman-non musulmans,
noirs et blancs, nous sommes tous exploités !
Étendons et unifions nos luttes à toutes les catégories, à tous les secteurs et par delà
les frontières ! Regroupons-nous et rendons coup pour coup aux attaques du
capital !
Le capitalisme en crise veut nous amener à la misère et à la mort dans une guerre
impérialiste généralisée : détruisons le capitalisme ! Que vienne rapidement le
communisme (qui est l’opposé du stalinisme), une société mondiale sans frontière, sans
exploitation, sans classe, sans misère et sans guerre !

 

22 mars 2016
Le Groupe International de la Gauche Communiste (GIGC)
Révolution ou Guerre.
http://www.igcl.org, intleftcom@gmail.

Attentats terroristes en Belgique, Turquie et Irak: Non aux actes de terreur individuels et non au terrorisme d’État !

Le-groupe-Etat-islamique-revendique-les-attentats-de-Bruxelles

Le Parti communiste du Canada (marxiste-léniniste) condamne les attentats dévastateurs qui ont eu lieu à Bruxelles, en Belgique, le matin du 22 mars, faisant une trentaine de morts et près de 200 blessés. Il condamne aussi les atrocités criminelles perpétrées sur une aussi grande échelle à Ankara, en Turquie, le 13 mars, et à deux endroits en Irak le 6 mars et le 21 mars.

Le PCC(M-L) s’oppose à toute forme de terrorisme, autant les actes de terreur individuels que le terrorisme d’État. Il condamne également les tentatives d’exploiter ces événements pour justifier l’intensification des préparatifs de guerre, les invasions et les agressions pour imposer un « changement de régime ». Nous lançons l’appel aux Canadiens et aux Canadiennes à s’opposer également à tous les agissements des grandes puissances qui criminalisent le droit de conscience des êtres humains au nom de la sécurité, de la « lutte à la radicalisation », de la défense des valeurs civilisées et autres prétextes.

Le PCC(M-L) condamne les déclarations des dirigeants européens selon qui la violence à Bruxelles est une attaque contre l’Europe alors que c’est eux-mêmes qui empêchent les peuples d’Europe de s’attaquer aux problèmes de l’édification nationale du XXIe siècle, en commençant par le désaveu du passé colonialiste et du présent impérialiste des grandes puissances européennes et le démantèlement de l’OTAN, l’alliance militaire agressive menée par les États-Unis.

Plus les vieilles puissances d’Europe bloquent la voie au progrès de leur société, plus l’Europe s’enfonce dans le gouffre de l’anarchie et de la violence. Entre-temps, les peuples sont les victimes de l’acharnement des grandes puissances à imposer leurs visées à l’humanité et à ne pas permettre la résolution des problèmes.

Ces événements ont lieu dans le contexte des mesures qui sont prises sous prétexte d’obtenir justice pour les événements qui se sont produits en France en novembre 2015. Ce n’est pas de la justice. Les attentats de Paris ont troué la façade démocratique des États-nations européens et démontré à nouveau que le pouvoir policier ne défend ni la sécurité ni les droits. De plus, le climat de peur qui est imposé est un assaut contre le droit de conscience. L’irrationalité prend le dessus, par exemple en intégrant l’état d’exception à la Constitution et ce qu’on appelle le gouvernement de droit.

Le gouvernement du Canada est tout aussi responsable du climat d’anarchie et de violence qui prévaut en ce moment en Europe et au Moyen-Orient. Il prétend jouer un rôle non-combattant en Irak, en Syrie et au Liban tout en soutenant les invasions des États-Unis et des puissances européennes et les groupes qui commettent des actes de terreur sous l’enseigne d’une opposition légitime. Le Canada prétend que tous les pays devraient adopter son modèle « la diversité fait la force» alors qu’il oeuvre à renverser des États laïques et indépendants en Asie de l’Ouest et en Afrique du Nord au nom de la défense de la liberté de religion et des droits des femmes.

Le PCC(M-L) s’oppose à la promotion hypocrite de valeurs dites «canadiennes » de façon à nier le droit de conscience. Les questions qui concernent la guerre et la paix, la sécurité et les droits préoccupent les peuples partout dans le monde. Le PCC(M-L) appelle les Canadiens et les Canadiennes à tout faire pour que ce soit eux, et non les gens au pouvoir qui ont placé le Canada sous le commandement des États-Unis, qui définissent le rôle du Canada dans les affaires internationales.

Tout en oeuvre pour établir un gouvernement antiguerre !
Non au pouvoir par exception et à la négation des droits !
Tous les soldats étrangers doivent retourner dans leur pays immédiatement !

 

Source: http://cpcml.ca/fr/attentats-terroristes-en-belgique-turquie-et-irak/

Centre MLM [B], PCF(mlm) : Les assassins ont frappé à Bruxelles

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Les assassins ont frappé à Bruxelles, en Belgique, avec l’intention de terroriser et de tuer. Ils ont visé les masses, en attaquant l’aéroport de Zaventem ainsi qu’une rame de métro à la station Maelbeek, tuant 34 personnes, en blessant 200 autres.

L’État islamique, qui a revendiqué l’action, a expliqué avoir mené des « frappes précises » afin de « jeter la crainte et l’effroi dans le coeur des croisés ».

Tel est le cynisme anti-populaire, telle est la logique anticapitaliste romantique de l’État Islamique, qui prétend revenir au Moyen-Âge et réactiver les modèles idéologiques et culturels qui existaient alors. Le passé médiéval islamique est idéalisé et présenté comme un contre-modèle à la décadence des sociétés capitalistes.

Mais le romantisme qui se tourne vers le passé n’est que le produit de l’idéologie féodale qui existe uniquement encore dans la majorité des pays du monde parce que l’impérialisme l’a établi solidement dans le cadre de la formation de pays semi-coloniaux.

Au colonialisme a succédé historiquement une forme nouvelle, où les pays impérialistes exploitent des semi-colonies, caractérisées par un capitalisme bureaucratique et par l’existence de grands propriétaires terriens formant un féodalisme capable de se moderniser.

Les grands propriétaires terriens du Pérou, les familles royales des pétro-monarchies, les capitalistes bureaucratiques d’Inde, etc., tous connaissent les universités des pays impérialistes, tous ont modernisé leur pays tout en maintenant un strict cadre idéologique féodal, où domine ici les traditions islamiques, là-bas le système des castes, ici le culte des anciens, là-bas le catholicisme le plus rétrograde.

Le judaïsme, le christianisme, l’Islam, l’hindouisme, les bouddhismes, toutes les religions jouent ici un rôle particulièrement pernicieux, diffusant le pessimisme et le relativisme, une critique romantique du capitalisme, promouvant le communautarisme sur une base « traditionnelle ».

Toutes les forces féodales prétendent représenter les traditions, le maintien des valeurs anciennes, tout en profitant de la modernité.

Cela est le reflet du fait que le féodalisme d’aujourd’hui n’est nullement le prolongement du féodalisme médiéval, mais un féodalisme issu du colonialisme, du semi-colonialisme, des idéologies post-modernes.

Al-Qaïda et l’État islamique sont des entités politico-militaires ayant pris au sérieux ce romantisme féodal qui n’était en réalité que le masque de l’intégration de type monopoliste dans les rapports économiques mondiaux.

Al-Qaïda et l’État islamique sont les rejetons idéalistes des pétro-monarchies organisées par l’impérialisme.

L’État islamique n’est ainsi nullement révolutionnaire ou anti-impérialiste, ni même anti-« occidental », il est simplement le fruit de la fuite en avant du féodalisme tentant de devenir « autonome » et par conséquent ayant une prétention mondiale, condition à son maintien « indépendant ».

C’est pour cette raison que, depuis le début de l’année, en trois mois, les attaques armées islamistes se sont multipliées dans de nombreux pays dans le monde, dont l’Afghanistan, le Nigeria, l’Indonésie, le Tchad, le Burkina Faso, la Somalie, la Côte d’Ivoire, la Libye, la Turquie, sans oublier l’Irak et la Syrie.

C’est une tentative idéaliste d’aller en arrière dans le cours de l’histoire, de former un califat mondial, de revenir aux conditions médiévales où il n’y avait pas d’impérialisme. C’est une démarche qui vise à éviter l’impérialisme au lieu de le liquider, tout cela parce que les islamistes sont eux-mêmes le produit d’idéologies nouvelles, apparues ces cent dernières années, de manière liée à l’impérialisme, produit par des intellectuels passés par les universités de l’impérialisme.

Cette tentative allant à contre-cours de l’histoire, elle ne peut que basculer dans l’horreur de l’inculte, le fanatisme de l’assassin, l’esprit morbide. L’État islamique célèbre dans ses vidéos les meurtres commis de la manière la plus sanglante, la plus barbare.

Les crimes commis à Bruxelles le 22 mars 2016 par les assassins de l’État islamique ne peuvent que heurter très profondément les sentiments des masses, qui en plus de la répulsion et de la souffrance ressenties, ne peuvent que considérer comme absurde une telle volonté de faire tourner à l’envers la roue de l’histoire.

La Belgique est un pays qui est né historiquement de la contradiction entre le capitalisme et la féodalité, avec l’affrontement entre les Pays-Bas et l’Espagne. Il a pu s’extraire du féodalisme et assumer par la suite son propre parcours en toute indépendance, donnant naissance à une nation avec un haut niveau culturel.

Les masses comptent en profiter et continuer d’aller de l’avant, en se débarrassant du capitalisme. Elles ne ressentent nullement le besoin de revenir au moyen-âge, bien au contraire.

L’État bourgeois belge prétendra, bien entendu, être ici un véritable rempart, un obstacle ferme face à la barbarie féodale des assassins de l’État islamique. En réalité, il est impuissant, car il est seulement l’homme de main de la bourgeoisie, le policier veillant à ce que la propriété privée soit respectée, à ce que les monopoles puissent continuer de se renforcer.

L’État bourgeois belge est dépassé, car il ne comprend pas les enjeux de l’époque, qu’il est entièrement coupé des masses populaires, qu’il est une administration parasitaire au service de classes sociales exploiteuses.

Seul un État socialiste peut effacer l’ignorance, généraliser l’éducation, assumer le meilleur des Lumières, à savoir l’esprit de vie en collectivité, l’exigence de l’épanouissement personnel, l’athéisme, la quête de connaissances, la puissance de la raison, l’égalité hommes-femmes.

Féodalisme et capitalisme impérialiste sont les deux aspects de la même face à l’échelle mondiale !

Les valeurs de soumission, communes au féodalisme et aux monopoles, doivent être rejetées !

Le drapeau de l’humanisme et des Lumières, abandonné par la bourgeoisie devenue décadente, doit être repris par le prolétariat !

Les masses populaires doivent rentrer en guerre pour construire leur État, dépassant les contradiction entre travail intellectuel et travail manuel, villes et campagnes !

Centre Marxiste-Léniniste-Maoïste [Belgique]
Parti Communiste de France (marxiste-léniniste-maoïste)
Le 22 Mars 2016

SOURCE: http://lesmaterialistes.com/centre-mlm-b-pcfmlm-assassins-frappe-bruxelles

Interview de Staline accordée à la Pravda

– 14 mars 1946 –

À la mi-mars 1946, un correspondant de la Pravda a demandé à Staline de clarifier certaines questions soulevées dans le discours prononcé par Winston Churchill à Fulton, États-Unis. Voici les réponses aux questions.

Question : Comment jugez-vous le dernier discours prononcé par M. Churchill aux Etats-Unis ?

Réponse : J’estime que ce discours est un acte dangereux, qui vise à semer des germes de discorde entre les Etats alliés et à rendre plus difficile leur collaboration.

Question : Peut-on estimer que le discours de M. Churchill compromet la paix et la sécurité mondiale ?

Réponse : Sans contredit, oui. En fait, M. Churchill se trouve actuellement dans la position d’un fauteur de guerre. Et il ne s’y trouve pas seul. Il a des amis, non seulement en Angleterre, mais également aux Etats-Unis. Il est à remarquer que, sous ce rapport, M. Churchill et ses amis rappellent d’une façon étonnante Hitler et ses amis. Hitler a commencé la préparation à la guerre par sa proclamation d’une théorie raciale, où il déclarait que seules les personnes de langue allemande représentaient une nation « véritable » au sens complet du mot.

M. Churchill, également, commence la préparation à la guerre par une théorie raciale, en affirmant que seules les nations de langue anglaise sont des nations dans toute l’acceptation du mot appelées à diriger les destinées du monde entier.

La théorie raciale allemande amena Hitler et ses amis à conclure que les Allemands, en tant qu’unique nation « véritable », devaient commander aux autres nations. La théorie raciale anglaise amène M. Churchill et ses amis à cette conclusion que les nations de langue anglaise, en tant que seules « véritables », doivent régner sur les autres nations du monde.

En fait, M. Churchill et ses amis, en Angleterre et aux Etats-Unis, présentent aux nations ne parlant pas anglais quelque chose comme un ultimatum : « Reconnaissez de bon gré notre domination, et tout alors ira bien ; dans le cas contraire, la guerre est inévitable. »

Mais si les nations ont versé leur sang au cours de cinq années d’une terrible guerre, c’est pour la liberté et l’indépendance de leur pays et non pas pour remplacer la domination des Hitler par celle des Churchill.

Il est donc tout à fait probable que les nations qui ne parlent pas l’anglais, et qui représentent l’énorme majorité de la population du globe, n’accepteront pas de retourner à un nouvel esclavage. La tragédie de M. Churchill consiste dans le fait qu’il ne comprend pas, en « tory » endurci, cette vérité simple et évidente.

Il n’y a aucun doute que la position prise par M. Churchill est une position qui mène à la guerre, un appel à la guerre contre l’URSS. Il est clair aussi que cette position de M. Churchill est incompatible avec le traité d’alliance qui existe actuellement entre l’Angleterre et l’URSS. Il est vrai que, pour embrouiller ses auditeurs, il déclare en passant que le traité anglo-soviétique d’aide mutuelle et de coopération pourrait être facilement prolongé pour une période de cinquante ans. Mais comment peut-on concilier une telle déclaration de M. Churchill avec sa position qui mène à la guerre contre l’URSS, avec son prêche en faveur de la guerre contre l’URSS ? Il est clair que ces faits sont absolument inconciliables. Et si M. Churchill, invitant à la guerre contre l’URSS, estime cependant que le traité anglo-soviétique peut être prolongé et voir sa durée portée jusqu’à cinquante ans, cela montre qu’il considère ce traité comme un papier sans importance, qui ne lui sert qu’à couvrir et masquer sa position antisoviétique. C’est pourquoi l’on ne peut pas considérer sérieusement les fausses déclarations des amis de M. Churchill en Grande-Bretagne relatives à une prolongation du traité anglosoviétique jusqu’à cinquante ans et plus. La prolongation du traité ne répond à rien si l’une des parties viole le traité et le transforme en un papier vide de sens.

Question : Que pensez-vous de la partie du discours dans laquelle M. Churchill attaque le régime démocratique des Etats européens voisins de l’Union Soviétique, et où il critique les relations de bon voisinage établies entre ces Etats et l’URSS ?

Réponse : Cette partie du discours de M. Churchill présente un mélange d’éléments de calomnie avec des éléments de grossièreté et de manque de tact. M. Churchill affirme que « Varsovie, Berlin, Prague, Vienne, Budapest, Belgrade, Bucarest, Sofia, toutes ces villes célèbres, avec la population d’alentour, se trouvent dans la sphère soviétique et subissent toutes, sous une forme ou une autre, non seulement l’influence soviétique, mais encore le contrôle toujours grandissant de Moscou ». M. Churchill qualifie tout cela de « tendances expansionnistes » sans limites de l’URSS.

Il n’est pas nécessaire de faire un gros effort pour démontrer que M. Churchill calomnie grossièrement et sans pudeur, aussi bien Moscou que les États voisins de l’URSS dont il est question plus haut.

Premièrement, il est tout à fait absurde de parler de contrôle exclusif de l’URSS à Vienne et à Berlin, où se trouvent également des Conseils de contrôle alliés composés de représentants des quatre puissances, et où l’URSS n’a qu’un quart des voix. Il arrive que certaines gens ne puissent pas faire autrement que de calomnier, mais il faut cependant garder la mesure.

Deuxièmement, il ne faut pas oublier les circonstances suivantes : les Allemands ont envahi l’URSS à travers la Finlande, la Pologne, la Roumanie, la Bulgarie, la Hongrie. Ils ont pu exécuter leur agression à travers ces pays parce que, dans ces derniers, existaient alors des gouvernements hostiles à l’Union soviétique.

Par suite de l’invasion allemande, l’Union soviétique a perdu sans retour, dans les combats avec les Allemands, pendant l’occupation et par l’envoi d’hommes soviétiques dans les bagnes allemands, près de dix-sept millions de personnes. Autrement dit, les pertes de l’Union soviétique dépassent de plusieurs fois celles de la Grande-Bretagne et des Etats-Unis pris ensemble.

Il est possible qu’en certains lieux on soit enclin à oublier ces pertes colossales du peuple soviétique, qui ont rendu possible la libération de l’Europe du joug hitlérien. Mais l’Union soviétique ne peut oublier ces pertes. On se demande ce qu’il peut bien y avoir d’étonnant dans le fait que l’Union soviétique, voulant garantir sa sécurité dans l’avenir, s’efforce d’obtenir que ces pays aient des gouvernements qui observent une attitude loyale envers l’URSS. Comment peut-on, si l’on a tout son bon sens, qualifier ces intentions pacifiques de l’Union soviétique de tendances expansionnistes de notre État ?

M. Churchill affirme, plus loin, que « le gouvernement polonais, se trouvant sous la domination des Russes, a été encouragé à formuler, vis-à-vis de l’Allemagne, des exigences énormes et injustifiées ». Chacun de ses mots est une calomnie grossière et insultante.

La Pologne démocratique actuelle est dirigée par des hommes éminents. Ils ont montré par leurs actes qu’ils savent défendre les intérêts et la dignité de leur patrie mieux que n’ont pu le faire leurs prédécesseurs. Quelles raisons peut invoquer M. Churchill pour affirmer que les dirigeants de la Pologne contemporaine peuvent tolérer dans leur pays la « domination » de représentants de quelque État étranger que ce soit ? Les calomnies de M. Churchill contre les « Russes » ne sont-elles pas dictées par l’intention de semer des germes de discorde dans les relations entre la Pologne et l’Union Soviétique ?

M. Churchill n’est pas content que la Pologne ait effectué un tournant dans sa politique en faveur de l’amitié et de l’alliance avec l’URSS. Il fut un temps où, dans les relations entre la Pologne et l’URSS, prédominaient des éléments de discorde et de contradictions. Cela donnait la possibilité, à des hommes d’État du genre de M. Churchill, de jouer de ces contradictions, de chercher à mettre la main sur la Pologne sous prétexte de la protéger des Russes, d’agiter le spectre de la guerre entre l’URSS et la Pologne et de conserver la position d’arbitre.

Mais cette époque est révolue, car l’hostilité entre la Pologne et la Russie a fait place à l’amitié polonosoviétique. La Pologne actuelle, démocratique, ne veut plus être un « ballon de jeu » aux mains d’étrangers. Il me semble que c’est précisément cette circonstance qui irrite M. Churchill et le pousse à des sorties grossières, dépourvues de tact, contre la Pologne. Pensez donc : on ne le laisse pas jouer aux dépens d’autrui…

En ce qui concerne les attaques de M. Churchill contre l’Union soviétique, à propos de l’extension des frontières occidentales de la Pologne, grâce à la reprise de territoires anciennement pris par l’Allemagne à la Pologne, il me semble que M. Churchill pipe ouvertement les dés.

Comme on le sait, la décision relative aux frontières occidentales de la Pologne a été adoptée à la conférence de Berlin des trois puissances sur la base des demandes polonaises. L’Union soviétique a déclaré à plusieurs reprises qu’elle considérait ces demandes comme justes et équitables. Il est tout à fait probable que M. Churchill n’est pas content de cette décision. Mais pourquoi M. Churchill, sans ménager ses flèches contre la position des Russes dans cette question, cache-t-il à ses auditeurs le fait que cette décision a été prise à l’unanimité à la conférence de Berlin et qu’elle a été votée non seulement par les Russes, mais également par les Britanniques et les Américains ? Pourquoi M. Churchill a-t-il eu besoin d’induire en erreur ses auditeurs ?

M. Churchill affirme plus loin que « les Partis communistes étaient très faibles dans tous ces États d’Europe orientale, qu’ils ont acquis une force extraordinaire dépassant de beaucoup leur importance en effectifs et qu’ils s’efforcent d’instaurer partout un contrôle totalitaire », que « des gouvernements policiers dominent dans presque tous ces pays et que, à l’heure actuelle, il n’y existe aucune démocratie véritable, exception faite pour la Tchécoslovaquie ».

Comme on le sait, en Angleterre, un seul parti dirige maintenant l’État : le Parti travailliste, alors que les partis d’opposition sont privés du droit de participer au gouvernement anglais. Chez M. Churchill, cela s’appelle le véritable esprit démocratique. En Pologne, en Roumanie, en Yougoslavie, en Bulgarie, en Hongrie, c’est un bloc de plusieurs partis qui gouverne, un bloc de quatre à six partis, et l’opposition, si elle est à peu près loyale, se voit assurer le droit de participer au gouvernement. Chez M. Churchill, cela s’appelle du totalitarisme, de la tyrannie, de la dictature policière. Pourquoi ? Pour quel motif ? N’attendez pas de réponse de la part de M. Churchill. M. Churchill ne comprend pas dans quelle position comique il se met avec ses discours criards sur le totalitarisme, la tyrannie et la dictature policière.

M. Churchill voudrait que la Pologne soit gouvernée par Sosnkowski et Anders, la Yougoslavie par Mikhaïlovitch et Pavélitch, la Roumanie par le prince Stirbey et Radescu, la Hongrie et l’Autriche par n’importe quel roi de la maison des Habsbourg, et ainsi de suite. Il voudrait nous convaincre que ces messieurs de la fourrière fasciste peuvent garantir « un ordre vraiment démocratique ». Tel est l’« esprit démocratique » de M. Churchill.

M. Churchill n’est pas loin de la vérité quand il parle de l’influence accrue des Partis communistes en Europe orientale. Il convient cependant de noter qu’il n’est pas tout à fait précis. L’influence des Partis communistes a augmenté non seulement en Europe orientale, mais aussi dans tous les pays où avait auparavant dominé le fascisme (Italie, Allemagne, Hongrie, Bulgarie, Roumanie, Finlande), ou bien où avait eu lieu l’occupation allemande, italienne ou hongroise (France, Belgique, Hollande, Norvège, Danemark, Pologne, Tchécoslovaquie, Yougoslavie, Grèce, Union soviétique, etc.).

L’accroissement de l’influence des communistes ne peut pas être considéré comme un fait du hasard, mais comme un phénomène entièrement légitime. L’influence des communistes s’est accrue parce que, pendant les dures années de la domination fasciste en Europe, les communistes se sont montrés des combattants sûrs, audacieux, pleins d’abnégation, contre le régime fasciste et pour la liberté des peuples.

M. Churchill rappelle quelquefois, dans ses discours, « les petites gens qui vivent dans des maisons modestes ». Il leur donne, en grand seigneur, des tapes amicales sur l’épaule et se dit leur ami. Mais ces hommes ne sont pas aussi simples qu’on pourrait le croire à première vue. Ce « petites gens » ont leur point de vue, leur politique, et ils savent se défendre.

Ce sont eux, les millions de ces « petites gens », qui ont battu M. Churchill et son parti en Angleterre, donnant leurs voix aux travaillistes.

Ce sont eux, les millions de ces « petites gens », qui ont isolé en Europe les réactionnaires et les partisans de la collaboration avec le fascisme, et ont donné leur préférence aux partis démocratiques de gauche.

Ce sont eux, les millions de ces « petites gens », qui, après avoir éprouvé les communistes dans le feu de la lutte et de la résistance au fascisme, ont décidé que les communistes méritaient pleinement la confiance du peuple.

C’est ainsi que l’influence des communistes a augmenté en Europe. Telle est la loi du développement historique.

Naturellement, M. Churchill n’est pas satisfait par un tel développement des événements, et il sonne l’alarme, faisant appel à la force. Mais M. Churchill n’était pas non plus satisfait de l’apparition du régime soviétique en Russie, après la première guerre mondiale. À cette époque, il sonnait également l’alarme et organisa la campagne militaire « des quatorze États » contre la Russie, se proposant de faire tourner en arrière la roue de l’Histoire.

Mais l’Histoire s’est avérée plus forte que l’intervention churchilienne et le don-quichottisme de M. Churchill l’a amené à subir à l’époque une défaite complète.

Je ne sais si M. Churchill et ses amis réussiront à organiser, après la Seconde Guerre mondiale, une nouvelle campagne militaire contre « l’Europe orientale ». Mais s’ils y réussissent, ce qui est peu probable, car des millions de « petites gens » montent la garde pour défendre la cause de la paix, on peut dire avec assurance qu’ils seront battus, de même qu’ils ont été battus autrefois, il y a de cela vingt-six ans.

(Nouvelles Soviétiques, no 86, 16 mars 1946, Paris.)

Source: http://cpcml.ca/francais/Lmlq2016/Q46035.HTM#2

Georgi Dimitrov : Prendre de misérables terroristes sous sa protection, c’est aider le fascisme – 1937

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[L’article de G. Dimitrov a été publiés à Paris en 1937, par le Bureau d’éditions de l’Internationale Communiste, dans l’ouvrage intitulé « Le complot contre la Révolution russe. Les enseignements du Procès de Moscou contre le centre terroriste trotskiste-zinoviéviste. »]

 

 

 

Préface du Bureau d’édition

Prolétaire c’est votre cause qui est en jeu !

L’organisation d’attentats criminels en Union soviétique fait partie de l’offensive fasciste mondiale visant à l’esclavage des peuples.

Ce sont les mêmes criminels qui envoient les assassins en Espagne et en Union soviétique. Les bandes trotskistes-zinoviévistes s’avèrent les alliées les plus intimes de la racaille criminelle fasciste de Hitler et de Mussolini. Tant au procès des terroristes de Moscou qu’à celui des terroristes de Novossibirsk, il a été prouvé, devant le monde entier, que les bandes terroristes trotskistes-zinoviévistes travaillaient de concert avec les agents de la Gestapo. Elles se sont révélées comme des agents de celle-ci. En Espagne, les trotskistes essayent de désagréger et de briser le Front populaire antifasciste, afin d’aider les généraux fascistes Franco et Mola à remporter la victoire. C’est ainsi que le trotskisme s’avère l’allié, l’auxiliaire et le pionnier de la pire réaction et de la pire contre-révolution, le complice des plus mortels ennemis de la classe ouvrière, du fascisme assassin.

La découverte du complot trotskiste-zinoviéviste contre la vie de Staline et de ses collaborateurs les plus intimes, a soulevé une indignation indicible dans toute la population de l’U.R.S.S., ainsi que parmi les masses laborieuses et opprimées du monde entier. Tous les ouvriers et antifascistes ont compris que par ces attentats scélérats, on voulait atteindre le cœur, ce qu’il y a de meilleur, la position la plus forte de la paix mondiale, la démocratie, ce qu’il y a de plus cher et de plus sacré ou prolétariat révolutionnaire mondial et à toute la partie avancé e et progressive de l’humanité. A ces attentats lâches et perfides des bandes terroristes trotskistes, au guet-apens ourdi par les instruments du fascisme, une seule réponse pouvait être faite, celle qu’a donnée le tribunal suprême de l’U.R.S.S., accomplissant son devoir révolutionnaire : la destruction de cette bande de comploteurs perfides qui s’étaient avérés comme les ennemis mortels du prolétariat révolutionnaire mondial.

Non seulement le procès des terroristes de Moscou, mais aussi celui des terroristes de Novossibirsk a démontré à toute l’opinion mondiale la communauté tout à fait étroite dans le meurtre entre le fascisme allemand et les bondes terroristes trotskistes-zinoviévistes. Si, ou procès des terroristes de Moscou, on découvrit que les attentats des bandits féroces visaient les grands chefs du premier pouvoir ouvrier, à Novossibirsk, il fut prouvé que les assassinats en masse visaient les ouvriers d’entreprises et de mines entières de l’Union soviétique. On ne pouvait donc plus douter que le fascisme criminel assoiffé de sang se préparât à frapper le premier pouvoir ouvrier et ses chefs glorieux, et à réaliser la campagne de destruction qu’il prêchait depuis des années. Pour y parvenir, il eut recours aux seuls moyens qui lui restaient encore dons les conditions actuelles des rapports de force en U.R.S.S. : les lâches assassinats tramés en secret.

C’est sur cette voie terroriste que le fascisme hitlérien rencontra les bandits du bloc Trotski-Zinoviev et qu’il fit cause commune avec ces gens ravalés au rôle de terroristes assassins. Tels sont les faits dépouillés établis dans les pièces judiciaire.

Mais, malgré cette alliance éhontée des bandes terroristes dégénérées de Trotski et de Zinoviev, et du fascisme hitlérien, il s’est trouvé encore des avocats et des défenseurs cyniques de ces lâches assassins et terroristes œuvrant contre le premier Etat ouvrier. Les chefs les plus éminents de la Deuxième Internationale et de l’Internationale syndicale d’Amsterdam, Fritz Adler, De Brouckère, Citrine, Otto Bauer et d’autres encore, voulaient retenir le geste de défense du pouvoir soviétique et cherchaient à empêcher la suppression de la bande terroriste contre-révolutionnaire. Au lieu de venir en aide au pouvoir des Soviets dans sa lutte de défense révolutionnaire contre le mortel ennemi de tout le prolétariat mondial chose toute naturelle pour tous les ouvriers et antifascistes épris de liberté − les porte-parole de la Deuxième Internationale prennent parti pour ce pire ennemi du prolétariat mondial et contre l’avant-garde révolutionnaire combattante du prolétariat, et contre tous les antifascistes. C’est le deuxième fait tout nu que nous devons constater.

La lutte contre le principal ennemi du prolétariat, du socialisme et de la démocratie, la lutte contre le fascisme, oblige aussi aujourd’hui chaque ouvrier et chaque antifasciste, à prendre position dans ces questions. Tant que des traîtres à la cause de la classe ouvrière, des alliés du fascisme, des agents de l’ennemi de classe se trouveront encore dans ses propres rangs, le prolétariat ne pourra pas gagner la lutte pénible remplie de sacrifices, la longue lutte qu’il doit mener contre le fascisme et la contre· révolution.

La tâche primordiale, la plus importante, la plus inéluctable du prolétariat mondial et de tous les antifascistes est de consolider, d’étendre et de rendre invincible, à force de fermeté et de cohésion interne, le Front unique du prolétariat et le Front populaire antifasciste, de gagner et de mobiliser pour la lutte commune contre le fascisme toutes les couches encore hésitantes du peuple travailleur. Et cela ne se fera pas en défendant les ennemis mortels de l’avant-garde révolutionnaire comme le font les leaders de la Deuxième Internationale, mais seulement en épurant complètement les rangs du prolétariat de tous les ennemis déclarés et dissimulés et de tous les alliés du fascisme connus ou à découvrir.

Le mot d’ordre pour la classe ouvrière internationale n’est pas de défendre le trotskisme contre· révolutionnaire, de faire cause commune avec lui. C’est au contraire d’épurer, de nettoyer les rangs de la classe ouvrière des alliés du fascisme. C’est cela qui est aujourd’hui la nécessité de l’heure.

Georgi Dimitrov : Prendre de misérable terroristes sous sa protection, c’est aider le fascisme

On ne peut lire, sans éprouver un sentiment de profonde indignation, le télégramme que les représentants officiels de l’Internationale socialiste et de la Fédération syndicale internationale, De Brouckère, Adler, Citrine et Schevenels ont adressé, en toute hâte, au gouvernement soviétique, à propos du procès du Centre terroriste trotskiste-zinoviéviste.

Ces leaders réactionnaires agirent-ils avec le même empressement lorsque l’Internationale communiste s’adressa à l’Internationale socialiste en vue d’une aide commune aux mineurs asturiens qui luttaient en octobre 1934 les armes à la main ? Se hâtèrent-ils de répondre aux appels réitérés des représentants de l’Internationale communiste les invitant à agir en commun pour la défense du peuple éthiopien, attaqué par le fascisme italien. Nullement. On se souvient qu’ils déclarèrent alors se considérer incompétents pour engager des pourparlers sur cette question et qu’il fallait attendre la convocation de l’Exécutif de l’Internationale socialiste. Pourtant, il s’agissait alors d’une cause juste et honnête : la défense des intérêts vitaux du prolétariat, non seulement espagnol, mais du prolétariat international, de la lutte contre une guerre de rapine des plus inique, des plus infâme.

Mais, aujourd’hui, il se trouve qu’ils sont pleinement compétents pour prendre de leur propre chef, sans consulter leurs organisations, la défense d’accusés terroristes qui ont porté leur main criminelle contre les dirigeants du pouvoir soviétique.

Il en fut toujours ainsi. Lorsque le tribunal prolétarien de l’U.R.S.S. abaissa son glaive pour châtier les saboteurs qui mélangeaient du verre pilé à la nourriture des ouvriers, empoisonnaient le bétail des kolkhoz, endommageaient les machines, pour châtier les saboteurs-espions et les agents du fascisme qui détruisaient les voies ferrées, organisaient des explosions, on vit invariablement les leaders réactionnaires − Citrine, Adler, etc., − intercéder en défenseurs de ce ramassis de contre-révolutionnaires.
Maintes fois, dans le passé, lorsque les organismes de la dictature du prolétariat prirent en flagrant délit les agents du fascisme étranger qui préparaient des attentats contre les chefs du pays du socialisme, la sympathie des leaders réactionnaires fut non du côté des ouvriers et des kolkhoziens de l’Union soviétique, mais du côté de leurs cruels ennemis.

Aucun leader de l’Internationale socialiste n’adressa de télé grammes de condoléances ni au P.C. de l’U.R.S.S., ni au gouvernement soviétique, lorsque fut traîtreusement tué Kirov, le meilleur fils du peuple, le combattant si dévoué à la cause de la libération de la classe ouvrière internationale. Au contraire. Ils se hâtèrent aussi cette fois-là de prendre la défense de ceux sur qui s’abattait la colère du peuple. Et il est d’autant plus révoltant de voir qu’aujourd’hui précisément, lorsque autour du peuple espagnol luttant héroïquement, se forme en fait un Front unique international de lutte contre les généraux rebelles, contre le fascisme allemand et italien, pour défendre la République et la démocratie, Citrine et consorts se livrent à une manifestation hostile contre le pays du socialisme, rempart le plus ferme et indestructible de la liberté des peuples.

Que peuvent dire ces avocats de Trotski, Zinoviev, Kamenev devant des faits indéniables ?, N’est-il pas prouvé que Trotski, en son temps élevé sur les pavois par les leaders socialistes réactionnaires, est l’organisateur de la terreur individuelle dans l’Union soviétique ? Cella est prouvé. N’est-il pas prouvé que ses alliés, Kamenev, Zinoviev, etc. préparèrent, des années durant, des attentats terroristes contre le plus grand chef et l’organisateur des victoires du socialisme, Staline, contre ses meilleurs compagnons de lutte, les dirigeants du Parti et du pouvoir soviétique ? Cela est prouvé. N’est-il pas prouvé que cette bande terroriste assassina Kirov ? Cela est prouvé. N’est-il pas prouvé que ces vils terroristes agissaient en alliance avec la Gestapo, C’est-à-dire avec la police secrète du fascisme allemand, le plus cruel ennemi de la classe ouvrière, tortionnaire féroce des ouvriers communistes, socialistes et sans parti ? Cela est prouvé. N’est-il pas prouvé que les terroristes contre-révolutionnaires, dans leur illégalité empestée, cultivaient les mœurs des policiers fascistes qui incendièrent le Reichstag, et, plus tard, exterminèrent les participants de cette ignoble affaire ? Cela est prouvé. Tout cela a été prouvé au tribunal soviétique, siégeant publiquement, en présence des représentants de la presse internationale, cela a été confirmé par les aveux catégoriques des inculpés eux-mêmes. Mis au pied du mur par les faits et les preuves, ils ont pleinement reconnu la justesse des accusations portées contre eux et n’ont pas nié leur liaison avec le fascisme, tant dans le domaine politique que dans celui de l’organisation.

N’est-ce pas un fait que les accusés, dans leur dernière déclaration, ont proclamé l’un après l’autre l’infamie de leurs crimes, contre la classe ouvrière ?

Mais Citrine, Adler, etc., ont pris leur défense !

Ridicules et lamentables sont les prétentions de ces leaders qui demandent d’accorder aux accusés les garanties auxquelles ils ont droit. Toutes les possibilités ont été données aux accusés de se défendre. On leur a accordé le droit de choisir leurs défenseurs, d’appeler des témoins, d’exiger la vérification des preuves, etc. Mais ils ont renoncé aux défenseurs, à citer des témoins, ils ont renoncé à plaider eux-mêmes car la chaîne des crimes était trop manifeste et irréfutablement prouvée. Leurs crimes ont été prouvés devant le monde entier au procès public par des documents, des faits, des pièces à conviction. Les conspirateurs criminels ont été pris en flagrant délit, les armes à la main, avec des passeports reçus des agents de la Sûreté hitlérienne, avec des explosifs.

Les documents présentés au tribunal ont prouvé que Trotski dirigeait personnellement l’ activité des terroristes qu’il en voyait en U.R.S.S. pour assassiner Staline et organiser des actes terroristes contre les dirigeants de l’État socialiste. A ce procès public, la culpabilité des terroristes trotskistes et zinoviévistes a été prouvée par des preuves plus que suffisantes.

Il a été démontré de toute évidence que Trotski, Zinoviev, Kamenev et toute leur bande se trouvaient de l’autre côté de la barricade ; qu’ils se trouvaient dans le même camp que ceux qui luttent contre le peuple espagnol, qui envoient des aéroplanes, des fusils, des obus aux généraux rebelles et effectuent une intervention contre-révolutionnaire en Espagne.

Citrine et consorts tentent de mati ver leur défense des terroristes − des ennemis du pouvoir soviétique − en invoquant la nécessité de maintenir la solidarité prolétarienne avec la classe ouvrière qui lutte en Espagne. Ils tentent de créer l’impression que le procès des terroristes contre-révolutionnaires en U.R.S.S. menace cette solidarité prolétarienne avec le peuple espagnol. C’est un mensonge avéré.

Le procès contre les terroristes, agents du fascisme, fait partie intégrante de la lutte antifasciste de la classe ouvrière internationale. La solidarité réelle avec le peuple espagnol est incompatible avec la défense des agents du fascisme dans les autres pays. On ne saurait soutenir honnêtement le peuple espagnol en lutte contre le fascisme et en même temps, se faire le défenseur d’une bande terroriste en U.R.S.S., bande aidant le fascisme. Ceux qui, directement ou indirectement, soutiennent les terroristes contre-révolutionnaires en U.R.S.S., servent également à fond le fascisme espagnol, contrecarrent la lutte du peuple espagnol et facilitent sa défaite.

L’intervention des leaders de l’Internationale socialiste et de la Fédération syndicale internationale conduit à saper la solidarité du prolétariat international avec le prolétariat de l’UR.S.S. Elle porte un coup au mouvement d’unité de la classe ouvrière mondiale. Elle vise à faire échouer le Front unique des travailleurs contre le fascisme en Espagnol en France, et dans les autres pays. L’intervention de Citrine et consorts est un coup direct porté la lutte héroïque du peuple espagnol, car si le peuple espagnol suivait les conseils malpropres que se permettent de donner aux peuples de l’U.R.S.S. les leaders socialistes réactionnaires, la République espagnole serait vouée à la défaite.

Si le peuple espagnol doit supporter de tels sacrifices, c’est précisément parce que les généraux contre-révolutionnaires ont trop longtemps joui de l’impunité et que les mesures nécessaires n’ont pas été prises à temps contre les fascistes qui organisaient secrètement le complot contre le peuple.

Il est hors de doute que Hitler et Mussolini, les généraux Franco et Mola, les fascistes de France et des autres pays, tous les ennemis jurés de l’unité de la classe ouvrière et du Front populaire, tous les ennemis de la démocratie, du socialisme et de l’Union soviétique salueront cet acte honteux, car l’intervention de Citrine-Adler vise à approfondir la scission dans les rangs du mouvement ouvrier mondial. Elle fait le jeu de la réaction internationale.

Il serait faux de rendre responsables de cette intervention tous les partis et organisations affiliés à l’Internationale socialiste et à la Fédération syndicale internationale. Il est certain qu’ils n’ont pas mandaté Citrine et Schevenels, De Brouckère et Adler pour prendre la défense de Trotski, Zinoviev, Kamenev qui organisaient des actes terroristes contre les dirigeants du grand pays des Soviets. Ils ne les avaient pas mandatés pour défendre des accusés, alliés au fascisme allemand et agents de la Gestapo. Ils n’avaient pas chargé ces leaders d’utiliser le procès de la bande terroriste pour déclencher une nouvelle campagne de calomnies contre l’Union soviétique et faire échouer le front unique contre le fascisme.

Aujourd’hui, en connexion avec l’intervention honteuse de Citrine et consorts, les millions de partisans de l’unité dans les rangs de l’Internationale socialiste et de la Fédération syndicale internationale sont tenus de riposter mieux encore aux saboteurs du Front unique. Il est grand temps de mettre fin à ces interventions faites prétendument au nom des organisations ouvrières et qui empêchent la lutte commune contre l’ennemi commun.

L’exemple des condamnés dégénérés permet à chacun de voir comment les renégats, gens à double face, jonglant avec les phrases radicales, dans le genre de Trotski, jouent le rôle de saboteurs dans les rangs du mouvement ouvrier et accomplisse la besogne scélérate du fascisme. Aujourd’hui même, les gens les plus myopes sont à même de se rendre compte pourquoi Trotski a besoin de créer une « Quatrième Internationale » et à qui sert ce ramassis malpropre d’individualistes petits-bourgeois déchaînés, d’arrivistes infatués d’eux-mêmes, d’agents de la Gestapo et des autres polices.

Savoir faire preuve à chaque pas d’une vigilance de classe perspicace, apprendre à distinguer les amis véritables des ennemis cachés, démasquer les gens à double face, agents de l’ennemi de classe, les expulser à temps et impitoyablement des rangs des organisations prolétariennes, tel est un des enseignements les plus importants que le mouvement ouvrier de tous les pays doit tirer de ce procès.
Nous ne doutons pas que toutes les organisations de la classe ouvrière donneront une réponse méritée aux sorties antisoviétiques de Citrine et consorts renforceront et développeront le mouvement en faveur du Front unique, rassembleront des millions de travailleurs autour de l’équitable guerre du peuple espagnol contre les généraux rebelles soutenus par le fascisme allemand et italien, et grouperont la classe ouvrière contre le fascisme et ses misérables auxiliaires, les conspirateurs trotskistes.

 

Source: http://www.centremlm.be/Georgi-Dimitrov-Prendre-de