Démonstration de force de l’armée chinoise autour de Xi Jinping (VIDEO)

 

La Chine s’est livrée le 30 juillet à une démonstration de force avec un défilé militaire géant autour du président Xi Jinping, qui a appelé l’armée à servir le Parti communiste au pouvoir.

Devant la tribune où le président de la République populaire de Chine, Xi Jinping, se tenait debout revêtu d’un costume et d’une casquette en treillis, des centaines de véhicules, de blindés et de missiles, ainsi que des milliers de soldats, ont défilé loin du public dans l’immense base militaire de Zhurihe, en Mongolie intérieure (nord), à environ 500 km au nord-ouest de Pékin.

Les médias étrangers n’ont pas été conviés à couvrir l’événement qui était retransmis par la télévision nationale à l’occasion du 90e anniversaire de la fondation de l’Armée rouge.

Des hélicoptères ont survolé le défilé, formant le chiffre 90 dans le ciel, suivis par des avions de combat.

 

Dans un discours prononcé face aux troupes, Xi Jinping a appelé l’armée à suivre «la direction absolue» du Parti communiste chinois (PCC) et à se tenir prête à «vaincre tout envahisseur» potentiel.

«Le monde n’est pas entièrement en paix et la paix doit être sauvegardée», a-t-il déclaré. «Plus qu’à aucun autre moment dans l’histoire, nous devons bâtir une armée du peuple puissante», a-t-il ajouté.

A l’approche du XIXe congrès du Parti communiste chinois (PCC) qui doit lui conférer à l’automne un nouveau mandat de cinq ans à la tête du pays, le chef de l’Etat avait auparavant passé en revue les troupes sous un ciel clair au milieu de la steppe mongole.

 

Xi Jinping a lancé à plusieurs reprises aux soldats : «Camarades, vous avez travaillé dur!» «Nous sommes au service du peuple!», lui ont-ils répondu.

La Chine dispose de la première armée du monde en termes d’effectifs, avec 2 millions d’hommes sous les drapeaux.

En termes de budget, elle est la deuxième du monde, loin derrière celle des Etats-Unis, avec une enveloppe de 143 milliards d’euros prévue pour 2017, en hausse de 7% par rapport à l’an dernier. Pékin a mis à flot en avril un deuxième porte-avions et a ouvert sa première base militaire à l’étranger, à Djibouti.

Lire aussi : Après son «epic fail» photoshop, l’armée chinoise obligée de présenter des excuses publiques

Le défilé du 30 juillet commémorait la fondation de l’armée communiste chinoise en 1927 lors d’un premier engagement face aux troupes du gouvernement nationaliste au début de la guerre civile qui s’achèvera par l’arrivée au pouvoir du PCC en 1949.

L’armée chinoise, connue aujourd’hui sous le vocable «d’Armée populaire de libération» (APL), célèbre normalement son anniversaire chaque année le 1er août.

Les dirigeants chinois successifs ont traditionnellement présidé à d’imposants défilés militaires à diverses occasions, mais ceux-ci se déroulaient habituellement à Pékin.

Source: https://francais.rt.com/international/41515-demonstration-force-armee-chinoise-xi-jinnping

Expulsion of the Montreal and Valleyfield Cells of the Revolutionary Communist Party/Expulsion des cellules de Montréal et de Valleyfield du Parti communiste révolutionnaire

(English follows)

Note : Dans le document qui suit, l’on fait référence aux branches montréalaises d’organisations de masses aux côtés de la cellule montréalaise du PCR. Jusqu’à présent, comme la clique des vieilles idées rejette la ligne de masse et le rôle indépendant des organisations de masses, il devrait être entendu que ce sont plus ou moins les mêmes personnes dans le MER-Montréal, le MRO-Montréal, le FFPR-Montréal, le Front rouge des jeunes, la cellule de Montréal et le leadership du District du Québec. Ainsi, bien qu’il serait insensé, par exemple, d’agglomérer les actions du MER-Ottawa alors que l’on critique le PCR à Ottawa, à Montréal lesdites « organisations de masses » (petits mouvements) et la cellule sont beaucoup plus directement liées qu’ailleurs.

C’est d’une immense tristesse que le Comité Central du Parti communiste révolutionnaire (PCR-RCP) annonce l’expulsion des cellules de Montréal et de Valleyfield du Parti. Alors que nous reconnaissons que ceci est une mesure très sévère, elle l’a été forcée de notre main. Le leadership de Montréal a saisi le contrôle du site internet du Parti et est activement en train de prévenir les communications entre le Comité Central et les cellules de Montréal et Valleyfield. Ainsi nous sommes incapables de discerner quelle est l’étendue des membres qui soutiennent les gestes de la clique des vieilles idées. Par conséquent, dans la mesure où ces deux cellules ne reconnaissent apparemment pas la légitimité de la direction du Parti, nous ne sommes laissés qu’avec aucun autre choix que d’expulser les cellules dans leur ensemble. Nous reconnaissons que ce ne sont pas tous les membres de ces cellules qui soutiennent le comportement obstructionniste de la clique des vieilles idées ; comme nous le délimiterons ci-dessous, nous invitons tous les membres de ces cellules qui reconnaissent le leadership légitime du Parti d’entrer en contact avec nous pour une réadmission dans les rangs du Parti.

Nous désirons rendre explicite que ces expulsions ne sont pas le résultat de la lutte de ligne en cours dans le Parti (sur la question de la ligne de masse avec des questions subsidiaires, dont le féminisme prolétarien et le rôle des syndicats). Ces expulsions sont le résultat d’infractions organisationnelles et procédurales – des infractions qui porteront gravement atteinte au Parti si laissées intraitées. Les raisons pour les expulsions vont comme suit :

–Défaut d’initier une campagne de rectification mandatée

Le 5 mars, le Comité Central a mandaté la cellule de Montréal de se conformer à une campagne de rectification ayant pour but de rectifier le travail de la cellule. Une copie de cette résolution du CC a été inclue ci-joint en annexe. Peu de temps après que cela n’ait été décidé, le leadership de Montréal a déclaré le CC illégitime et a rompu les communications. Dans ce contexte, il a été impossible de lancer cette cruciale campagne de rectification.

-Usage de la violence afin de résoudre des désaccords politiques

Récemment, un schéma d’utilisation de la violence s’est développé envers autrui parmi la gauche comme moyen de résoudre les désaccords politiques. Le premier incident a eu lieu le 4 mars à la Maison Norman Bethune, où quatre sympathisants du PCR-RCP ont attaqué trois autres sympathisants du PCR-RCP sur la base de la lutte de ligne en cours. Le 5 mars, un membre du Comité central a été menacé de ne pas se rendre à la Maison Norman Bethune par l’un des dirigeants montréalais. Plus récemment, il y a eu l’incident au Café Aquin, où deux membres du PCR-RCP (qui avaient déjà été expulsés!) ont agressé un barista parce qu’on leur avait dit de ne pas faire d’affichage. Dans chacun de ces cas, les assaillants n’ont absolument pas affiché quelque regret que ce soit quant à leurs actions. Nous trouvons que c’est une conduite totalement répréhensible, et non une manière maoïste de résoudre les contradictions entre au sein du Peuple.

-Schéma de désintérêt à lutter politiquement

De pair avec l’usage de la violence pour traiter de désaccords politiques, nous observons un désintérêt de la clique des vieilles idées à s’engager dans toute lutte politique. Notons ici le soudain départ du MER-Montréal du MER-RSM sans lutter au préalable avec le reste de l’organisation, la manifestation soudaine du déplaisir des dirigeants précédents avec le travail du Parti dans les dernières années sans rendre explicites leurs critiques en temps opportun, et un schéma répété au dernier Congrès où des membres de la clique des vieilles idées votaient continuellement contre toute possibilité de débat interne ou de discussion sur les questions litigieuses. La clique des vieilles idées a également préféré l’intrigue à la lutte politique quand la question des politiques trans sont survenues dans le FFPR.

–Interférence dans une investigation à propos d’allégations d’abus sexuels

Nous avons récemment reçu des informations selon lesquelles quelqu’un de la clique des vieilles idées aurait agressé sexuellement un ancien membre du Parti. Avant tout, nous désirons rendre abondamment clair que ces accusations n’ont pas été faites par la survivante, mais plutôt par une tierce personne et pas à la demande de la survivante. Le Comité Central avait entamé une investigation dès que cette question nous avait été soulevée. Récemment, un membre de la clique des vieilles idées a déclaré avoir reçu une lettre de la survivante niant ces accusations. Cependant, la clique des vieilles idées a refusé de transmettre la lettre au Comité Central, rendant ainsi l’investigation considérablement plus difficile. En conséquence, l’enquête est toujours en cours.

–Transphobie

La clique des vieilles idées défend la transphobie sous le couvert du féminisme prolétarien. Plus précisément ici, nous faisons référence à un certain nombre d’éléments. Un document intitulé « Sur le FFP et l’Oppression des femmes » avait été soumis par des membres du FFPR-Montréal et subséquemment rejeté par le Congrès. Ce document rejette l’idée qu’il existerait les « cisgenres » et réfèrent aux femmes trans comme simplement des hommes, qui sous le malaise du patriarcat, ont décidé de s’assujettir à l’oppression de genre. Mise à part de ce document, une supporter trans du Parti à Montréal a été mise du côté dans le FFPR et ultimement de la cellule elle-même dû à son identité et son apparence. Une camarade du FFPR qui a questionné la décision fut également ostracisée. Nous avons également relevé un schéma de constante mauvaise utilisation des pronoms appropriés par les membres de la clique des vieilles idées.

–Vol

Lorsque la clique des vieilles idées a déclaré que le Comité Central comme étant supposément illégitime, elle ne s’est pas seulement saisie du site internet du Parti, mais aussi de la majorité de ses ressources. Ils étaient capables de faire ainsi étant donné que plusieurs de la clique des vieilles idées constituaient le « leadership historique du groupe » – ceux qui menaient autrefois le Parti, mais qui ne siègent présentement pas sur le Comité Central. Le Comité Central ne s’attendait pas à ce qu’il y aurait des problèmes de cette magnitude et ne voyait aucun problème à ce que les ressources soient tenues aux mêmes endroits que dans le passé. En conséquence, la clique des vieilles idées s’est défilée avec la majorité des économies du Parti – un montant substantiel après 10 ans – ainsi que ses ressources physiques (incluant plus de 1000 copies-papier de la dernière parution de notre journal théorique) tout en laissant le Comité Central avec la responsabilité de rembourser les dépenses faites en notre nom.

-Rejet du centralisme démocratique

Depuis un bon moment, nous avons de sérieux problèmes avec la centralisation de l’information, ainsi que la décentralisation des décisions, entre le Comité central et la cellule de Montréal. D’une part, ceci était en conséquence du refus de la clique des vieilles idées de reconnaître l’autorité du Comité central. Au contraire, cette clique a pris la décision de constituer un « deuxième centre » qui se chargeait de prendre de décision pour le Québec sans impliquer le Comité central. Des problèmes sont donc survenus lorsque la cellule de Montréal et le District du Québec (effectivement les mêmes personnes) ont voté pour « non-intégré » un membre transféré d’une autre ville, malgré le fait que la constitution du parti dit très clairement que seul le Comité central a l’autorité d’expulser des membres. Ceci est devenu encore plus problématique lorsque la clique des vieilles idées, qui ne représentait plus la majorité du parti avec uniquement 15% de l’effectif, a déclaré le comité central comme non légitime et a annulé sa décision d’expulser les 4 membres responsables de l’assaut du 4 mars 2017. Depuis, cette clique a voyagé partout au Québec en tentant de faire signer au membre un document qui déclare la clique des vieilles idées comme la direction légitime du parti. Même ici, dans leur comportement factionnel flagrant, ils refusent de suivre les procédures du centralisme démocratique de l’organisation, contournant la direction locale pour discuter avec des « camarades à qui on fait confiance » dans le but d’avoir un support de la région. La clique des vieilles idées nous a démontré qu’ils rejettent le centralisme démocratique du PCR-RCP pour favoriser leur propre vision orgueilleuse et subjective.

Bien que plusieurs des problèmes discutés ci-haut ne sont pas nouveaux, le comité central espérait les résoudre par un processus de rectification. Cela étant dit, avec les actions récentes nous croyons maintenant que ces problèmes soient assez importants pour justifier l’expulsion totale de la clique de vieilles idées, et par conséquent, les cellules de Montréal et Valleyfield.

Comme nous avons mentionné plus tôt, nous sommes certains que ces actions et positions ne reflètent pas la totalité des camarades à Montréal et Valleyfield. Malheureusement, en conséquence du fait que la clique des vieilles idées nous a rendu la communication avec eux impossible, nous n’avons pas le choix d’expulser les cellules de façon entière. Au camarade dans ses cellules nous voulons rendre de quoi très clair; peu importe votre opinion dans la lutte de ligne présentement, si vous reconnaissez la direction officielle du parti, contactez le comité central à : pcr.rcp.canada@gmail.com et vous serez réintégré.

Le comité central du PCR-RCP aimerait aussi prendre cette opportunité pour s’excuser aux masses montréalaises pour les erreurs sérieuses que nous avons commises dans le passé. Nous nous excusons auprès des travailleurs du Cafée Aquin pour l’assaut physique qui s’est déroulé dans leur lieu de travail sous le nom de notre parti. Nous nous excusons pour les camarades queer et trans pour la transphobie commise de la part de la cellule montréalaise, le MER, et le FFPR. Nous nous excusons pour le sectarisme de l’ancienne cellule de Montréal, en particulier à l’IWW. Et nous nous excusons aussi aux masses en général, celles et ceux impliqués dans les initiatives de la cellule de Montréal pour les manières bureaucratiques de leur direction ainsi que pour leur non-respect des organisations de masses automne. Finalement nous aimerons aussi nous excuser à tout le monde affecté par ces comportements antagonistes et sans principes pour notre inhabilité d’arrêter ces tendances destructives de la part de la clique des vieilles idées ainsi que pour le mal qu’ils ont commis à la gauche et aux masses montréalaises.

Dans le but de consolider l’expulsion de ces deux cellules problématique, le Comité central du PCR-RCP demande aux gens et aux organisations de considérer les demandes suivantes : tant que ces individus s’organisent sous le titre du « Parti communiste révolutionnaire », nous demandons qu’ils ne soient pas inclus dans des coalition ou autre initiative de gauche. Tant que les comportements problématiques perdurent, c’est l’opinion du Comité centrale que la clique des vieilles idées devrait être complètement isolée au niveau politique.

Nous voulons aussi prendre cette opportunité pour annoncer le lancement d’un nouveau comité d’organisation à Montréal. En termes clairs, le PCR(CO)-Montréal est la seule représentation légitime du PCR-RCP à Montréal. Illes ont commencé du travail de masses avec le lancement de ROAR, une organisation révolutionaire queer. Nous applaudissons leur ténacité et leur engagement à la politique révolutionnaire dans ce qui est sans doute une situation volatile et difficile. Nous invitons tous les autres individus et organisations à Montréal qui sont intéressés par le PCR-RCP de contacter le PRC(CO)-Montréal.

En conclusion, il est décevant que nous devions expulser les cellules de Montréal et Valleyfield. Nous reconnaissons que plusieurs membres de la clique des vieilles idées étaient instrumentales dans l’établissement d’une politique MLM en Amérique du Nord et dans la construction du PCR-RCP. Ceci est sans doute un pas vers l’arrière pour notre organisation, même si ce n’est que temporaire. Nous espérions qu’avec le temps nous pourrions regagner la confiance des masses montréalaises. Et qu’avec nos méthodes correctes de travail nous pourrons rebâtir le PCR à Montréal.

– Le Comité central du PCR-RCP

Source:  https://pcrrcp.wordpress.com/2017/05/02/expulsion-des-cellules-de-montreal-et-de-valleyfield-du-parti-communiste-revolutionnaire/

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Expulsion of the Montreal and Valleyfield Cells of the Revolutionary Communist Party

Note: In the following document, reference is made to Montreal branches of mass organizations alongside the RCP cell in Montreal. Insofar as the old-ideas clique rejects the mass line and the role of independent mass organizations, it should be understood that it is more-or-less the same people in the MER Montreal, MRO Montreal, FFPR Montreal, Red Youth Front, the Montreal RCP cell, and the Quebec District leadership. Thus, while it would not make sense to, for instance, criticize the actions of the RSM in Ottawa when criticizing the RCP in Ottawa, in Montreal the “mass organizations” (small movements) and cell are much more directly linked than elsewhere.

It is with great sadness that the Central Committee of the Revolutionary Communist Party (PCR-RCP) announces the expulsion of the Montreal and Valleyfield cells of the PCR-RCP. While we recognize that this is a heavy-handed measure, our hand has been forced. The leadership of the Montreal cell has seized control of the Party’s website and is actively preventing communications between the Central Committee and the cells in Montreal and Valleyfield. Thus we are unable to discern to what extent the members of these cells agree support the actions of the old-ideas clique. As a result, insofar as these two cells ostensibly do not recognize the legitimacy of the Party leadership, we are left with no other choice than to expel the cells as a whole. We recognize that not all members of these cells support the obstructionist behaviour of the old-ideas clique; as we will outline below, we therefore invite any members of these cells who recognize the legitimate leadership of the Party to get in contact with us for re-admission into the Party.

We want to make clear that these expulsions are not a result of the ongoing line struggle (over the question of the mass line with subsidiary questions including proletarian feminism and the role of unions) in the Party. These expulsions are a result of organizational and procedural infractions: infractions which, if not addressed, undermine the entire party. The reason for the expulsions is as follows:

–Failure to Initiate a Mandated Rectification Campaign

On March 5, the Central Committee mandated that the Montreal cell comply with a rectification campaign, intended to rectify the cell’s work. A copy of the Central Committee resolution has been included below as an addendum. Shortly after this was passed, the Montreal leadership declared the Central Committee illegitimate and has broken off communications. In this context, it has been impossible to launch the badly needed rectification campaign.

–Use of Violence to Solve Political Disagreements

There has been a recent pattern of using violence towards others on the left as a means of solving political disagreements. The first incident occurred on March 4 at Maison Norman Bethune, where four supporters of the PCR-RCP attacked 3 other supporters of the PCR-RCP over the ongoing line struggle. On March 5, a member of the Central Committee was threateningly told to not go to the Maison Norman Bethune by one of the Montreal leadership. And more recently, there was the incident at Café Aquin, where two supporters of the PCR-RCP (who had already been expelled!) assaulted a barista because they were told not to poster. In each of these cases, the assailants have been totally unapologetic about their actions. We find this to be totally reprehensible conduct, and not a Maoist way of solving contradictions among the people.

-Pattern of Unwillingness to Struggle Politically

In line with the use of violence to solve political disagreements, there is an unwillingness on the part of the old-ideas clique to engage in any political struggle. We point here to the sudden departure of the MER Montreal from the MER-RSM without first struggling with the rest of the organization, sudden accounts of past leaders having been unhappy with the work of the Party for years despite not voicing criticisms at the time, and a repeated pattern at the last Congress whereby members of the old-ideas clique continually voted against having any sort of internal debate or discussion on contentious issues. The old-ideas clique also preferred intrigue to political struggle when the question of trans politics arose in the FFPR.

–Interference with an Investigation into Sexual Assault Allegations

We recently received information that someone from the old-ideas clique allegedly sexually assaulted a former member of the Party. We want to make absolutely clear that these allegations were not made by the survivor, but rather by a third person, and not at the request of the survivor. The Central Committee has been investigating this issue since we first learned of it. Recently, some members of the old-ideas clique alleged to have received a letter from the survivor denying the allegations. However, the old-ideas clique has refused to turn over this letter to the Central Committee, making the investigation considerably more difficult. As a result, the investigation is still ongoing.

–Transphobia

The old-ideas clique upholds transphobia under the guise of proletarian feminism. Specifically here we point to a number of events. A document titled “On the PFF and the Oppression of Women” was submitted to the last Congress by members of the Montreal FFPR and subsequently rejected by the Congress. This document rejects the idea that there is such a thing as “cis-sex”, and refers to trans women as simply men who, under the malaise of patriarchy, have decided to subject themselves to gender-based oppression. Aside from this document, a trans supporter of the Party in Montreal was pushed out of the FFPR and then ultimately the cell itself due to their gender identity and appearance. A member of the FFPR who questioned that decision was also ostracized. There was also a pattern of consistent misgendering of trans comrades by members of the old-ideas clique.

–Theft

When the old-ideas clique declared the Central Committee to be illegitimate, they not only seized control of the Party website but also the majority of the Party’s resources. They were able to do so because many of the old-ideas clique constitute members of the “historical leadership group”; those that formally led the Party, but who are currently not on the Central Committee. The current Central Committee did not expect that there would be issues of this magnitude, and so saw no issue with the Party’s resources being held in the same locations they had been previously. As a result, the old-ideas clique has absconded with the majority of the party’s savings –a substantial amount after 10 years – and physical resources (including 1000 printed copies of the latest edition of our theoretical journal) while also leaving the Central Committee with the responsibility to repay previously incurred expenses.

-Rejection of Democratic Centralism

For some time now there have been issues with centralization of information to, and decentralization of decisions from the Central Committee to the Montreal cell. In part, this was due to the tacit rejection, on the part of the old-ideas clique, of the authority of the Central Committee. Instead, the old-ideas clique constituted a “second centre” which in essence made decisions for Quebec without involving the Central Committee. Issues arose previous to the recent events when the Montreal cell and the Quebec District (effectively the same people) both voted to “not-integrate” a transferred member, despite our Constitution being very clear that only the Central Committee has the authority to expel anyone. This issue came to a head when the old-ideas clique was no longer the majority of the Party’s leadership; the old-ideas clique unilaterally, representing only 15% of the Party’s membership at most, declared the Central Committee to be illegitimate and overturned the decision to expel the four supporters involved in the March 4 assault. Since declaring the Central Committee to be illegitimate, the old-ideas clique have travelled around Quebec attempting to get the Quebec branches to sign a document declaring the members of the old-ideas clique the legitimate leadership of the Party. Even in this blatant factional behaviour they refuse to abide by the democratic centralism of the Party, bypassing local leadership and instead going to “trusted” comrades for the endorsement. The old-ideas clique, insofar as they do not abide by the authority of the legitimate democratically elected Central Committee, has shown that they reject the democratic centralism of the PCR-RCP and instead give pride-of-place to their own subjective opinions.

While many of these issues are not new, the Central Committee had hoped that they could be solved through rectification. However, due to recent events we feel they are now serious enough to warrant the expulsion of the old-ideas clique, and by extension, the Montreal and Valleyfield cells.

As mentioned earlier, we are sure that these actions and positions are not reflective of all comrades in the Montreal and Valleyfield cells of the Party. However, because the old-ideas clique has made it impossible for us to contact members of these cells, we have been forced to expel the entire cells. To the comrades in these cells we want to make it clear: regardless of your position in the line struggle, if you recognize the current leadership as legitimate, please contact the Central Committee at: pcr.rcp.canada@gmail.com and you will be reinstated.

The Central Committee of the PCR-RCP would also like to take this time to apologize to the masses of Montreal for the very serious mistakes we have committed in the past. We apologize to the workers of Café Aquin for the recent assaults committed under the name of the Party. We apologize to queer and trans comrades for the transphobia of the Montreal cell and the FFPR. We apologize for the sectarianism of the former Montreal cell, specifically to the IWW. And we also apologize to the masses more broadly and those involved with the initiatives of the Montreal cell for the bureaucratic manner in which the cell oversaw its work, and the lack of importance it gave to independent mass initiatives. Further, we want to apologize to everyone affected by this unprincipled and antagonistic behaviour for our inability to reign in these destructive tendencies on the part of the old-ideas clique and prevent them from doing harm to others on the left and the masses more broadly.

Insofar as the Montreal and Valleyfield cells of the RCP have been expelled, the Central Committee requests that other people and organizations consider these facts. Until these individuals stop using the “Revolutionary Communist Party” name, we ask that they not be included in coalitions or other joint initiatives. Until many of these problems are rectified, it is the opinion of the Central Committee that the old-ideas clique should be politically isolated.

We would also like to take this opportunity to announce the launch of a new Organizing Committee in Montreal. In no uncertain terms, the Montreal RCP (OC) is the only legitimate representative of the RCP in Montreal. In turn they have begun mass work in earnest, with the launch of ROAR: a mass organization of queer revolutionaries. We applaud their tenacity and commitment to revolutionary politics in what is surely a volatile and difficult situation. We invite all other individuals and organizations in Montreal who are interested in working with the RCP to contact the RCP (OC) in Montreal.

In closing, it is unfortunate that we have been forced to expel the Montreal and Valleyfield cells. We recognize that many of the old-ideas clique were instrumental in bringing MLM to North America, and in the construction of the PCR-RCP. This is undoubtedly a step backwards for our organization, if only a short-term one. We hope that in time we can regain the trust of the masses of Montreal, and we know that with correct methods our work will recover in the Montreal region.

-The Central Committee of the PCR-RCP

 

Source: https://pcrrcp.wordpress.com/2017/05/02/expulsion-of-the-montreal-and-valleyfield-cells-of-the-revolutionary-communist-party/

Il y a 50 ans, la «Révolution culturelle prolétarienne» en Chine

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Que devrait-on commémorer ?

 

« Il y a 50 ans s’amorçait la Grande révolution culturelle prolétarienne en République populaire de Chine. Pendant plus de 10 ans (1966-1976), des millions d’étudiants et d’étudiantes, de prolétaires, de femmes, de paysans et paysannes, dans tous les coins de la Chine, répondant à l’appel du quartier général révolutionnaire dirigé par Mao Tse Toung, se mettront en mouvement pour défendre et consolider les avancées du socialisme. » déclare le communiqué qui invite à commémorer cet évènement (1). Justement, se questionne-t-on, quelles ont été les avancées du socialisme en Chine depuis 1966 et même avant ?

 

« Les effets de la Révolution culturelle ne se sont pas limités à la Chine. En effet, tout comme la révolution d’Octobre en Russie a marqué le monde en son temps, la Révolution culturelle a marqué tout une période historique, notamment par la conjonction des luttes des peuples dans les pays dominés par l’impérialisme et la lutte de la jeunesse, du mouvement des femmes et du prolétariat dans les principaux pays occidentaux, conjonction de lutte qui viendra ébranler les principales citadelles du capitalisme. » poursuis le communiqué d’invitation à la manifestation. Il sera intéressant de connaitre comment ces militants apprécient « L’ébranlement des principales citadelles du capitalisme » que pour notre part nous n’avons pas observé ! La crise économique du capitalisme fait rage en effet, mais les citadelles tiennent bon, et il en sera ainsi tant que la classe prolétarienne ne se sera pas mise en ordre de marche insurrectionnelle.

 

Visite de Nixon et de Kissinger auprès du Grand Timonier

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Il nous semble qu’en 1976 le mode de production capitaliste – en phase ultime impérialiste – était toujours bien en scelle dans tout l’Occident, au sein du bloc de l’OTAN, en Chine, en URSS, dans le bloc du Comecon et dans le monde entier (2). En 1972, deux des plus grands criminels de guerre de l’histoire américaine, Richard Nixon et Henry Kissinger, ont rendu visite au Grand Timonier, le grand prêtre du « maoïsme », alors au cœur de la tempête « culturelle prolétarienne » (sic). Quelles furent les retombées « révolutionnaires » de ces courtoisies diplomatiques et de ces tractations politiques demande-t-on (3) ?

 

« Aujourd’hui, loin de nous l’idée d’être des nostalgiques du passé. En effet, nous profitons de cet anniversaire non pas pour refaire l’histoire, mais plutôt pour faire l’histoire en mettant en relief les avancées de la révolution culturelle, en particulier les principales innovations amenées par les masses et synthétisées dans le maoïsme. Comme en fait foi la charge de certains médias bourgeois cherchant à faire de Mao le plus grand dictateur de tous les temps, la bourgeoisie impérialiste a eu peur de la Révolution culturelle. De même, le système capitaliste mondial reposant sur l’économie chinoise, on comprendra que les révisionnistes en Chine craignent que les masses se réveillent de nouveau et se souviennent d’une des idées phares de la révolution culturelle, à savoir que : ce sont les masses prolétariennes qui doivent diriger la société, toute la société et exercer une dictature intégrale sur la bourgeoisie ! » (4)

 

On aura remarqué que les laudateurs du « maoïsme » –  l’appellation qu’ils attribuent au courant idéologique capitaliste nationaliste en Chine –  se glorifient des conquêtes économiques de la Chine en phase impérialiste. En effet, même si en difficulté, les capitalistes chinois représentent aujourd’hui le fer-de-lance de l’économie politique capitaliste globalisée. C’est l’ensemble du monde impérialiste mondialisé qui est en crise et la Chine capitaliste ne fait pas exception, mais elle semble résister mieux que ses comparses. C’est là un héritage de la Grande révolution culturelle (5).

 

Comment passer d’une «révolution prolétarienne» au révisionnisme bourgeois ?

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Pour avoir assisté à nombre de discussions sur la question de la « Grande révolution culturelle prolétarienne », je sais par expérience, que les exégètes maoïstes escamotent la question du passage de la « Révolution prolétarienne communiste » aux « révisionnistes au pouvoir », ces malfrats, soi-disant sans origine de classe, qui auraient usurpé le pouvoir des masses (sic) et qui aujourd’hui craindraient que les « masses se réveillent à nouveau ! » Difficile d’expliquer quand, comment et pourquoi des « masses populaires » en pleine « Révolution culturelle prolétarienne » s’endorment brusquement, et comment après dix années « d’effervescence révolutionnaire », alors que « les masses prolétariennes dirigent toute la société et exerce une dictature intégrale sur la bourgeoisie ! », émerge soudainement une puissance capitaliste à nul autre pareil ! En effet, peu de gens parmi les maoïstes et les économistes d’Occident réalisent que la Chine contemporaine avec ses 350 millions de prolétaires déjà aliénés et sa réserve de 350 millions de paysans à prolétariser, est déjà la première puissance industrielle du monde capitaliste et en voie de devenir la première puissance économique du monde impérialiste (6). C’est probablement le plus grand héritage légué par la Grande révolution culturelle prolétarienne. Ce qui en définitive amène la question de la vraie nature de la Révolution de démocratie nouvelle en Chine. La Révolution chinoise de 1949 fut-elle une révolution prolétarienne – sans prolétariat (?) – ou fut-ce une révolution antiféodale des masses paysannes analphabètes et affamées, dirigées par la bourgeoisie nationaliste chauvine et que le Parti communiste chinois avait la prétention de transformer en révolution socialiste ? (7)

 

La vraie nature de la Révolution culturelle

 

Les fondements de la Révolution culturelle n’étaient pas culturels, politiques ou idéologiques. La Grande révolution culturelle prolétarienne fut d’abord une guerre économique entre quelques factions de la bourgeoisie au pouvoir à travers le Parti communiste de Chine et à travers l’immense appareil étatique capitaliste chinois. La clique nationaliste (dirigée par Mao Zedong), tenante du « socialisme à la chinoise et du Grand bond en avant » (8), eut l’idée de lancer une offensive désespérée contre les cliques adverses, tenantes d’un développement économique mondialisé. Une faction bourgeoise fut rapidement disqualifiée par l’éviction de Liu Shaoqi, et l’assassinat de Lin Biao, tenant du développement capitaliste à la bolchévique, de concert avec l’Union soviétique et le bloc du Comecon (9). Restait la clique entourant Deng Xiao Ping, l’homme aux devises opportunistes « Peu importe que le chat soit noir ou qu’il soit gris – pourvu qu’il attrape les souris et Enrichissez-vous » (10). Deng Xiao Ping était Premier secrétaire du Parti, exactement comme Staline en son temps. Deng croyait fermement que la voie chinoise vers le développement économique n’était pas du côté de la Russie et du Comecon, ni du côté des « non-alignés », comme le préconisait Chou Enlai, ces « non-alignés » bien alignés d’un côté ou de l’autre des alliances impérialistes, États-Unis-Atlantique-Otan ou URSS-Comecon-Pacte de Varsovie (11). Sous le mode de production capitaliste qui domine la planète toute entière pas de place pour une troisième voie politique – une bourgeoisie nationale adhère à une alliance capitaliste ou à une autre. C’est ce que Mao admettra finalement, en 1972, en recevant les criminels de guerre occidentaux Kissinger et Nixon à Pékin. La clique de Deng venait de remporter une victoire définitive sur les nationalistes chauvins de la Bande des quatre, abandonnée par leur Grand Timonier (12). Le développement économique de la Chine allait désormais se concerter avec l’alliance impérialiste occidentale. Ce fut un choix judicieux de la part de Deng et de ses acolytes puisqu’en 1989 l’alliance impérialiste soviétique s’effondrait avec ses « Murs » et ses « ours en papier » comme aimait les qualifier Mao, le père du national-socialisme à la chinoise, qui préféra transiger avec les « tigres en papier » occidentaux (13).

 

La voie bourgeoise chinoise vers l’impérialisme mondialisé

 

Deng et sa faction capitaliste prendront encore six années (1972-1978) avant de revenir aux affaires et terminer la conquête du pouvoir économique et politique, d’abord au sein du parti, puis à l’intérieur de l’immense État bourgeois chinois et de compléter le virage économico-politique en attirant le capital occidental pour qu’il vienne exploiter la force de travail chinoise à bon marché (délocalisation-relocalisation). Deng – le Staline de l’empire du Milieu – avait compris que le capital chinois se développerait plus rapidement en fusionnant avec le capital d’Occident, beaucoup plus abondant ; sans compter les marchés occidentaux en plein développement alors que ceux de l’alliance soviétique allaient déclinant. De plus, il apparaissait déjà évident que l’alliance impérialiste russe avait déjà perdu la bataille de la mécanisation-robotisation-informatisation de la production, et donc de la productivité, source actualisée de la plus-value sous l’impérialisme mondialisé (14). Ce n’est pas sous les coups de l’affrontement politique, diplomatique ou militaire, ou sous les coups de la « Guerre des étoiles », et autre fadaise reaganienne que l’empire soviétique s’écroula, mais dans la guerre à la productivité du travail salarié que la Russie perdit son pari. Avec Deng aux commandes tout allait changer après la défaite des maoïstes nationalistes et la fin de la Grande Révolution culturelle prolétarienne, en rien une révolution (une révolte de palais tout au plus), aucunement culturelle, et encore moins prolétarienne.

 

Les capitalistes en Chine depuis la mal nommée GRCP

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C’est ainsi que la Grande révolution culturelle prolétarienne – sur laquelle le prolétariat chinois n’eut aucune emprise, jouant simplement les faire valoir – s’éteignit peu à peu, retournant les enfants, les étudiants, la petite bourgeoisie intellectuelle, politique et bureaucratique à leur servage de classe où elles pourrissent encore aujourd’hui. Depuis 1989, et les évènements de la Place Tian’anmen, il est peu probable que la clique bourgeoise au pouvoir à Pékin, où le nombre de millionnaires et de milliardaires s’accroit régulièrement, craigne qu’une nouvelle clique capitaliste nationaliste parvienne à relancer enfants, étudiants et intellectuels à la conquête du pouvoir de l’appareil d’État, complètement occupé que sont ces gens à travailler, à consommer et à se concurrencer pour obtenir une sinécure parmi la hiérarchie du Parti (15).

 

Les maoïstes occidentaux devraient savoir qu’une révolution sociale ne provient jamais de la superstructure – de l’idéologie – de la culture ou des rapports sociaux de production, pour s’étendre ensuite à l’infrastructure et aux forces productives sociales. C’est toujours l’inverse qui se produit. Ce sont les transformations subies dans l’infrastructure économique qui engendre des bouleversements dans les rapports de production, la culture et la politique notamment, qui provoquent des tensions sociales que l’État bourgeois est censé endiguer, canaliser ou réprimer, ce que l’Armée Populaire de Chine a assuré (16). Les tenants du maoïsme, tout comme ceux qui spéculent à propos de la trahison « révisionniste » khrouchtchévienne des années cinquante en Union soviétique devraient se rappeler que des bouleversements importants dans la superstructure sociale ont toujours une origine de classe et que les classes sociales ont leurs sources dans l’infrastructure de production (17). Écartons les explications antimatérialistes alambiquées du type : « coup d’État orchestré par une bourgeoise spontanée ». Une clique de dirigeants révisionnistes n’apparait jamais spontanément – elle mature longuement à la faveur du développement du mode de production, d’échanges et de communication. Si ce mode de production est capitaliste alors tôt ou tard, comme en Russie et en Chine, et dans les autres pays dits « socialistes », les rapports de production et la direction de classe de l’État s’ajusteront aux nécessités du mode de production.

 

In memoriam à la Grande révolution culturelle prolétarienne des Gardes rouges et du petit Livre rouge des mantras, des sourates et des versets de la gauche populiste écarlate. La Grande révolution culturelle prolétarienne a marqué l’émergence victorieuse du capitalisme d’État et la défaite totale et définitive des reliquats de féodalisme qui entravaient le développement économique de la Chine impérialiste dont on observe maintenant les résultats.

 

Il est indéniable qu’aujourd’hui, en Chine capitaliste, la classe prolétarienne se développe rapidement, ce qui n’était pas le cas en 1949, et pas beaucoup plus en 1966. Les contradictions du développement économique impérialiste font murir, là-bas comme ici, les conditions de la révolution prolétarienne mondiale à laquelle – il ne fait aucun doute – le prolétariat chinois contribuera vaillamment.

 


 

(1)   Communiqué du Parti communiste Révolutionnaire (PCR) 2016. https://www.facebook.com/events/551278555061498/ et https://www.facebook.com/maison.normanbethune/ et http://www.vp-partisan.org/article1619.html

(2)   OTAN. https://fr.wikipedia.org/wiki/Organisation_du_trait%C3%A9_de_l%27Atlantique_nord Comecon. https://fr.wikipedia.org/wiki/Conseil_d%27assistance_%C3%A9conomique_mutuelle

(3)   https://fr.wikipedia.org/wiki/Visite_de_Richard_Nixon_en_Chine_en_1972

http://sites.arte.tv/mysteresdarchives/fr/1972-richard-nixon-en-chine-mysteresdarchives

(4)   Communiqué du Parti communiste Révolutionnaire (PCR) 2016. https://www.facebook.com/events/551278555061498/ et https://www.facebook.com/maison.normanbethune/ et http://www.vp-partisan.org/article1619.html

(5)   La crise économique en Chine (2016) http://www.les7duquebec.com/actualites-des-7/chine-un-systeme-qui-se-fissure/

(6)   L’économie chinoise (2016) http://www.les7duquebec.com/actualites-des-7/chine-premiere-puissance-industrielle-mondiale/

(7)   http://french.china.org.cn/archives/chine2007/2007-12/23/content_9419879.htm   et https://fr.wikipedia.org/wiki/Mao_Zedong

(8)   Grand bond en avant (1958-1960) https://fr.wikipedia.org/wiki/Grand_Bond_en_avant

(9)   Lin Biao. https://fr.wikipedia.org/wiki/Lin_Biao Liu shaoqi https://fr.wikipedia.org/wiki/Liu_Shaoqi

(10)                      https://fr.wikipedia.org/wiki/Deng_Xiaoping

(11)                      Le mouvement des pays non-alignés https://fr.wikipedia.org/wiki/Mouvement_des_non-align%C3%A9s

(12)                      La Bande des quatre https://fr.wikipedia.org/wiki/Bande_des_Quatre

(13)                      Dislocation de l’URSS https://fr.wikipedia.org/wiki/Dislocation_de_l%27URSS

(14)                      La productivité du travail http://www.les7duquebec.com/7-dailleurs/aujourdhui-la-productivite-du-travail-double-tous-les-dix-ans/ et http://www.les7duquebec.com/7-au-front/profits-trop-eleves-comment-dilapider-ces-deniers-mal-acquis/

(15)                      Place Tian’anmen (1989) https://fr.wikipedia.org/wiki/Place_Tian%27anmen

(16)                      https://fr.sputniknews.com/presse/201604281024589755-chine-reforme-armee/

(17)                      https://fr.wikipedia.org/wiki/Nikita_Khrouchtchev

 

 

Source: http://www.les7duquebec.com/7-au-front/il-y-a-50-ans-la-revolution-culturelle-proletarienne-en-chine/

Interview de Staline accordée à la Pravda

– 14 mars 1946 –

À la mi-mars 1946, un correspondant de la Pravda a demandé à Staline de clarifier certaines questions soulevées dans le discours prononcé par Winston Churchill à Fulton, États-Unis. Voici les réponses aux questions.

Question : Comment jugez-vous le dernier discours prononcé par M. Churchill aux Etats-Unis ?

Réponse : J’estime que ce discours est un acte dangereux, qui vise à semer des germes de discorde entre les Etats alliés et à rendre plus difficile leur collaboration.

Question : Peut-on estimer que le discours de M. Churchill compromet la paix et la sécurité mondiale ?

Réponse : Sans contredit, oui. En fait, M. Churchill se trouve actuellement dans la position d’un fauteur de guerre. Et il ne s’y trouve pas seul. Il a des amis, non seulement en Angleterre, mais également aux Etats-Unis. Il est à remarquer que, sous ce rapport, M. Churchill et ses amis rappellent d’une façon étonnante Hitler et ses amis. Hitler a commencé la préparation à la guerre par sa proclamation d’une théorie raciale, où il déclarait que seules les personnes de langue allemande représentaient une nation « véritable » au sens complet du mot.

M. Churchill, également, commence la préparation à la guerre par une théorie raciale, en affirmant que seules les nations de langue anglaise sont des nations dans toute l’acceptation du mot appelées à diriger les destinées du monde entier.

La théorie raciale allemande amena Hitler et ses amis à conclure que les Allemands, en tant qu’unique nation « véritable », devaient commander aux autres nations. La théorie raciale anglaise amène M. Churchill et ses amis à cette conclusion que les nations de langue anglaise, en tant que seules « véritables », doivent régner sur les autres nations du monde.

En fait, M. Churchill et ses amis, en Angleterre et aux Etats-Unis, présentent aux nations ne parlant pas anglais quelque chose comme un ultimatum : « Reconnaissez de bon gré notre domination, et tout alors ira bien ; dans le cas contraire, la guerre est inévitable. »

Mais si les nations ont versé leur sang au cours de cinq années d’une terrible guerre, c’est pour la liberté et l’indépendance de leur pays et non pas pour remplacer la domination des Hitler par celle des Churchill.

Il est donc tout à fait probable que les nations qui ne parlent pas l’anglais, et qui représentent l’énorme majorité de la population du globe, n’accepteront pas de retourner à un nouvel esclavage. La tragédie de M. Churchill consiste dans le fait qu’il ne comprend pas, en « tory » endurci, cette vérité simple et évidente.

Il n’y a aucun doute que la position prise par M. Churchill est une position qui mène à la guerre, un appel à la guerre contre l’URSS. Il est clair aussi que cette position de M. Churchill est incompatible avec le traité d’alliance qui existe actuellement entre l’Angleterre et l’URSS. Il est vrai que, pour embrouiller ses auditeurs, il déclare en passant que le traité anglo-soviétique d’aide mutuelle et de coopération pourrait être facilement prolongé pour une période de cinquante ans. Mais comment peut-on concilier une telle déclaration de M. Churchill avec sa position qui mène à la guerre contre l’URSS, avec son prêche en faveur de la guerre contre l’URSS ? Il est clair que ces faits sont absolument inconciliables. Et si M. Churchill, invitant à la guerre contre l’URSS, estime cependant que le traité anglo-soviétique peut être prolongé et voir sa durée portée jusqu’à cinquante ans, cela montre qu’il considère ce traité comme un papier sans importance, qui ne lui sert qu’à couvrir et masquer sa position antisoviétique. C’est pourquoi l’on ne peut pas considérer sérieusement les fausses déclarations des amis de M. Churchill en Grande-Bretagne relatives à une prolongation du traité anglosoviétique jusqu’à cinquante ans et plus. La prolongation du traité ne répond à rien si l’une des parties viole le traité et le transforme en un papier vide de sens.

Question : Que pensez-vous de la partie du discours dans laquelle M. Churchill attaque le régime démocratique des Etats européens voisins de l’Union Soviétique, et où il critique les relations de bon voisinage établies entre ces Etats et l’URSS ?

Réponse : Cette partie du discours de M. Churchill présente un mélange d’éléments de calomnie avec des éléments de grossièreté et de manque de tact. M. Churchill affirme que « Varsovie, Berlin, Prague, Vienne, Budapest, Belgrade, Bucarest, Sofia, toutes ces villes célèbres, avec la population d’alentour, se trouvent dans la sphère soviétique et subissent toutes, sous une forme ou une autre, non seulement l’influence soviétique, mais encore le contrôle toujours grandissant de Moscou ». M. Churchill qualifie tout cela de « tendances expansionnistes » sans limites de l’URSS.

Il n’est pas nécessaire de faire un gros effort pour démontrer que M. Churchill calomnie grossièrement et sans pudeur, aussi bien Moscou que les États voisins de l’URSS dont il est question plus haut.

Premièrement, il est tout à fait absurde de parler de contrôle exclusif de l’URSS à Vienne et à Berlin, où se trouvent également des Conseils de contrôle alliés composés de représentants des quatre puissances, et où l’URSS n’a qu’un quart des voix. Il arrive que certaines gens ne puissent pas faire autrement que de calomnier, mais il faut cependant garder la mesure.

Deuxièmement, il ne faut pas oublier les circonstances suivantes : les Allemands ont envahi l’URSS à travers la Finlande, la Pologne, la Roumanie, la Bulgarie, la Hongrie. Ils ont pu exécuter leur agression à travers ces pays parce que, dans ces derniers, existaient alors des gouvernements hostiles à l’Union soviétique.

Par suite de l’invasion allemande, l’Union soviétique a perdu sans retour, dans les combats avec les Allemands, pendant l’occupation et par l’envoi d’hommes soviétiques dans les bagnes allemands, près de dix-sept millions de personnes. Autrement dit, les pertes de l’Union soviétique dépassent de plusieurs fois celles de la Grande-Bretagne et des Etats-Unis pris ensemble.

Il est possible qu’en certains lieux on soit enclin à oublier ces pertes colossales du peuple soviétique, qui ont rendu possible la libération de l’Europe du joug hitlérien. Mais l’Union soviétique ne peut oublier ces pertes. On se demande ce qu’il peut bien y avoir d’étonnant dans le fait que l’Union soviétique, voulant garantir sa sécurité dans l’avenir, s’efforce d’obtenir que ces pays aient des gouvernements qui observent une attitude loyale envers l’URSS. Comment peut-on, si l’on a tout son bon sens, qualifier ces intentions pacifiques de l’Union soviétique de tendances expansionnistes de notre État ?

M. Churchill affirme, plus loin, que « le gouvernement polonais, se trouvant sous la domination des Russes, a été encouragé à formuler, vis-à-vis de l’Allemagne, des exigences énormes et injustifiées ». Chacun de ses mots est une calomnie grossière et insultante.

La Pologne démocratique actuelle est dirigée par des hommes éminents. Ils ont montré par leurs actes qu’ils savent défendre les intérêts et la dignité de leur patrie mieux que n’ont pu le faire leurs prédécesseurs. Quelles raisons peut invoquer M. Churchill pour affirmer que les dirigeants de la Pologne contemporaine peuvent tolérer dans leur pays la « domination » de représentants de quelque État étranger que ce soit ? Les calomnies de M. Churchill contre les « Russes » ne sont-elles pas dictées par l’intention de semer des germes de discorde dans les relations entre la Pologne et l’Union Soviétique ?

M. Churchill n’est pas content que la Pologne ait effectué un tournant dans sa politique en faveur de l’amitié et de l’alliance avec l’URSS. Il fut un temps où, dans les relations entre la Pologne et l’URSS, prédominaient des éléments de discorde et de contradictions. Cela donnait la possibilité, à des hommes d’État du genre de M. Churchill, de jouer de ces contradictions, de chercher à mettre la main sur la Pologne sous prétexte de la protéger des Russes, d’agiter le spectre de la guerre entre l’URSS et la Pologne et de conserver la position d’arbitre.

Mais cette époque est révolue, car l’hostilité entre la Pologne et la Russie a fait place à l’amitié polonosoviétique. La Pologne actuelle, démocratique, ne veut plus être un « ballon de jeu » aux mains d’étrangers. Il me semble que c’est précisément cette circonstance qui irrite M. Churchill et le pousse à des sorties grossières, dépourvues de tact, contre la Pologne. Pensez donc : on ne le laisse pas jouer aux dépens d’autrui…

En ce qui concerne les attaques de M. Churchill contre l’Union soviétique, à propos de l’extension des frontières occidentales de la Pologne, grâce à la reprise de territoires anciennement pris par l’Allemagne à la Pologne, il me semble que M. Churchill pipe ouvertement les dés.

Comme on le sait, la décision relative aux frontières occidentales de la Pologne a été adoptée à la conférence de Berlin des trois puissances sur la base des demandes polonaises. L’Union soviétique a déclaré à plusieurs reprises qu’elle considérait ces demandes comme justes et équitables. Il est tout à fait probable que M. Churchill n’est pas content de cette décision. Mais pourquoi M. Churchill, sans ménager ses flèches contre la position des Russes dans cette question, cache-t-il à ses auditeurs le fait que cette décision a été prise à l’unanimité à la conférence de Berlin et qu’elle a été votée non seulement par les Russes, mais également par les Britanniques et les Américains ? Pourquoi M. Churchill a-t-il eu besoin d’induire en erreur ses auditeurs ?

M. Churchill affirme plus loin que « les Partis communistes étaient très faibles dans tous ces États d’Europe orientale, qu’ils ont acquis une force extraordinaire dépassant de beaucoup leur importance en effectifs et qu’ils s’efforcent d’instaurer partout un contrôle totalitaire », que « des gouvernements policiers dominent dans presque tous ces pays et que, à l’heure actuelle, il n’y existe aucune démocratie véritable, exception faite pour la Tchécoslovaquie ».

Comme on le sait, en Angleterre, un seul parti dirige maintenant l’État : le Parti travailliste, alors que les partis d’opposition sont privés du droit de participer au gouvernement anglais. Chez M. Churchill, cela s’appelle le véritable esprit démocratique. En Pologne, en Roumanie, en Yougoslavie, en Bulgarie, en Hongrie, c’est un bloc de plusieurs partis qui gouverne, un bloc de quatre à six partis, et l’opposition, si elle est à peu près loyale, se voit assurer le droit de participer au gouvernement. Chez M. Churchill, cela s’appelle du totalitarisme, de la tyrannie, de la dictature policière. Pourquoi ? Pour quel motif ? N’attendez pas de réponse de la part de M. Churchill. M. Churchill ne comprend pas dans quelle position comique il se met avec ses discours criards sur le totalitarisme, la tyrannie et la dictature policière.

M. Churchill voudrait que la Pologne soit gouvernée par Sosnkowski et Anders, la Yougoslavie par Mikhaïlovitch et Pavélitch, la Roumanie par le prince Stirbey et Radescu, la Hongrie et l’Autriche par n’importe quel roi de la maison des Habsbourg, et ainsi de suite. Il voudrait nous convaincre que ces messieurs de la fourrière fasciste peuvent garantir « un ordre vraiment démocratique ». Tel est l’« esprit démocratique » de M. Churchill.

M. Churchill n’est pas loin de la vérité quand il parle de l’influence accrue des Partis communistes en Europe orientale. Il convient cependant de noter qu’il n’est pas tout à fait précis. L’influence des Partis communistes a augmenté non seulement en Europe orientale, mais aussi dans tous les pays où avait auparavant dominé le fascisme (Italie, Allemagne, Hongrie, Bulgarie, Roumanie, Finlande), ou bien où avait eu lieu l’occupation allemande, italienne ou hongroise (France, Belgique, Hollande, Norvège, Danemark, Pologne, Tchécoslovaquie, Yougoslavie, Grèce, Union soviétique, etc.).

L’accroissement de l’influence des communistes ne peut pas être considéré comme un fait du hasard, mais comme un phénomène entièrement légitime. L’influence des communistes s’est accrue parce que, pendant les dures années de la domination fasciste en Europe, les communistes se sont montrés des combattants sûrs, audacieux, pleins d’abnégation, contre le régime fasciste et pour la liberté des peuples.

M. Churchill rappelle quelquefois, dans ses discours, « les petites gens qui vivent dans des maisons modestes ». Il leur donne, en grand seigneur, des tapes amicales sur l’épaule et se dit leur ami. Mais ces hommes ne sont pas aussi simples qu’on pourrait le croire à première vue. Ce « petites gens » ont leur point de vue, leur politique, et ils savent se défendre.

Ce sont eux, les millions de ces « petites gens », qui ont battu M. Churchill et son parti en Angleterre, donnant leurs voix aux travaillistes.

Ce sont eux, les millions de ces « petites gens », qui ont isolé en Europe les réactionnaires et les partisans de la collaboration avec le fascisme, et ont donné leur préférence aux partis démocratiques de gauche.

Ce sont eux, les millions de ces « petites gens », qui, après avoir éprouvé les communistes dans le feu de la lutte et de la résistance au fascisme, ont décidé que les communistes méritaient pleinement la confiance du peuple.

C’est ainsi que l’influence des communistes a augmenté en Europe. Telle est la loi du développement historique.

Naturellement, M. Churchill n’est pas satisfait par un tel développement des événements, et il sonne l’alarme, faisant appel à la force. Mais M. Churchill n’était pas non plus satisfait de l’apparition du régime soviétique en Russie, après la première guerre mondiale. À cette époque, il sonnait également l’alarme et organisa la campagne militaire « des quatorze États » contre la Russie, se proposant de faire tourner en arrière la roue de l’Histoire.

Mais l’Histoire s’est avérée plus forte que l’intervention churchilienne et le don-quichottisme de M. Churchill l’a amené à subir à l’époque une défaite complète.

Je ne sais si M. Churchill et ses amis réussiront à organiser, après la Seconde Guerre mondiale, une nouvelle campagne militaire contre « l’Europe orientale ». Mais s’ils y réussissent, ce qui est peu probable, car des millions de « petites gens » montent la garde pour défendre la cause de la paix, on peut dire avec assurance qu’ils seront battus, de même qu’ils ont été battus autrefois, il y a de cela vingt-six ans.

(Nouvelles Soviétiques, no 86, 16 mars 1946, Paris.)

Source: http://cpcml.ca/francais/Lmlq2016/Q46035.HTM#2

Mao Zedong : A la mémoire de Norman Béthune – 1939

Yenan, 21 décembre 1939

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Le camarade Norman Béthune [1] était membre du Parti communiste du Canada. Il avait une cinquantaine d’années lorsqu’il fut envoyé en Chine par le Parti communiste du Canada et le Parti communiste des Etats-Unis ; il n’hésita pas à faire des milliers de kilomètres pour venir nous aider dans la Guerre de Résistance contre le Japon.

Il arriva à Yenan au printemps de l’année dernière, puis alla travailler dans le Woutaichan où, à notre plus grand regret, il est mort à son poste. Voilà donc un étranger qui, sans être poussé par aucun intérêt personnel, a fait sienne la cause de la libération du peuple chinois : Quel est l’esprit qui l’a inspiré ? C’est l’esprit de l’internationalisme, du communisme, celui que tout communiste chinois doit s’assimiler.

Le léninisme enseigne que la révolution mondiale ne peut triompher que si le prolétariat des pays capitalistes soutient la lutte libératrice des peuples coloniaux et semi-coloniaux et si le prolétariat des colonies et semi-colonies soutient la lutte libératrice du prolétariat des pays capitalistes [2].

Le camarade Béthune a mis en pratique cette ligne léniniste. Nous, membres du Parti communiste chinois, devons faire de même. Il nous faut nous unir au prolétariat de tous les pays capitalistes, au prolétariat du Japon, de la Grande-Bretagne, des Etats-Unis, de l’Allemagne, de l’Italie et de tout autre pays capitaliste, pour qu’il soit possible d’abattre l’impérialisme, de parvenir à la libération de notre nation et de notre peuple, des nations et des peuples du monde entier. Tel est notre internationalisme, celui que nous opposons au nationalisme et au patriotisme étroit.

L’esprit du camarade Béthune, oubli total de soi et entier dévouement aux autres, apparaissait dans son profond sens des responsabilités à l’égard du travail et dans son affection sans bornes pour les camarades, pour le peuple.

Tout communiste doit le prendre pour exemple. Ils ne sont pas rares ceux à qui manque le sens des responsabilités dans leur travail, qui choisissent les tâches faciles et se dérobent aux besognes pénibles, laissant aux autres le fardeau le plus lourd et prenant la charge la plus légère. En toute chose, ils pensent d’abord à eux-mêmes, aux autres après.

A peine ont-ils accompli quelque effort, craignant qu’on ne s’en soit pas aperçu, ils s’en vantent et s’enflent d’orgueil. Ils n’éprouvent point de sentiments chaleureux pour les camarades et pour le peuple, ils n’ont à leur endroit que froideur, indifférence, insensibilité.

En vérité, ces gens-là ne sont pas des communistes ou, du moins, ne peuvent être considérés comme de vrais communistes. Parmi ceux qui revenaient du front, il n’y avait personne qui, parlant de Béthune, ne manifestât son admiration pour lui, et qui fût resté insensible à l’esprit qui l’animait. Il n’est pas un soldat, pas un civil de la région frontière du Chansi-Tchahar-Hopei qui, ayant reçu les soins du docteur Béthune ou l’ayant vu à l’oeuvre, ne garde de lui un souvenir ému.

Tout membre de notre Parti doit apprendre du camarade Béthune cet esprit authentiquement communiste.

Le camarade Béthune était médecin. L’art de guérir était sa profession, il s’y perfectionnait sans cesse et se distinguait par son habileté dans tout le service médical de la VIIIe Armée de Route. Son cas exemplaire devrait faire réfléchir tous ceux qui ne pensent qu’à changer de métier sitôt qu’ils en entrevoient un autre, ou qui dédaignent le travail technique, le considérant comme insignifiant, sans avenir.

Je n’ai rencontré qu’une seule fois le camarade Béthune. Il m’a souvent écrit depuis. Mais, pris par mes occupations, je ne lui ai répondu qu’une fois, et je ne sais même pas s’il a reçu ma lettre. Sa mort m’a beaucoup affligé.

Maintenant, nous honorons tous sa mémoire, c’est dire la profondeur des sentiments que son exemple nous inspire. Nous devons apprendre de lui ce parfait esprit d’abnégation. Ainsi, chacun pourra devenir très utile au peuple.

Qu’on soit plus ou moins capable, il suffit de posséder cet esprit pour être un homme aux sentiments nobles, intègre, un homme d’une haute moralité, détaché des intérêts mesquins, un homme utile au peuple.


[1Membre du Parti communiste du Canada et célèbre chirurgien. En 1936, lorsque les hordes fascistes allemandes et italiennes attaquèrent l’Espagne, il se rendit sur le front et se mit au service du peuple espagnol qui luttait contre le fascisme. Au début de 1938, après qu’eut éclaté la Guerre de Résistance, il arriva en Chine à la tête d’une équipe médicale. Il atteignit Yenan vers mars-avril et alla peu après dans la région frontière du Chansi-Tchahar-Hopei. Animé d’un fervent esprit internationaliste et faisant preuve du plus grand dévouement et d’une totale abnégation, le camarade Béthune soigna, pendant près de deux ans, les malades et les blessés de la VIIIe Armée de Route. Il contracta une septicémie en faisant une opération d’urgence et mourut à Tanghsien, dans le Hopei, le 12 novembre 1939, malgré tous les soins qui lui furent prodigués.

[2Voir J. Staline : « Des principes du léninisme », partie VI : « La question nationale ».

Source : http://centremlm.be/Mao-Zedong-A-la-memoire-de-Norman

Situation insurrectionnelle qui fait rage dans l’État turc

Situation insurrectionnelle en Turquie et au Kurdistan

Nous rebloguons le texte de Servir Le Peuple dans son intégralité.

 

 

Nous revenons encore une fois sur la situation insurrectionnelle qui fait actuellement rage dans l’État turc et en particulier dans ses « provinces » kurdes.

Le « sultan » et nouveau Jeune-Turc Erdoğan est bel et bien pris à son propre piège, puisque sa volonté hégémoniste régionale de renverser le régime syrien de Bachar el-Assad a transformé la légitime révolte populaire de ce pays en guerre fratricide et que de cette guerre fratricide a jailli l’expérience révolutionnaire lumineuse des Kurdes de Rojava, qui « déborde » désormais sur son territoire alors que des centaines de révolutionnaires turcs ont rejoint la lutte contre les hordes takfiristes là-bas et sont prêts à leur retour à en finir avec le régime sanguinaire d’Ankara, en place depuis près d’un siècle.

L’affrontement se concentre en ce moment tout particulièrement sur la ville de Cizre, dans la province kurde de Şırnak :

Turquie: la ville de Cizre croule sous un déluge de feu (site Solidarité Ouvrière)

Chape de plomb répressive et militariste en Turquie

Cizre ne se rendra pas ! (Nouvelle Turquie)

À Cizre le peuple est abandonné face à la mort !

Kurdistan : Des milliers de manifestants affluent à Cizre pour secourir la population (Secours Rouge APAPC)

Kurdistan : Le couvre-feu contre Cizré est levé, la grève de la faim des prisonniers se poursuit

La situation révolutionnaire en développement atteint un niveau jamais vu depuis (au moins) la lutte armée du PKK dans les années 1980-90 :

La Guerre, la Jeunesse et l’Autogestion

Mais la lutte touche aussi le reste de l’État, et en particulier la capitale économique Istanbul :

Affrontements à Istanbul, guérilla au Kurdistan et rassemblement à Bruxelles

Pour se tenir informé-e-s en temps réel, les meilleures sources sont le site Nouvelle Turquie, le site du Secours Rouge section « Turquie-Kurdistan » et le site de Solidarité Ouvrière tag « Kurdistan ».

Par ailleurs, les maoïstes hexagonaux du Bloc Rouge ont réalisé une interview de l’organisation révolutionnaire DHF (Demokratik Haklar Federasyonu, Fédération démocratique du Peuple), qui sera publiée prochainement dans leur journal et probablement sur leurs médias en ligne. Cette interview reviendra avec un point de vue maoïste sur la situation dans ce pays.

 

Source: Encore des nouvelles de Turquie & Kurdistan du Nord

In Defense of Mao Tsetung’s Contributions to Materialist Dialectics

Dans le but de favoriser l’unité prolétarienne et du mouvement communiste au travers la discussion et les débats, nous publions sous nos pages une excellente réponse maoïste aux multiples critiques M-L qui sont faites à l’endroit de la pensée de Mao Zedong.

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Former Members of the Committee for a Proletarian Party

In Defense of Mao Tsetung’s Contributions to Materialist Dialectics

Position Papers Prepared for the National Joint Study

 

VI. ON PRINCIPLES AND COMPROMISES

Consistently applying the method of materialist dialectics, Mao Tsetung has provided valuable insight into the relation between principles and flexibility: “The integration of principle with flexibility is a Marxist-Leninist principle, and it is a unity of opposites.” (SW, Vol. V, pg. 516) In other words, Mao is claiming that there is an internal identity between principles and flexibility which dictates that although the two are mutually exclusive as opposites, they are also interdependent.

Principles cannot be applied without being in unity with flexibility. In the process of putting Marxist-Leninist principles into practice, it is inevitable that they will not be fully realized all at once, without difficulties and setbacks for the eventual realization of principles, whereas unprincipled compromises undercut or sabotage realization.

Marxist-Leninist principles are forms or modes of revolutionary activity which have been scientifically summed up as having universal validity on the basis of the historical experience of the proletariat. As Lenin explains, “Principles are not an aim, a programme, a tactic or a theory. Tactics and theory are not principles. How do we differ from the anarchists on principles? The principles of communism consist in the establishment of the dictatorship of the proletariat and in the use of state coercion in the transition period.” (LCW, Vol. 32, pg. 469)

Principles like the dictatorship of the proletariat have a universal applicability within certain historical limits. This universal applicability is established by the scientific generalization of past revolutionary practice and is verified by future practice. This practice need not be direct practice in the application of these principles. When Marx, for example, first put forward the necessity of the dictatorship of the proletariat, he had no direct historical model upon which to base this principle. He was primarily summing up the laws of motion of capitalist society that would inevitably lead to its revolutionary overthrow and assessing what would be necessary to thoroughly defeat the bourgeoisie once it was overthrown.

This idea of universal applicability, however, should be clearly understood in terms of the viewpoint and method of materialist dialectics. When we are speaking of principles, we are not referring to static, ahistorical, immutable forms which are applied uniformly under all concrete circumstances. Lenin understood well the Marxist-Leninist axiom, described by Mao, of the necessary integration of principle with flexibility:

As long as national and state distinctions exist among peoples and countries … the unity of the international tactics of the communist working-class movements in all countries demands, not the elimination of variety or the suppression of national distinctions (which is a pipedream at present), but an application of the fundamental principles of communism (Soviet power and the dictatorship of the proletariat), which will correctly modify these principles in certain particulars, correctly adapt and apply them to national and national-state distinctions. (LCW, Vol. 31, pg. 92)

As an example of this modification of the principle of the dictatorship of the proletariat which adapted this general form to nationally specific conditions, the people’s democratic dictatorship in China was a particular application of the dictatorship of the proletariat to a semi-feudal, semi-colonial country. In opposition to this view, Trotskyites have historically relied on a dogmatic, ahistorical interpretation of principles which pits them against flexibility. For them, the general form of the dictatorship of the proletariat remains essentially unchanged, whether it be applied to an advanced imperialist country like the USA, a backward military-feudal imperialist country like Russia, or a semi-colonial, semi-feudal country like China. In denying the integration of the principle of the dictatorship of the proletariat with flexibility, the Trotskyites, in effect, distort the principle itself by regarding it as a pure and monolithic dictatorship of one class and not a historically specific form of class alliance under the leadership of the working class.

It is essential that we apply the Marxist theory of knowledge in order to understand the relation between principles and flexibility. Principles do not reside and become fully real in some Platonic realm of pure forms. Principles are universal forms which become real in the course of historical development. What often happens among dogmatists is that they ignore, liquidate, or mechanically distort the integration of principles with flexibility. Relying on an a priori methodology, they treat the development of principles as an end in itself, instead of seeing that the goal of developing principles is to struggle to achieve principled revolutionary action. The application of principles is always a struggle which demands the use of flexible tactics and the willingness to compromise if necessary.

The Marxist theory of knowledge recognizes that human cognition always moves in cycles — from the particular to the general, and from the general back to the particular again. Before we can know the common essence of things, we have to know the particular essence of individual things. And after having summed up the general essence of things, we must proceed to apply this knowledge to the further investigation of concrete particular things. Only in this cyclical process are we able to supplement, enrich, and develop our knowledge. Dogmatists short-circuit this process of knowledge at this point of summing up the general essence of things. As Mao argues,

Our dogmatists are lazy-bones. They refuse to undertake any painstaking study of concrete things, they regard general truths as emerging out of the void, they turn them into purely abstract unfathomable formulas, and thereby completely deny and reverse the normal sequence by which man comes to know truth. (Four Essays, pp. 37-38)

Marxist-Leninist principles represent the common essences of general truths summed up from many particular revolutionary actions or activities. However, treated as ends in themselves, they wither, petrify, and degenerate into “abstract unfathomable formulas.” Principles become constantly enriched and deepened in the process of being applied by human beings who are engaged in revolutionary action. The modification and adaptation of principles to concrete, specific historical conditions do not dilute and compromise them, but strengthen them and make them more intricate and conformable to the complexity of material reality.

Principles become strengthened in unity with flexibility; divorced from flexibility, they stagnate and can become counter-revolutionary in their objective impact. Such a divorce of principle from flexibility is a form of opportunism, a violation of Marxist-Leninist principle itself. Such a rupture is not necessarily politically innocuous, but can lead to costly mistakes for the revolutionary movement. As the Chinese Communist Party explained in its 1963 polemic against Soviet revisionism, More on the Differences Between Comrade Togliatti and Us:

Flexibility based on principle is not opportunism. On the contrary, one can make opportunist mistakes if one does not know how to exercise the necessary flexibility and to suit the action to the moment, in the light of the specific conditions and on the basis of persevering in principle, and one will thus bring unwarranted losses to the revolutionary struggle. (Whence the Differences?, pg. 346)

There are numerous Marxist-Leninist principles, some of which are subordinate to others within given historical circumstances. In a complex situation in which Marxist-Leninists are struggling to advance the cause of the revolutionary movement, they will be guided by a number of principles, major or minor in nature. It is often necessary to seek a compromise on some of these principles in order the better to prepare the conditions for the realization of a principle more vital to the advance of the proletariat’s interest.

The ultimate Marxist-Leninist principle, simply stated, is to do that which most advances the revolutionary interests of the proletariat. As Lenin says, “the good of the revolution, the good of the working class, is the highest law.” (LCW, Vol. 42, pg. 48) That is why the question of principles and compromises is inextricably interwoven with the question of political strategy and tactics. In the context of what most advances the interests of the working class, no principle can be considered inviolate.

To juxtapose principles and compromises as abstract categories is to approach them from an inherently bourgeois metaphysical perspective. The question of principles and compromises is not an ahistorical, “moral” question, but a political-historical question which is inseparably linked with the correct elaboration of concrete strategy and tactics. As the earlier quote from Lenin made clear, “tactics and theory are not principles,” but still the question of applying principles cannot be separated in practice from the development of strategy and tactics. The reason is that strategy and tactics always have to be developed as the key to advance the revolutionary interests of the proletariat in a concrete historical context.

To clarify the differences between Mao Tsetung and Enver Hoxha on the nature of principles and compromises, it is most helpful to take just such a relevant concrete historical context in order to judge, not just what the two of them say on paper, but how they put their understanding on these questions into practice. The context we have chosen is the struggle against Khrushchev revisionism in the vital period of 1962 to 1964.

Before we proceed to discuss, in particular, Hoxha’s criticisms of the struggle of Mao and the CPC against Soviet revisionism, we think it would be useful as background to explain certain “principles” of struggle which Mao has developed out of summing up the rich history of successes and failures of the Chinese revolution. In reviewing these principles, we think that it is possible to gain a better understanding of how the CPC under Mao’s leadership views struggle and unity, principles and compromises. Such a review will begin to provide a basis for answering Hoxha’s charge that “during the entire period that Mao was alive, the Chinese policy, in general, was a vacillating one, a policy changing with the circumstances, lacking a Marxist-Leninist spinal cord.” (IATR, COUSML Ed., pg. 105)

In the essay Current Problems of Tactics in the Anti-Japanese United Front, written in 1940, Mao explained that there were certain principles that comrades in the CPC should follow in carrying out struggle against the die-hards in the period of the anti-Japanese united front. Although Mao is referring to the struggle against die-hards, and not specifically to the struggle against revisionists, and the historical context is the anti-Japanese united front and not the international united front against the world’s main enemy in 1962-1964, U.S. imperialism; we still believe that these principles of struggle have a certain broader applicability.

The struggle against revisionism has its own particular laws, distinct from those which govern the battle against die-hards in general. But what is valuable to understand in drawing this close analogy is that the ideological struggle against revisionism which can in no way compromise on principle must at the same time be conditioned by the broader context of the all-around revolutionary battle with imperialism. We do not necessarily agree with Mao’s principles in their entirety, nor do we endorse a mechanical application of them to the struggle against revisionism in particular; but what discussing them in this context helps to highlight is the sharp contrast between the mature tactical sophistication of Mao and the CPC and the self-defeating sectarianism and dogmatism of Hoxha and the PLA.

In speaking of the struggle against the die-hards, Mao refers to three main principles that should be followed. These are that Marxist-Leninists should fight 1) “on just grounds,” 2) “to their advantage,” and 3) “with restraint.” (Cf. SW, pp. 426-427) What these three principles mean is that 1) Marxist-Leninists should never attack without provocation, but once they are attacked they should never fail to counter-attack, 2) Marxist-Leninists should never fight without a plan and the certainty of success in achieving their goals, and they should never take on all the die-hards at once but should direct their blows at the most reactionary and dangerous of them first, and 3) they should know when to bring a particular struggle to a close before another attack is launched on them and should never fight on ceaselessly day after day.

As Enver Hoxha’s “diary”, Reflections on China, makes evident, he must disagree with all three of Mao’s principles in struggling against revisionists because he puts none of them into practice. What becomes most obvious after reading this diary is that Hoxha does not have a good handle on tactical flexibility because, fundamentally and most seriously, he does not have a good handle on objective reality. His estimate of the balance of forces between Marxist-Leninists and revisionists in the early 1960s and the chances of winning over the majority of communists and defeating Khrushchev were heavily weighted with empty phrase-mongering and bravado. For example, Hoxha attacks China’s more sober and flexible tactical policy in this period as “an opportunist road of vacillation and concessions to the Khrushchev traitor group which finds itself in grave difficulties, and is intriguing in order to escape defeat.”(ROC, COUSML Ed., pg. 7, reprinted in Proletarian Internationalism, Vol. 1, No. 4)

And later Hoxha claims that “Khrushchev wants to hold the meeting of the 81 parties and expel us. In acting in this way he is committing suicide.” (pg. 35)

The tactically flexible policies of the Chinese Communist Party were based precisely on the estimate that they were a small minority both in the international communist movement and the socialist camp. The overwhelming majority of parties and socialist countries backed Khrushchev and regarded the CPC and PLA as splitters and wreckers. These two Marxist-Leninist parties had very few reliable allies. Possible allies like the Vietnam Workers Party, the Korean Workers Party, the Communist Party of Indonesia, and the Communist Party of New Zealand had strong centrist tendencies and wavered between the two camps.

This unfavorable objective situation did not call for the abandonment of the resolute struggle on principle, but it did necessitate a flexible tactical policy which took the weaknesses of the Marxist-Leninists into account and did not exacerbate them. Mao’s first principle of struggle that Marxist-Leninists should fight “on just grounds” was especially relevant since the revisionists banked a great deal of their tactics on isolating the Marxist-Leninists by labelling them dogmatists and splitters. What must be remembered is that the Marxist-Leninists had an awesome responsibility in standing up for principle and facing the likelihood of splitting the powerful socialist camp and the large international communist movement.

In such circumstances, when Marxism-Leninism was under attack, communists could not compromise on principles; but to effectively counter the effort to isolate them, they also had to demonstrate a genuine interest in trying to reach principled unity. Laying down inflexible pre-conditions for meetings of the 81 parties, for example, would have only tended to isolate the Marxist-Leninists further and prevented them from gaining a valuable forum for carrying out the struggle from within the international communist movement while that was still possible. Marxist-Leninists had to take advantage of every opportunity to carry out struggle which would prepare the best possible conditions for a split.

The PLA, however, insisted on laying down just such inflexible pre-conditions and pursued a sectarian and self-isolating tactical line. When it came to withdrawing its pre-conditions for a meeting with the CPSU and other parties, pre-conditions which would have required the revisionists to admit beforehand that they were revisionists, the PLA replied that ”we are not budging a hair’s breadth from our correct positions of principle.” (ROC, pg. 10)

When the CPC advocated taking part in such a multi-lateral meeting, the PLA accused it of seeking some sort of unprincipled compromise. There can be no doubt that it would be a compromise to agree to minimal conditions for such a meeting to ensure that it take place, but such a compromise would not be unprincipled if such a meeting provided an opportunity for Marxist-Leninists to better carry out the struggle and extend and deepen their influence.

Marxist-Leninists were not dealing merely with a battle between ideas and ideologies, but were confronted with parties and countries that represented real material forces in the world. Under such conditions, to attempt to establish some form of tactical unity with centrist forces like the Rumanians, in order to increase their contradictions with the Soviet revisionists, would not represent an abandonment of principles. In attempting to build some ties with the Rumanians, the CPC was following through, in effect, on the second principle of struggle developed by Mao, namely, that Marxist-Leninists should wage struggle “to their advantage.” In waging struggle “to their advantage” communists must differentiate between their greater and lesser enemies and seek to direct their main blows at their greatest enemies. In line with creating contradictions in the enemy camp and attempting to isolate the main enemy as much as possible by tactically uniting all who can be united, communists can seek temporary tactical compromises with middle, vacillating, or even centrist forces. This policy does not at all mean that struggle is not carried on with centrist forces to eventually force them to clearly take sides, but such struggle on questions of principle is conducted simultaneously with the view in mind of maintaining some form of tactical unity with them and preventing them from going over to the side of the revisionists.

The PLA rejected such tactical flexibility as a form of unprincipled compromise. In effect, they lumped all the revisionists and centrists, like Khrushchev, Tito and the Rumanians, into one solid camp of reaction. They defined all these different forces as being equal members of one common front of international revisionism which should be regarded as the main enemy of Marxist-Leninists and fought “consistently, unwaveringly, to the end, in any form, at any time, and under any circumstances that it presents itself.” (ROC, pg. 28) This stance represented a form of ultra-leftism which flew in the face of Lenin’s well-known advice that “to refuse beforehand to maneuver, to utilize the conflict of interests (even temporary, unstable, vacillating and conditional) allies — is not this ridiculous in the extreme?” (Left-wing Communism, An Infantile Disorder, FLP, 1965, pg. 66 or LCW, Vol. 31, pg. 70)

In rejecting such advice, Hoxha and the PLA exposed themselves as idealists who objectively separated the ideological struggle from the political, economic, and military struggle. Communists cannot compromise on the ideological struggle, but they have to be flexible to some extent in how they have to carry it out and aware of what impact it will have on successfully carrying out the other forms of struggle.

The idealist deviations of the PLA in treating the ideological struggle as a separate, sealed-off realm became apparent in how they viewed the proposal of Mao and the CPC to create a broad front against U.S. imperialism which would even have included the revisionists like Khrushchev. In 1964 when the Chinese advanced such a proposal, U.S. imperialism was the main enemy of the world’s people, and the Soviet Union was still considered part of the socialist camp despite its new revisionist leadership. Such a proposal was a correct tactical policy given the concrete political alignment of class and national forces in the world. The focal point of such a policy was the need to supply all possible aid to the Vietnamese in their growing war with the U.S. imperialists.

In such an historical context, the response of Hoxha to the Chinese proposal was: “Is it possible for us Marxist-Leninists to create a common front with the modern revisionists? Apparently, to the Chinese and Japanese it is possible. To us no, this can never be!” (ROC, pg. 35) Such a short-sighted and idealist attitude opposes itself to the third principle of struggle developed by Mao that Marxist-Leninists should exercise some restraint in carrying out struggle against reactionary forces, such as die-hards or revisionists. Such restraint relates mainly to the timing and tempo of the struggle and its integration with the effort to achieve unity in the front against imperialism. In the context of the united front against U.S imperialism which was vital for strengthening the hand of revolutionaries in direct military combat with the U.S.A., like the Vietnamese, the ideological struggle with Khrushchev revisionism, which could recognize no bounds as regards principles, needed to be integrated with some degree of tactical restraint.

What Hoxha and the PLA did not understand is that it is in the course of waging the revolutionary class struggle that revisionists are best exposed for their conciliation and collaboration with imperialism. To be effectively exposed by revolutionaries, revisionists need to be drawn and dragged into common fronts of struggle where their words can be tested in the crucible of deeds. In their dogmatism and sectarianism, the PLA objectively weakened the struggle against U.S. imperialism, and concomitantly, weakened the struggle against modern revisionism itself. Historically, the PLA put itself in the same ultra-left camp with the forces in the Third International who opposed Lenin’s policy of seeking a united front with the social democrats in the 1920s. It also put itself in the same camp with the Trotskyites in the 1930s who opposed the popular front against fascism.

In conclusion, we can see that Hoxha and the PLA oppose all three of the principles of struggle developed by Mao (fighting “on just grounds,” “to our advantage,” and “with restraint”) because of a consistent and longstanding tendency to dogmatism, sectarianism, and idealism. Although the PLA tries to pay their respects to orthodoxy and spin many fine words about principles and compromise in such articles as “On Alliances and Compromises and the Criticism of the Theory of Three Worlds” (Albania Today, No. 3 [46], 1979) , its practice in the revolutionary class struggle belies these fine words and exposes the PLA for opportunist and self-serving phrase-mongering.

When it comes to the real test of applying Marxist-Leninist principles in their practice, the PLA fails miserably. Attempting to hide under the mantle of orthodoxy, Hoxha and the PLA only reveals their own ultra-left and costly opportunism on questions of principles and flexibility. The basic reason is that they fail to understand the fundamental Marxist-Leninist axiom that principles and flexibility are a unity of opposites, that principles must be integrated with flexibility or they can eventually end up as a counterrevolutionary dogma.

Source: https://www.marxists.org/history/erol/ncm-5/cpp-mao/section-6.htm

Position Paper of the PCMLE for the 19th International Seminar

Version anglaise du document du Parti communiste marxiste-léniniste d’Équateur, émis au 19ème Séminaire international des partis et organisations marxistes-léninistes (Quito, juillet 2015), qui présente la situation internationale et montre que la Chine n’a plus rien à voir avec le socialisme.

Position Paper of the PCMLE for the 19th International Seminar

Introduction

In the current world scenario, the promises made by the ideological and political circles of imperialism after the temporary defeat of socialism have been shattered by international reality. The most prominent ringleaders of the world’s great powers were exultant at the « death of communism » and spoke about the establishment for the third millennium of a « new world order » unlike anything humanity had ever experienced.

They claimed that globalization of the economy was the model of the « new relations » between States and countries; that supposedly international « free competition » would be the basis for the construction of the global economy in which, according to its apologists, capitalism would have lost its oppressive and exploitative character.

This « new order, » proclaimed by the ringleaders of imperialism and reaction, would mean the end of economic crises, a revival and rebirth of social, economic and political rights; supposedly there would be no more aggressions and military offensives against the backward and dependent countries, local wars would be eliminated, etc., etc.

The workers, youth and peoples of the world are coming to understand that this has been nothing but a vain pipe dream, an illusion skillfully created and sold to the working masses and all the peoples. There has been a gradual awakening to the perverse and bloody deception that these lies meant and that they were only intended to mask the oppressive and exploitative character of the capitalist system of the monopolies and the great powers that dominate the international scene.

We, the revolutionary left, the Marxist-Leninists, have managed to assimilate and cope with the blows that finance capitalism and imperialism have dealt the revolution, the workers and peoples owing to the counter-revolutionary wave experienced after the collapse of socialism. In difficult circumstances we confronted and resisted the reactionary onslaught and pointed out that this « new world, » promised to humanity by its natural enemies, was part of the reactionary ideological and political arsenal, aimed at deceiving the working masses to misdirect or quell the fights of the oppressed to achieve substantial changes in their way of life, as well as to seek the profound structural changes that would resolve the main problems that affect society.

In short, if one looks at world events and if one analyzes reality objectively, we can agree that the essential oppressive, predatory and anti-human characteristics of capitalism in its current phase, imperialism, remain fully valid, and in some cases aggravated.

The economic plunder and political oppression by a group of « advanced » powers against countries that suffer from dependence on these very nations and that cause them to remain backward, precisely due to those chains of domination by the monopolies, trusts and financial groups; due to the oppression and force of the reactionary imperialist governments and the political and military circles that support that dominance.

The permanent threats, if not open military interventions to ensure the zones of domination of one or another imperialism; the advance of the arms race; the blackmail, pressures and economic boycotts that do away with the principles of non-intervention in the internal affairs and the free determination of the peoples, seriously violating the independence and national sovereignty. Local wars to ensure the presence or impact of this or that imperialism on the world stage.

The world is developing amidst deep contradictions

Internationally, it is clear that the capitalist world is embroiled in complex and profound contradictions that mark the course in all forms of the economic, political, social, military, diplomatic and cultural life of the system. These contradictions, in the first place include primarily those confronting the world of labor with capital, the working class with their employers, the bourgeoisie and the monopolies. On the ideological and political plane, there is also evident the contradiction between the historical antagonists of the period, socialism and capitalism.

The peoples, the dependent and backward countries are facing to varying degrees and extent the designs of imperialist oppression, regardless of what these countries call themselves or their location, in the defense of their interests and needs; it is the monopolies which are plundering their main wealth, which are establishing their hegemony in the markets, taking advantage of and super-exploiting the labor power of millions of workers around the world.

Particularly, the ambitions of the monopoly groups of the international bourgeoisie and of the world powers, the material interests and the pursuit of geopolitical, regional and world hegemony, lead to confrontations among the imperialist countries, who are contending worldwide; they both collude and quarrel in their competition and rivalry, gravely jeopardizing world peace, the sovereignty and independence of the peoples and nations, the environment, the natural wealth, the existence and welfare of the workers and peoples, the survival of ancestral cultures.

The fundamental features of imperialism are still valid

To the Marxist Leninist doctrine belongs the credit for having studied in depth the economic bases of modern capitalism. Lenin in particular, one of the classics of scientific socialism, pointed out that the emergence of monopolies is the economic essence of imperialism, precisely as a consequence of free competition.

One of the aspects of imperialist expansion, of the need for its unequal and anarchic development, is the export of capital ranging from industrial, banking and financial centers of the large cities to the farthest reaches of the planet; in this way the urgency is created for the powers and monopolies to carry out a new division of the world, which is already basically divided up. The reconquest of the world by imperialism cannot but lead to the emergence of a knot of contradictions and the competition among the powers and monopolies themselves that impose the real « law of the jungle » in order to assert their interests and ambitions.

Therefore, we revolutionaries have understood that the features of reactionary violence, of violation of the independence and sovereignty of the countries, national oppression and plunder, the persistent tendency to occupation and even annexation of territories, the blackmail and threats and even military interventions, the perverse secret and open diplomacy, the espionage and elimination of liberties, are the essential characteristics of imperialist domination that we can now see in different regions of the earth, with a dangerous tendency to become generalized and deepened in their most dangerous expressions.

At present, a new correlation of forces is taking shape among the world powers and imperialist blocs, of the various monopolies, banks and financial groups that control the economic and political life of society as a whole. They are contending over different regions of the world; they are developing the work of penetration and extending their tentacles to the farthest reaches of the earth.

U.S. imperialism is losing its hegemony

The U.S. power, which undoubtedly remains the leading world power, having been the starting point of the crisis of 2007 and 2008 of the « mortgage bubble, » has managed to gradually recover from the severe recession, which has taken several years.

This, as a result of the various measures taken, has yielded favorable results overall. A technological recovery is taking place in various branches of the industrial process such as the production of electrical and electronic machinery, chemicals, aerospace and pharmaceutical industry, production of shale oil and gas, in which it has taken the lead globally, all of which amounts to 21% of its GDP.

The U.S. has recorded a public debt of $16 trillion (million million) in 2013, equivalent to 110% of its GDP. In 2014 it achieved an economic growth of 2.2% with ups and downs,, with an overwhelming State debt in relation to (estimated) GDP of 105.1% for 2015, one of the three countries in the world with the highest debt in that regard. (IMF / World Economic Outlook Database. Latest data available.)

The real unemployment rate has risen to 11.5%; salaries have not increased enough to pay for necessities; social inequalities have increased since the 1980s and have now reached their highest point in a century; according to surveys in 2014, most people in the U.S. believe that their country is still undergoing a crisis.

According to the source quoted, there are 22.7 million unemployed, equivalent to 14.7% of the people able to work, in particular 21.8% of that total are people under 18 years old.

On the other hand, 49.6 million people are living in poverty, according to the United States Census.

It is worth noting that of the 500 largest companies in the world, 133 are based in the United States, which is twice the total of any other country in the world. Yankee investments in foreign countries total $3.3 thousand million, while companies from other countries are investing in US territory in the amount of $2.4 thousand million, placing them first in the world in this regard.

The destination of U.S. exports is mainly shared among Canada with 19.4%, Mexico 12.8%, China 7.2% and Japan 4.7%; in relation to imports, China ranks first in countries from which the United States imports with 19.5%, then Canada with 14.2%, Mexico 11.8%, Japan 6.3% and Germany 4.3%.

Some of these economic indicators allow us to analyze the economic difficulties of U.S. imperialism and the reason why it is experiencing a sustained loss of hegemony in the capitalist system. In some cases it is thought to have been surpassed by others, such as China, but this is only a perception that is not supported by figures that show the economic reality.

China: its features and penetration in Latin America

The so-called People’s Republic of China, after the open betrayal by its leadership of the principles of socialism and the revolution, has embarked on the path of the most rampant capitalism, has gone on to compete and share with the other world powers the desire for domination at the international level and particularly in contemporary Latin America.

The Communist Party is the commanding force that concentrates all the powers in that Asian country. It uses that name in an attempt to perpetrate a fraud on the people, but ideologically, politically and organizationally it has absolutely nothing to do with the principles of socialism, of Marxism-Leninism or the revolution.

In China, as the effect of the global crisis and the decline of trade has seen its economy shrink from the double digit growth of a few years ago, to 7.4% in 2014, a situation that had not occurred in the 14 previous years; according to economic experts, the growth will continue to slow through 2015, to below 7%, due to the sluggishness in the real estate market and the construction sector.

The program of reforms of the CPC until 2020 includes closing the forced labor centers, greater independence for the local justice courts, relaxation of the one-child policy; the reform of the « hukou » that prevents citizens from moving freely throughout the country and the access of citizens to public services, in order to ensure an adequate supply of labor power.

There are great differences in living standards between the cities and the countryside, between the urban areas of the East Coast and the interior and the West; between the middle classes and those forgotten by the economic growth. Poverty still affects 10% of the population (that is, over 120 million people), who live on less than $1 a day (IMF, World Economic Outlook Database, latest data available).

China’s GDP is estimated at more than $11 billion. The State debt in relation to GDP (estimated for 2015) is 41.8%, which as one can see is an important anchor for the advance of the economy.

In fact, China has now emerged as the second largest world power. In 2013 it invested globally an amount of $73,000 million (according to OECD statistics), but until early this year it noted an increase of 17% on investments compared to last year and 36 times as much as it invested 10 years ago.

Now it is the third largest country in Foreign Direct Investment, after the United States and Japan. China is no longer looking primarily to purchase raw materials and now wants to enter into investments in industrialization. It believes that countries with large agricultural production or that possess more than enough raw materials, hydrocarbons, etc. for example, have a great capacity for borrowing, independent of the reasons for their backwardness.

China is the second largest source of imports for the region, having risen to 16% of the total, and the third major destination for its exports (9% of the total), according to the sources of the Economic Commission for Latin America and the Caribbean, ECLAC, although the regional body pointed out that due to the reduction in prices of raw materials and the slowdown in the growth of the Chinese economy, this bilateral trade will no longer grow at rates as high as those that have been recorded in the last fifteen years.

Argentina and Venezuela have obtained Chinese loans from the eastern banks. China has loaned $3,500 million to Petrobras, which helped it resolve the corruption scandals that have broken out in the Brazilian energy giant (http//www.ips.noticias.net/2015/02/argentina).

During the tour by the President of [China’s] Eximbank through some Latin American countries, especially Brazil, at that time he made the offer to invest $10,000 million in the Latin American continent.

Since last May China has chosen Chile as its financial base, establishing the first clearinghouse bank for the yuan or renminbi (its currency) in Latin America, with an initial investment of $189 million. It announced a contribution of $8 thousand million dollars so that foreign institutional investors could invest directly in the stock market in that country; both countries agreed to explore the strengthening of the bilateral Free Trade Agreement that has been in force since 2006 and covers 97% of trade between Chile and China.

The penetration of Chinese imperialism into Ecuador

Since 2007 a closer relationship has developed between the Ecuadorian State and China, especially in terms of loans, oil exploitation and sales of services with the Asian giant.

According to the magazine Analisis Semanal (Weekly Analysis), published in our country, Chinese investment has generally been in projects with low risk and high returns, such as oil and mining, which China entered by acquiring shares in other companies that had already initiated projects or ensuring the establishment of secure reserves in the investment projects.

For now, in the case of Ecuador it has financed the construction of works such as hydroelectric plants, for example Coca Codo Sinclair, whose contracts ensure the participation of its enterprises and its technical and operating staff, who according to reports were given a highly precarious treatment in regard to their rights and security. In the various contracts, the pattern of risk remains with the Ecuadorian State itself.

In January 2015, the Export Import Bank of China, Eximbank, pledged an investment of $5,296 million for various projects of mobility, health and safety in a meeting with President Correa, who as we know toured the Asian giant, looking for commitments to loans and investments in that country.

Andes Petroleum and PetroOriental, subsidiaries of CNPC (China National Petroleum Corporation) took over operations of the Tarapoa blocks 14 and 17 after buying the shares of the Canadian oil firm EnCana in 2006. But China also has promoted five anticipated sales of Ecuadorian crude oil, extending a loan of $10 thousand million to Ecuador at an interest rate of 7%, which shows the voracity of oriental imperialism, but also the outrageous betrayal of the Correa government in meekly accepting these imposed conditions.

Ecuador’s foreign debt with China was $4,633 million, while the oil sales to that country surpassed 80% of total exports, while the foreign direct investment of China in Ecuador was only $88 million in 2012.

The Chinese company Tiesiju, which built part of the multi-purpose project Chone, withdrew from that project because of serious problems with the contractors, workers and the community itself, which rejected its presence.

In 2011 and 2012 Chinese companies such as Huawei and ZTE were awarded contracts worth more than $150 million for land-line, mobile and Internet phones; ZTE filed claims against the Ecuadorian State for having allegedly been harmed in the awards process.

The Chinese company CRCC-Tongguan took on the operation of the Mirador copper mining project in Zamora Chinchipe for the final phase of exploration, this time buying the rights from Canada’s Corriente Resources. In 2012, the Chinese company signed the first large-scale mining contract; meanwhile the Junefield Company acquired the Rio Blanco gold project in the province of Azuay.

By 2011 Ecuador’s Embassy in China announced that Chinese investment in the country was about $6,500 million.

On January 7, 2015 five financing agreements were signed in Beijing with banks for approximately $7,500 million: a concessional loan with Eximbank destined for social projects, mobility, irrigation and infrastructure; additionally $250 million was agreed to for the so-called change in the energy matrix relating to the provision of induction stoves.

President Correa himself and other officials of his regime have stated that Chinese industry will provide half a million induction stoves to introduce their use in what the government calls the change in the energy matrix. A lot of propaganda has been launched, although the benefits of these stoves have been questioned by large segments of the population and there are many difficulties with their introduction into Ecuadorian households.

The role of the revolutionaries together with the workers, youth and peoples

Faced with the current situation in which humanity itself is suffering from the offensive of imperialism whatever it calls itself, we have to occupy the front ranks in denouncing and confronting decisively and clearly all the crimes and reactionary designs and inequities caused by the enemies of the humanity.

We think that the fight against imperialism is inextricably linked to the fight that the workers and peoples must face against the anti-national and anti-people policies of the governments that, whatever they call themselves and with the most varied discourse, serve the interests of imperialist penetration.

In the case of Latin America, we need to understand and expose how the action of imperialism is unfolding in each of our countries and at the international level. The so-called alternative governments and the openly right-wing ones facilitate the penetration of the monopolies and the foreign banks through handing over the resources for exploitation, they open up the markets for monopoly industry and develop the policies of « flexibility, » which means the cutback or elimination of labor rights and public liberties to allow the super-exploitation of the labor power of the working class.

In this area, the Correa government is promoting a tenacious demagogy of supposed « service to the poorest » and « defense of the national interests », sometimes exhibiting anti-U.S. positions that have led to the handing over of the country’s resources to Chinese penetration in projects such as those mentioned; loans and facilities for investment, although the United States remains Ecuador’s main economic partner.

To develop actions to expose this sell-out policy; to mobilize the popular forces against these policies; to work for the left and progressive forces in Latin America to coordinate support and solidarity with our struggles; in the midst of actions we are developing a broad anti-imperialist front to oppose the plundering of our resources, assume the defense and preservation of our sovereignty and independence, of the rights and aspirations of the workers and peoples, making them play the leading role in these battles.

Marxist-Leninist Communist Party of Ecuador

To Remember History Is to Open the Future; To Forget History Is to Commit Treason

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To Remember History Is to Open the Future;
To Forget History Is to Commit Treason

Xi Jinping, President of the People’s Republic of China

On May 9th, Victory Day in the world war against fascism, at the invitation of Russia’s President Vladimir Putin, I will visit Russia and take part in the celebrations in Moscow devoted to the 70th anniversary of Victory in the Great Patriotic War. This sacred day I will celebrate together with the Russian people and the entire world.

Everyone remembers that the aggressive wars begun by the fascists and militarists inflicted unprecedented damage and suffering on the peoples of China, Russia, and the countries of Europe, Asia, and other parts of the world. The relentless struggle between justice and evil, light and darkness, freedom and slavery, was joined by the peoples of China, Russia, and more than 50 other countries, as well as by all the other peace-loving peoples of the world, who stood up as one and formed a broad international anti-fascist and anti-militarist front. All these nations fought in bloody battles against the enemy, and in so doing defeated the most evil and brutal aggressors, bringing peace to the world.

I remember, in March 2013, when I first visited Russia on a state visit, I laid a wreath at the Tomb of the Unknown Soldier near the Kremlin walls. There was a depiction of a soldier’s helmet and a red banner on the tomb, and there burned an eternal fire, symbolizing the unbroken life and unwavering fearlessness of our fallen heroes. « Your name is unknown, your deeds are immortal. » They will never be forgotten by the Russian people, the Chinese people, or anyone else.

China was the main theater of military operations in Asia during the Second World War. The Chinese people stood up before anyone else in the struggle against the Japanese militarists, waged the longest war, fought in the hardest conditions, and, like Russia, suffered the most enormous losses. The Chinese army and people fought stoically and persistently, locking down and destroying numerous contingents of the Japanese aggressors. At the cost of a huge national sacrifice — the lives of more than 35 million people — a great victory was finally won and an enormous contribution was made to victory in the world struggle against fascism. The exploits of the Chinese people in the war against the militarists, just like the exploits of the Russian people, will be immortalized forever in history and will never die.
The Chinese and Russian peoples supported each other, helped each other; they were comrades in arms in the war against fascism and militarism, and built a friendship with each other forged with blood and life. In the most difficult times of the Great Patriotic War, many of the best sons and daughters of the Chinese people decisively joined in the battle against German fascism. Mao Anying — the eldest son of Chairman Mao Zedong — fought in many battles as a political officer of a tank company of the 1st Belorussian Front, up to the storming of Berlin. The Chinese fighter pilot Tang Duo, as deputy commander of a fighter company of the Soviet Army, distinguished himself in air battles against the fascist forces. Children of the leaders of the Chinese Communist Party and descendants of the fallen heroes of the Chinese Revolution, when studying at the Ivanovo international boarding school, despite that they were still only children, nonetheless went off to dig trenches, prepared Molotov cocktails, prepared food and clothes for the fighters, chopped trees, dug out potatoes, and looked after the wounded in hospitals. Apart from that, many of them regularly donated blood — 30 millilitres once per month for the soldiers at the front. The Chinese female journalist Hu Jibang, small and weak, underwent the entire war from the first day to the last, through bullets and fire, writing about the resilience and courage of the Soviet people, the barbarous cruelty of the fascist hordes, and the joy of the Russian soldiers and people in their times of triumph. It emboldened the armies and peoples of both countries, raising their will to fight to the end, to the final victory. Alongside the above heroes there are many other representatives of the Chinese people who contributed to the Great Patriotic War while remaining unknown soldiers.

The Russian people gave the Chinese people valuable political and moral support in their war against Japanese invaders. This included large convoys of arms and war materiel. More than 2,000 Soviet fighter pilots joined the Chinese air force and helped in the air battles over China. More than 200 of them died in battles over Chinese soil. In the closing phase of the war, Red Army soldiers of the Soviet Union were sent to north-east China. Together with the Chinese army and people they fought against the Japanese militarists, which helped China tremendously in achieving final victory. The Chinese people will always remember the Russians, both soldiers and civilians, who gave their lives for the independence and liberation of the Chinese nation.

The famous Russian historian Vasily Klyuchevsky said, that, having forgotten history, our soul can get lost in the darkness. To forget history is to commit treason. The Chinese and Russian peoples stand ready, together with all peace-loving countries and peoples, and with the utmost determination and decisiveness, to oppose any actions or attempts to deny, distort, and rewrite the history of the Second World War.

This year, China and Russia will hold a series of events to mark the 70th anniversary of Victory in the Second World War. There will also be many other events conducted by the UN and other international and regional organizations. The purpose of these events and celebrations is to demonstrate our determination to defend the results of the Second World War, to protect international equality and justice, and to remind our contemporaries that it is necessary to preserve and guard the peace that was won for humanity at too high a price.

The hard lessons of the Second World War tell people that humanity’s coexistence is not subject to the laws of the jungle; that world politics is diametrically contradictory to belligerent and hegemonic power politics; and that the path of human development is not founded on the principle of « winner takes all » or in games with zero-sum outcomes. Peace — yes, war — no; cooperation — yes, confrontation — no; mutual gains are honored, while zero-sum results are not: This is what constitutes the unchanging core and essence of peace, progress, and the development of human society.

Today, mankind has unprecedentedly good opportunities for the realization of our goal — peace, development, and the formation of a system of international relations that is ever more strongly based on the spirit of cooperation and mutual benefits. « Unity — is strength, while self-isolation — is weakness. » Cooperation and the win-win principle should be adopted as the basic orientation of all countries in international affairs. We have to unite our own interests with the common interests of all countries, find and expand on the common points of interest of different parties, develop and establish a new conception of multilateral win-win, to always be ready to extend a helping hand to each other at difficult times, to partake together in rights, interests, and responsibilities, and to collectively collaborate to solve growing global problems such as climate change, energy security, cybersecurity, national disasters, and so on. In short, we are in it together on our planet Earth — the homeland of all humanity.

The Chinese people and the Russian people — they are both great peoples. In the years of grief and misery, our indestructible camaraderie was cemented with blood. Today the peoples of China and Russia will hand in hand and shoulder to shoulder defend peace, promote development, and make their contributions to lasting world peace and human progress.

(Russia Insider, May 10, 2015. Slightly edited for grammar by TML. Photos: Xinhua)

Source: http://cpcml.ca/Tmlw2015/W45020.HTM#8

Une ostie de grosse manif de soir du 1er mai anticapitaliste: Le Premier mai, c’est le capitalisme qu’on a dans la mire!

C’est pas seulement l’austérité qu’il faut combattre;

C’EST LE CAPITALISME QU’IL FAUT ABATTRE!!

Manif de soir pour le 1er mai anticapitaliste (19h)
Les hordes excédées envahissent
le nouveau « Golden Square Mile »!!

(Centre-ville de Montréal)
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1er mai 2015, 19h, pile
Trois points de rassemblement :
Union/Sainte-Catherine (Square Phillips)
McGill College/Sainte-Catherine
McGill College/Maisonneuve
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L’AUSTÉRITÉ est sur toutes les lèvres. Il y a péril en la demeure. Les services publics sont l’objet d’une opération de démantèlement sans précédent de la part des forces capitalistes, par le truchement de l’appareil d’État qu’elles contrôlent directement. Le filet social se détériore à vue d’œil. Rien ne va plus, et pourtant tout continue, faute d’opposition réelle. La démocratie parlementaire est une sinistre farce : les soi-disant forces progressistes s’y agitent vainement et, d’élections en élections, n’arrivent qu’à légitimer par leur participation un système irréformable. Les forces syndicales institutionnelles, quant à elles, sont en déroute, bâillonnées et ligotées par les entraves juridiques au droit de grève promulguées par la bourgeoisie. Toutes les voies politiques balisées mènent inexorablement à l’impasse, à la catastrophe. Même le droit de manifester pacifiquement est de plus en plus encadré, réprimé, piétiné.

Un constat s’impose : il ne nous reste plus que la révolte.
Et aujourd’hui plus que jamais, nous avons raison de nous révolter!

Le 1er mai, depuis plus de 125 ans, les classes exploitées prennent la rue partout dans le monde pour faire valoir leur rapport de force contre les abus du système capitaliste. Elles n’ont jamais demandé la permission. Elles n’ont jamais dit « SVP », « merci « ou « désolé ». Elles ont toujours fait ce qu’il fallait pour reprendre leur dignité. Elles se sont donné les moyens nécessaires, et face à l’impasse, elles ont attaqué de front l’ennemi capitaliste.

Ce 1er mai, il est grand temps que nous retrouvions notre inspiration dans la longue histoire des classes exploitéEs et oppriméEs. Face à l’impasse de l’austérité, c’est le système capitaliste qu’il faut viser!
CECI EST UN APPEL À LA PERTURBATION ÉCONOMIQUE DU CENTRE-VILLE DE MONTRÉAL, BAPTISÉE PAR LA BOURGEOISIE ELLE-MÊME LE NOUVEAU « GOLDEN SQUARE MILE »

Cette année, la Convergence des luttes anticapitalistes appelle toutEs les insoumisEs à converger dans le « Golden Square Mile », un périmètre délimité par les rues Sherbrooke, René-Lévesque, Peel et Union, pour perturber au maximum les activités commerciales du centre ville et ponctuer joyeusement cette journée de grève sociale qui s’annonce historique.
La cible politique choisie cette année est la HSBC, une institution d’ostie de crosseurs au cœur de la polémique sur les paradis fiscaux, dont le siège social montréalais se trouve fort commodément collé sur l’édifice abritant le bureau du crosseur en chef du Québec, le Premier ministre Philippe Couillard.
De plus :

  • La CLAC appelle les insoumisEs à participer à toutes les activités de la grève sociale du 1er mai 2015 (https://grevecontrelausterite.wordpress.com/) ;
  • La CLAC appelle les insoumisEs à se joindre à un contingent anticapitaliste dans la manif-action prévue par la Coalition opposée à la tarification et à la privatisation des services publics dans la journée (lieu et heure à confirmer).
  • La CLAC appelle à des actions autonomes décentralisées de perturbation économique de minuit le 30 avril à minuit le 1er mai;
  • La CLAC appelle les insoumisEs à concentrer leurs actions sur le « nouveau Golden Square Mile », un périmètre délimité par les rues Sherbrooke, René-Lévesque, Peel et Union (mais pas nécessairement à s’y tenir…)
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1er mai 2015, 19h, pile
Trois points de rassemblement :
Union/Sainte-Catherine (Square Phillips)
McGill College/Sainte-Catherine
McGill College/Maisonneuve
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Restez à l’affût pour toute information de dernière minute en regardant le site de la CLAC et en suivant notre twitter pendant la manifestation

Ceci est un appel de la Convergence les luttes anticapitalistes de Montréal (CLAC-Montréal)
Pour info :
info@clac-montreal.net
https://twitter.com/clacmontreal @CLACmontreal
http://www.clac-montreal.net/1mai2015

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C’est pas juste l’austérité qu’il faut combattre, c’est le capitalisme qu’il faut abattre!

Le Premier mai, c’est le capitalisme qu’on a dans la mire!

Manifestation anticapitaliste du Premier mai 2015

Lieu et heure seront confirmés au www.clac-montreal.net

Le Premier mai, partout dans le monde, on prend la rue contre le système capitaliste. À Montréal, depuis 2007, une manifestation est organisée avec un message simple et clair : c’est le capitalisme qui autorise et qui encourage toutes les mesures d’austérité. Ce n’est pas un tabou, c’est la réalité! Nous savons que nos problèmes et que la crise ne sont pas circonstanciels. Continuons à lutter contre les foutues mesures d’austérité, d’appauvrissement et de misère que nous imposent les Harper et Couillard de ce monde. Mais nous devons également porter notre regard sur la véritable cible, sur le système pourri qui autorise toutes ces bêtises : le capitalisme! Il y a des limites à quémander des changements aux règles du jeu : c’est toute la game qu’il faut changer!

Ça ne serait pas drôle même si c’était une farce. La racaille financière de ce monde a demandé à la v-p d’OXFAM de présider son sommet de DAVOS en janvier dernier. Elle en a profité pour présenter une enquête sans précédent qui dresse une situation mondiale terrifiante! On a versé des larmes de crocodile et… le lendemain, on applaudissait les mesures pour étrangler la Grèce, l’Espagne et l’Argentine. Ce délire hypocrite et meurtrier, cette misère et cette pauvreté que l’on sème à tout vent sont un terreau fertile pour la montée de la droite et de l’intolérance. La classe dirigeante se délecte de toutes les divisions possibles…

Partout dans le monde, la situation sociale, économique et environnementale se détériore. Nous sommes 7,3 milliards d’êtres humains sur notre petite planète. Il y en a moins d’un milliard qui s’en tire sans trop de peine. Tandis que quelques dizaines de millions de crapules flottent sur des nuages d’argent : il faut leur préparer une foutue tempête!

Le lien entre les luttes, la solidarité réelle, c’est entre-autre de se rappeler qu’à la veille du Premier mai, il y a trois ans, 1138 prolétaires, en très grande majorité des femmes, sont mortes écrasées dans leur usine de misère au Bangladesh qui a fait aussi plus de 2 000 blessé-es! Ces ouvrières, confectionnaient des t-shirt «beau-bon-pas-cher » pour des grandes chaines commerciales de Montréal, calvaire! Pendant ce temps, au Québec, dans notre modèle de démocratie libérale, c’est une personne qui meurt d’accident du travail ou de maladie professionnelle à tous les deux jours!

Depuis plus de deux cents ans, le véritable visage du capitalisme, c’est le développement sauvage, les guerres, la misère et la destruction de l’environnement. Le capitalisme n’a pas le monopole de l’innovation et du développement. Le pouvoir ne doit pas appartenir à une élite. Le monde peut et doit être meilleur!

Le Premier mai prochain, ensemble et au-delà de nos luttes quotidiennes, joignons le geste à la parole, et ajoutons nos forces à celles de nos frères et de nos sœurs de partout à travers le monde qui prendront la rue!

Manifestation anticapitaliste du Premier mai 2015

Un appel de la Convergence les luttes anticapitalistes de Montréal
(CLAC-Montréal)

Pour informations : info@clac-montreal.net

Le matériel de mobilisation

Si vous avez besoin de matériel de mobilisation, vous pouvez nous contacter à info@clac-montreal.net .

Vers la 1er mai anticapitaliste
Une brochure pour les militantEs qui désirent s’informer sur les raisons d’être du premier anticapitaliste et amorcer des réflexions sur les stratégies à adopter.
L’affiche finale
L’affiche avec les trois points de départs
Le tract en 4x11x17
Le tract pour le premier mai anticapitaliste
Pourquoi nous prenons la rue le 1er mai
Un mini-documentaire vidéo sur l’histoire du 1er mai
Historique des premiers mai à Montréal
Pourquoi un 1er mai anticapitaliste?
Pourquoi une manifestation autonome anticapitaliste est-elle essentielle malgré la répression ?
Pourquoi nous prenons la rue le 1er mai
Les origines de la tradition montréalaise du premier mai

Source: http://www.clac-montreal.net/1mai2015