Marches commémoratives en hommage aux femmes disparues et assassinées

Un article du Marxiste-Léniniste, tiré du Journal du Parti communiste du Canada (marxiste-léniniste)

« Leur esprit vit en nous»


Marche commémorative des femmes à Vancouver le 14 avril 2015

D’importantes marches commémoratives des femmes auront lieu partout au Canada le 14 février. La première marche commémorative des femmes du 14 février a eu lieu en 1992 en réponse à l’assassinat d’une femme salish du littoral à Vancouver. Une marche annuelle a lieu à Vancouver depuis et des marches se tiennent maintenant dans plusieurs villes. Les marches commémoratives en hommage aux femmes disparues et assassinées du 14 février sont une occasion de se rassembler pour pleurer les victimes et affirmer son engagement à la cause de la justice.

Il y a trois fois plus de caIl y a trois fois plus de cas de violence contre les femmes parmi les autochtones que parmi les non-autochtones. L’Association des femmes autochtones du Canada (AFAC) et Walk 4 Justice ont établi qu’il y a plus de 4 000 femmes et filles autochtones disparues et assassinées au Canada. Pour sa part, la GRC rapporte 1 181 cas de femmes autochtones disparues ou assassinées au Canada entre 1980 et 2012. Dans de nombreux cas les familles rapportent un refus de la police d’enquêter le cas de femmes disparues ou tuées et l’insuccès des enquêtes de la police. L’ex-ministre de la Condition féminine, Patty Hadju, a reconnu le problème de la sous-déclaration des cas d’homicides par la police et que des morts suspectes ne sont pas enquêtées. L’énormité du phénomène se voit dans l’écart entre le nombre de cas rapportés par la GRC et les informations recueillies par l’AFAC et Walk 4 Justice. Il arrive même souvent que des policiers soient impliqués dans les violences racistes contre les femmes et filles autochtones, et ce, en toute impunité.



Des robes rouges vides sont venues symboliser les femmes et les filles autochtones
assassinées ou disparues et la demande de réparation des peuples. en haut: les robes bordent les marches aux édifices du Parlement à Ottawa; en bas: à côté de l’autoroute des larmes dans le nord de la Colombie-Britannique.

Un rapport de l’Administratrice en chef de la santé publique du Canada, la Dre Theresa Tam, établit que la moitié des femmes au Canada ont subi au moins une fois dans leur vie une agression physique ou à caractère sexuel depuis l’âge de 16 ans. Selon l’Enquête sociale sur la victimisation de Statistique Canada, il y a eu 553 000 cas d’agression sexuelle déclarée par des victimes en 2014. Dans la vaste majorité des cas, il s’agit de femmes.

Tous les six jours, une femme meurt au Canada des suites de violence conjugale. Chaque année, le Réseau canadien des maisons d’hébergement pour femmes donne le portrait d’une journée dans la vie des femmes et enfants en besoin d’hébergement. Dans la journée-portrait de 2017, il rapportait que 44 % des maisons d’hébergement n’avaient plus de place. Ce jour-là, 356 femmes et 250 enfants ont demandé de l’aide des services d’hébergement de 105 maisons et abris. La majorité, soit 273 femmes et 182 enfants, ou 75 %, se sont fait dire qu’il n’y avait plus de place.

Dans sa Stratégie nationale sur le logement annoncée en 2017, le gouvernement libéral de Justin Trudeau reconnaissait l’existence de cette crise, mais il n’a pas pour autant rétabli le Programme d’amélioration des maisons d’hébergement aboli par le gouvernement Harper ni pris les mesures nécessaires pour assurer la disponibilité des places en hébergement. Le Fonds national de co-investissement annoncé avec cette stratégie va seulement « aider à réduire les listes d’attente et le nombre de femmes qui pourraient autrement retourner dans des relations violentes ou se retrouver à la rue ». On ne précise pas comment cela va se faire. Par contre, le gouvernement annonce combien d’argent il va consacrer à l’achat de nouvelles serrures pour mettre sur les portes des maisons d’hébergement.

De récentes données confirment que les agences et institutions gouvernementales elles-mêmes sont des milieux de travail non sécuritaires pour les femmes. Les accusations d’inconduite sexuelle abondent au parlement, dans les ministères et les échelons supérieurs des partis politiques qui siègent au parlement. Il y a plusieurs cas de recours collectifs de femmes contre la GRC et les Forces armées canadiennes après des années de promesse de lutte contre le harcèlement et les agressions. En 2017, le gouvernement a accepté de régler hors cour un recours collectif au nom d’officières de la GRC ayant subi le harcèlement et la discrimination sexuels. À ce jour, 2400 femmes s’y sont inscrites. L’ampleur de ces recours collectifs donne une idée du climat intrinsèquement sexiste qui encourage la violence et d’autres injustices contre les femmes dans ces institutions.

Le ministère de la Justice tente présentement de faire annuler un recours collectif contre les Forces armées canadiennes en soutenant que le gouvernement n’a pas la responsabilité d’assurer un milieu de travail libre de harcèlement ou de créer des politiques de lutte au harcèlement sexuel et à l’agression sexuelle. Lorsque l’affaire a été éventée, la ministre de la Justice et le ministre de la Défense ont choisi de ne pas commenter. Justin Trudeau a exprimé son indignation, mais des commentateurs ont observé que c’était un autre exemple de la stratégie de relations publiques consistant à « récupérer le problème » pour détourner le blâme.

Les femmes sont aux premiers rangs de ceux et celles qui luttent pour leurs droits dans le contexte de la défense des droits de tous et toutes. Joignons-nous aux marches du 14 février !


L’exposition « Walking with our Sisters », en l’honneur des femmes et filles autochtones disparues et assassinées a été créée par l’artiste métis Christi Belcourt. Elle comprend plus de 1 800 paires d’empeignes de mocassins décorés ou perlés à la main donnés par les membres de la famille des femmes et des filles autochtones disparues et assassinées.  Elle comprend également plus de 100 empeignes représentant les enfants qui ne sont jamais rentrés des pensionnats. L’exposition a été présentée dans des villes du Canada depuis sa création en 2013. La photo provient d’une exposition à Thunder Bay.

Source: http://cpcml.ca/francais/Lmlq2018/Q48005.HTM#1

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Le président américain promet «le fer et le feu» à l’ONU pendant que Trudeau se pose en grand espoir blanc du monde

Des questions importantes de guerre et de paix

 

Le débat général de la 72e session de l’Assemblée générale des Nations unies à New York a débuté cette semaine, le 19 septembre, et se poursuit jusqu’au 25 septembre. Les chefs d’État et de gouvernement ou leurs représentants s’adressent aux Nations unies pour énoncer les priorités qu’ils se fixent pour eux-mêmes, pour le monde et pour l’ONU.

À la toute première journée, le monde a eu droit à une manifestation de la crise profonde dans laquelle s’enlisent les États-Unis avec la prestation du président Donald Trump. Son discours hargneux dans lequel il promet d’utiliser le fer et le feu contre tous les non-croyants en la démocratie américaine montre à quel point les États-Unis désespèrent de ne pouvoir ordonner au monde de régler leur crise économique et multilatérale. Plus ils proclament qu’ils sont la nation indispensable, plus le reste du monde prend conscience de la nécessité de ne pas être marginalisé.

Bien que les États-Unis et l’échec de leur démocratie soient coupables de l’anarchie et de la violence dans le monde aujourd’hui, Trump a dit que la menace à laquelle le monde fait face est que « les pouvoirs autoritaires cherchent à faire effondrer les valeurs, les systèmes et les alliances qui ont empêché les conflits et ont promu la liberté depuis la Deuxième Guerre mondiale. »

Faisant fi de l’échec des institutions américaines à résoudre les contradictions au sein des cercles dirigeants ou quelque problème que ce soit dans le monde, Trump cite la Constitution des États-Unis comme un document intemporel et universel qui s’étend au monde entier. « Nous célébrons le 230e anniversaire de notre constitution bien-aimée, la plus ancienne constitution encore utilisée dans le monde d’aujourd’hui, a dit Donald Trump. Ce document intemporel a été le fondement de la paix, de la prospérité et de la liberté pour les Américains et pour d’innombrables millions de personnes dans le monde dont les pays ont trouvé l’inspiration dans son respect de la nature humaine, de la dignité humaine et de la règle de droit. »

« En Amérique, affirme-t-il, le peuple gouverne, le peuple est au pouvoir et le peuple est souverain. J’ai été élu non pas pour prendre le pouvoir, mais pour donner le pouvoir au peuple américain à qui il appartient. »

Donald Trump propose une conception irrationnelle de la souveraineté dans laquelle les États-Unis ont le droit souverain de décider de ce qui est dans leur meilleur intérêt et dans le meilleur intérêt du monde :

« Nous devons remplir nos devoirs souverains envers les personnes que nous représentons fidèlement. Nous devons protéger nos nations, leurs intérêts et leur avenir. Nous devons rejeter les menaces à la souveraineté depuis l’Ukraine jusqu’à la mer du sud de la Chine. Nous devons respecter la loi, respecter les frontières et respecter la culture, et l’engagement pacifique que cela permet. »

Puis il a directement menacé le peuple coréen : « Les États-Unis ont une grande force et une grande patience, mais si nous sommes forcés de nous défendre ou de défendre nos alliés, nous n’aurons d’autre choix que de détruire totalement la Corée du Nord. […] Les États-Unis sont prêts, disposés et capables, mais j’espère que cela ne sera pas nécessaire. C’est la raison d’être de l’ONU. C’est à cela que les Nations unies servent. Voyons ce que l’ONU va faire. »

Puis il a attaqué l’Iran et menacé d’annuler l’accord négocié en 2015 entre l’Iran, tous les membres du Conseil de sécurité, l’Allemagne et l’Union européenne qui limite le programme d’énergie nucléaire de l’Iran à des fins pacifiques en échange de l’abandon des sanctions. « Nous ne pouvons pas laisser un régime meurtrier continuer ces activités déstabilisantes tout en construisant des missiles dangereux et nous ne pouvons pas respecter un accord s’il contribue à la construction éventuelle d’un programme nucléaire. L’accord de l’Iran est l’une des transactions les pires et les plus unilatérales auxquelles les États-Unis aient jamais participé. Franchement, cet accord est embarrassant pour les États-Unis, et je ne pense pas que vous ayez entendu le dernier mot à ce sujet. Croyez-moi. »

Donald Trump a ensuite menacé de soumettre le monde entier à la guerre de terreur des États-Unis : « Désormais, ce sont nos intérêts de sécurité qui dicteront la longueur et la portée de l’opération militaire, et non pas les repères arbitraires et échéances fixés par des politiciens. J’ai également changé complètement les règles d’engagement dans notre lutte contre les talibans et d’autres groupes terroristes. »

« L’Amérique se tient avec toutes les personnes vivant dans un régime brutal. Notre respect de la souveraineté est également un appel à l’action. Toutes les personnes méritent un gouvernement qui s’occupe de leur sécurité, de leurs intérêts et de leur bien-être, y compris de leur prospérité. »

 

Pour sa part, le gouvernement du Canada s’est servi de son intervention à l’Assemblée générale de l’ONU pour présenter une image d’un premier ministre Justin Trudeau comme le grand espoir blanc qui promet de réussir là où ceux qui promettent le fer et le feu échouent.

La peur, voire la terreur que cherche à provoquer le président américain avec ses propos sur le fer et le feu ne doit pas détourner l’attention du fait que la version plus douce et plus gentille offerte par le grand espoir blanc sert les mêmes intérêts privés que les deux pays représentent.

Le premier ministre Justin Trudeau est resté silencieux au sujet de la menace de Trump de « détruire totalement » la République populaire démocratique de Corée et s’est joint à lui pour blâmer la RPDC en disant en conférence de presse : « Je partage les préoccupations de tous sur le comportement imprudent du régime nord-coréen et je continue de croire que la meilleure façon de calmer la situation est de travailler avec nos partenaires et alliés dans la région et dans le monde. » Ainsi, pour lui il est préférable de menacer la RPDC avec les alliés et partenaires plutôt que de laisser les États-Unis le faire seuls.

Pour montrer le sens de ses propos, il a aussi ouvert la porte à l’adhésion officielle du Canada au bouclier antimissile des États-Unis, qui fait partie de l’arsenal américain de frappe préventive contre d’autres pays. « Nous continuons d’examiner la situation, a-t-il dit. Notre position n’a pas changé sur le bouclier pour l’instant, mais nous continuons d’examiner les choses et de nous assurer que nous faisons tout ce que nous pouvons et devons faire pour protéger la sécurité des Canadiens. »

Lors d’un gala qui a eu lieu avant le débat général sur un porte-avion désaffecté, durant lequel il a reçu le prix Global Citizen Awards 2017 du Conseil atlantique de l’OTAN, Justin Trudeau a livré un discours que le Conseil décrit comme « un cri de ralliement pour sauver l’ordre mondial ». En fait, il a tenu des propos presque identiques à ceux tenus par Donald Trump le même jour.

« Les alliances qui ont soutenu la sécurité et la prospérité mondiales depuis 1945 sont mises à l’épreuve et l’urgence des défis que nous avons en commun — changements climatiques et sécheresse, inégalité du revenu, extrémisme violent, guerre civile et migrations massives qui en résultent — continuent de grandir », a-t-il ajouté avant de poursuivre :

« Partout dans le monde, l’ordre international établi depuis longtemps est mis à l’épreuve. Avec l’annexion illégale de la Crimée par la Russie et l’empiètement en Ukraine, nous avons été témoins de la première prise de territoire en Europe depuis la Deuxième Guerre mondiale.

« Ce n’est pas le temps de se désister. C’est le temps où les démocraties atlantiques doivent renouveler notre engagement envers des standards universels de droits et libertés, imposés par un ordre multilatéral basé sur des règles qui ont favorisé la paix et la stabilité et qui ont passé l’épreuve du temps. »

Cet ordre multilatéral basé sur des règles et imposé par l’ONU, l’OTAN, NORAD et l’Organisation mondiale du commerce comprend « le pouvoir doux et le pouvoir dur » et c’est pourquoi, dit-il, le Canada augmente de façon significative ses dépenses pour la défense.

Tout en faisant écho aux menaces de Trump contre le peuple coréen, Trudeau lance un appel hypocrite à « combattre les fléaux du racisme, du sexisme, de l’homophobie, de la transphobie, du fanatisme ethnique et religieux, du néofascisme, du néonazisme et de l’extrémisme violent de Daesh auxquels nous sommes confrontés en 2017 ».

« Nous ne devons pas hésiter. Il serait inadmissible de faire un seul pas en arrière dans la défense des standards de décence de la sororité et de la fraternité de la famille humaine sortie victorieuse des luttes les plus douloureuses du derniersiècle », a dit Trudeau.

L’ONU est devenue une instance désuète qui n’est plus capable de défendre la primauté du droit international adoptée durant l’après-Deuxième Guerre mondiale. La domination du monde par les pouvoirs policiers aux mains d’oligopoles et d’intérêts privés qui ne s’arrêteront devant rien pour s’enrichir signifie qu’il faut un nouvel équilibre du pouvoir capable de mettre les forces destructives en échec. Il est illusoire de croire que cet équilibre est possible dans le contexte du système impérialiste d’États. Il doit être créé par une humanité unie dans l’action à la défense de ses propres intérêts.

 

Le temps d’agir est maintenant !
Faisons du Canada une zone pour la paix !
Défendons les droits qui appartiennent à tous du fait d’être humains !
Une humanité, une lutte !

 

Source: http://cpcml.ca/francais/Lmlq2017/Q47038.HTM#1

Avec l’échec de Le Pen, rien ne change pour l’antiracisme et l’antifascisme de classe

COMBATTRE LE FASCISME,

ABATTRE LE CAPITALISME!

 

Ouf, elle n’est pas passée… c’est le sentiment autour de nous. Mais en 2002, le père n’était pas passé non plus et cela n’a pas freiné le développement du FN.

Le racisme est toujours là, s’est même renforcé autour de nous.

Il y a le racisme d’Etat, qu’il s’agisse de la recherche d’emploi, des discours islamophobes dans les médias ou des violences policières dans les quartiers. Le poison patriotique et nationaliste se répand dans tous les partis, la préférence nationale devient une banalité, le contrôle de l’immigration se renforce toujours plus, et ce sont tous les immigrés, avec ou sans papiers, tous les jeunes (et maintenant moins jeunes…) nés en France avec une couleur, un nom, une religion minoritaires ou minorisés qui trinquent.

Il y a aussi le poison du racisme individuel, issu de l’histoire coloniale de la France (et son actualité comme aux Antilles, à Mayotte, en Guyane ou en Kanaky) cette mentalité abjecte de petit-blanc qui ne supporte pas de voir des anciens colonisés revendiquer l’égalité des droits. Sentiment des Pieds Noirs, des racistes avérés, entretenu et développé par le FN et cie, sentiment confus de la concurrence entre travailleurs dans la crise capitaliste, il se heurte heureusement aux solidarités du combat social mené en commun, dans les entreprises ou dans les quartiers…

Ces deux formes de racisme se sont renforcées et s’appuient l’une sur l’autre, et les attentats ont attisé la flamme. C’est la confusion qui règne, très rares ont été celles et ceux qui ont dénoncé les interventions à l’étranger (Mali, Libye, Syrie, Afghanistan…) et ont qualifié les auteurs de fascistes. Le racisme d’Etat, les intellectuels à la botte ont préféré renforcer les contradictions en critiquant les musulmans ou ceux supposés l’être…

Le combat antiraciste se mène dans le combat commun, sur des positions antiracistes et de classe, au service des ouvriers et des prolétaires. Pour le combat commun contre la sous-traitance, la pénibilité dans les entreprises. Pour l’égalité des droits et la régularisation des sans-papiers, contre les violences policières dans les quartiers, contre les interventions à l’étranger, contre toutes les lois et mesures racistes, quelles qu’en soient les cibles. Toujours en dénonçant notre propre gouvernement, son Etat et le capitalisme qui en est le socle. Tout ne se réglera pas du jour au lendemain, mais c’est la seule voie pour construire une unité de combat, de classe, qui permettra de surmonter les appréhensions et les différences sur lesquelles s’appuient les racistes pour répandre leur venin.

Il se mène aussi dans nos rangs, parmi nos collègues et voisins, en remettant en cause les préjugés, en luttant sans concession contre les attitudes et les paroles chauvines et xénophobes, en exposant la manière dont l’impérialisme place la fraction immigrée de la classe ouvrière, les habitants des quartiers, dans une position subordonnée et discriminée. La lutte se mène aussi dans les rangs de notre classe et de nos organisations !

C’est pareil pour le combat antifasciste. Dans le sillage du FN se développent des groupuscules et organisations fascistes, racistes, homophobes et sexistes. Dans certaines villes, comme à Lyon ou Lille, ils ont pignon sur rue et prétendent annexer des quartiers entiers. Ils ont tué Clément Méric à Paris, Hervé Rybarczyk à Lille, ils font la chasse aux migrants à Calais, ils veulent imposer la terreur.

Avec la complaisance de la police et de la justice, c’est le moins qu’on puisse dire, et ce sont surtout les militants qui refusent de leur laisser le terrain qui sont attaqués.
Alors, on ne les laisse pas faire, on ne fait pas confiance à la justice et à la police (rappelons que pour celle-ci, on dit que 50% des flics votent FN !), et on s’organise, on manifeste pour interdire par nous-mêmes l’expression de ces noyaux fascisants !

 

Source:  http://ocml-vp.org/article1808.html

Centre MLM [B], PCF(mlm) : Les assassins ont frappé à Bruxelles

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Les assassins ont frappé à Bruxelles, en Belgique, avec l’intention de terroriser et de tuer. Ils ont visé les masses, en attaquant l’aéroport de Zaventem ainsi qu’une rame de métro à la station Maelbeek, tuant 34 personnes, en blessant 200 autres.

L’État islamique, qui a revendiqué l’action, a expliqué avoir mené des « frappes précises » afin de « jeter la crainte et l’effroi dans le coeur des croisés ».

Tel est le cynisme anti-populaire, telle est la logique anticapitaliste romantique de l’État Islamique, qui prétend revenir au Moyen-Âge et réactiver les modèles idéologiques et culturels qui existaient alors. Le passé médiéval islamique est idéalisé et présenté comme un contre-modèle à la décadence des sociétés capitalistes.

Mais le romantisme qui se tourne vers le passé n’est que le produit de l’idéologie féodale qui existe uniquement encore dans la majorité des pays du monde parce que l’impérialisme l’a établi solidement dans le cadre de la formation de pays semi-coloniaux.

Au colonialisme a succédé historiquement une forme nouvelle, où les pays impérialistes exploitent des semi-colonies, caractérisées par un capitalisme bureaucratique et par l’existence de grands propriétaires terriens formant un féodalisme capable de se moderniser.

Les grands propriétaires terriens du Pérou, les familles royales des pétro-monarchies, les capitalistes bureaucratiques d’Inde, etc., tous connaissent les universités des pays impérialistes, tous ont modernisé leur pays tout en maintenant un strict cadre idéologique féodal, où domine ici les traditions islamiques, là-bas le système des castes, ici le culte des anciens, là-bas le catholicisme le plus rétrograde.

Le judaïsme, le christianisme, l’Islam, l’hindouisme, les bouddhismes, toutes les religions jouent ici un rôle particulièrement pernicieux, diffusant le pessimisme et le relativisme, une critique romantique du capitalisme, promouvant le communautarisme sur une base « traditionnelle ».

Toutes les forces féodales prétendent représenter les traditions, le maintien des valeurs anciennes, tout en profitant de la modernité.

Cela est le reflet du fait que le féodalisme d’aujourd’hui n’est nullement le prolongement du féodalisme médiéval, mais un féodalisme issu du colonialisme, du semi-colonialisme, des idéologies post-modernes.

Al-Qaïda et l’État islamique sont des entités politico-militaires ayant pris au sérieux ce romantisme féodal qui n’était en réalité que le masque de l’intégration de type monopoliste dans les rapports économiques mondiaux.

Al-Qaïda et l’État islamique sont les rejetons idéalistes des pétro-monarchies organisées par l’impérialisme.

L’État islamique n’est ainsi nullement révolutionnaire ou anti-impérialiste, ni même anti-« occidental », il est simplement le fruit de la fuite en avant du féodalisme tentant de devenir « autonome » et par conséquent ayant une prétention mondiale, condition à son maintien « indépendant ».

C’est pour cette raison que, depuis le début de l’année, en trois mois, les attaques armées islamistes se sont multipliées dans de nombreux pays dans le monde, dont l’Afghanistan, le Nigeria, l’Indonésie, le Tchad, le Burkina Faso, la Somalie, la Côte d’Ivoire, la Libye, la Turquie, sans oublier l’Irak et la Syrie.

C’est une tentative idéaliste d’aller en arrière dans le cours de l’histoire, de former un califat mondial, de revenir aux conditions médiévales où il n’y avait pas d’impérialisme. C’est une démarche qui vise à éviter l’impérialisme au lieu de le liquider, tout cela parce que les islamistes sont eux-mêmes le produit d’idéologies nouvelles, apparues ces cent dernières années, de manière liée à l’impérialisme, produit par des intellectuels passés par les universités de l’impérialisme.

Cette tentative allant à contre-cours de l’histoire, elle ne peut que basculer dans l’horreur de l’inculte, le fanatisme de l’assassin, l’esprit morbide. L’État islamique célèbre dans ses vidéos les meurtres commis de la manière la plus sanglante, la plus barbare.

Les crimes commis à Bruxelles le 22 mars 2016 par les assassins de l’État islamique ne peuvent que heurter très profondément les sentiments des masses, qui en plus de la répulsion et de la souffrance ressenties, ne peuvent que considérer comme absurde une telle volonté de faire tourner à l’envers la roue de l’histoire.

La Belgique est un pays qui est né historiquement de la contradiction entre le capitalisme et la féodalité, avec l’affrontement entre les Pays-Bas et l’Espagne. Il a pu s’extraire du féodalisme et assumer par la suite son propre parcours en toute indépendance, donnant naissance à une nation avec un haut niveau culturel.

Les masses comptent en profiter et continuer d’aller de l’avant, en se débarrassant du capitalisme. Elles ne ressentent nullement le besoin de revenir au moyen-âge, bien au contraire.

L’État bourgeois belge prétendra, bien entendu, être ici un véritable rempart, un obstacle ferme face à la barbarie féodale des assassins de l’État islamique. En réalité, il est impuissant, car il est seulement l’homme de main de la bourgeoisie, le policier veillant à ce que la propriété privée soit respectée, à ce que les monopoles puissent continuer de se renforcer.

L’État bourgeois belge est dépassé, car il ne comprend pas les enjeux de l’époque, qu’il est entièrement coupé des masses populaires, qu’il est une administration parasitaire au service de classes sociales exploiteuses.

Seul un État socialiste peut effacer l’ignorance, généraliser l’éducation, assumer le meilleur des Lumières, à savoir l’esprit de vie en collectivité, l’exigence de l’épanouissement personnel, l’athéisme, la quête de connaissances, la puissance de la raison, l’égalité hommes-femmes.

Féodalisme et capitalisme impérialiste sont les deux aspects de la même face à l’échelle mondiale !

Les valeurs de soumission, communes au féodalisme et aux monopoles, doivent être rejetées !

Le drapeau de l’humanisme et des Lumières, abandonné par la bourgeoisie devenue décadente, doit être repris par le prolétariat !

Les masses populaires doivent rentrer en guerre pour construire leur État, dépassant les contradiction entre travail intellectuel et travail manuel, villes et campagnes !

Centre Marxiste-Léniniste-Maoïste [Belgique]
Parti Communiste de France (marxiste-léniniste-maoïste)
Le 22 Mars 2016

SOURCE: http://lesmaterialistes.com/centre-mlm-b-pcfmlm-assassins-frappe-bruxelles

Interview de Staline accordée à la Pravda

– 14 mars 1946 –

À la mi-mars 1946, un correspondant de la Pravda a demandé à Staline de clarifier certaines questions soulevées dans le discours prononcé par Winston Churchill à Fulton, États-Unis. Voici les réponses aux questions.

Question : Comment jugez-vous le dernier discours prononcé par M. Churchill aux Etats-Unis ?

Réponse : J’estime que ce discours est un acte dangereux, qui vise à semer des germes de discorde entre les Etats alliés et à rendre plus difficile leur collaboration.

Question : Peut-on estimer que le discours de M. Churchill compromet la paix et la sécurité mondiale ?

Réponse : Sans contredit, oui. En fait, M. Churchill se trouve actuellement dans la position d’un fauteur de guerre. Et il ne s’y trouve pas seul. Il a des amis, non seulement en Angleterre, mais également aux Etats-Unis. Il est à remarquer que, sous ce rapport, M. Churchill et ses amis rappellent d’une façon étonnante Hitler et ses amis. Hitler a commencé la préparation à la guerre par sa proclamation d’une théorie raciale, où il déclarait que seules les personnes de langue allemande représentaient une nation « véritable » au sens complet du mot.

M. Churchill, également, commence la préparation à la guerre par une théorie raciale, en affirmant que seules les nations de langue anglaise sont des nations dans toute l’acceptation du mot appelées à diriger les destinées du monde entier.

La théorie raciale allemande amena Hitler et ses amis à conclure que les Allemands, en tant qu’unique nation « véritable », devaient commander aux autres nations. La théorie raciale anglaise amène M. Churchill et ses amis à cette conclusion que les nations de langue anglaise, en tant que seules « véritables », doivent régner sur les autres nations du monde.

En fait, M. Churchill et ses amis, en Angleterre et aux Etats-Unis, présentent aux nations ne parlant pas anglais quelque chose comme un ultimatum : « Reconnaissez de bon gré notre domination, et tout alors ira bien ; dans le cas contraire, la guerre est inévitable. »

Mais si les nations ont versé leur sang au cours de cinq années d’une terrible guerre, c’est pour la liberté et l’indépendance de leur pays et non pas pour remplacer la domination des Hitler par celle des Churchill.

Il est donc tout à fait probable que les nations qui ne parlent pas l’anglais, et qui représentent l’énorme majorité de la population du globe, n’accepteront pas de retourner à un nouvel esclavage. La tragédie de M. Churchill consiste dans le fait qu’il ne comprend pas, en « tory » endurci, cette vérité simple et évidente.

Il n’y a aucun doute que la position prise par M. Churchill est une position qui mène à la guerre, un appel à la guerre contre l’URSS. Il est clair aussi que cette position de M. Churchill est incompatible avec le traité d’alliance qui existe actuellement entre l’Angleterre et l’URSS. Il est vrai que, pour embrouiller ses auditeurs, il déclare en passant que le traité anglo-soviétique d’aide mutuelle et de coopération pourrait être facilement prolongé pour une période de cinquante ans. Mais comment peut-on concilier une telle déclaration de M. Churchill avec sa position qui mène à la guerre contre l’URSS, avec son prêche en faveur de la guerre contre l’URSS ? Il est clair que ces faits sont absolument inconciliables. Et si M. Churchill, invitant à la guerre contre l’URSS, estime cependant que le traité anglo-soviétique peut être prolongé et voir sa durée portée jusqu’à cinquante ans, cela montre qu’il considère ce traité comme un papier sans importance, qui ne lui sert qu’à couvrir et masquer sa position antisoviétique. C’est pourquoi l’on ne peut pas considérer sérieusement les fausses déclarations des amis de M. Churchill en Grande-Bretagne relatives à une prolongation du traité anglosoviétique jusqu’à cinquante ans et plus. La prolongation du traité ne répond à rien si l’une des parties viole le traité et le transforme en un papier vide de sens.

Question : Que pensez-vous de la partie du discours dans laquelle M. Churchill attaque le régime démocratique des Etats européens voisins de l’Union Soviétique, et où il critique les relations de bon voisinage établies entre ces Etats et l’URSS ?

Réponse : Cette partie du discours de M. Churchill présente un mélange d’éléments de calomnie avec des éléments de grossièreté et de manque de tact. M. Churchill affirme que « Varsovie, Berlin, Prague, Vienne, Budapest, Belgrade, Bucarest, Sofia, toutes ces villes célèbres, avec la population d’alentour, se trouvent dans la sphère soviétique et subissent toutes, sous une forme ou une autre, non seulement l’influence soviétique, mais encore le contrôle toujours grandissant de Moscou ». M. Churchill qualifie tout cela de « tendances expansionnistes » sans limites de l’URSS.

Il n’est pas nécessaire de faire un gros effort pour démontrer que M. Churchill calomnie grossièrement et sans pudeur, aussi bien Moscou que les États voisins de l’URSS dont il est question plus haut.

Premièrement, il est tout à fait absurde de parler de contrôle exclusif de l’URSS à Vienne et à Berlin, où se trouvent également des Conseils de contrôle alliés composés de représentants des quatre puissances, et où l’URSS n’a qu’un quart des voix. Il arrive que certaines gens ne puissent pas faire autrement que de calomnier, mais il faut cependant garder la mesure.

Deuxièmement, il ne faut pas oublier les circonstances suivantes : les Allemands ont envahi l’URSS à travers la Finlande, la Pologne, la Roumanie, la Bulgarie, la Hongrie. Ils ont pu exécuter leur agression à travers ces pays parce que, dans ces derniers, existaient alors des gouvernements hostiles à l’Union soviétique.

Par suite de l’invasion allemande, l’Union soviétique a perdu sans retour, dans les combats avec les Allemands, pendant l’occupation et par l’envoi d’hommes soviétiques dans les bagnes allemands, près de dix-sept millions de personnes. Autrement dit, les pertes de l’Union soviétique dépassent de plusieurs fois celles de la Grande-Bretagne et des Etats-Unis pris ensemble.

Il est possible qu’en certains lieux on soit enclin à oublier ces pertes colossales du peuple soviétique, qui ont rendu possible la libération de l’Europe du joug hitlérien. Mais l’Union soviétique ne peut oublier ces pertes. On se demande ce qu’il peut bien y avoir d’étonnant dans le fait que l’Union soviétique, voulant garantir sa sécurité dans l’avenir, s’efforce d’obtenir que ces pays aient des gouvernements qui observent une attitude loyale envers l’URSS. Comment peut-on, si l’on a tout son bon sens, qualifier ces intentions pacifiques de l’Union soviétique de tendances expansionnistes de notre État ?

M. Churchill affirme, plus loin, que « le gouvernement polonais, se trouvant sous la domination des Russes, a été encouragé à formuler, vis-à-vis de l’Allemagne, des exigences énormes et injustifiées ». Chacun de ses mots est une calomnie grossière et insultante.

La Pologne démocratique actuelle est dirigée par des hommes éminents. Ils ont montré par leurs actes qu’ils savent défendre les intérêts et la dignité de leur patrie mieux que n’ont pu le faire leurs prédécesseurs. Quelles raisons peut invoquer M. Churchill pour affirmer que les dirigeants de la Pologne contemporaine peuvent tolérer dans leur pays la « domination » de représentants de quelque État étranger que ce soit ? Les calomnies de M. Churchill contre les « Russes » ne sont-elles pas dictées par l’intention de semer des germes de discorde dans les relations entre la Pologne et l’Union Soviétique ?

M. Churchill n’est pas content que la Pologne ait effectué un tournant dans sa politique en faveur de l’amitié et de l’alliance avec l’URSS. Il fut un temps où, dans les relations entre la Pologne et l’URSS, prédominaient des éléments de discorde et de contradictions. Cela donnait la possibilité, à des hommes d’État du genre de M. Churchill, de jouer de ces contradictions, de chercher à mettre la main sur la Pologne sous prétexte de la protéger des Russes, d’agiter le spectre de la guerre entre l’URSS et la Pologne et de conserver la position d’arbitre.

Mais cette époque est révolue, car l’hostilité entre la Pologne et la Russie a fait place à l’amitié polonosoviétique. La Pologne actuelle, démocratique, ne veut plus être un « ballon de jeu » aux mains d’étrangers. Il me semble que c’est précisément cette circonstance qui irrite M. Churchill et le pousse à des sorties grossières, dépourvues de tact, contre la Pologne. Pensez donc : on ne le laisse pas jouer aux dépens d’autrui…

En ce qui concerne les attaques de M. Churchill contre l’Union soviétique, à propos de l’extension des frontières occidentales de la Pologne, grâce à la reprise de territoires anciennement pris par l’Allemagne à la Pologne, il me semble que M. Churchill pipe ouvertement les dés.

Comme on le sait, la décision relative aux frontières occidentales de la Pologne a été adoptée à la conférence de Berlin des trois puissances sur la base des demandes polonaises. L’Union soviétique a déclaré à plusieurs reprises qu’elle considérait ces demandes comme justes et équitables. Il est tout à fait probable que M. Churchill n’est pas content de cette décision. Mais pourquoi M. Churchill, sans ménager ses flèches contre la position des Russes dans cette question, cache-t-il à ses auditeurs le fait que cette décision a été prise à l’unanimité à la conférence de Berlin et qu’elle a été votée non seulement par les Russes, mais également par les Britanniques et les Américains ? Pourquoi M. Churchill a-t-il eu besoin d’induire en erreur ses auditeurs ?

M. Churchill affirme plus loin que « les Partis communistes étaient très faibles dans tous ces États d’Europe orientale, qu’ils ont acquis une force extraordinaire dépassant de beaucoup leur importance en effectifs et qu’ils s’efforcent d’instaurer partout un contrôle totalitaire », que « des gouvernements policiers dominent dans presque tous ces pays et que, à l’heure actuelle, il n’y existe aucune démocratie véritable, exception faite pour la Tchécoslovaquie ».

Comme on le sait, en Angleterre, un seul parti dirige maintenant l’État : le Parti travailliste, alors que les partis d’opposition sont privés du droit de participer au gouvernement anglais. Chez M. Churchill, cela s’appelle le véritable esprit démocratique. En Pologne, en Roumanie, en Yougoslavie, en Bulgarie, en Hongrie, c’est un bloc de plusieurs partis qui gouverne, un bloc de quatre à six partis, et l’opposition, si elle est à peu près loyale, se voit assurer le droit de participer au gouvernement. Chez M. Churchill, cela s’appelle du totalitarisme, de la tyrannie, de la dictature policière. Pourquoi ? Pour quel motif ? N’attendez pas de réponse de la part de M. Churchill. M. Churchill ne comprend pas dans quelle position comique il se met avec ses discours criards sur le totalitarisme, la tyrannie et la dictature policière.

M. Churchill voudrait que la Pologne soit gouvernée par Sosnkowski et Anders, la Yougoslavie par Mikhaïlovitch et Pavélitch, la Roumanie par le prince Stirbey et Radescu, la Hongrie et l’Autriche par n’importe quel roi de la maison des Habsbourg, et ainsi de suite. Il voudrait nous convaincre que ces messieurs de la fourrière fasciste peuvent garantir « un ordre vraiment démocratique ». Tel est l’« esprit démocratique » de M. Churchill.

M. Churchill n’est pas loin de la vérité quand il parle de l’influence accrue des Partis communistes en Europe orientale. Il convient cependant de noter qu’il n’est pas tout à fait précis. L’influence des Partis communistes a augmenté non seulement en Europe orientale, mais aussi dans tous les pays où avait auparavant dominé le fascisme (Italie, Allemagne, Hongrie, Bulgarie, Roumanie, Finlande), ou bien où avait eu lieu l’occupation allemande, italienne ou hongroise (France, Belgique, Hollande, Norvège, Danemark, Pologne, Tchécoslovaquie, Yougoslavie, Grèce, Union soviétique, etc.).

L’accroissement de l’influence des communistes ne peut pas être considéré comme un fait du hasard, mais comme un phénomène entièrement légitime. L’influence des communistes s’est accrue parce que, pendant les dures années de la domination fasciste en Europe, les communistes se sont montrés des combattants sûrs, audacieux, pleins d’abnégation, contre le régime fasciste et pour la liberté des peuples.

M. Churchill rappelle quelquefois, dans ses discours, « les petites gens qui vivent dans des maisons modestes ». Il leur donne, en grand seigneur, des tapes amicales sur l’épaule et se dit leur ami. Mais ces hommes ne sont pas aussi simples qu’on pourrait le croire à première vue. Ce « petites gens » ont leur point de vue, leur politique, et ils savent se défendre.

Ce sont eux, les millions de ces « petites gens », qui ont battu M. Churchill et son parti en Angleterre, donnant leurs voix aux travaillistes.

Ce sont eux, les millions de ces « petites gens », qui ont isolé en Europe les réactionnaires et les partisans de la collaboration avec le fascisme, et ont donné leur préférence aux partis démocratiques de gauche.

Ce sont eux, les millions de ces « petites gens », qui, après avoir éprouvé les communistes dans le feu de la lutte et de la résistance au fascisme, ont décidé que les communistes méritaient pleinement la confiance du peuple.

C’est ainsi que l’influence des communistes a augmenté en Europe. Telle est la loi du développement historique.

Naturellement, M. Churchill n’est pas satisfait par un tel développement des événements, et il sonne l’alarme, faisant appel à la force. Mais M. Churchill n’était pas non plus satisfait de l’apparition du régime soviétique en Russie, après la première guerre mondiale. À cette époque, il sonnait également l’alarme et organisa la campagne militaire « des quatorze États » contre la Russie, se proposant de faire tourner en arrière la roue de l’Histoire.

Mais l’Histoire s’est avérée plus forte que l’intervention churchilienne et le don-quichottisme de M. Churchill l’a amené à subir à l’époque une défaite complète.

Je ne sais si M. Churchill et ses amis réussiront à organiser, après la Seconde Guerre mondiale, une nouvelle campagne militaire contre « l’Europe orientale ». Mais s’ils y réussissent, ce qui est peu probable, car des millions de « petites gens » montent la garde pour défendre la cause de la paix, on peut dire avec assurance qu’ils seront battus, de même qu’ils ont été battus autrefois, il y a de cela vingt-six ans.

(Nouvelles Soviétiques, no 86, 16 mars 1946, Paris.)

Source: http://cpcml.ca/francais/Lmlq2016/Q46035.HTM#2

Internationale Communiste : Comment résoudre le problème palestinien – 1937

publié dans La Correspondance Internationale, organe de l’Internationale Communiste, n°44, 16 octobre 1937

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Salim Aboud

Lorsque fut publiée la déclaration Balfour, en 1917, l’impérialisme britannique était parfaitement au courant de toutes les difficultés qu’elle allait susciter.

La Grande-Bretagne avait besoin d’un allié fidèle qui l’aiderait à faire obstacle au mouvement croissant de libération nationale du peuple arabe, à raffermir sa position impérialiste dans les pays arabes et à protéger sa route des Indes. Ce fut le sionisme qui s’avéra être cet allié.

La Grande-Bretagne dénonça ses promesses antérieures d’indépendance et d’autonomie des Arabes, et publia la déclaration Balfour à l’adresse des chefs sionistes.

Par cette manifestation, l’Angleterre se chargeait de créer en Palestine les conditions nécessaires à l’établissement d’un « Foyer national juif ».

Depuis vingt ans que dure cette institution du « Foyer national juif », imposé par la contrainte, les dirigeants sionistes, malgré leur démagogie et l’aide bienveillante de la Grande-Bretagne, ne purent arracher aux Arabes plus de 1 250 000 dounam de terres, c’est-à-dire environ un huitième des terres cultivées ou un tiers de toutes les terres fertiles du pays.

5% seulement de la population juive de Palestine furent établis en colons sur ces terres. Dans la question de l’immigration, le succès fut tout aussi relatif.

Malgré l’exploitation par des chefs sionistes de toutes les circonstances qu’ils pensaient propres à favoriser l’immigration juive en Palestine, y compris la brutale persécution des juifs en Allemagne, 300 000 personnes seulement vinrent s’établir à demeure en Palestine pendant ces vingt années. Beaucoup de ces nouveaux immigrés gardent d’ailleurs leur ancienne nationalité.

Le côté le plus sombre de ce « Foyer national juif », création de la Grande-Bretagne et des sionistes, c’est son résultat pour le peuple arabe.

Plus de 60 000 paysans et fermiers arabes furent chassés de leurs terres occupées par les Juifs. Cet état de chose provoqua quatre émeutes arabes contre la domination anglaise et le sionisme. La plus importante eut lieu en avril 1936.

Cette émeute coïncidant avec de graves événements dans les pays arabes voisins, et dont les fascistes allemands et italiens cherchèrent à profiter, convainquit, par sa durée et ses proportions, la Grande-Bretagne qu’il est impossible de continuer à gouverner le pays par les vieilles méthodes.

Une commission royale fut nommée, avec mission d’enquêter sur les causes de l’émeute et d’élaborer un projet de solution de la question palestinienne.

Voici donc ce qu’elle propose : le partage du minuscule pays de Palestine en trois parties : l’une pour les Arabes, l’autre pour les Juifs, la troisième, comprenant Jérusalem, pour la Grande-Bretagne, c’est-à-dire lui restant sous forme de territoire sous mandat, étant bien entendu d’ailleurs que la Grande-Bretagne aurait aussi voix au chapitre dans les deux petits Etats-fantômes juif et arabe.

Le peuple arabe de Palestine repousse le plan de morcellement. Le monde arabe tout entier se solidarise à cet égard avec lui.

Les Arabes ne voient pas autre chose dans ce projet qu’une réorganisation, sur de nouvelles bases, de l’impérialisme britannique en Palestine et dans le monde arabe, une recrudescence de vie du sionisme et de nouveaux obstacles dressés contre leur mouvement de libération nationale.

Le projet dépouille le peuple arabe des meilleures terres de Palestine, en particulier celles de la côte, pour y ériger l’Etat juif, condamnant la population de cette région au nomadisme et à l’émigration vers les régions infertiles et montagneuses du centre. Chose étrange pour quiconque sait que les Arabes forment la majorité dans ces territoires.

Non seulement le projet ne diminue en rien l’hostilité actuelle entre Juifs et Arabes en Palestine, mais il la renforce et fournit de nouveaux éléments de désaccord entre l’impérialisme britannique et la nation arabe en Palestine et hors de Palestine, ainsi que l’ont fait voir les derniers événements du monde arabe.

De même, il ne pourra que renforcer les intrigues et les complots de l’Allemagne hitlérienne et de l’Italie fasciste.

Ces Etats s’empresseront d’exploiter le mécontentement des Arabes, pour faire de la Palestine et des pays arabes voisins le théâtre de désordres pouvant causer le plus grand préjudice à la Grande-Bretagne, aux Arabes et aux Juifs, et mettre la paix du monde en danger. Tout en rejetant le projet de partage, les Arabes présentent des contre-projets constructifs.

Ils demandent qu’on mette un terme à la politique impérialiste et coloniale ; que la population palestinienne, aussi bien juive qu’arabe, reçoive les droits démocratiques qu’on lui refuse ; qu’un parlement composé des représentants du peuple soit formé pour légiférer démocratiquement et sans entraves aussi bien au sujet de la répartition des terres et de l’immigration, qu’en toute autre matière, dans l’intérêt de tous les habitants de la Palestine.

La question n’est pas davantage pour les Arabes que pour les Juifs de savoir « quelle nation dominera l’autre », bien que la commission royale se soit efforcée de le démontrer, mais « comment les deux nations pourront être amenées à collaborer ».

Le chemin que les impérialistes et les sionistes ont négligé, c’est celui de la démocratie. Un autre projet arabe remarquable, c’est celui du prince Mohammed Ali, régent d’Egypte.

Soutenu par tous les nationalistes du monde arabe, ce projet, analogue à ceux de deux personnalités influentes et lucides du monde juif, le chef du parti libéral de Grande-Bretagne, Sir Herbert Samuel, premier haut-commissaire britannique en Palestine, et le Dr Magness, ancien recteur de l’Université hébraïque de Jérusalem, prévoit la jonction de la Palestine, de la Syrie et de la TransJordanie sous un gouvernement démocratique unifié.

Les Juifs y feront figure de minorité nationale à droits égaux à ceux des autres. La politique des sionistes ne serait pas reconnue.

Un des mérites de ce plan est non seulement de garantir la collaboration et l’amitié entre Juifs et Arabes, mais – on ne saurait trop le reconnaître – d’amoindrir le danger d’une guerre en Méditerrannée orientale, de proposer un nouvel Etat favorable à la cause de la paix et de la sécurité mondiale, un nouvel allié des nations démocratiques, France et Angleterre en particulier, dans la lutte contre la guerre et le fascisme.

La Grande-Bretagne n’a accordé nulle attention à ces projets, elle s’est refusée à les prendre sérieusement en considération.

Il semble même qu’elle persiste à vouloir réaliser son projet de morcellement, bien que persuadée elle-même que seul l’emploi de la force permettra de le faire.

Les récents événements de Palestine démontrent que les Arabes ont commencé à résister sérieusement au projet britannique.

Une fois de plus, la Grande-Bretagne vient de montrer qu’au lieu d’agir dans l’intérêt des Arabes et des Juifs, ainsi que de leur collaboration, qu’au lieu de travailler pour la cause de la paix et pour préserver la vie de la jeunesse anglaise, elle ne songe qu’à ses intérêts impérialistes et coloniaux.

Le Congrès de Zurich vient de dévoiler les véritables intentions des dirigeants sionistes. Les éléments représentant véritablement les masses laborieuses juives y ont été réduits au silence. Quant aux opinions qu’il fut permis d’énoncer, elles peuvent se diviser en deux groupes.

Le premier acceptait le partage, à condition que l’Etat juif fut agrandi aux dépens des Arabes.

Le deuxième repoussait le partage, non pour collaborer à l’action de libération nationale arabe, mais en vue de réaliser le programme maximum du sionisme, à savoir l’occupation de la Palestine et de la TransJordanie.

Les projets arabes sont pratiques et réalisables. Si les chefs sionistes tiennent vraiment à une entente avec les Arabes, comme ils le prétendent, on peut dire avec certitude qu’ils passeront plus tôt qu’il ne semble dans le domaine des réalités.

Le devoir des masses laborieuses juives et des libéraux juifs, notamment en Palestine, est de secouer le joug des dirigeants sionistes, agents de l’impérialisme britannique et d’en venir à une entente directe avec le peuple arabe, à l’unification de la lutte politique du peuple juif avec la lutte du peuple travailleur arabe et le mouvement de libération nationale arabe, sur la base du front populaire, de la démocratie, du parlementarisme, de la liberté syndicale et du pain assuré pour tous.

De la sorte, ils contribueront d’ailleurs à la cause du progrès parmi les masses arabes, ils aideront le peuple arabe de Palestine et d’ailleurs à combattre leurs traîtres et réactionnaires, et enfin, ils travailleront pour la sauvegarde de la paix en Palestine, dans les pays arabes et dans le monde entier.

Les travailleurs, les amis de la paix et du progrès, en Grande-Bretagne et dans le reste du monde, ont eux aussi le devoir de soutenir ces projets arabes qui résoudront la question palestinienne dans l’intérêt des masses laborieuses juives et arabes en vue de leur collaboration amicale et serviront la lutte contre le fascisme juif et arabe en Palestine, ainsi que la cause de la paix au Proche-Orient et dans le monde entier.

 

Source : http://www.centremlm.be/Internationale-Communiste-Comment

SYRIE : HONTE A HOLLANDE, A FABIUS ET AUX MEDIAS FRANÇAIS !

 

Depuis cinq ans, les médias français se sont fait une spécialité de nous « vendre » la guerre civile en Syrie, d’appeler à l’ingérence dans les affaires internes de ce pays souverain QUI NE NOUS A RIEN FAIT DE MAL, voire de décider quel président pouvait ou ne pouvait pas siéger à Damas.

Peu importait à nos « libérateurs » de papier, qui avaient déjà aidé Sarkozy et BHL à déstabiliser la Libye et une partie de l’Afrique, que les ennemis du gouvernement syrien fussent en réalité à 95% des fanatiques religieux armés par la CIA et par les régimes esclavagistes d’Arabie saoudite et du Qatar, ces grands amis du MEDEF et des gouvernants français successifs.

Peu leur importe que le monstrueux « Etat islamique » qui ravage l’Irak (détruit par Bush) et la Syrie ne puisse notoirement se maintenir 24 heures sans la complicité d’Ankara (qui terrorise les Kurdes sur son territoire), et qu’il ne puisse évidemment pas se financer sans le secours de sociétés pétrolières qui achètent au rabais le pétrole volé par l’E.I. aux peuples irakien et syrien. Peu leur importe car l’essentiel pour l’impérialisme français, de plus en plus vassal de l’Oncle Sam et de l’OTAN au détriment de l’intérêt du peuple français, est de refaire main basse sur la Syrie, ex-colonie française placée « sous mandat français » en 1918 en collusion avec la riche bourgeoisie bancaire libanaise, d’isoler la Russie et l’Iran, et cela sans crainte d’appuyer une opposition syrienne notoirement liée à Al Qaida.

Mais comment un « socialiste » comme Laurent Fabius, qui soutient à Kiev un régime infesté de néonazis, pourrait-il résister à la tentation d’appuyer des fanatiques dont les homologues afghans – les sanglants talibans – ont jadis aidé l’Occident, aidé par la social-démocratie européenne, à renverser le régime laïque au pouvoir à Kaboul, allié à l’URSS ?

Le résultat de tout cela, c’est que des millions de Syriens, de Libyens, d’Irakiens, crèvent dans des camps de réfugiés, que certains risquent la mort en traversant la Méditerranée et que leur arrivée en Europe dans les pires conditions ne fait que nourrir partout, et pour commencer, en France, la xénophobie de l’extrême droite sous les surenchères de l’indécent Sarkozy.

Pour sa part, le PRCF n’a jamais idéalisé Assad et il a toujours soutenu le PC syrien qui, tout en critiquant ce qu’il y avait lieu de critiquer dans son pays, a toujours aussi défendu les acquis du peuple syrien (laïcité, relative mixité, nationalisation du pétrole) et a toujours combattu l’ingérence étrangère.

En tout cas, alors que la Russie semble aujourd’hui, et de très loin, la force la plus déterminée à combattre les monstres de l’Etat islamique, il est honteux de voir à nouveau notre « libre presse pluraliste », de Libé au Figaro, taper à bras raccourcis sur l’intervention russe, regretter les frappes justifiées contre les bandes anti-Assad d’Al Qaida et du Front « Al nostra », soutenir de fait le sanglant Erdogan dans sa traque anti-Kurde (à la veille de l’énorme attentat anti-kurde d’Ankara, Erdogan a pu appeler à la haine sur notre sol en tenant meeting à Strasbourg !), bref, choisir systématiquement la politique du pire au Proche-Orient, comme c’est aussi le cas en Ukraine.

La véritable solidarité avec les malheureux migrants ne consiste pas à verser sur eux des larmes de crocodile, ni à se pourlécher les babines, comme le font indécemment et à la fois le patronat allemand et Bernard Guetta sur France Inter, en déclarant que cet afflux massif de main-d’œuvre qualifiée et « parlant anglais » est une aubaine pour nos économies empannées par l’euro-austérité.

La véritable solidarité, outre l’accueil digne de ceux qui fuient la mort semée par NOS gouvernants irresponsables, c’est que les forces populaires, antifascistes, patriotiques et anti-impérialistes de France AGISSENT ensemble contre les ingérences impérialistes, pour le droit de TOUS les peuples à disposer d’eux-mêmes, pour le droit de chaque individu à vivre, à travailler et à décider dans son propre pays en coopérant avec les autres peuples.

La propagande de guerre par Michel COLLON

Source: http://www.initiative-communiste.fr/articles/international/syrie-honte-a-hollande-a-fabius-aux-medias-francais/

Déclaration de Reconstruction communiste Canada sur les élections fédérales du 19 octobre 2015

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(English follows)

Notre groupe, Reconstruction Communiste du Canada, estime que de nombreux et nombreuses  citoyenNEs vont voter pour le NPD parce qu’ils/elles pensent que ce parti est progressiste.

Nous croyons que le NPD a beaucoup changé depuis sa création et qu’il n’est plus progressiste, pouvant même être considéré à certains égards de réactionnaire.

Voici quelques-unes des nombreuses positions réactionnaires du NPD:

  • L’expulsion honteuse par le NPD de son candidat à l’élection Wheeldon, qui a dénoncé correctement les crimes d’Israël contre les Palestiniens;
  • La position de Jack Layton sur l’OTAN et NORAD, qui a abandonné le programme original du NPD de Tommy Douglas, qui réclamait le retrait du Canada de l’OTAN, et des alliances militaire impérialiste menée par les États-Unis, dans laquelle le Canada a bombardé pendant 90 jours les hôpitaux, les chemins de fer, eau, électricité, télécommunication à Belgrade et démantelé un pays souverain, Yougoslavie, violant ainsi le droit international;
  • La position soutenant les politiques des Margareth Thatcher pour enrichir les capitalistes et exploiter sauvagement la classe ouvrière tout en détruisant les politiques sociales construites de hautes luttes.

Nous devons donc envoyer un message clair au NPD et à tous les partis pro-capitalistes qui souhaitent siéger au Parlement du Canada.

Les positions de la Reconstruction Communiste du Canada sont les suivantes:

  • Bien que nous dénonçons le NPD pour ses positions réactionnaires, nous pensons que les citoyenNEs devraient voter quand même pour le NPD dans le but de vaincre et battre Stephen Harper et les conservateurs aux élections fédérales du 19 octobre 2015;
  • Nous considérons que Harper et les conservateurs sont en train de détruire le Canada et d’autres pays dans le monde avec leurs politiques impérialistes:

Parce que :

  • Harper soutient totalement les intérêts capitalistes de l’oligarchie financière contre les intérêts de la classe ouvrière, du peuple du canadien et des autres peuples du monde:
  • Harper est un fasciste qui nous conduit à la guerre;

  • Harper est opposé à des mesures visant à protéger l’environnement;

  •  Harper est opposé à la reconnaissance des droits ancestraux des peuples aborigènes au Canada et dans le monde.

Nous proposons la création d’un Front populaire et uni pour mieux lutter dans les intérêts des travailleurs et travailleuses des peuples du Canada et non pas de la classe capitaliste canadienne:

  • le front populaire demande que nos impôts soient utilisés pour créer des emplois pour la classe ouvrière à travers des investissements dans les industries d’État au lieu d’investir, comme Harper le fait, dans les guerres d’invasion, d’agression, où l’occupation et le pillage des autres pays y sévissent, ce qui violent les lois internationales dont le Canada est signataire, faisant de notre pays, un pays criminel comme les fascistes et les nazis dans la 2ème Guerre Mondiale;
  • Le Front populaire exige la création d’entreprises d’État dans les secteurs de l’automobile, de l’informatique, de la chimie, de la pharmaceutique, de recherche et de développement;

Les membres de Reconstruction Communiste Canada  exigent que nos impôts soient donc investis à soutenir les besoins du peuple et non ceux des capitalistes:

  • Santé (universelle et publique et que la médecine se pratique avec des médicaments et des soins dans des services de santé entièrement gratuits);
  • Éducation (gratuite, universelle et publique de la pré-maternelle à l’université)

Nous préconisons la création d’un front uni ou populaire:

  • pour mettre fin aux investissements des capitalistes canadiens dans d’autres pays comme la Chine, l’Inde, le Bangladesh, où les conditions de travail et de vie sont proches de l’esclavage;
  • pour mettre fin à l’exploitation dont la classe ouvrière fait l’objet par l’État impérialiste canadien et qui est fondé sur des politiques anti-démocratique, antisyndicale, et anti-ouvrière, etc.

Reconstruction Communiste Canada propose donc de rencontrer des militantEs progressistes, dans les organisations et les partis de toute affiliation syndicale et politique, ainsi que des organisations nationales, des mouvements étudiants, travailleurs et travailleuses, les chômeurs, militantEs, intellectueLEs, artistes, en travaillant pour la création d’un Front populaire.

A bas Harper!

Pour la création du Front populaire du Canada!

Antonio Artuso Communiste Reconstruction Canada

Appuyé par Reconstruction communiste Comité Québec – courriel reconstructioncommunistequebec@gmail.com

 

 

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Communist Reconstruction Canada Statement on Federal Election, October 19th

 

Our group, Communist Reconstruction Canada, considers that many citizens are going to vote for the NDP because they think this party is a progressive one.

 

We believe the NDP has changed a lot, that it is no longer progressive and that it is now a reactionary party.

Here are some of the numerous reactionary positions of the NDP :

  • the shameful expulsion by the NDP of its election candidate Wheeldon, who correctly denounced the crimes of Israel against the Palestinians;
  • the position taken by Jack Layton to abandon the original program of the NDP which demanded the withdrawing of Canada from NATO, the imperialist military alliance led by the USA, in which Canada bombed for 90 days hospitals, railroads, water, electricity, telecommunication in Belgrade and dismantled a sovereign country, Yougoslavia, thus violating International Law;

  • the position supporting Margareth Thatcher’s policies to enrich the capitalists and exploit savagely the working class while destroying the social policies.

 

We must send a clear message to the NDP and to all the pro-capitalist parties in the Parliament of Canada.

The following the positions of Communist Reconstruction Canada:

  • Although we denounce the NPD for its reactionary positions, we think that the citizens should vote for the NDP for the only purpose of defeating Stephen Harper and the Conservatives.
  • We propose to vote for the NDP with the sole purpose of defeating Harper and the Conservatives at the Federal Elections of October 19, 2015.

  • We consider that Harper and the conservatives are destroying Canada and other countries with their policies :

  •  

    Because Harper supports totally the capitalist interests of the financial oligarchy against the interests of the working class and the people of Canada and the world:

     

     

    • Harper is for fascism and war;
  • Harper is opposed to measures to protect the environment;

  • Opposition to the recognition of the Aborigenous People thoughout the world

  •  

    We propose the formation of a People’s Front to fight of the interests of the workers and the peoples of the world and not of the capitalist class:

    • the People’s Front demands that our taxes be used to create jobs for the working class through investments in State-owned Industries instead of investing , like Harper, in wars of invasion, occupation and plunder of other countries, which violate the International Law and makes of Canada a criminal country like the fascists and the Nazis in the 2nd WW;

     

    • the People’s Front demands the creation of State-owned companies in the automobile, computer, chemical, pharmaceutical, research and development sectors;

     

    • the People’s Front demands that our taxes be invested and to support the needs of the people: (1) Health (Free, Universal and Public Health care with free drugs and services); (2) Education (Free, Universal and Public from Pre-Maternal to University);

     

    • the People’s Front demands to stop Canadian capitalists to invest in other countries like China, India, Bangladesh, were the working and living conditions are close to slavery;

     

    • the People’s Front demands to stop supporting States which are exploiting the working class and are anti-democratic, anti-union, etc.

    Communist Reconstruction Canada is proposing to meet progressive people, organizations and parties of all affiliation, trade unions, national organizations, student movements, workers, unemployed, activists, intellectuals, artists to work on the creation of a People’s Front.

     

    Down with Harper!

    For the creation of the People’s Front of Canada!

    Antonio Artuso Communist Reconstruction Canada

    e-mail: pueblo@sympatico.ca

     

    To Remember History Is to Open the Future; To Forget History Is to Commit Treason

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    To Remember History Is to Open the Future;
    To Forget History Is to Commit Treason

    Xi Jinping, President of the People’s Republic of China

    On May 9th, Victory Day in the world war against fascism, at the invitation of Russia’s President Vladimir Putin, I will visit Russia and take part in the celebrations in Moscow devoted to the 70th anniversary of Victory in the Great Patriotic War. This sacred day I will celebrate together with the Russian people and the entire world.

    Everyone remembers that the aggressive wars begun by the fascists and militarists inflicted unprecedented damage and suffering on the peoples of China, Russia, and the countries of Europe, Asia, and other parts of the world. The relentless struggle between justice and evil, light and darkness, freedom and slavery, was joined by the peoples of China, Russia, and more than 50 other countries, as well as by all the other peace-loving peoples of the world, who stood up as one and formed a broad international anti-fascist and anti-militarist front. All these nations fought in bloody battles against the enemy, and in so doing defeated the most evil and brutal aggressors, bringing peace to the world.

    I remember, in March 2013, when I first visited Russia on a state visit, I laid a wreath at the Tomb of the Unknown Soldier near the Kremlin walls. There was a depiction of a soldier’s helmet and a red banner on the tomb, and there burned an eternal fire, symbolizing the unbroken life and unwavering fearlessness of our fallen heroes. « Your name is unknown, your deeds are immortal. » They will never be forgotten by the Russian people, the Chinese people, or anyone else.

    China was the main theater of military operations in Asia during the Second World War. The Chinese people stood up before anyone else in the struggle against the Japanese militarists, waged the longest war, fought in the hardest conditions, and, like Russia, suffered the most enormous losses. The Chinese army and people fought stoically and persistently, locking down and destroying numerous contingents of the Japanese aggressors. At the cost of a huge national sacrifice — the lives of more than 35 million people — a great victory was finally won and an enormous contribution was made to victory in the world struggle against fascism. The exploits of the Chinese people in the war against the militarists, just like the exploits of the Russian people, will be immortalized forever in history and will never die.
    The Chinese and Russian peoples supported each other, helped each other; they were comrades in arms in the war against fascism and militarism, and built a friendship with each other forged with blood and life. In the most difficult times of the Great Patriotic War, many of the best sons and daughters of the Chinese people decisively joined in the battle against German fascism. Mao Anying — the eldest son of Chairman Mao Zedong — fought in many battles as a political officer of a tank company of the 1st Belorussian Front, up to the storming of Berlin. The Chinese fighter pilot Tang Duo, as deputy commander of a fighter company of the Soviet Army, distinguished himself in air battles against the fascist forces. Children of the leaders of the Chinese Communist Party and descendants of the fallen heroes of the Chinese Revolution, when studying at the Ivanovo international boarding school, despite that they were still only children, nonetheless went off to dig trenches, prepared Molotov cocktails, prepared food and clothes for the fighters, chopped trees, dug out potatoes, and looked after the wounded in hospitals. Apart from that, many of them regularly donated blood — 30 millilitres once per month for the soldiers at the front. The Chinese female journalist Hu Jibang, small and weak, underwent the entire war from the first day to the last, through bullets and fire, writing about the resilience and courage of the Soviet people, the barbarous cruelty of the fascist hordes, and the joy of the Russian soldiers and people in their times of triumph. It emboldened the armies and peoples of both countries, raising their will to fight to the end, to the final victory. Alongside the above heroes there are many other representatives of the Chinese people who contributed to the Great Patriotic War while remaining unknown soldiers.

    The Russian people gave the Chinese people valuable political and moral support in their war against Japanese invaders. This included large convoys of arms and war materiel. More than 2,000 Soviet fighter pilots joined the Chinese air force and helped in the air battles over China. More than 200 of them died in battles over Chinese soil. In the closing phase of the war, Red Army soldiers of the Soviet Union were sent to north-east China. Together with the Chinese army and people they fought against the Japanese militarists, which helped China tremendously in achieving final victory. The Chinese people will always remember the Russians, both soldiers and civilians, who gave their lives for the independence and liberation of the Chinese nation.

    The famous Russian historian Vasily Klyuchevsky said, that, having forgotten history, our soul can get lost in the darkness. To forget history is to commit treason. The Chinese and Russian peoples stand ready, together with all peace-loving countries and peoples, and with the utmost determination and decisiveness, to oppose any actions or attempts to deny, distort, and rewrite the history of the Second World War.

    This year, China and Russia will hold a series of events to mark the 70th anniversary of Victory in the Second World War. There will also be many other events conducted by the UN and other international and regional organizations. The purpose of these events and celebrations is to demonstrate our determination to defend the results of the Second World War, to protect international equality and justice, and to remind our contemporaries that it is necessary to preserve and guard the peace that was won for humanity at too high a price.

    The hard lessons of the Second World War tell people that humanity’s coexistence is not subject to the laws of the jungle; that world politics is diametrically contradictory to belligerent and hegemonic power politics; and that the path of human development is not founded on the principle of « winner takes all » or in games with zero-sum outcomes. Peace — yes, war — no; cooperation — yes, confrontation — no; mutual gains are honored, while zero-sum results are not: This is what constitutes the unchanging core and essence of peace, progress, and the development of human society.

    Today, mankind has unprecedentedly good opportunities for the realization of our goal — peace, development, and the formation of a system of international relations that is ever more strongly based on the spirit of cooperation and mutual benefits. « Unity — is strength, while self-isolation — is weakness. » Cooperation and the win-win principle should be adopted as the basic orientation of all countries in international affairs. We have to unite our own interests with the common interests of all countries, find and expand on the common points of interest of different parties, develop and establish a new conception of multilateral win-win, to always be ready to extend a helping hand to each other at difficult times, to partake together in rights, interests, and responsibilities, and to collectively collaborate to solve growing global problems such as climate change, energy security, cybersecurity, national disasters, and so on. In short, we are in it together on our planet Earth — the homeland of all humanity.

    The Chinese people and the Russian people — they are both great peoples. In the years of grief and misery, our indestructible camaraderie was cemented with blood. Today the peoples of China and Russia will hand in hand and shoulder to shoulder defend peace, promote development, and make their contributions to lasting world peace and human progress.

    (Russia Insider, May 10, 2015. Slightly edited for grammar by TML. Photos: Xinhua)

    Source: http://cpcml.ca/Tmlw2015/W45020.HTM#8

    Pour ceux qui ont « oublié » : La contribution soviétique à la victoire de 1945 !

    Reconstruction communiste invite touTEs les camarades à se saisir de ces documents d’archives inédits sur la IIe Guerre mondiale d’une rareté exceptionnelle dont nos camarades du communisme-bolchevisme en a gracieusement préparé le contenu. Nous avons, en tant que communiste et matérialiste historique, le devoir de mémoire envers les camarades qui ont fièrement porté bien haut le drapeau rouge en défendant héroïquement d’une ampleur inégalée au péril de leur vie les valeurs humaines et morales qui ont fait la réputation de l’Armée rouge. Nous avons donc dans ce document historique la révélation scientifique de ce que fut la Vérité historique de la réalité humaine lors de la IIe Guerre mondiale, exempte de toute propagande idéologique, en raison de son objectivité matérialiste dialectique.

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    Pendant près de 4 ans, du 22 juin 1941 au 9 mai 1945, le front germano-soviétique fut le front principal de la Seconde Guerre mondiale. Il s’étendait sur 6 200 Km. Sur ce front immense, l’Union soviétique, dirigée par le Parti communiste et Joseph Staline,  y affronta seule à seule l’Allemagne hitlérienne, résista aux coups des hordes fascistes, stoppa leur avance et les refoula. Vingt millions de vies humaines sur les 50 millions emportées au total dans la dernière guerre, tel fut le tribut du peuple soviétique sur le fascisme. Le défilé de la Victoire sur la place Rouge à Moscou, le 24 juin 1945, fut véritablement triomphal. Son moment culminant fut le dépôt, au pied du Mausolée de Lénine, sous les roulements des tambours, des étendards des divisions vaincues du Reich. Il fut difficile ce chemin vers la Victoire. Le retracer contribuera à rappeler que l’URSS a largement contribué à la défense de « la liberté », de « la démocratie », des « droits de l’homme » et que ses peuples en ont fortement payé le prix. C’est une vérité historique et un devoir de ne pas l’oublier ! Stalingrad est un nom glorieux que l’on ne réussira jamais à rayer de l’Histoire des peuples ! Si aujourd’hui encore les chantres de l’Occident peuvent chanter leurs couplets sur la « liberté », c’est aussi en grande partie grâce à  l’Union soviétique : Hitler voulait en effet bâtir son empire capitaliste, raciste et fasciste pour 1 000 ans, de l’Atlantique à l’Oural !

    1). Le plan Barberousse

    Le 18 décembre 1940, Hitler signa une directive codée « Barberousse ». C’était un plan de guerre éclaire, totale, contre l’URSS, prévoyant une attaque puissante et soudaine contre les forces armées et les centres vitaux de l’Union soviétique.

    En juin 1941, l’armée allemande regroupait au total 8 500 000 hommes, dont 5 500 000 devaient participer à l’opération « Barberousse« . Les forces d’intervention comportaient 153 divisions allemandes, dont 33 blindées et motorisées. En tout, compte tenu des troupes des alliés de L’Allemagne fasciste, 190 divisions étaient sur le pied de guerre. Leur attaque devait être appuyée par 4 escadres de l’air allemandes et par les forces de l’air de la Finlande et de la Roumanie.

    Au plan organisationnel, ces forces étaient réparties en 3 groupes d’armées : « Nord », « Centre », « Sud », plus l’armée « Norvège ». Ils avaient pour mission de lancer une offensive éclaire contre les troupes soviétiques dans les régions militaires frontalières, d’effectuer une percée en profondeur et de s’emparer des centres stratégiques majeurs du pays, dont Moscou. Le commandement allemand avait élaboré des plans monstrueux d’extermination de la population civile soviétique. Le message du commandement hitlérien aux soldats du Front Est stipulait : « Supprime en toi toute pitié et toute compassion, tue tous les Russes, tous les Soviétiques, n’épargne ni vieillard, ni femme, ni fille, ni garçon, tue, … ! »

    Hitler était persuadé du succès de l’opération éclaire. La facilité des campagnes menées à l’Ouest semblait lui donner raison : l’Europe était tombée. Désormais, pour de nombreux peuples d’Europe, la question « être ou ne pas être » allait dépendre de l’issue des affrontements entre l’URSS et l’agresseur fasciste… Ce fut pour l’Union Soviétique une mise à l’épreuve globale, une mise à l’épreuve de son système politique, des capacités de son économie, du degré de solidité de la cohésion nationale, de la force morale des peuples du pays.

    En élaborant leurs plans d’agression contre l’Union soviétique, les chefs de l’Allemagne hitlérienne prévoyaient l’extermination massive de la population civile.

    2). De la frontière occidentale à Moscou

    Document audio : Annonce de l’invasion par la radio nazie

    Le premier jour de la guerre fut une tragédie : la soudaineté de l’invasion des hordes fascistes à l’aube du dimanche, les attaques massives de l’aviation ennemie sur les villes endormies…  Sur les aérodromes, environ 1 150 appareils furent détruits avant d’avoir pu décoller.

    Document audio : Un stuka nazi en piqué

    Les dépôts de munitions et les arsenaux furent bombardés. Sur les principaux axes de l’offensive, en direction de Moscou, Leningrad et Kiev, la supériorité des armées fascistes était de 1 à 3, voire de 1 à 5. Le 3 juillet 1941, Joseph Staline déclarait à la radio soviétique : « Nous ne devons pas tarder, rediriger tout notre travail vers l’effort de guerre, en donnant la priorité aux tâches et aux intérêts du front , et organiser l’écrasement de l’ennemi ! »

    Document audio : Message de Joseph Staline :  »Nous ne croyons ni dans le fascisme italien, ni dans le national-socialisme allemand, il faut les vaincre. »

    Durant l’été et l’automne 1941, les troupes soviétiques menèrent des combats défensifs acharnés, épuisant l’ennemi. Au cours des 20 premiers jours de la guerre, l’armée fasciste perdit plus de soldats et d’officiers que pendant toutes les campagnes menées en Europe occidentale de 1939 à 1941.

    Prévue pour 6 à 8 semaines, la campagne de l’Est pour l’écrasement des troupes soviétiques et la prise de Moscou avait échoué dans son projet initial. Kiev et Odessa résistèrent 73 jours, Sébastopol 250 jours. Leningrad subit 900 jours de blocus mais parvint à repousser l’ennemi. Les défenseurs héroïques de la forteresse de Brest, de Smolensk et d’autres villes et localités, de hauteurs anonymes, de gués, de carrefours, résistaient jusqu’à la mort de l’envahisseur. Pourtant, au cours des 5 premiers mois de la guerre, les hordes hitlériennes réussirent à pénétrer sur une profondeur de 850 à 1 200 km. Elles occupaient un territoire de plus de 1 500 000 km2 totalisant avant la guerre une population de 75 millions d’habitants. Dans de telles conditions, un autre pays aurait capitulé, mais le peuple soviétique et son armée poursuivaient la lutte, infligeant à l’adversaire des pertes importantes.

    Si pendant les 3 premières semaines l’agresseur avançait de 20 à 30 Km par jour dans la profondeur du territoire soviétique, cette avance n’était plus que de 2,5 à 3 Kms par jour au moment de l’offensive sur Moscou en octobre-novembre 1941. Et dès le début décembre, il dû interrompre totalement l’offensive, ses principaux groupements de choc étant exsangues. Sur la défensive comme dans l’offensive, les combattants soviétiques allaient jusqu’au bout, se battaient contre l’ennemi avec une foi inébranlable en la victoire.

     

    3). L’échec de Typhon

    Hitler pensait pouvoir briser la résistance des troupes soviétiques dès août 1941 et commencer alors la conquête de la Méditerranée, de Afrique du Nord, du Proche et du Moyen-Orient, refaire le « siège de la Grande Bretagne« . Il comptait ensuite s’emparer de l’Inde et transférer les hostilités sur le territoire des États Unis. Tels étaient ses plans de conquête de la domination mondiale. Pour la prise de Moscou, l’état-major d’Hitler mit au point une opération codée « Typhon » prévoyant l’écrasement des troupes soviétiques par des coups puissants aux abords de la capitale, puis la destruction et l’inondation de la ville.

    Le haut commandement soviétique prit des mesures énergiques pour la fortification grâce au concours de 600 000 Moscovites et habitants des banlieues qui s’étaient joints aux soldats. Des unités fraîches furent envoyées en renfort sur le front de Moscou, appuyées par des divisions des milices populaires.

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    Alors que l’ennemi est aux portes de la capitale, les moscovites ne se découragent pas et célèbrent l’anniversaire de la révolution d’Octobre !

    Tableau de K. Yuon – 1942 : La parade du 7 novembre 1941 sur la Place Rouge

    Le 5 décembre 1941, s’engagea la contre-offensive des troupes soviétiques devant Moscou. Elle était attendue impatiemment par les Soviétiques et les antifascistes du monde entier qui suivait avec espoir et anxiété les combats acharnés qui se déroulaient sur le front Est. Devant Moscou, l’Allemagne hitlérienne subit sa première grande défaite de la Seconde Guerre mondiale. Les troupes fascistes furent rejetées à 100-350 Km, 11 000 localités furent libérées.

    Document vidéo : Staline entouré de stratèges travaille à la Stavka, le QG centalisant toutes les informations sur les différents fronts, en liaison permanente avec les troupes. – http://communisme-bolchevisme.net/video/Stavka_1941.mpg

    Au cours de l’hiver 1941-1942, jusqu’à 50 divisions allemandes furent anéanties sur le front germano-soviétique. Rien que dans la bataille de Moscou, les hitlériens perdirent plus de 500 000 soldats et officiers, une énorme quantité de matériel de guerre : chars, avions, pièces d’artillerie. Leurs pertes globales en effectifs sur le front Est constituaient alors plus d’un million d’hommes.

    A l’issue de la bataille de Moscou, l’agresseur perdit l’initiative et passa à la stratégie de la guerre prolongée. Le mythe de « l’invincibilité » de l’armée allemande s’était écroulé. Pour éponger les pertes et stabiliser le front, Hitler dû transférer sur le front Est, d’Allemagne et des pays occupés d’Europe, 39 divisions, 6 brigades supplémentaires et un grand nombre de pelotons de marche.

    La victoire devant Moscou eût une immense portée militaire, politique et morale. Elle prouvait aux peuples du monde que l’Union Soviétique, non seulement était capable de résister, mais était en mesure d’anéantir le pire ennemi de l’humanité. Cela joua un rôle important pour le renforcement de la coalition anti-hitlérienne, impulsa la lutte de millions de combattants contre le fascisme dans les pays asservis.  

    4). Les partisans

    La résistance à l’ennemi s’intensifiait également sur les territoires occupés de l’URSS. Le front Est de l’Allemagne se retrouva en fait encerclé. Les troupes régulières le pressaient à l’Est et les détachements de partisans à l’Ouest. Ces détachements regroupaient au total plus d’un million de patriotes. Ils détruisaient les communications de l’adversaire, firent dérailler plus de 20 000 trains convoyant les troupes fascistes et du matériel de guerre, mirent hors service plus de 10 000 locomotives et 110 000 wagons, firent sauter et incendièrent 12 000 ponts sur les voies ferrées et les routes, tuèrent, blessèrent et firent prisonniers 1 500 000 soldats et officiers ennemis.

    La résistance populaire massive contraignit les hitlériens à maintenir des forces importantes pour la défense des communications et points d’appui de l’arrière. En fin 1943, il s’agissait de 50 divisions. Notons à titre de comparaison qu’à la même période, seulement 21 divisions allemandes tenaient tête aux forces anglo-américaines en Italie du Nord. Les bourreaux fascistes faisaient la chasse aux patriotes, sans hésiter devant aucune violence. Ils massacrèrent plus de 8 millions de civils et déportèrent en Allemagne 4 millions de personnes.

    La ligne du front ne dissociait pas le peuple en lutte. Au-delà de cette ligne, sur les territoires libérés par les partisans, on créait des « républiques du bois » où l’on vivait selon les lois soviétiques.

    5). La bataille de Stalingrad

    Au début de l’été 1942, les événements sur le front Est prirent une tournure défavorable pour les troupes soviétiques. Le principal groupement de choc des armées fascistes qui avait engagé l’offensive sur une ligne de 800 Km opérait dès l’automne sur un front d’environ 2 400 Km de large. Sur l’axe de Stalingrad (honteusement débaptisée par les khrouchtchéviens en Volgograd), le groupement s’était enfoncé sur 650 Km en profondeur et sur l’axe du Caucase sur 1 000 km. A la mi-juillet 1942, des combats acharnés se déroulèrent sur l’axe de Stalingrad. En quatre mois, les troupes fascistes perdirent des centaines de milliers de soldats, néanmoins elles effectuèrent leur percée sur Stalingrad.

    La contre-offensive des troupes soviétiques, commencée le 19 novembre 1942, boucla 4 jours après l’anneau d’encerclement, prenant ainsi en étau 22 divisions fascistes allemandes, plus de 160 unités de la 6e armée et partiellement de la 4e armée blindée, totalisant 330 000 hommes. Les tentatives du commandement hitlérien de porter secours au groupement encerclé échouèrent. Le 2 février 1943, les dernières unités fascistes encerclées qui résistaient encore capitulèrent.

    Au cours des 200 jours de combats pour Stalingrad, les fascistes perdirent environ 1 500 000 hommes, dont 2 500 officiers et 24 généraux, tués, blessés, faits prisonniers ou disparus. La Wehrmacht avait perdu 32 divisions et 3 brigades complètes et 16 de ses divisions étaient saignées à blanc. Durant ces affrontements, les troupes soviétiques anéantirent cinq armées ennemies : deux armées allemandes, deux roumaines et une italienne.    

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    La victoire de Stalingrad marqua le début d’un tournant radical, aussi bien dans l’évolution du conflit sur le front germano-soviétique que dans le cours de la Seconde Guerre mondiale. La Wehrmacht avait du céder l’initiative stratégique aux forces soviétiques qui la conservèrent jusqu’à la fin de la guerre.  

    Document audio : La radio allemande annonce la défaite

    Document audio : Hitler vocifère, apprenant la défaite des nazis à Stalingrad

    6). Qui forgea la victoire ?

    « Tout pour le front ! Tout pour la victoire ! » : l’arrière soviétique n’oubliait pas un instant ce mot d’ordre. La contribution de l’arrière à l’écrasement du fascisme fut inappréciable. Tous ceux qui n’étaient pas en état de combattre au front prenaient place aux machines dans les entreprises, érigeaient des barrages défensifs, assuraient la surveillance dans les hôpitaux, donnaient leur sang pour les blessés, faisaient don de leurs bijoux de famille, de leurs économies. Si l’on calculait en argent tout ce que la population versa au fonds de la défense en quatre années de guerre, on constaterait que l’État aurait pu mener toute une année de guerre uniquement grâce à ces ressources. Mais ce n’était pas encore l’essentiel ! La victoire se forgeait dans les usines et les entreprises de la défense, sur les champs des sovkhozes et des kolkhozes.

    On réussit une chose quasiment inconcevable : 2 600 entreprises industrielles et des millions de personnes furent évacuées par les chemins de fer vers l’est du pays. Il fallait à peine quelques mois, voire quelques semaines, pour réorganiser la production dans les nouvelles régions. Les travailleurs, essentiellement des femmes et des enfants, animés d’un patriotisme à toute épreuve, réalisaient une productivité du travail sans précédent. Au début 1942, la chute de la production industrielle fut stoppée. L’économie soviétique reprit sa ligne ascendante. Reconvertie aux besoins de la défense, totalement subordonnée aux intérêts du front et au seul objectif d’anéantir l’ennemi au plus vite, l’industrie créait en des temps record l’assise indispensable pour assurer la supériorité en matériel de guerre sur les forces de la machine de guerre hitlérienne. L’URSS finit par dépasser l’Allemagne pour la qualité et la quantité des armements et des matériels produits. Au total, l’arrière soviétique fournit au front 1,5 fois plus de munitions que l’arrière de l’Allemagne et de ses alliés, 2 fois plus d’avions et de chars, 4 fois plus de pièces d’artillerie, bien que le potentiel économique sur lequel s’appuyait l’Allemagne fasciste dépassât du double le potentiel soviétique. L’occident apprécia ce succès comme un « miracle économique« .

    La victoire économique du socialisme sur le fascisme précéda la victoire militaire. On peut l’affirmer sans crainte d’exagérer. Ce fait ne diminue en rien l’importance et le rôle des fournitures des alliés occidentaux, effectuées conformément aux arrangements conclus. L’Union Soviétique et son armée étaient reconnaissantes pour cette aide. Mais, il n’en reste pas moins que la part des moyens de guerre fournis par les alliés pendant le conflit ne constituait que 4% environ des moyens fournis par l’industrie nationale.

    On peut dire que les Soviétiques ont brisé l’échine à la bête fasciste à l’aide de leurs propres armes.

    7). Un tournant radical

    La défaite écrasante des troupes fasciste, d’abord devant Moscou, puis devant Stalingrad, porta gravement atteinte à la puissance et au prestige politique du troisième Reich. Hitler avait soif de revanche. Mais, l’Allemagne ne pouvait déjà plus mener l’offensive sur toute la longueur du front, pas même sur un front assez large. Le commandement hitlérien résolut alors de lancer une offensive sur un secteur restreint dans la région de Koursk. Cette opération fut codée « Citadelle« .

    A l’été 1943, la ligne du front aux abords de Koursk formait ce que l’on a appelé le « saillant de Koursk« . Les troupes soviétiques disposaient ici d’un vaste saillant d’une étendue de 65 000 km2. Au nord et au sud, les troupes de la Wehrmacht avaient enfoncé des coins profonds. L’état-major hitlérien décida de mettre cette circonstance à profit. Son plan était le suivant : attaquer à partir du nord et du sud à la base du saillant, encercler puis écraser les troupes soviétiques et développer ensuite l’offensive en direction de Moscou, Leningrad.

    La bataille devant Koursk en juillet-août 1943 est entrée dans l’histoire comme l’une des batailles les plus importantes et les plus décisives de toute la Seconde Guerre mondiale. Y participèrent des deux côtés plus de 4 millions d’hommes. Les forces soviétiques anéantirent sur le saillant de Koursk 30 divisions ennemies, dont 7 blindées. Les troupes fascistes allemandes perdirent 500 000 soldats et officiers, 3 000 pièces d’artilleries, 1 500 chars, plus de 3 700 avions. L’aviation soviétique conquit alors la suprématie aérienne et la conserva jusqu’à la fin du conflit.

     

    Après la défaite devant Koursk, le commandement allemand escomptait se maintenir sur la ligne de fortifications du « rempart Est« , érigées de la Baltique à la Mer Noire sur de solides secteurs de défense. L’élément essentiel de ce « rempart » était le Dniepr représentant un obstacle hydraulique énorme atteignant jusqu’à 900 m de large. Mais, dès septembre 1943, les troupes soviétiques s’emparèrent des premières têtes de pont sur la rive droite du fleuve. A la bataille pour le Dniepr participèrent des deux côtés environ 4 millions d’hommes, 64 000 pièces d’artillerie et mortiers, 4 500 chars et canons automoteurs, environ 5 000 avions. La bataille se développa sur un territoire de 2 000 Km suivant la ligne du front et 400 Km en profondeur.

    Au cours de l’offensive soviétique, de novembre 1942 à décembre 1943, furent anéanties 218 divisions ennemies et détruits 7 000 chars, plus de 14 000 avions et 50 000 pièces d’artillerie et mortiers. La stratégie offensive d’Hitler était mise en échec sur toute la ligne. La Wehrmacht dû passer à la stratégie défensive. De l’Ouest, on détacha sur le front Est encore 40 divisions allemandes, ce qui facilita les actions des troupes anglo-américaines sur les autres fronts de la guerre et remit à l’ordre du jour l’ouverture d’un second front en Europe Occidentale.

    En remportant la victoire devant Koursk et sur le Dniepr, l’Armée Soviétique réalisa un tournant radical dans le cours de la guerre. Désormais, les armées hitlériennes n’étaient plus en mesure de restaurer leur puissance et leur prestige passés.

     

    8). Le second front

    L’existence de 2 fronts équivalents en Europe aurait permis d’épuiser plus rapidement les forces du bloc fasciste, avant tout celles de l’Allemagne nazie. Cela aurait aidé également les forces de la Résistance dans les pays occupés et contribué au rassemblement et à la cohésion de toutes les forces antifascistes dans le monde. Enfin, cela aurait évité des pertes et rapproché le terme du conflit. On comprend que non seulement l’Union Soviétique, mais les forces antifascistes aux USA, en Grande Bretagne, les groupes de Résistance dans l’Europe occupée aient tant insisté sur l’ouverture du second front à l’Ouest.

    Cependant, ce second front en Europe Occidentale, que les alliés avaient promis solennellement d’ouvrir en 1942, n’était toujours pas créé en 1943. Les dirigeants des USA et de la Grande Bretagne arguaient d’un manque de forces et de moyens indispensables pour l’intervention. Or, les faits sont là pour prouver que ces forces et moyens existaient bel et bien. L’armée mobilisée des USA comptait,  fin 1942, 73 divisions et 167 groupes d’aviation de combat. En mars 1943, la Grande Bretagne disposait de 65 divisions. Existaient également des moyens de débarquements suffisants. Les opérations des troupes anglo-américaines en Afrique, en Sicile et en Italie ne remplaçaient pas et ne pouvaient remplacer un second front qui devait attirer sur lui (selon les arrangements entre l’URSS, les USA et la Grande Bretagne) 30 à 40 divisions de la Wehrmacht. Contre l’URSS, opéraient 245-266 divisions du bloc fasciste, alors qu’on n’en comptait que 12-21 contre les troupes anglo-américaines. La perte de l’Afrique Du Nord et de la Sicile n’eut pas pour effet de contraindre le commandement allemand à détacher des forces tant soit peu importantes pour consolider ses positions en Europe Méridionale.

    Les succès des troupes soviétiques durant l’été 1944 avaient montré que l’URSS pouvait par ses propres moyens non seulement chasser l’ennemi de son territoire, mais libérer les peuples asservis et achever l’écrasement des armées hitlériennes. Cela décida les milieux dirigeants des USA et de la Grande Bretagne à renoncer à leur politique d’atermoiement concernant les délais d’ouverture d’un second front en Europe occidentale. Le 6 juin1944, les troupes anglo-américaines débarquaient en Normandie. Mais, cela ne modifia pas de façon notoire le groupement des forces armées de l’Allemagne hitlérienne. Le front germano-soviétique demeurait décisif, paralysant les principales forces fascistes allemandes. Les troupes soviétiques poursuivaient l’offensive.

    Des millions de citoyens des pays alliés auraient pu échapper à la mort si avait dominé dans les milieux dirigeants des USA et de la grande Bretagne le désir sincère d’en finir avec l’ennemi commun, au lieu de considérations intéressées. Le sénateur Harry Truman qui accéda à la présidence des USA à la mort de Roosevelt exprimait cette situation en ces termes en 1941 :

    « Si nous voyons que l’Allemagne gagne, nous devons aider la Russie, mais si la Russie gagne, nous devons aider l’Allemagne et qu’elles s’entre-tuent ainsi le plus possible. »

    N’est-ce pas pour cette raison que le second front en Europe de l’Ouest ne fût ouvert par les alliés occidentaux que 11 mois avant la fin du conflit en Europe, tandis que l’URSS combattit pratiquement seule à seule durant 36 mois l’Allemagne fasciste et ses alliés ?

    9). Les batailles de l’année 1944

    Début 1944, l’Allemagne fasciste disposait encore de réserves importantes pour la conduite de la guerre. Mettant à profit l’absence d’un second front à l’Ouest, le commandement allemand maintenait sur le front germano-soviétique 198 divisions et 6 brigades sur les 314 divisions et 8 brigades existantes et également 38 divisions et 18 brigades de ses alliés. L’armée allemande en campagne totalisait 6 682 000 hommes, dont 4 906 000 hommes sur le front de l’Est. L’adversaire alignait d’autre part environ 54 600 pièces d’artillerie et mortiers, 5 400 chars et canons d’assaut et plus de 3 000 avions.

    L’année 1944 commença par une offensive soviétique en Ukraine sur un front de 1 400 Km. Après l’écrasement de deux groupes d’armée hitlériennes (« Sud » et « A »), les troupes soviétiques franchirent la frontière nationale de l’URSS, débouchèrent sur les contreforts des Carpates et entrèrent en Roumanie. Simultanément, se menait une offensive aux abords de Leningrad et de Novgorod, une offensive qui se solda par une cuisante défaite pour le groupe d’armée « Nord ». Au sud, la Crimée fut libérée des occupants fascistes.

    Fin août 1944 s’acheva l’opération soviétique biélorusse (« Bagration »), l’une des plus importantes de la Seconde Guerre mondiale. En un peu plus de deux mois, l’offensive engloba un territoire de 1 000 Km de front et 600 Km de profondeur. De part et d’autre s’alignaient plus de 4 millions d’hommes, 62 000 pièces d’artillerie et mortiers, plus de 8 000 chars et canons automoteurs, plus de 9 000 avions. L’adversaire subit une totale catastrophe : 67 divisions et 3 brigades allemandes furent anéanties. 17 de ces divisions et les 3 brigades (l’équivalent des forces hitlériennes faisant face aux troupes anglo-américaines en France, en Belgique et aux Pays-Bas) furent totalement saignées à blanc. On pouvait maintenant porter un coup désarmant aux troupes fascistes sur l’axe des Balkans. En août-septembre 1944, les forces principales du groupe d’armées « Ukraine Sud » furent encerclées et liquidées. Grâce à l’avance impétueuse des troupes soviétiques sur l’axe Iassy-Bucarest, les forces populaires patriotiques de la Roumanie, conduites par le Parti communiste roumain, renversèrent le régime fasciste d’Antonescu. La Roumanie entra en guerre contre l’Allemagne.

     

    Le 8 septembre, les troupes soviétiques franchirent la frontière roumano-bulgare. Le 9 septembre, à Sofia, eut lieu sous la direction des communistes une insurrection populaire armée à l’issue de laquelle accéda au pouvoir un gouvernement de Front patriotique qui déclara la guerre à l’Allemagne fasciste. L’écrasement du groupe d’armées « Ukraine Sud » permit ultérieurement la libération des peuples de la Hongrie, de la Yougoslavie et de la Tchécoslovaquie asservies. L’année 1944 s’acheva par de grandes victoires sur tous les axes : presque tout le territoire soviétique occupé était libéré, la frontière nationale était restaurée de la mer de Barents à la mer Noire. Tous les principaux groupements stratégiques de l’ennemi étaient anéantis. L’Allemagne fasciste avait perdu presque tous ses alliés. Le front se rapprochait des frontières allemandes et les franchit en Prusse orientale.

     

    10). La mission de libération

    La mission de libération exigea des troupes soviétiques des efforts et des sacrifices considérables. Dans les combats pour la libération de la Pologne périrent 600 000 soldats et officiers soviétiques. 14 000 soldats soviétiques reposent en terre hongroise et le même nombre en Tchécoslovaquie. En Roumanie, 69 000 soldats tomèrent au combat et en Autriche plus de 26 000. Lors de la libération de Belgrade, les pertes des troupes soviétiques se chiffrèrent à 20 000 tués, blessés et portés disparus et à environ 16 000 lors de l’opération Petsamo-Kirkennes pour la libération du nord de la Norvège. Au total, plus d’un million de soldats et officiers soviétiques trouvèrent la mort dans les pays libérés d’Europe.

     

    Il fallait absolument achever l’écrasement de l’ennemi, porter secours aux peuples de l’Europe centrale et du Sud-est asservis et, conjointement avec les alliés, contraindre l’Allemagne fasciste à capituler sans conditions. Dans la nuit du 31 décembre 1944 au 1er janvier 1945, la Wehrmacht engagea l’offensive en Alsace en prolongement du succès remporté deux semaines plus tôt dans les Ardennes. Ce fut d’ailleurs l’unique tentative d’Hitler, à dater du débarquement en Normandie, de reprendre l’initiative à l’Ouest.

    Le 1er janvier, les armées alliées abandonnaient l’Alsace. La contre-offensive de la 1ère armée américaine, commencée le 5 janvier, échoua. La situation sur le front Ouest devenait critique. Le 6 janvier, Winston Churchill télégraphiait à Joseph Staline : « Je vous serais reconnaissant de me communiquer, écrivait le premier ministre britannique, si nous pouvons compter sur une offensive russe d’envergure sur le front de la Vistule ou en tout autre endroit dans le courant janvier… Je pense que c’est urgent ».

    L’offensive soviétique était prévue pour le 20 janvier, mais pour aider les alliés en difficultés, elle commença huit jours plus tôt. Le 16 janvier, Hitler donna l’ordre de passer à la défensive dans les Ardennes et de transférer de toute urgence les troupes disponibles vers l’Est. Durant les six premiers jours de l’opération Vistule-Oder, les troupes soviétiques avancèrent de 150 Km et libérèrent Varsovie, nettoyèrent des occupants fascistes une grande partie de la Pologne, libérèrent des camps de concentration des centaines de milliers de prisonniers de tous les pays d’Europe voués à l’extermination.

    Pendant leur mission de libération, les troupes soviétiques libérèrent totalement ou partiellement le territoire de onze états d’une superficie de 1 million de Km2 et totalisant une population de 113 millions d’habitants. De juillet 1944 jusqu’à la fin de la guerre, environ 7 millions de combattants soviétiques participèrent aux opérations pour la libération des pays européens.

     

    11). La conférence de Crimée

    La victoire était imminente lorsque se déroula en Crimée, du 4 au 11 février 1945, la Conférence des chefs de gouvernement des trois puissances alliées. Y assistèrent Staline, Roosevelt, Churchill, les ministres des Affaires étrangères et les conseillers militaires. Les participants à la Conférence proclamèrent leur volonté catégorique d’anéantir le militarisme allemand et le nazisme, de créer des garanties enlevant dorénavant toute possibilité à l’Allemagne de rompre la paix. Furent également concertés des plans d’écrasement définitif du Reich hitlérien et formulés les principes politiques essentiels relatifs à l’organisation du monde après la guerre, à la fondation de l’ONU, etc. L’URSS donna son accord à l’entrée en guerre contre le Japon après la fin du conflit en Europe.

    Sur l’initiative du gouvernement soviétique, il fut stipulé dans les résolutions de la Conférence de Crimée : « Il n’entre pas dans nos intentions d’exterminer le peuple allemand. Seul le bannissement total du militarisme et du nazisme pourra assurer au peuple allemand une existence digne de ce nom et un rôle adéquat dans le concert des nations ». La Conférence de Crimée enlevait tout espoir à Hitler de rompre l’alliance antifasciste des puissances. Elle prouva que la coopération entre États à régimes sociaux différents était possible et contribua à la libération à court terme de l’Europe.

    1. L’assaut de Berlin

    Le 1er avril 1945, peu avant la prise de Vienne par les troupes soviétiques, Churchill écrivait à Roosevelt : « Les Russes s’empareront très certainement de toute l’Autriche et entreront à Vienne. S’ils prennent aussi Berlin, est-ce que cela ne va pas leur donner une idée exagérée de leur contribution à notre victoire commune…? J’estime donc que d’un point de vue politique nous devons avancer en Allemagne le plus loin possible vers l’est et que dans le cas où Berlin serait à notre portée, nous devons absolument nous en emparer. » 

    L’épopée finale de la guerre en Europe, l’opération de Berlin, suscita un élan de fanatisme désespéré du nazisme en perdition. L’élite hitlérienne obligea les soldats et les officiers de la Wehrmacht à combattre avec l’énergie du désespoir. A Berlin, il fallut livrer bataille littéralement pour chaque mètre de terrain. La capitale du Reich avait trois périmètres de défense : extérieur, intérieur, urbain. Les rues étaient obstruées de barricades, des chars étaient enterrés aux carrefours et sur les places. On comptait dans la ville 400 blockhaus en béton armé. Les plus grands, des bunkers de 5 étages, abritaient chacun jusqu’à 1 millier d’hommes. Les lignes de métro, les communications souterraines permettaient à l’ennemi de manœuvrer aussi sous terre.

    Le 16 avril, à 3 heures du matin, l’artillerie soviétique ouvrit un feu nourri. De violents pilonnages aériens arrosèrent les positions ennemies. Avant l’aube, à la lumière de 140 projecteurs puissants aveuglant l’adversaire, les chars et l’infanterie avancèrent. Le 25 avril, les armées de Guéorgui Joukov et d’Ivan Konev achevèrent l’encerclement de la capitale du troisième Reich. Le même jour, les troupes soviétiques et américaines firent leur jonction sur l’Elbe. Désormais, l’Allemagne était coupée en deux d’est en ouest.

     

    Hitler défait

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    Sur l’ordre d’Hitler, la 12e armée du général Walter Wenck fut détachée du  front Ouest et transférée à l’est pour débloquer Berlin. Mais, l’issue de la bataille était déjà déterminée ; les renforts envoyés sur l’ordre du führer n’arrivèrent pas à destination…

    Le 8 mai 1945, à minuit, dans la banlieue berlinoise de Karlshorst, dans le bâtiment de l’ancien collège d’ingénieurs, le feld-maréchal Wilhelm Keitel, le général Hans-Jürgen Stumpff et l’amiral Hans-Georg von Friedeburg signèrent l’acte de capitulation inconditionnelle de l’Allemagne hitlérienne. Pour la deuxième fois en 25 ans, les représentants de la réaction allemande apposaient leur signature sur un document consacrant la défaite militaire du Reich dans une guerre mondiale qu’elle avait elle-même déclenchée.

    A Berlin, la fusillade s’était tue. Le 9 mai, elle se tût à Prague où le dernier groupement hitlérien déposa les armes. Pour le peuple soviétique et son armée, qui avaient contribué de façon décisive à la Victoire, c’était enfin le dernier jour, le 1 418e, ardemment désiré de la guerre contre l’agresseur hitlérien. La victoire des troupes soviétiques renforça les positions internationales de l’URSS, ouvrit des perspectives favorables à la montée du socialisme, des forces de libération nationale, de démocratie et de paix dans le monde.

    Sur les 783 divisions de l’Allemagne fasciste et de ses alliés, qui participèrent aux combats sur les fronts de la seconde guerre mondiale, 607 furent anéanties sur le front germano-soviétique. 176 divisions ennemies au total faisaient face aux troupes anglo-américaines en Afrique Du Nord, en Italie, en Europe de l’Ouest, du Centre et du Nord.

    Sur le front germano-soviétique, l’Allemagne fasciste perdit 77 000 avions (70%), 48 000 chars et canons d’assaut (75%), 167 000 pièces d’artillerie (74%). La Wehrmacht enregistrait quotidiennement des pertes se chiffrant à 7 055 hommes, 55 avions, 34 chars et canons d’assaut, 118 pièces d’artillerie.

     

     

     

    Ils ont dit...

    Le 23 février 1942, le général Douglas Mc Artur a déclaré :

    « La situation mondiale montre à présent que les espoirs de la civilisation reposent sur les drapeaux de la vaillante Armée Rouge. J’ai participé dans plusieurs guerres, j’ai été témoin à d’autres, et j’ai pu étudier en détail les campagnes des grands chefs militaires du passé. Dans aucun cas je n’ai observé une telle défense victorieuse contre les coups terribles du début de la Deuxième Guerre Mondiale portés par un ennemi encore victorieux. Les contre-attaques anéantissantes rejetaient l’ennemi jusqu’à son propre sol. La portée et la grandeur de cet élan devraient être notées comme la plus grande réussite militaire de l’histoire. »

     

    William Batt, vice-président du Conseil de production militaire des Etats-Unis, a visité Moscou en 1942. Il a déclaré à son retour :

    « Je suis parti pour la Russie avec un sentiment d’incrédulité quant à sa capacité de résister à une guerre d’envergure. J’ai été rapidement persuadé que toute la population, jusqu’à la dernière femme et au dernier enfant, prenaient part dans la guerre. Je doutais de la technicité des Russes, et j’ai découvert qu’ils étaient maîtres dans la direction des usines et persistants dans la production des machines de guerre. Je suis reparti gêné des renseignements répandus ici, insinuant qu’il y aurait des dissensions dans le gouvernement russe, alors que j’ai trouvé un gouvernement fort, compétent et soutenu par un énorme enthousiasme général. Bref, je suis parti en Russie en me demandant si elle est un allié digne de confiance. Ma réponse est : oui. »

    Le Premier Ministre britannique, W. Churchill, a déclaré à Québec au Canada, le 31 août 1943 :
    « Il n’existe pas de gouvernement qui pourrait résister à des coups aussi durs et cruels, que ceux qu’Hitler a porté à la Russie. La Russie a non seulement survécu à ces coups, mais a réussi à riposter à l’armée allemande, comme aucune autre force au monde n’aurait pu le faire. »

     

     

    Source: http://communisme-bolchevisme.net/la_Seconde_Guerre_Mondiale_et_Staline.htm#interview