Mais qui sont donc les véritables « pilleurs » professionnels ?

En soutien au mouvement et à la lutte populaire des GJ, nous publions sur notre site web un article du groupe de La Révolution Permanente, de tendance trotskyste, mais dont nous appuyons l’idée de base qui soutient la colère des masses et le recours légitime à la violence par les GJ.

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« Le pays est à feu et à sang », les qualificatifs égrenés par les grands médias visent à dépeindre une vision de terreur. « Casseurs » n’est plus suffisant, pour le ministre de l’intérieur, il faut désormais parler d’« assassins ». Toute la rhétorique du « casseur » a été poussée à l’extrême, réchauffée en urgence. En effet, l’acte 18 n’était en rien le « baroud d’honneur » professé par le gouvernement. Premier symptôme de cet échec : Macron a acté son retour en urgence à l’Elysée après avoir été au ski.

Crédits photo : https://secoursrouge.org/

« Casseurs », « extrémistes », « antisémites », « racistes », on aura tout entendu depuis le début du soulèvement des Gilets jaunes. Pour l’acte 18, le gouvernement a renouvelé son vocabulaire. Pour Castaner, le mouvement des Gilets jaunes « n’existe plus ». Désormais, « ceux qui excusent, qui encouragent » les violences se rendent « complices » a avertit le Premier ministre. Le gouvernement et ses relais policiers ont lancé de multiples appels adressés aux Gilets jaunes visant à se désolidariser des « pyromanes », « assassins », « criminels » et des « pilleurs ». L’appel est resté vain.

Parallèlement à cette opération gouvernementale, les images de dégradations ou de début d’incendie de plusieurs boutiques et établissements emblématiques de l’avenue des Champs-Elysées, comme la brasserie Fouquet’s, ont été relayées en masses par les grands médias. Encore une fois, l’objectif est de retourner l’opinion publique qui, après 4 mois de mobilisation, tient toujours malgré un léger fléchissement. En effet, le « Grand débat » de Macron n’aura pas permis d’en finir avec les manifestations de rue. Pour retourner l’opinion publique, le gouvernement joue dans la surenchère.

On a aussi vu les multiples images de magasins vidés de leur stock. Sur tweeter, certains ont ironisés en parlant de « solde anticapitaliste ». Mais qui est donc le premier « pilleurs » dans l’histoire ? Qui donc a pillé les poches des plus précaires, et ce de manière systématique depuis le début du quinquennat ? Ne s’agit-il pas d’un pillage en bonne et due forme ? Avec la baisse des APL, la hausse de la CSG pour les retraités, puis la désindexation des retraites sur l’inflation, et la hausse des taxes sur le carburant, ce sont bien les poches des plus précaires qui ont été pillées de manière professionnelle.

Mais ce pillage n’en est qu’à ses débuts. S’il s’agit toujours de prendre aux plus précaires pour donner aux grands patrons et aux riches comme avec la suppression de l’ISF et le CICE, porté à 40 milliards d’euros, le pillage va continuer si nous ne l’arrêtons pas. En vue, la « réforme » de l’indemnisation chômage qui vise à amplifier le contrôle des chômeurs ou encore celle des retraites pour en définitive en finir avec la retraite par répartition. Enfin celle de la fonction publique qui vise à en finir comme avec les cheminots, avec le statut de fonctionnaire.

Retourner l’accusation ne fonctionnera pas. Ce ne sont pas les Gilets jaunes qui sont responsables des milliers de blessés et de mutilés mais bien le gouvernement et son bras armé. Ce ne sont pas les Gilets jaunes qui sont responsables de la crise climatique mais les grandes multinationales, les gouvernements à leur service, qui se permettent de polluer professionnellement. C’est en quelques sorte le message adressé par les plusieurs centaines de milliers de manifestants, ce samedi, pour la marche pour le climat. Non, c’est bien tout ce système qui est « criminel » et « assassin ».

A force d’alimenter le brasier, tels des pompiers pyromanes, c’est bien un retour de flamme que le gouvernement prend en pleine face.

 

Source: https://revolutionpermanente.fr/Mais-qui-sont-donc-les-veritables-pilleurs-professionnels

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Luttons pour un gouvernement antiguerre, une économie de paix et une démocratie où c’est nous qui décidons! – Voice of Revolution –

Nous saluons toutes les personnes qui participent à la marche des femmes sur le Pentagone les 20 et 21 octobre à Washington ainsi que les participantes aux manifestations soeurs dans des villes partout au pays. S’organiser pour mettre la question de la guerre et de la paix à l’ordre du jour et pour mettre en relief ce qui lie cette question aux nombreux fronts de lutte pour les droits est une contribution fondamentale à l’édification et à l’unité des mouvements prosociaux et antiguerre des peuples. Les revendications « Fermez toutes les bases américaines à l’étranger » et « Rapatriez immédiatement toutes les troupes américaines » sont des façons importantes de contribuer à la paix et de développer des relations de respect et d’avantage réciproques. C’est ce que les peuples d’ici et à l’étranger veulent et c’est ce pour quoi ils luttent de diverses façons. L’Organisation marxiste-léniniste des États-Unis (USMLO) se joint à tous ceux et celles qui oeuvrent au succès de cette action et pour que ces efforts se poursuivent dans l’avenir. Nous mettons de l’avant comme mot d’ordre et objectif d’unité : luttons pour un gouvernement antiguerre, une économie de paix et une démocratie où c’est nous qui décidons !

Le pouvoir politique, une question fondamentale

Nous sommes tous confrontés à des conditions de repli de la révolution où les forces les plus réactionnaires sont passées à l’offensive et imposent une contrerévolution des plus brutales aux peuples. Nous pouvons le constater par l’expansion des crimes d’agression et d’ingérence des États-Unis sans égard à la primauté du droit et par les attaques antisociales au pays. Défendre le soi-disant intérêt national est ce qui sert à justifier le terrorisme américain, que ce soit sous forme de guerres par drones, de sanctions, de changements de régime, d’attaques contre les immigrants et les réfugiés, de meurtres commis par la police, d’incarcérations de masse, de criminalisation de la dissidence et plus encore.

La situation est telle que les institutions de gouvernance publiques comme le Congrès, les tribunaux et les élections sont dysfonctionnelles. Elles ne règlent aucun conflit entre ceux qui dominent, comme en témoignent les nombreux affrontements publics entre l’armée, la présidence et les agences de renseignement et au sein de ces instances. Ces institutions sont incapables de maintenir la notion que le consentement des gouvernés existe. Tout ce qui reste, c’est un gouvernement de pouvoirs policiers où les gouvernants agissent impunément et ont recours à la violence arbitraire contre le peuple et sa résistance organisée. Les cercles dirigeants ne se soucient pas de leur légitimité, ils se soucient uniquement de préserver leur pouvoir.

Si les cercles dirigeants américains sont passés à l’offensive, leur système par contre s’avère non viable et non propice à l’existence humaine. Les grandes forces productrices humaines massives PEUVENT résoudre les problèmes auxquels l’humanité est confrontée — la pauvreté, les inégalités, les changements climatiques et la guerre nucléaire. Les êtres humains qui ont collectivement engendré cette puissance sont parfaitement en mesure de la contrôler et de la libérer dans les intérêts de l’humanité. Mais le pouvoir politique doit être entre les mains du peuple pour qu’il décide des affaires de la société, y compris établir une nouvelle direction de l’économie et de la politique.

Consciente de la signification de ces relations et de la nécessité du pouvoir politique, l’Organisation marxiste-léniniste des États-Unis met de l’avant l’appel et l’objectif unificateurs : Luttons pour un gouvernement antiguerre, une économie de paix et une démocratie où c’est nous qui décidons ! Tous ceux et celles qui revendiquent la paix, la fermeture des bases, le désinvestissement de la machine de guerre et des combustibles fossiles, l’égalité et le droit au logement, à la santé, aux emplois et à l’éducation, qui défendent la Terre-Mère et qui s’opposent aux oligopoles de l’énergie et de la guerre, en un mot, tous ceux et celles qui défendent les droits ont un intérêt commun à faire leur l’objectif d’un gouvernement antiguerre. Nous avons besoin d’un gouvernement qui répond aux revendications du peuple, la vaste majorité des Américains, de mettre fin aux guerres des États-Unis et de contribuer à la défense des droits de TOUS ET TOUTES au pays et à l’étranger. Nous avons besoin d’une économie de paix qui offre une nouvelle direction qui est contre la guerre et pour les droits. Des pas dans cette direction peuvent être faits dès aujourd’hui. Par exemple, à New York, il y a une proposition de fermer la base aérienne Niagara qui sert aux drones et au ravitaillement des aéronefs qui larguent des bombes sur le Yémen, et de la transformer en ferme solaire. Des actions unies avec des objectifs proactifs tel un gouvernement antiguerre sont nécessaires. Les manifestations aujourd’hui visent principalement à unir les gens, à prendre une position publique pour le public, à développer la discussion politique sur les objectifs et à consolider le caractère organisé de la résistance. Dans une situation d’un gouvernement de pouvoirs policiers, la question n’est pas tant combien descendent dans la rue, mais plutôt comment les manifestations, les conférences, les forums publics et les médias indépendants ensemble contribuent à élaborer des objectifs communs et une pensée commune.

Une discussion politique à partir de notre point de vue

Nous avons besoin d’une discussion politique sur comment examiner les problèmes de notre propre point de vue indépendant et comment organiser pour créer un changement qui nous est favorable. Il faut rompre avec le point de vue des riches selon lequel notre rôle se résume à leur lancer des appels à faire ce qui est juste et correct. Notre rôle est d’organiser pour que nous soyons les preneurs de décisions, c’est de décider ce qui est nécessaire pour remporter le pouvoir politique et quelles étapes sont nécessaires pour y arriver.

Par exemple, dans les élections notre rôle n’est pas uniquement de voter ou de ne pas voter, mais de lutter pour être nous-mêmes les décideurs à chaque étape, qu’il s’agisse d’établir l’ordre du jour ou de choisir les candidats et, de façon plus générale, de développer un processus électoral qui investit le peuple du pouvoir de gouverner et de décider. Ce qui comprend dès maintenant exiger que tous les candidats se prononcent sur les questions de guerre et de paix et de démocratie.

Un gouvernement antiguerre requiert une nouvelle direction de la politique et de l’économie. Il requiert une démocratie moderne, où les droits de tous et toutes sont au centre et le droit du peuple de gouverner et de décider est mis de l’avant. Toute personne qui exige la paix et la justice a intérêt à exiger une démocratie moderne où c’est nous qui décidons !

Nous sommes ouverts à la discussion à ce sujet et nous appelons tous et toutes à lutter pour un gouvernement antiguerre, une économie de paix et une démocratie où c’est nous qui décidons !

Voice of Revolution est publié par l’Organisation marxiste-léniniste des États-Unis.

 

Source: http://www.cpcml.ca/francais/Lmlq2018/Q48036.HTM#5

Marches commémoratives en hommage aux femmes disparues et assassinées

Un article du Marxiste-Léniniste, tiré du Journal du Parti communiste du Canada (marxiste-léniniste)

« Leur esprit vit en nous»


Marche commémorative des femmes à Vancouver le 14 avril 2015

D’importantes marches commémoratives des femmes auront lieu partout au Canada le 14 février. La première marche commémorative des femmes du 14 février a eu lieu en 1992 en réponse à l’assassinat d’une femme salish du littoral à Vancouver. Une marche annuelle a lieu à Vancouver depuis et des marches se tiennent maintenant dans plusieurs villes. Les marches commémoratives en hommage aux femmes disparues et assassinées du 14 février sont une occasion de se rassembler pour pleurer les victimes et affirmer son engagement à la cause de la justice.

Il y a trois fois plus de caIl y a trois fois plus de cas de violence contre les femmes parmi les autochtones que parmi les non-autochtones. L’Association des femmes autochtones du Canada (AFAC) et Walk 4 Justice ont établi qu’il y a plus de 4 000 femmes et filles autochtones disparues et assassinées au Canada. Pour sa part, la GRC rapporte 1 181 cas de femmes autochtones disparues ou assassinées au Canada entre 1980 et 2012. Dans de nombreux cas les familles rapportent un refus de la police d’enquêter le cas de femmes disparues ou tuées et l’insuccès des enquêtes de la police. L’ex-ministre de la Condition féminine, Patty Hadju, a reconnu le problème de la sous-déclaration des cas d’homicides par la police et que des morts suspectes ne sont pas enquêtées. L’énormité du phénomène se voit dans l’écart entre le nombre de cas rapportés par la GRC et les informations recueillies par l’AFAC et Walk 4 Justice. Il arrive même souvent que des policiers soient impliqués dans les violences racistes contre les femmes et filles autochtones, et ce, en toute impunité.



Des robes rouges vides sont venues symboliser les femmes et les filles autochtones
assassinées ou disparues et la demande de réparation des peuples. en haut: les robes bordent les marches aux édifices du Parlement à Ottawa; en bas: à côté de l’autoroute des larmes dans le nord de la Colombie-Britannique.

Un rapport de l’Administratrice en chef de la santé publique du Canada, la Dre Theresa Tam, établit que la moitié des femmes au Canada ont subi au moins une fois dans leur vie une agression physique ou à caractère sexuel depuis l’âge de 16 ans. Selon l’Enquête sociale sur la victimisation de Statistique Canada, il y a eu 553 000 cas d’agression sexuelle déclarée par des victimes en 2014. Dans la vaste majorité des cas, il s’agit de femmes.

Tous les six jours, une femme meurt au Canada des suites de violence conjugale. Chaque année, le Réseau canadien des maisons d’hébergement pour femmes donne le portrait d’une journée dans la vie des femmes et enfants en besoin d’hébergement. Dans la journée-portrait de 2017, il rapportait que 44 % des maisons d’hébergement n’avaient plus de place. Ce jour-là, 356 femmes et 250 enfants ont demandé de l’aide des services d’hébergement de 105 maisons et abris. La majorité, soit 273 femmes et 182 enfants, ou 75 %, se sont fait dire qu’il n’y avait plus de place.

Dans sa Stratégie nationale sur le logement annoncée en 2017, le gouvernement libéral de Justin Trudeau reconnaissait l’existence de cette crise, mais il n’a pas pour autant rétabli le Programme d’amélioration des maisons d’hébergement aboli par le gouvernement Harper ni pris les mesures nécessaires pour assurer la disponibilité des places en hébergement. Le Fonds national de co-investissement annoncé avec cette stratégie va seulement « aider à réduire les listes d’attente et le nombre de femmes qui pourraient autrement retourner dans des relations violentes ou se retrouver à la rue ». On ne précise pas comment cela va se faire. Par contre, le gouvernement annonce combien d’argent il va consacrer à l’achat de nouvelles serrures pour mettre sur les portes des maisons d’hébergement.

De récentes données confirment que les agences et institutions gouvernementales elles-mêmes sont des milieux de travail non sécuritaires pour les femmes. Les accusations d’inconduite sexuelle abondent au parlement, dans les ministères et les échelons supérieurs des partis politiques qui siègent au parlement. Il y a plusieurs cas de recours collectifs de femmes contre la GRC et les Forces armées canadiennes après des années de promesse de lutte contre le harcèlement et les agressions. En 2017, le gouvernement a accepté de régler hors cour un recours collectif au nom d’officières de la GRC ayant subi le harcèlement et la discrimination sexuels. À ce jour, 2400 femmes s’y sont inscrites. L’ampleur de ces recours collectifs donne une idée du climat intrinsèquement sexiste qui encourage la violence et d’autres injustices contre les femmes dans ces institutions.

Le ministère de la Justice tente présentement de faire annuler un recours collectif contre les Forces armées canadiennes en soutenant que le gouvernement n’a pas la responsabilité d’assurer un milieu de travail libre de harcèlement ou de créer des politiques de lutte au harcèlement sexuel et à l’agression sexuelle. Lorsque l’affaire a été éventée, la ministre de la Justice et le ministre de la Défense ont choisi de ne pas commenter. Justin Trudeau a exprimé son indignation, mais des commentateurs ont observé que c’était un autre exemple de la stratégie de relations publiques consistant à « récupérer le problème » pour détourner le blâme.

Les femmes sont aux premiers rangs de ceux et celles qui luttent pour leurs droits dans le contexte de la défense des droits de tous et toutes. Joignons-nous aux marches du 14 février !


L’exposition « Walking with our Sisters », en l’honneur des femmes et filles autochtones disparues et assassinées a été créée par l’artiste métis Christi Belcourt. Elle comprend plus de 1 800 paires d’empeignes de mocassins décorés ou perlés à la main donnés par les membres de la famille des femmes et des filles autochtones disparues et assassinées.  Elle comprend également plus de 100 empeignes représentant les enfants qui ne sont jamais rentrés des pensionnats. L’exposition a été présentée dans des villes du Canada depuis sa création en 2013. La photo provient d’une exposition à Thunder Bay.

Source: http://cpcml.ca/francais/Lmlq2018/Q48005.HTM#1

Nouveaux attentats à Bruxelles : Le capitalisme, c’est la misère et la guerre ! Ni terrorisme, ni anti-terrorisme !

Capitalisme

Une seule voie : lutter contre la misère et la guerre pour détruire le capitalisme.

Les politiciens et spécialistes médiatiques avaient prévenu : « La question n’est pas de
savoir s’il va y avoir d’autres attentats, mais quand » (cité par le journal français Paris
Match, 27/8/2015). Après le nouveau massacre ayant eu lieu à Bruxelles,« ce que nous
craignions, est arrivé » a dit le premier ministre belge Charles Michel (The Guardian, 22
mars 2016). À chaque fois, à Paris, à Bruxelles, mais aussi à Ankara, en Afrique, en Syrie
et en Irak, des dizaines de morts et des centaines de blessés et une terreur qui s’étend et
se généralise. Et maintenant, une fois encore, ils nous annoncent que « ce n’est qu’un début »
et que les attentats aveugles et sanglants vont continuer.
Et pourtant, ces funestes présages ne les empêchent pas, encore aujourd’hui, de nous
appeler à nous regrouper et à nous unir derrière les gouvernements et l’État
démocratique, tous unis, exploiteurs et exploités. Et ainsi abandonner toute résistance au
capitalisme et toute opposition aux attaques économiques contre nos conditions de vie et
de travail. Les corps des victimes encore chauds, les badges aux couleurs du drapeau
belge sont déjà vendus et les « Je suis Bruxelles » remplacent aussitôt les « Je suis
Charlie ». Les appels à l’unité nationale redoublent non seulement en Belgique mais dans
toute l’Europe. À l’instar de la manifestation du 11 janvier à Paris derrière les principaux
chefs d’État du monde, « une marche contre la peur » est déjà organisée pour dimanche 27
mars à Bruxelles afin d’affirmer de nouveau l’union nationale derrière l’État capitaliste
« démocratique ».
Pourtant ces gouvernements et ces États se révèlent incapables d’empêcher, de leur propre
aveu – n’annoncent-ils pas qu’il va y avoir d’autres attentats ? –, la répétition de ces
massacres et de cette terreur croissante, de ces tueries répétées et chaque fois plus
fréquentes et nombreuses, tant en Europe que sur les autres continents. Et pour cause : le
responsable ultime de ces actes sanglants et barbares est précisément le capitalisme et
ses guerres impérialistes. Quelles que soient les motivations individuelles des fanatiques
qui se font sauter au milieu de la foule, et quels que soient les voies et détours,
innombrables, qui mènent à ces actes aveugles et sanglants, les mécanismes profonds du
capitalisme propulsés et accélérés par sa crise économique et les rivalités impérialistes ne
peuvent que déboucher sur cette terreur généralisée et ces massacres en tout lieu du globe.
Se ranger derrière les États, démocratiques ou non, c’est l’assurance d’encore plus
de terreur et d’attentats aveugles tout comme l’assurance de plus de misère et de
guerres.
Le massacre de Bruxelles prépare encore plus de guerre et de morts
N’en doutons pas, ces attentats de Bruxelles, comme ceux de Paris, ou encore ceux
d’Ankara et autres, vont relancer encore plus les interventions militaires tout aussi
sanglantes des grandes puissances et la guerre au Moyen-Orient ; chacune défendant ses
intérêts impérialistes propres et antagoniques aux autres, ne nous y trompons pas !
La réalité est que le capitalisme porte en lui la crise et la guerre. La réalité est que
l’impasse économique capitaliste alimente et exacerbe comme jamais depuis la 2e Guerre
mondiale les rivalités impérialistes et donc les guerres. Crise et guerres se conjuguent à un
tel point, les événements de l’année 2015 en sont le produit et des facteurs aggravants,
qu’elles contraignent aujourd’hui la bourgeoisie à engager une véritable guerre de classe
contre les travailleurs : crise et guerres croissantes exigent une plus grande exploitation
de la force de travail, du prolétariat mondial ; crise et guerres exigent une plus grande
soumission idéologique et politique d’où les appels à l’union nationale au nom de la guerre
contre le terrorisme et la défense de la démocratie ; crise et guerres exigent une plus
grande discipline sociale d’où l’instauration de mesures de répression et autres états
d’urgence interdisant rassemblements publics, manifestations et condamnant tout
discours « déviant » aussitôt qualifié de « terroriste ».
Résister à la crise capitaliste et aux appels aux sacrifices
Pour le prolétariat international, le danger et le piège est de se laisser impressionner et
terroriser par tous les actes barbares et sanglants que la bourgeoisie utilise, d’abandonner
sa résistance et son opposition au capitalisme et à son État pour se regrouper sous telle
ou telle bannière et mot d’ordre nationaliste et démocratique derrière ce dernier, de céder
aux appels et menaces à l’union nationale, à « la collaboration de classe », avec ses
exploiteurs et leur bras armé, idéologiquement, politiquement et militairement, c’est-à-dire
l’État capitaliste, démocratique ou non. Il subirait alors une défaite idéologique et
politique majeure ouvrant alors la voie d’abord à des échecs sanglants (comme dans les
années 1930), puis à l’ouverture d’un processus rapide menant à une 3e Guerre mondiale
généralisée ; la destruction immense de forces productives, matérielles et prolétaires, étant
la seule réponse objective, historique, que le capitalisme en crise puisse apporter à sa
surproduction chronique. Et seul le prolétariat international peut barrer la route à cette
mécanique infernale car il porte en lui la seule alternative à la guerre impérialiste
généralisée : la destruction du capitalisme.
Non au terrorisme, non au front anti-terroriste ! Non au racisme anti-musulmans ou antiimmigrés,
non au front anti-raciste ! Non à l’unité nationale ! Non à la défense de l’État
capitaliste démocratique ou non ! Non à la défense de l’impérialisme de chaque pays !
D’ores et déjà regroupons-nous autour des mots d’ordre généraux suivants : Oui à la lutte
ouvrière contre le capitalisme et ses attaques ! Défendons nos revendications
ouvrières, salaires, emplois, conditions de travail ! Nos intérêts comme salariés ou
chômeurs, étudiants, comme exploités, sont les mêmes partout et quelles que soient nos
origines et notre couleur de peau : Immigrés-non immigrés, musulman-non musulmans,
noirs et blancs, nous sommes tous exploités !
Étendons et unifions nos luttes à toutes les catégories, à tous les secteurs et par delà
les frontières ! Regroupons-nous et rendons coup pour coup aux attaques du
capital !
Le capitalisme en crise veut nous amener à la misère et à la mort dans une guerre
impérialiste généralisée : détruisons le capitalisme ! Que vienne rapidement le
communisme (qui est l’opposé du stalinisme), une société mondiale sans frontière, sans
exploitation, sans classe, sans misère et sans guerre !

 

22 mars 2016
Le Groupe International de la Gauche Communiste (GIGC)
Révolution ou Guerre.
http://www.igcl.org, intleftcom@gmail.

Attentats terroristes en Belgique, Turquie et Irak: Non aux actes de terreur individuels et non au terrorisme d’État !

Le-groupe-Etat-islamique-revendique-les-attentats-de-Bruxelles

Le Parti communiste du Canada (marxiste-léniniste) condamne les attentats dévastateurs qui ont eu lieu à Bruxelles, en Belgique, le matin du 22 mars, faisant une trentaine de morts et près de 200 blessés. Il condamne aussi les atrocités criminelles perpétrées sur une aussi grande échelle à Ankara, en Turquie, le 13 mars, et à deux endroits en Irak le 6 mars et le 21 mars.

Le PCC(M-L) s’oppose à toute forme de terrorisme, autant les actes de terreur individuels que le terrorisme d’État. Il condamne également les tentatives d’exploiter ces événements pour justifier l’intensification des préparatifs de guerre, les invasions et les agressions pour imposer un « changement de régime ». Nous lançons l’appel aux Canadiens et aux Canadiennes à s’opposer également à tous les agissements des grandes puissances qui criminalisent le droit de conscience des êtres humains au nom de la sécurité, de la « lutte à la radicalisation », de la défense des valeurs civilisées et autres prétextes.

Le PCC(M-L) condamne les déclarations des dirigeants européens selon qui la violence à Bruxelles est une attaque contre l’Europe alors que c’est eux-mêmes qui empêchent les peuples d’Europe de s’attaquer aux problèmes de l’édification nationale du XXIe siècle, en commençant par le désaveu du passé colonialiste et du présent impérialiste des grandes puissances européennes et le démantèlement de l’OTAN, l’alliance militaire agressive menée par les États-Unis.

Plus les vieilles puissances d’Europe bloquent la voie au progrès de leur société, plus l’Europe s’enfonce dans le gouffre de l’anarchie et de la violence. Entre-temps, les peuples sont les victimes de l’acharnement des grandes puissances à imposer leurs visées à l’humanité et à ne pas permettre la résolution des problèmes.

Ces événements ont lieu dans le contexte des mesures qui sont prises sous prétexte d’obtenir justice pour les événements qui se sont produits en France en novembre 2015. Ce n’est pas de la justice. Les attentats de Paris ont troué la façade démocratique des États-nations européens et démontré à nouveau que le pouvoir policier ne défend ni la sécurité ni les droits. De plus, le climat de peur qui est imposé est un assaut contre le droit de conscience. L’irrationalité prend le dessus, par exemple en intégrant l’état d’exception à la Constitution et ce qu’on appelle le gouvernement de droit.

Le gouvernement du Canada est tout aussi responsable du climat d’anarchie et de violence qui prévaut en ce moment en Europe et au Moyen-Orient. Il prétend jouer un rôle non-combattant en Irak, en Syrie et au Liban tout en soutenant les invasions des États-Unis et des puissances européennes et les groupes qui commettent des actes de terreur sous l’enseigne d’une opposition légitime. Le Canada prétend que tous les pays devraient adopter son modèle « la diversité fait la force» alors qu’il oeuvre à renverser des États laïques et indépendants en Asie de l’Ouest et en Afrique du Nord au nom de la défense de la liberté de religion et des droits des femmes.

Le PCC(M-L) s’oppose à la promotion hypocrite de valeurs dites «canadiennes » de façon à nier le droit de conscience. Les questions qui concernent la guerre et la paix, la sécurité et les droits préoccupent les peuples partout dans le monde. Le PCC(M-L) appelle les Canadiens et les Canadiennes à tout faire pour que ce soit eux, et non les gens au pouvoir qui ont placé le Canada sous le commandement des États-Unis, qui définissent le rôle du Canada dans les affaires internationales.

Tout en oeuvre pour établir un gouvernement antiguerre !
Non au pouvoir par exception et à la négation des droits !
Tous les soldats étrangers doivent retourner dans leur pays immédiatement !

 

Source: http://cpcml.ca/fr/attentats-terroristes-en-belgique-turquie-et-irak/

Centre MLM [B], PCF(mlm) : Les assassins ont frappé à Bruxelles

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Les assassins ont frappé à Bruxelles, en Belgique, avec l’intention de terroriser et de tuer. Ils ont visé les masses, en attaquant l’aéroport de Zaventem ainsi qu’une rame de métro à la station Maelbeek, tuant 34 personnes, en blessant 200 autres.

L’État islamique, qui a revendiqué l’action, a expliqué avoir mené des « frappes précises » afin de « jeter la crainte et l’effroi dans le coeur des croisés ».

Tel est le cynisme anti-populaire, telle est la logique anticapitaliste romantique de l’État Islamique, qui prétend revenir au Moyen-Âge et réactiver les modèles idéologiques et culturels qui existaient alors. Le passé médiéval islamique est idéalisé et présenté comme un contre-modèle à la décadence des sociétés capitalistes.

Mais le romantisme qui se tourne vers le passé n’est que le produit de l’idéologie féodale qui existe uniquement encore dans la majorité des pays du monde parce que l’impérialisme l’a établi solidement dans le cadre de la formation de pays semi-coloniaux.

Au colonialisme a succédé historiquement une forme nouvelle, où les pays impérialistes exploitent des semi-colonies, caractérisées par un capitalisme bureaucratique et par l’existence de grands propriétaires terriens formant un féodalisme capable de se moderniser.

Les grands propriétaires terriens du Pérou, les familles royales des pétro-monarchies, les capitalistes bureaucratiques d’Inde, etc., tous connaissent les universités des pays impérialistes, tous ont modernisé leur pays tout en maintenant un strict cadre idéologique féodal, où domine ici les traditions islamiques, là-bas le système des castes, ici le culte des anciens, là-bas le catholicisme le plus rétrograde.

Le judaïsme, le christianisme, l’Islam, l’hindouisme, les bouddhismes, toutes les religions jouent ici un rôle particulièrement pernicieux, diffusant le pessimisme et le relativisme, une critique romantique du capitalisme, promouvant le communautarisme sur une base « traditionnelle ».

Toutes les forces féodales prétendent représenter les traditions, le maintien des valeurs anciennes, tout en profitant de la modernité.

Cela est le reflet du fait que le féodalisme d’aujourd’hui n’est nullement le prolongement du féodalisme médiéval, mais un féodalisme issu du colonialisme, du semi-colonialisme, des idéologies post-modernes.

Al-Qaïda et l’État islamique sont des entités politico-militaires ayant pris au sérieux ce romantisme féodal qui n’était en réalité que le masque de l’intégration de type monopoliste dans les rapports économiques mondiaux.

Al-Qaïda et l’État islamique sont les rejetons idéalistes des pétro-monarchies organisées par l’impérialisme.

L’État islamique n’est ainsi nullement révolutionnaire ou anti-impérialiste, ni même anti-« occidental », il est simplement le fruit de la fuite en avant du féodalisme tentant de devenir « autonome » et par conséquent ayant une prétention mondiale, condition à son maintien « indépendant ».

C’est pour cette raison que, depuis le début de l’année, en trois mois, les attaques armées islamistes se sont multipliées dans de nombreux pays dans le monde, dont l’Afghanistan, le Nigeria, l’Indonésie, le Tchad, le Burkina Faso, la Somalie, la Côte d’Ivoire, la Libye, la Turquie, sans oublier l’Irak et la Syrie.

C’est une tentative idéaliste d’aller en arrière dans le cours de l’histoire, de former un califat mondial, de revenir aux conditions médiévales où il n’y avait pas d’impérialisme. C’est une démarche qui vise à éviter l’impérialisme au lieu de le liquider, tout cela parce que les islamistes sont eux-mêmes le produit d’idéologies nouvelles, apparues ces cent dernières années, de manière liée à l’impérialisme, produit par des intellectuels passés par les universités de l’impérialisme.

Cette tentative allant à contre-cours de l’histoire, elle ne peut que basculer dans l’horreur de l’inculte, le fanatisme de l’assassin, l’esprit morbide. L’État islamique célèbre dans ses vidéos les meurtres commis de la manière la plus sanglante, la plus barbare.

Les crimes commis à Bruxelles le 22 mars 2016 par les assassins de l’État islamique ne peuvent que heurter très profondément les sentiments des masses, qui en plus de la répulsion et de la souffrance ressenties, ne peuvent que considérer comme absurde une telle volonté de faire tourner à l’envers la roue de l’histoire.

La Belgique est un pays qui est né historiquement de la contradiction entre le capitalisme et la féodalité, avec l’affrontement entre les Pays-Bas et l’Espagne. Il a pu s’extraire du féodalisme et assumer par la suite son propre parcours en toute indépendance, donnant naissance à une nation avec un haut niveau culturel.

Les masses comptent en profiter et continuer d’aller de l’avant, en se débarrassant du capitalisme. Elles ne ressentent nullement le besoin de revenir au moyen-âge, bien au contraire.

L’État bourgeois belge prétendra, bien entendu, être ici un véritable rempart, un obstacle ferme face à la barbarie féodale des assassins de l’État islamique. En réalité, il est impuissant, car il est seulement l’homme de main de la bourgeoisie, le policier veillant à ce que la propriété privée soit respectée, à ce que les monopoles puissent continuer de se renforcer.

L’État bourgeois belge est dépassé, car il ne comprend pas les enjeux de l’époque, qu’il est entièrement coupé des masses populaires, qu’il est une administration parasitaire au service de classes sociales exploiteuses.

Seul un État socialiste peut effacer l’ignorance, généraliser l’éducation, assumer le meilleur des Lumières, à savoir l’esprit de vie en collectivité, l’exigence de l’épanouissement personnel, l’athéisme, la quête de connaissances, la puissance de la raison, l’égalité hommes-femmes.

Féodalisme et capitalisme impérialiste sont les deux aspects de la même face à l’échelle mondiale !

Les valeurs de soumission, communes au féodalisme et aux monopoles, doivent être rejetées !

Le drapeau de l’humanisme et des Lumières, abandonné par la bourgeoisie devenue décadente, doit être repris par le prolétariat !

Les masses populaires doivent rentrer en guerre pour construire leur État, dépassant les contradiction entre travail intellectuel et travail manuel, villes et campagnes !

Centre Marxiste-Léniniste-Maoïste [Belgique]
Parti Communiste de France (marxiste-léniniste-maoïste)
Le 22 Mars 2016

SOURCE: http://lesmaterialistes.com/centre-mlm-b-pcfmlm-assassins-frappe-bruxelles

SYRIE : HONTE A HOLLANDE, A FABIUS ET AUX MEDIAS FRANÇAIS !

 

Depuis cinq ans, les médias français se sont fait une spécialité de nous « vendre » la guerre civile en Syrie, d’appeler à l’ingérence dans les affaires internes de ce pays souverain QUI NE NOUS A RIEN FAIT DE MAL, voire de décider quel président pouvait ou ne pouvait pas siéger à Damas.

Peu importait à nos « libérateurs » de papier, qui avaient déjà aidé Sarkozy et BHL à déstabiliser la Libye et une partie de l’Afrique, que les ennemis du gouvernement syrien fussent en réalité à 95% des fanatiques religieux armés par la CIA et par les régimes esclavagistes d’Arabie saoudite et du Qatar, ces grands amis du MEDEF et des gouvernants français successifs.

Peu leur importe que le monstrueux « Etat islamique » qui ravage l’Irak (détruit par Bush) et la Syrie ne puisse notoirement se maintenir 24 heures sans la complicité d’Ankara (qui terrorise les Kurdes sur son territoire), et qu’il ne puisse évidemment pas se financer sans le secours de sociétés pétrolières qui achètent au rabais le pétrole volé par l’E.I. aux peuples irakien et syrien. Peu leur importe car l’essentiel pour l’impérialisme français, de plus en plus vassal de l’Oncle Sam et de l’OTAN au détriment de l’intérêt du peuple français, est de refaire main basse sur la Syrie, ex-colonie française placée « sous mandat français » en 1918 en collusion avec la riche bourgeoisie bancaire libanaise, d’isoler la Russie et l’Iran, et cela sans crainte d’appuyer une opposition syrienne notoirement liée à Al Qaida.

Mais comment un « socialiste » comme Laurent Fabius, qui soutient à Kiev un régime infesté de néonazis, pourrait-il résister à la tentation d’appuyer des fanatiques dont les homologues afghans – les sanglants talibans – ont jadis aidé l’Occident, aidé par la social-démocratie européenne, à renverser le régime laïque au pouvoir à Kaboul, allié à l’URSS ?

Le résultat de tout cela, c’est que des millions de Syriens, de Libyens, d’Irakiens, crèvent dans des camps de réfugiés, que certains risquent la mort en traversant la Méditerranée et que leur arrivée en Europe dans les pires conditions ne fait que nourrir partout, et pour commencer, en France, la xénophobie de l’extrême droite sous les surenchères de l’indécent Sarkozy.

Pour sa part, le PRCF n’a jamais idéalisé Assad et il a toujours soutenu le PC syrien qui, tout en critiquant ce qu’il y avait lieu de critiquer dans son pays, a toujours aussi défendu les acquis du peuple syrien (laïcité, relative mixité, nationalisation du pétrole) et a toujours combattu l’ingérence étrangère.

En tout cas, alors que la Russie semble aujourd’hui, et de très loin, la force la plus déterminée à combattre les monstres de l’Etat islamique, il est honteux de voir à nouveau notre « libre presse pluraliste », de Libé au Figaro, taper à bras raccourcis sur l’intervention russe, regretter les frappes justifiées contre les bandes anti-Assad d’Al Qaida et du Front « Al nostra », soutenir de fait le sanglant Erdogan dans sa traque anti-Kurde (à la veille de l’énorme attentat anti-kurde d’Ankara, Erdogan a pu appeler à la haine sur notre sol en tenant meeting à Strasbourg !), bref, choisir systématiquement la politique du pire au Proche-Orient, comme c’est aussi le cas en Ukraine.

La véritable solidarité avec les malheureux migrants ne consiste pas à verser sur eux des larmes de crocodile, ni à se pourlécher les babines, comme le font indécemment et à la fois le patronat allemand et Bernard Guetta sur France Inter, en déclarant que cet afflux massif de main-d’œuvre qualifiée et « parlant anglais » est une aubaine pour nos économies empannées par l’euro-austérité.

La véritable solidarité, outre l’accueil digne de ceux qui fuient la mort semée par NOS gouvernants irresponsables, c’est que les forces populaires, antifascistes, patriotiques et anti-impérialistes de France AGISSENT ensemble contre les ingérences impérialistes, pour le droit de TOUS les peuples à disposer d’eux-mêmes, pour le droit de chaque individu à vivre, à travailler et à décider dans son propre pays en coopérant avec les autres peuples.

La propagande de guerre par Michel COLLON

Source: http://www.initiative-communiste.fr/articles/international/syrie-honte-a-hollande-a-fabius-aux-medias-francais/

HORREUR À PARIS – communiqué du PRCF

communiqué du PRCF

 

HORREUR A PARIS.

Les attentats terroristes qui viennent de frapper aveuglement la jeunesse parisienne appellent à la fois une totale solidarité avec les victimes et une condamnation catégorique des assassins. Honte aux médias dominants qui depuis des années présentent les fanatiques comme des combattants de la liberté dans le but néocolonial de renverser l’état souverain et laïque de Syrie, si critiquables qu’en soient les dirigeants. L’état d’urgence décidé par hollande sera-t-il utilisé pour combattre le terrorisme ou servira t il à réduire à nouveau les libertés individuelles et syndicales en détournant les travailleurs des attaques incessantes qu’ils subissent de la part de Valls-MEDEF? Sans faire montre de la moindre faiblesse à l’égard des assassins, le PRCF appelle les progressistes à dénoncer toute récupération des événements par l’extrême droite raciste, à tenir ferme le terrain des luttes sociales et démocratiques et à exiger que le gouvernement français cesse de se confronter aux forces qui combattent réellement Daesh. Dans l’intérêt de son peuple, la France doit rompre ses relations dangereuses et indécentes avec les pétromonarchies intégristes, fourriers du terrorisme fanatique.

 

communiqué prcf - horreur à paris

 

Horror in Paris

 

November 13th 2015

The terror attacks which have just struck blindly the Parisian youth need both a entire solidarity with the victims and an absolute condemnation of the murderers.

Shame to the mainstream medias which for years have been presenting the fanatics as freedom fighters in order to overthrow the sovereign and secular state of Syria as open to criticism the Syrian leaders may be.

Will the emergency state ordered by President François Hollande be used to fight terrorism or will it be used to reduce the individual and trade union freedoms, while diverting the workers from the relentless attacks on their social rights from Prime Minister Valls and the employer federation MEDEF ?

Without any weakness at all towards the murderers, the Pole of Communist Rebirth in France (PRCF) is calling all the humanists to condemn any attempt from the extreme right to hijack these events, to stay firm on the democratic and social struggles and to stop the french government from trying to topple the forces which are really fighting against Daesh. In the interest of its people, France must stop all its dangerous and shameful  cooperations with the religious fundamentalist petromonarchies, harbingers of fundamentali

Situation insurrectionnelle qui fait rage dans l’État turc

Situation insurrectionnelle en Turquie et au Kurdistan

Nous rebloguons le texte de Servir Le Peuple dans son intégralité.

 

 

Nous revenons encore une fois sur la situation insurrectionnelle qui fait actuellement rage dans l’État turc et en particulier dans ses « provinces » kurdes.

Le « sultan » et nouveau Jeune-Turc Erdoğan est bel et bien pris à son propre piège, puisque sa volonté hégémoniste régionale de renverser le régime syrien de Bachar el-Assad a transformé la légitime révolte populaire de ce pays en guerre fratricide et que de cette guerre fratricide a jailli l’expérience révolutionnaire lumineuse des Kurdes de Rojava, qui « déborde » désormais sur son territoire alors que des centaines de révolutionnaires turcs ont rejoint la lutte contre les hordes takfiristes là-bas et sont prêts à leur retour à en finir avec le régime sanguinaire d’Ankara, en place depuis près d’un siècle.

L’affrontement se concentre en ce moment tout particulièrement sur la ville de Cizre, dans la province kurde de Şırnak :

Turquie: la ville de Cizre croule sous un déluge de feu (site Solidarité Ouvrière)

Chape de plomb répressive et militariste en Turquie

Cizre ne se rendra pas ! (Nouvelle Turquie)

À Cizre le peuple est abandonné face à la mort !

Kurdistan : Des milliers de manifestants affluent à Cizre pour secourir la population (Secours Rouge APAPC)

Kurdistan : Le couvre-feu contre Cizré est levé, la grève de la faim des prisonniers se poursuit

La situation révolutionnaire en développement atteint un niveau jamais vu depuis (au moins) la lutte armée du PKK dans les années 1980-90 :

La Guerre, la Jeunesse et l’Autogestion

Mais la lutte touche aussi le reste de l’État, et en particulier la capitale économique Istanbul :

Affrontements à Istanbul, guérilla au Kurdistan et rassemblement à Bruxelles

Pour se tenir informé-e-s en temps réel, les meilleures sources sont le site Nouvelle Turquie, le site du Secours Rouge section « Turquie-Kurdistan » et le site de Solidarité Ouvrière tag « Kurdistan ».

Par ailleurs, les maoïstes hexagonaux du Bloc Rouge ont réalisé une interview de l’organisation révolutionnaire DHF (Demokratik Haklar Federasyonu, Fédération démocratique du Peuple), qui sera publiée prochainement dans leur journal et probablement sur leurs médias en ligne. Cette interview reviendra avec un point de vue maoïste sur la situation dans ce pays.

 

Source: Encore des nouvelles de Turquie & Kurdistan du Nord

Position Paper of the PCMLE for the 19th International Seminar

Version anglaise du document du Parti communiste marxiste-léniniste d’Équateur, émis au 19ème Séminaire international des partis et organisations marxistes-léninistes (Quito, juillet 2015), qui présente la situation internationale et montre que la Chine n’a plus rien à voir avec le socialisme.

Position Paper of the PCMLE for the 19th International Seminar

Introduction

In the current world scenario, the promises made by the ideological and political circles of imperialism after the temporary defeat of socialism have been shattered by international reality. The most prominent ringleaders of the world’s great powers were exultant at the « death of communism » and spoke about the establishment for the third millennium of a « new world order » unlike anything humanity had ever experienced.

They claimed that globalization of the economy was the model of the « new relations » between States and countries; that supposedly international « free competition » would be the basis for the construction of the global economy in which, according to its apologists, capitalism would have lost its oppressive and exploitative character.

This « new order, » proclaimed by the ringleaders of imperialism and reaction, would mean the end of economic crises, a revival and rebirth of social, economic and political rights; supposedly there would be no more aggressions and military offensives against the backward and dependent countries, local wars would be eliminated, etc., etc.

The workers, youth and peoples of the world are coming to understand that this has been nothing but a vain pipe dream, an illusion skillfully created and sold to the working masses and all the peoples. There has been a gradual awakening to the perverse and bloody deception that these lies meant and that they were only intended to mask the oppressive and exploitative character of the capitalist system of the monopolies and the great powers that dominate the international scene.

We, the revolutionary left, the Marxist-Leninists, have managed to assimilate and cope with the blows that finance capitalism and imperialism have dealt the revolution, the workers and peoples owing to the counter-revolutionary wave experienced after the collapse of socialism. In difficult circumstances we confronted and resisted the reactionary onslaught and pointed out that this « new world, » promised to humanity by its natural enemies, was part of the reactionary ideological and political arsenal, aimed at deceiving the working masses to misdirect or quell the fights of the oppressed to achieve substantial changes in their way of life, as well as to seek the profound structural changes that would resolve the main problems that affect society.

In short, if one looks at world events and if one analyzes reality objectively, we can agree that the essential oppressive, predatory and anti-human characteristics of capitalism in its current phase, imperialism, remain fully valid, and in some cases aggravated.

The economic plunder and political oppression by a group of « advanced » powers against countries that suffer from dependence on these very nations and that cause them to remain backward, precisely due to those chains of domination by the monopolies, trusts and financial groups; due to the oppression and force of the reactionary imperialist governments and the political and military circles that support that dominance.

The permanent threats, if not open military interventions to ensure the zones of domination of one or another imperialism; the advance of the arms race; the blackmail, pressures and economic boycotts that do away with the principles of non-intervention in the internal affairs and the free determination of the peoples, seriously violating the independence and national sovereignty. Local wars to ensure the presence or impact of this or that imperialism on the world stage.

The world is developing amidst deep contradictions

Internationally, it is clear that the capitalist world is embroiled in complex and profound contradictions that mark the course in all forms of the economic, political, social, military, diplomatic and cultural life of the system. These contradictions, in the first place include primarily those confronting the world of labor with capital, the working class with their employers, the bourgeoisie and the monopolies. On the ideological and political plane, there is also evident the contradiction between the historical antagonists of the period, socialism and capitalism.

The peoples, the dependent and backward countries are facing to varying degrees and extent the designs of imperialist oppression, regardless of what these countries call themselves or their location, in the defense of their interests and needs; it is the monopolies which are plundering their main wealth, which are establishing their hegemony in the markets, taking advantage of and super-exploiting the labor power of millions of workers around the world.

Particularly, the ambitions of the monopoly groups of the international bourgeoisie and of the world powers, the material interests and the pursuit of geopolitical, regional and world hegemony, lead to confrontations among the imperialist countries, who are contending worldwide; they both collude and quarrel in their competition and rivalry, gravely jeopardizing world peace, the sovereignty and independence of the peoples and nations, the environment, the natural wealth, the existence and welfare of the workers and peoples, the survival of ancestral cultures.

The fundamental features of imperialism are still valid

To the Marxist Leninist doctrine belongs the credit for having studied in depth the economic bases of modern capitalism. Lenin in particular, one of the classics of scientific socialism, pointed out that the emergence of monopolies is the economic essence of imperialism, precisely as a consequence of free competition.

One of the aspects of imperialist expansion, of the need for its unequal and anarchic development, is the export of capital ranging from industrial, banking and financial centers of the large cities to the farthest reaches of the planet; in this way the urgency is created for the powers and monopolies to carry out a new division of the world, which is already basically divided up. The reconquest of the world by imperialism cannot but lead to the emergence of a knot of contradictions and the competition among the powers and monopolies themselves that impose the real « law of the jungle » in order to assert their interests and ambitions.

Therefore, we revolutionaries have understood that the features of reactionary violence, of violation of the independence and sovereignty of the countries, national oppression and plunder, the persistent tendency to occupation and even annexation of territories, the blackmail and threats and even military interventions, the perverse secret and open diplomacy, the espionage and elimination of liberties, are the essential characteristics of imperialist domination that we can now see in different regions of the earth, with a dangerous tendency to become generalized and deepened in their most dangerous expressions.

At present, a new correlation of forces is taking shape among the world powers and imperialist blocs, of the various monopolies, banks and financial groups that control the economic and political life of society as a whole. They are contending over different regions of the world; they are developing the work of penetration and extending their tentacles to the farthest reaches of the earth.

U.S. imperialism is losing its hegemony

The U.S. power, which undoubtedly remains the leading world power, having been the starting point of the crisis of 2007 and 2008 of the « mortgage bubble, » has managed to gradually recover from the severe recession, which has taken several years.

This, as a result of the various measures taken, has yielded favorable results overall. A technological recovery is taking place in various branches of the industrial process such as the production of electrical and electronic machinery, chemicals, aerospace and pharmaceutical industry, production of shale oil and gas, in which it has taken the lead globally, all of which amounts to 21% of its GDP.

The U.S. has recorded a public debt of $16 trillion (million million) in 2013, equivalent to 110% of its GDP. In 2014 it achieved an economic growth of 2.2% with ups and downs,, with an overwhelming State debt in relation to (estimated) GDP of 105.1% for 2015, one of the three countries in the world with the highest debt in that regard. (IMF / World Economic Outlook Database. Latest data available.)

The real unemployment rate has risen to 11.5%; salaries have not increased enough to pay for necessities; social inequalities have increased since the 1980s and have now reached their highest point in a century; according to surveys in 2014, most people in the U.S. believe that their country is still undergoing a crisis.

According to the source quoted, there are 22.7 million unemployed, equivalent to 14.7% of the people able to work, in particular 21.8% of that total are people under 18 years old.

On the other hand, 49.6 million people are living in poverty, according to the United States Census.

It is worth noting that of the 500 largest companies in the world, 133 are based in the United States, which is twice the total of any other country in the world. Yankee investments in foreign countries total $3.3 thousand million, while companies from other countries are investing in US territory in the amount of $2.4 thousand million, placing them first in the world in this regard.

The destination of U.S. exports is mainly shared among Canada with 19.4%, Mexico 12.8%, China 7.2% and Japan 4.7%; in relation to imports, China ranks first in countries from which the United States imports with 19.5%, then Canada with 14.2%, Mexico 11.8%, Japan 6.3% and Germany 4.3%.

Some of these economic indicators allow us to analyze the economic difficulties of U.S. imperialism and the reason why it is experiencing a sustained loss of hegemony in the capitalist system. In some cases it is thought to have been surpassed by others, such as China, but this is only a perception that is not supported by figures that show the economic reality.

China: its features and penetration in Latin America

The so-called People’s Republic of China, after the open betrayal by its leadership of the principles of socialism and the revolution, has embarked on the path of the most rampant capitalism, has gone on to compete and share with the other world powers the desire for domination at the international level and particularly in contemporary Latin America.

The Communist Party is the commanding force that concentrates all the powers in that Asian country. It uses that name in an attempt to perpetrate a fraud on the people, but ideologically, politically and organizationally it has absolutely nothing to do with the principles of socialism, of Marxism-Leninism or the revolution.

In China, as the effect of the global crisis and the decline of trade has seen its economy shrink from the double digit growth of a few years ago, to 7.4% in 2014, a situation that had not occurred in the 14 previous years; according to economic experts, the growth will continue to slow through 2015, to below 7%, due to the sluggishness in the real estate market and the construction sector.

The program of reforms of the CPC until 2020 includes closing the forced labor centers, greater independence for the local justice courts, relaxation of the one-child policy; the reform of the « hukou » that prevents citizens from moving freely throughout the country and the access of citizens to public services, in order to ensure an adequate supply of labor power.

There are great differences in living standards between the cities and the countryside, between the urban areas of the East Coast and the interior and the West; between the middle classes and those forgotten by the economic growth. Poverty still affects 10% of the population (that is, over 120 million people), who live on less than $1 a day (IMF, World Economic Outlook Database, latest data available).

China’s GDP is estimated at more than $11 billion. The State debt in relation to GDP (estimated for 2015) is 41.8%, which as one can see is an important anchor for the advance of the economy.

In fact, China has now emerged as the second largest world power. In 2013 it invested globally an amount of $73,000 million (according to OECD statistics), but until early this year it noted an increase of 17% on investments compared to last year and 36 times as much as it invested 10 years ago.

Now it is the third largest country in Foreign Direct Investment, after the United States and Japan. China is no longer looking primarily to purchase raw materials and now wants to enter into investments in industrialization. It believes that countries with large agricultural production or that possess more than enough raw materials, hydrocarbons, etc. for example, have a great capacity for borrowing, independent of the reasons for their backwardness.

China is the second largest source of imports for the region, having risen to 16% of the total, and the third major destination for its exports (9% of the total), according to the sources of the Economic Commission for Latin America and the Caribbean, ECLAC, although the regional body pointed out that due to the reduction in prices of raw materials and the slowdown in the growth of the Chinese economy, this bilateral trade will no longer grow at rates as high as those that have been recorded in the last fifteen years.

Argentina and Venezuela have obtained Chinese loans from the eastern banks. China has loaned $3,500 million to Petrobras, which helped it resolve the corruption scandals that have broken out in the Brazilian energy giant (http//www.ips.noticias.net/2015/02/argentina).

During the tour by the President of [China’s] Eximbank through some Latin American countries, especially Brazil, at that time he made the offer to invest $10,000 million in the Latin American continent.

Since last May China has chosen Chile as its financial base, establishing the first clearinghouse bank for the yuan or renminbi (its currency) in Latin America, with an initial investment of $189 million. It announced a contribution of $8 thousand million dollars so that foreign institutional investors could invest directly in the stock market in that country; both countries agreed to explore the strengthening of the bilateral Free Trade Agreement that has been in force since 2006 and covers 97% of trade between Chile and China.

The penetration of Chinese imperialism into Ecuador

Since 2007 a closer relationship has developed between the Ecuadorian State and China, especially in terms of loans, oil exploitation and sales of services with the Asian giant.

According to the magazine Analisis Semanal (Weekly Analysis), published in our country, Chinese investment has generally been in projects with low risk and high returns, such as oil and mining, which China entered by acquiring shares in other companies that had already initiated projects or ensuring the establishment of secure reserves in the investment projects.

For now, in the case of Ecuador it has financed the construction of works such as hydroelectric plants, for example Coca Codo Sinclair, whose contracts ensure the participation of its enterprises and its technical and operating staff, who according to reports were given a highly precarious treatment in regard to their rights and security. In the various contracts, the pattern of risk remains with the Ecuadorian State itself.

In January 2015, the Export Import Bank of China, Eximbank, pledged an investment of $5,296 million for various projects of mobility, health and safety in a meeting with President Correa, who as we know toured the Asian giant, looking for commitments to loans and investments in that country.

Andes Petroleum and PetroOriental, subsidiaries of CNPC (China National Petroleum Corporation) took over operations of the Tarapoa blocks 14 and 17 after buying the shares of the Canadian oil firm EnCana in 2006. But China also has promoted five anticipated sales of Ecuadorian crude oil, extending a loan of $10 thousand million to Ecuador at an interest rate of 7%, which shows the voracity of oriental imperialism, but also the outrageous betrayal of the Correa government in meekly accepting these imposed conditions.

Ecuador’s foreign debt with China was $4,633 million, while the oil sales to that country surpassed 80% of total exports, while the foreign direct investment of China in Ecuador was only $88 million in 2012.

The Chinese company Tiesiju, which built part of the multi-purpose project Chone, withdrew from that project because of serious problems with the contractors, workers and the community itself, which rejected its presence.

In 2011 and 2012 Chinese companies such as Huawei and ZTE were awarded contracts worth more than $150 million for land-line, mobile and Internet phones; ZTE filed claims against the Ecuadorian State for having allegedly been harmed in the awards process.

The Chinese company CRCC-Tongguan took on the operation of the Mirador copper mining project in Zamora Chinchipe for the final phase of exploration, this time buying the rights from Canada’s Corriente Resources. In 2012, the Chinese company signed the first large-scale mining contract; meanwhile the Junefield Company acquired the Rio Blanco gold project in the province of Azuay.

By 2011 Ecuador’s Embassy in China announced that Chinese investment in the country was about $6,500 million.

On January 7, 2015 five financing agreements were signed in Beijing with banks for approximately $7,500 million: a concessional loan with Eximbank destined for social projects, mobility, irrigation and infrastructure; additionally $250 million was agreed to for the so-called change in the energy matrix relating to the provision of induction stoves.

President Correa himself and other officials of his regime have stated that Chinese industry will provide half a million induction stoves to introduce their use in what the government calls the change in the energy matrix. A lot of propaganda has been launched, although the benefits of these stoves have been questioned by large segments of the population and there are many difficulties with their introduction into Ecuadorian households.

The role of the revolutionaries together with the workers, youth and peoples

Faced with the current situation in which humanity itself is suffering from the offensive of imperialism whatever it calls itself, we have to occupy the front ranks in denouncing and confronting decisively and clearly all the crimes and reactionary designs and inequities caused by the enemies of the humanity.

We think that the fight against imperialism is inextricably linked to the fight that the workers and peoples must face against the anti-national and anti-people policies of the governments that, whatever they call themselves and with the most varied discourse, serve the interests of imperialist penetration.

In the case of Latin America, we need to understand and expose how the action of imperialism is unfolding in each of our countries and at the international level. The so-called alternative governments and the openly right-wing ones facilitate the penetration of the monopolies and the foreign banks through handing over the resources for exploitation, they open up the markets for monopoly industry and develop the policies of « flexibility, » which means the cutback or elimination of labor rights and public liberties to allow the super-exploitation of the labor power of the working class.

In this area, the Correa government is promoting a tenacious demagogy of supposed « service to the poorest » and « defense of the national interests », sometimes exhibiting anti-U.S. positions that have led to the handing over of the country’s resources to Chinese penetration in projects such as those mentioned; loans and facilities for investment, although the United States remains Ecuador’s main economic partner.

To develop actions to expose this sell-out policy; to mobilize the popular forces against these policies; to work for the left and progressive forces in Latin America to coordinate support and solidarity with our struggles; in the midst of actions we are developing a broad anti-imperialist front to oppose the plundering of our resources, assume the defense and preservation of our sovereignty and independence, of the rights and aspirations of the workers and peoples, making them play the leading role in these battles.

Marxist-Leninist Communist Party of Ecuador