« C’est l’hôpital qui se moque de la charité » Déclaration du président du Comité central du Parti communiste GA

Les réalisations exceptionnelles du gouvernement soviétique, telles que la gratuité de l’éducation et des soins de santé, le logement abordable et l’absence de chômage, les bas prix de la nourriture et des médicaments, demeurent un rêve inaccessible pour la majorité de la population mondiale. En passant, la politique sociale des Etats-Unis et de l’Europe est largement copiée de l’expérience de l’Union soviétique afin d’éviter la répétition d’octobre maintenant dans les pays de l’Ouest.

Pendant ce temps, les responsables de la Maison Blanche, sans sourciller, affirment que « au siècle dernier, les régimes totalitaires communistes ont détruit des millions de personnes et soumis d’innombrables personnes à l’exploitation, à la violence et à un appauvrissement sans précédent ». Il n’y a rien de nouveau dans ce genre de déclarations. Comme l’affirmait Goebbels, l’idole de la propagande nazie, plus le mensonge est gros, mieux il passe.

Cela donne le sentiment que la Maison-Blanche a adopté la drogue antisoviétique russophobe et a complètement perdu le sens de la réalité. Il est bien connu que l’utilisation d’un tel poison, même à petites doses, prive les gens de la capacité de penser.

Quant aux assertions sur les « victimes du communisme », alors, comme le disaient nos ancêtres dans de tels cas: « Vous ne devriez pas blâmer le miroir si vous avez la gueule de travers. » Il est bien connu que les Etats-Unis n’ont pas été remarqués depuis leur création dans une attitude zélée à l’égard des droits de l’homme et de l’humanisme excessif.

L’extermination en masse de nations entières si elles faisaient obstacle à la classe dirigeante cupide des États-Unis, est devenue depuis longtemps un phénomène familier. Ils ont commencé avec la destruction des habitants indigènes de l’Amérique – les Indiens et l’exploitation sauvage des esclaves africains. Puis a continué le génocide de millions de Coréens, de Vietnamiens, d’Irakiens, de centaines de milliers de Serbes, de Libyens, de Syriens. La liste s’allonge encore et encore. Et quel cauchemar atomique a été abattu sur les têtes des habitants d’Hiroshima et de Nagasaki!

Maintenant, les troupes américaines occupent les territoires de trois États souverains, participent à 20 conflits sanglants, ont plus de 700 bases militaires dans des dizaines de pays à travers le monde. Bien sûr, tout cela, comme l’affirme la Maison Blanche, est une manifestation «d’une ferme détermination à porter la lumière de la liberté pour tous ceux qui aspirent à un avenir plus brillant et libre». Il est bien connu que les Américains, en règle générale, portent la «lumière de la liberté» sur les ailes des bombardiers, avec l’aide de la terreur sanglante et des provocations sans fin. Comme on dit, « Dieu nous préserve de tels amis, mais nous nous débrouillerons avec nos ennemis! ».

Je voudrais rappeler aux messieurs de la Maison-Blanche que l’un de leurs grands prédécesseurs, le président Franklin D. Roosevelt, pendant la guerre, a toujours félicité le chef de l’Etat soviétique, I.V. Staline avec les anniversaires de la Révolution d’Octobre et l’anniversaire de l’Armée Rouge. Une telle pensée d’état n’est clairement pas caractéristique de l’establishment américain actuel.

Apprenez l’histoire, messieurs! C’est utile …

Président du Comité central du Parti communiste

G.A. Ziouganov.

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Nous publions la déclaration du président du Comité central du Parti communiste de la Fédération de Russie G.А. Ziouganov.

Service de presse du Comité central du Parti communiste de la Fédération de Russie
2017-11-10 16:23

Ziouganov Gennady Andreevich
Président du Comité central du Parti communiste, chef de la faction du Parti communiste à la Douma d’Etat de la Fédération de Russie

Le 7 novembre 2017, l’administration du président des États-Unis a publié un communiqué intitulé «Journée nationale des victimes du communisme». On ne sait pas, cependant, si ce « jour national » est américain ou russe. Mais il est très significatif que la Maison Blanche ne puisse ignorer le 100e anniversaire de la Grande Révolution socialiste d’Octobre, célébrée de nos jours par la planète entière.

En même temps, il semble que les politiciens américains aient encore une faible connaissance de l’histoire et de la géographie. À Washington, ils vivent dans un monde…

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Dans le cadre du centenaire de la révolution bolchevique, la chaîne de télévision ICI RDI présente le film « L’Utopie des images de la révolution russe »

« L’utopie des images de la révolution russe » est un documentaire qui raconte la révolution russe à travers les images des films soviétiques de 1918 à 1934 en suivant le parcours de ses réalisateurs, pour qui la liberté de création était un vecteur essentiel dans leur combat. Il sera présenté ce jeudi le 26 octobre 2017 sur les ondes de ICI RDI au Canada dans le cadre de l’émission « Les grands reportages ».

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L’Utopie des images de la révolution russe présente la révolution d’Octobre à travers l’objectif d’une caméra.


Cette année, le cinéma « Oktyabr », haut lieu d’avants-premières et de festivals, fête ses 50 ans. Le 6 octobre, dans le cadre du projet KARO.Art, le cinéma « Oktyabr » célébrera son anniversaire et organisera l’avant-première russe du film L’Utopie des images de la révolution russe – « Sila metchty », en l’honneur des 100 ans de la révolution d’Octobre.

Extrait du film l'Utopie des images de la révolution russe. Crédits : Reflexion Films.
Extrait du film l’Utopie des images de la révolution russe. Crédits : Reflexion Films.

L’Utopie des images de la révolution russe présente la révolution d’Octobre à travers l’objectif d’une caméra, dans une oeuvre commune de cinéastes français et d’archives de cinéma russes. Ce film est le résultat d’un long travail de restauration de plusieurs heures d’images d’époque.

Les images d’archives sont principalement issues des documents remis par le Gosfilmfond de Russie, l’Archive publique russe des documents…

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« LA KOLLONTAÏ », ÉGÉRIE DE LA RÉVOLUTION RUSSE DE 1917

Féministe passionnée, elle milite pour donner aux femmes toute leur place dans la société russe postrévolutionnaire. Pourfendant le « féminisme bourgeois », elle développe une pensée sur le mariage et le rôle de l’ouvrière dans la Russie des Soviets, ainsi exprimée dans L’Émancipateuren 1923 :

« Le mariage y est la libre association de deux travailleurs qui s’affectionnent et qui sont à l’égard l’un de l’autre dans une complète indépendance. L’amour ne disparait pas dans un pays où le prolétariat a conquis le pouvoir ; ce qui disparait, c’est en même temps l’esclavage économique de la femme mariée qui cesse d’être entretenue par son mari. […]

La Révolution russe a proclamé le travail obligatoire pour tous ; il s’en suit que la femme peut gagner elle-même sa vie, et reçoit de la collectivité, tout comme l’homme auquel elle est unie, sa subsistance matérielle. Il ressort donc tout à fait clairement que si la femme russe a dans le mariage des droits identiques à ceux de l’homme, c’est grâce à son affranchissement économique, c’est parce qu’elle joue un rôle dans la production. »

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Publié le 23/10/2017
Auteur:
Marina Bellot
Illustration : L’Humanité du 21 novembre 1927 – Source : BnF RetroNews
MARXISTE, ANTIMILITARISTE ET FÉMINISTE, ALEXANDRA KOLLONTAÏ JOUA UN RÔLE DE PREMIER PLAN DANS LA RÉVOLUTION RUSSE DE 1917 ET FUT LA PREMIÈRE FEMME DU MONDE CONTEMPORAIN À PARTICIPER À UN GOUVERNEMENT.

La « Walkyrie de la révolution », la « Belle Révoltée », la « Jaurès en jupons », la « Scandaleuse »… Les nombreux surnoms donnés à Alexandra Kollontaï (1872-1952) en disent long sur son importance dans la vie intellectuelle et politique de son siècle.

Fille unique d’un général tsariste, la jeune femme a à peine 30 ans quand elle adhère au Parti ouvrier social-démocrate de Russie tout juste fondé par Lénine. Elle participe à la Révolution de 1905 puis, farouchement antimilitariste et opposée à la Première Guerre mondiale, elle rejoint les bolcheviks en 1915.

Alexandra Kollontaï joue un rôle de premier plan dans la Révolution de 1917…

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Être communiste au Québec après la révolution russe de 1917

Dans le cadre des commémorations du centenaire de la Grande Révolution Bolchevique d’Octobre 1917, le journal centenaire (1910) Le Devoir publie un texte sur le vécu québécois de la célèbre révolution russe.

 

 

Nous sommes en 1917. À Moscou, le tsar est tombé. Lénine et les siens, des internationalistes, risquent-ils d’organiser une révolution mondiale ? Les chancelleries du monde, affolées de ce changement de cap qui pourrait les toucher, décident de se mêler de cette guerre civile dans l’espoir de contribuer à rétablir l’ordre ancien. Des contingents des États-Unis, de France, du Royaume-Uni, de Serbie, de Finlande, de Roumanie, de Turquie, de Grèce, du Japon et du Canada se portent à la défense des Russes blancs, les fidèles du tsar.

Parmi les Canadiens partis batailler en Russie, on trouve Antoine Rivard, futur ministre et solliciteur général du gouvernement anticommuniste de Maurice Duplessis. Il débarque à Vladivostok avec le 259e Bataillon canadien, arme à la main. L’échec de cet engagement militaire l’a fait oublier, affirme l’historien Benjamin Isitt.

Lorsqu’au printemps 1917, le révolutionnaire Léon Trotski tente, depuis New York, de regagner la Russie en passant par le Canada, il y est arrêté et emprisonné.

En raison de la répression institutionnelle dont est l’objet un tel mouvement, plusieurs informations manquent. Si bien que les historiens éprouvent du mal à retrouver, au Québec et au Canada, les traces de l’adhésion au communisme après la Révolution de 1917.

Il existe déjà au Québec, avant la guerre de 1914, plusieurs groupes socialistes. Ils ne sont pas étrangers au rayonnement des enseignements de Marx au sujet de l’exploitation ouvrière. En 1871, les moins de 16 ans forment 40 % de la main-d’oeuvre au Québec. Ce n’est qu’en 1907 que le gouvernement du Québec interdit le travail aux moins de 14 ans. En 1941 encore, près de la moitié des jeunes du Canada qui ne fréquentent pas l’école viennent du Québec.

Devant des conditions de travail pitoyables, les ouvriers s’organisent comme ils peuvent. Ce n’est qu’en 1921 qu’un Parti communiste canadien voit le jour. Son succès demeure faible. À la différence des États-Unis ou du reste du Canada, la pénétration du mouvement communiste au Québec après apparaît plus lente. L’Église, notamment, fait paravent. Aussi le mouvement communiste attire-t-il à lui beaucoup d’immigrants épris de solidarité envers des travailleurs issus d’un même horizon de misère.

Il faut attendre 1926 pour qu’un premier militant communiste au Québec se porte candidat aux élections. Ce sera Michael Buhay, dans la circonscription de Cartier, au coeur de Montréal, là même où, en 1943, à la faveur d’une élection partielle, Fred Rose sera le premier communiste élu à Ottawa. Rose, un électricien, sera à nouveau élu lors de l’élection générale de 1945, avant qu’on lui fasse un procès pour espionnage dont les contours restent à ce jour nébuleux.

Au nombre des jeunes militants politiques à l’époque sympathiques à Fred Rose, on trouve Jacques Parizeau (ancien premier ministre indépendantiste du Québec qui a présidé au référendum sur la souveraineté en 1995). Dans Fred Rose, un Canadien errant, un film signé en 2002 par Francine Pelletier, Parizeau dit : « J’ai travaillé pour ceux qui travaillaient pour ceux qui travaillaient pour Fred Rose. » Jacques Parizeau explique qu’une figure aussi improbable que lui, un bourgeois de naissance, n’était pas la bienvenue chez les communistes.

Au début des années 1920, le mouvement communiste au Québec mise beaucoup sur l’éducation populaire. Il parle des réalités de l’exploitation aux ouvriers. À Montréal, on trouve le Labor College, une sorte de club ouvrier comme on en trouve en Europe et où se réunit un Comité d’aide à l’URSS, ce nouveau pays dont le nom ne renvoie pas exactement à un territoire, mais à une nouvelle conception du monde.

Au Labor College, deux femmes jouent un rôle majeur : Annie Buller et Bella Gauld. Ces deux militantes d’institutions de charité ont abandonné l’univers libéral dans lequel elles baignaient pour adhérer à un idéal communiste, plus susceptible selon elles de changer vraiment la société. Et les voilà qui offrent des cours d’économie, d’histoire et de culture générale, dans une perspective de luttes des classes.

Quelle place jouent les femmes dans la constitution initiale de ce mouvement au Québec ? En Abitibi, en 1933, Jeanne Corbin, une militante communiste, soutient la grève de bûcherons. Dans leurs cabanes de bois, véritables repères des poux et de la misère, les autorités qui procèdent à des arrestations trouvent des portraits de Karl Marx. Jeanne Corbin sera condamnée à trois mois de prison. L’historienne Andrée Lévesque lui a consacré un livre. Il en faudrait sans doute un aussi pour mieux comprendre le parcours de Léa Roback : en 1937, cette communiste structure une grève de milliers de femmes pour améliorer leurs conditions. Elles travaillent jusqu’à 80 heures par semaine dans les usines de couture de Montréal pour des salaires qui ne dépassent pas 12,50 $.

Le plus célèbre des militants communistes au Québec reste Norman Bethune. Inventeur d’instruments de chirurgie encore utilisés aujourd’hui, ce médecin exerce son action pour les plus démunis. Il va notamment plaider auprès du gouvernement du Québec pour la mise en place d’un système de soins de santé pour tous.

Dans l’Espagne déchirée par la guerre civile, Bethune organise une unité mobile de transfusion sanguine. L’Espagne de Franco qu’il combat fait corps avec le régime d’Hitler. Quand en juin 1937 Bethune tient à Montréal une assemblée publique ouvertement favorable aux communistes espagnols, quelque 9000 personnes répondent à son appel et l’applaudissent.

En avril 1937, l’écrivain André Malraux fera lui aussi une brève visite à Montréal pour plaider en faveur de ses camarades espagnols. Malraux souligne à cette occasion l’importance de Bethune. Le poing fermé, il salue la foule. De son souvenir à Montréal, l’écrivain conserve celui d’un vieil ouvrier canadien-français qui, s’avançant vers lui à la fin de la soirée, lui donna sa montre en or, pour ainsi dire sa seule richesse, afin d’aider les camarades espagnols.

En 1937 toujours, Duplessis fait adopter sa loi dite du cadenas. Elle permet d’interdire toute activité de gauche jugée subversive. Mais durant la Seconde Guerre mondiale, le ton à l’égard des communistes va s’adoucir : le Canada est alors l’allié de l’URSS. À Montréal, les usines fabriquent même des tanks destinés à ce Staline dont les crimes ne sont pas encore largement dénoncés.

Quel espace tient alors le communisme dans les consciences ? La question reste complexe. En entrevue devant la caméra de Francine Pelletier, l’ex-premier ministre Jacques Parizeau résumait : « J’aurais volontiers rejoint le Parti communiste. Si vous aviez une conscience sociale, vous vouliez être du côté des communistes. »

 

Source : http://www.ledevoir.com/societe/actualites-en-societe/511190/communisme-etre-communiste-au-quebec-apres-la-revolution-de-1917?utm_campaign=Autopost&utm_medium=Social&utm_source=Facebook

Un texte inédit de Louis Althusser – Conférence sur la dictature du prolétariat à Barcelone

puisque je parle de communisme, le concept de dictature du prolétariat nous rappelle aussi, et par dessus tout, que le communisme n’est pas un mot, ni un rêve pour on ne sait quel avenir perdu. Le communisme est notre unique stratégie, et, comme toute stratégie vraie, non seulement il commande aujourd’hui, mais il commence aujourd’hui. Mieux : il a déjà commencé. Il nous redit le vieux mot de Marx : le communisme n’est pas pour nous un idéal, mais le mouvement réel qui se produit sous nos yeux. Oui, réel. Le communisme est une tendance objective déjà inscrite dans notre société. La collectivisation accrue de la production capitaliste, les formes d’organisation et de lutte du mouvement ouvrier, les initiatives des masses populaires, et pourquoi pas certaines audaces d’artistes, d’écrivains, de chercheurs, ce sont dès aujourd’hui des esquisses et traces du communisme.

Il faut croire que Lénine disait quelque chose de ce genre quand, avec ses mots à lui, qui sont aussi les nôtres, il affirmait : la dictature du prolétariat c’est la démocratie des plus larges masses, une liberté que les hommes n’ont jamais connue !

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 un texte qui a l’immense mérite de poser la question du concept dont Marx affirmait que c’était en matière politique sa grande découverte et dont l’abandon ou l’affirmation continue néanmoins au centre de tout parti communiste dans sa référence au marxisme en tant que démarche scientifique autant que pratique politique. Mais un texte dont il pose dans sa pratique de philosophe ses propres limites. Autre mérité la manière dont il subodore le rôle destructeur de la division du mouvement communiste international et la querelle sino-soviétique. mais là aussi ce texte est pour nous une pièce au dossier pas une parole dogmatique.  (note de Danielle Bleitrach)

 http://revueperiode.net/un-texte-inedit-de-louis-althusser-conference-sur-la-dictature-du-proletariat-a-barcelone/

« Le communisme est notre unique stratégie […], non seulement il commande aujourd’hui, mais il commence aujourd’hui. Mieux : il a déjà commencé. » Par ces mots, prononcés en 1976, Louis Althusser défendait la dictature du prolétariat. Le 22e congrès du PCF…

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La révolution d’Octobre et quelques leçons pour la lutte pour le socialisme aux Etats-Unis

La Révolution d’Octobre a ouvert la voie à une nouvelle étape de l’histoire humaine qui montre ce que notre classe peut faire – que nous pouvons «perdre nos chaînes». Les révolutionnaires aux États-Unis ont un grand travail et nous sommes bien servis en utilisant la science du marxisme- Léninisme et apprendre de l’expérience avancée.
Le capitalisme monopoliste est un système criminel défaillant qui a eu un début et qui aura sûrement une fin. Ses fossoyeurs sont déjà sur la scène. Et bien que nous ne connaissions pas l’année ou le mois, nous sommes certains que les États-Unis auront leur mois d’octobre.

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Par l’organisation socialiste Freedom Road |

18 octobre 2017

http://www.fightbacknews.org/2017/10/18/october-revolution-and-some-lessons-struggle-socialism-us

Lisez d’autres articles dans Les luttes du peuple

Frank Chapman, speaking at the Centennial Commemoration of the October Revolution, held in New York City, July 2017. (FightBack!News/Staff)

Frank Chapman, lors de la commémoration du Centenaire de la Révolution d’Octobre, tenue à New York en juillet 2017. (News / Staff FightBack!)

Ce document a été préparé collectivement par la direction centrale de Freedom Road Socialist Organization et a été présenté par Frank Chapman, membre dirigeant du FRSO, lors de la commémoration du centenaire de la révolution d’octobre, à New York en juillet 2017. L’événement était sponsorisé par People’s Réponse pour la solidarité internationale et la mobilisation de masse (PRISM) en coopération avec les organisations membres américaines de la Ligue internationale de lutte populaire (ILPS-US).

introduction

En tant que communistes et révolutionnaires, nous sommes heureux de célébrer le 100e anniversaire de la révolution d’octobre 1917 en Russie et de discuter de sa pertinence actuelle pour la lutte d’aujourd’hui.

La révolution d’Octobre…

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Eleanore Marx, les Syndicats de femmes en Angleterre (1892)

Eleanor Marx est la dernière fille de Marx, sans doute la plus proche de son père dont elle est la secrétaire et dont à sa mort elle diffusera l’œuvre. C’est un personnage très attachant, une militante révolutionnaire, l’entente politique avec ses amoureux semble avoir primé sur beaucoup de choses sous l’influence de son père qui respecte sa vie mais a des exigences politiques, artiste, elle a pensé faire du théâtre, passionnée, libre elle choisira de vivre avec l’homme qu’elle aime et qui est marié, mais qui à la mort de sa femme en épousera une autre tout en vivant avec elle, elle se suicidera en apprenant cette trahison (note et traduction de Danielle Bleitrach pour histoire et société).
Une fois pour toutes, je voudrais présenter clairement mon point de vue et je pense que je parle pour de nombreuses femmes. En tant que femmes, nous avons certainement le souci de gagner pour les femmes les mêmes droits que les hommes, y compris les travailleurs, ont déjà aujourd’hui. Mais nous croyons que cette «question de la femme» est un élément essentiel de la question générale de l’émancipation du travail.
Il n’y a aucun doute qu’il y a une question des femmes. Mais pour nous, qui gagnons le droit d’être comptées dans la classe ouvrière, que ce soit par la naissance ou par notre travail pour la cause des ouvriers, cette affaire appartient au mouvement ouvrier en général. Nous pouvons comprendre, sympathiser et aussi aider, si nécessaire, lorsque les femmes de la classe moyenne ou supérieure luttent pour des droits justifiés qui, s’ils sont obtenus, bénéficieront également aux travailleuses. Je dis, nous pouvons même aider: le Manifeste Communiste ne nous a-t-il pas enseigné qu’il est de notre devoir de soutenir tout mouvement progressiste qui profite à la cause des travailleurs, même si ce mouvement n’est pas le nôtre? Si toutes les demandes faites par ces femmes avaient été réalisées aujourd’hui, nous, les travailleuses, nous serions exactement où nous étions avant. Les travailleuses travailleraient toujours de longues heures, à des salaires infâmes, dans des conditions infâmes malsaines ; elles n’auraient encore que le choix entre la prostitution et la faim. Il serait encore plus vrai que jamais que dans la lutte des classes, les travailleuses trouveraient de bonnes femmes parmi leurs ennemis acharnés; elles auraient à lutter contre ces femmes aussi amèrement que leurs frères de la classe ouvrière doivent lutter contre les capitalistes. Les hommes et les femmes de la classe moyenne ont besoin d’un champ «libre» pour exploiter le travail. La vedette du mouvement des droits des femmes, Mme [Millicent] Fawcett, n’a-t-elle pas été expressément opposée à toute réduction statutaire des heures de travail pour les travailleuses? …
Pour nous, il y a aussi peu de «question des femmes» du point de vue bourgeois que de la question des hommes. Là où les femmes bourgeoises réclament des droits qui nous aident aussi, nous nous battrons avec elles, tout comme les hommes de notre classe n’ont pas rejeté le droit de vote parce qu’il provenait de la classe bourgeoise. Nous ne rejetterons pas non plus les avantages obtenus par les femmes bourgeoises dans leur propre intérêt, que ce soit volontairement ou involontairement. Nous acceptons ces avantages comme des armes, des armes qui nous permettent de mieux lutter du côté de nos frères ouvriers. Nous ne sommes pas des femmes dans la lutte contre les hommes, mais des travailleurs qui luttent contre les exploiteurs. (Eleanor Marx-Aveling, Frauengewerkvereine en Angleterre, ArbeiterInnen-Zeitung, Wien, 1. Jg., Nr 17., 2.
http://www.literature.at/viewer.alo…

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Eleanor Marx, Sindicatos de mujeres en Inglaterra (1892)

 Eleanor Marx est la dernière fille de Marx, sans doute la plus proche de son père dont elle est la secrétaire et dont à sa mort elle diffusera l’œuvre. C’est un personnage très attachant, une militante révolutionnaire, l’entente politique avec ses amoureux semble avoir primé sur beaucoup de choses sous l’influence de son père qui respecte sa vie mais a des exigences politiques, artiste, elle a pensé faire du théâtre, passionnée, libre elle choisira de vivre avec l’homme qu’elle aime et qui est marié, mais qui à la mort de sa femme en épousera une autre tout en vivant avec elle, elle se suicidera en apprenant cette trahison (note et traduction de Danielle Bleitrach pour histoire et société).
Une fois pour toutes, je voudrais présenter clairement mon point de vue et je pense que je parle pour de nombreuses femmes. En tant que…

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Marx et la Russie, un éclairage sur les positions de Marx, leur évolution

Dans les brouillons de sa lettre à V. Zassoulitch, Marx insiste sur les idées de Maurer, et il cite L. Morgan à l’appui de la thèse selon laquelle la commune russe est viable. En effet, une des circonstances favorables à sa conservation est, selon Marx, que le système capitaliste occidental – auquel elle a eu la chance de pouvoir survivre, lorsqu’il était intact – se trouve désormais en état de crise permanente, crise qui ne pourra finir que par la disparition du régime capitaliste et par un retour des sociétés modernes au type « archaïque » de la propriété commune, forme où – comme le dit un auteur américain[16], point du tout suspect de tendances révolutionnaires… – « le système nouveau » auquel la société moderne tend « sera une renaissance (a revival) dans une forme supérieure (in a superior form), d’un type social archaïque » . Et Marx d’ajouter : « Donc, il ne faut pas trop se laisser effrayer par le mot “ archaïque ” ».

Ainsi la position théorique de Marx à l’égard des formes primitives du communisme agraire, marquée tout d’abord par l’appréciation négative de leur importance et de leurs virtualités, a évolué, grâce à une meilleure connaissance de la littérature traitant spécialement de cette matière, vers une conception nettement positive de leur rôle dans le développement historique des sociétés humaines. Cette évolution de la pensée de Marx s’exprime clairement dans une phrase d’un des brouillons où il est dit que « les peuples chez lesquels (la production capitaliste) a pris son plus grand essor en Europe et dans les Etats-Unis d’Amérique n’aspirent qu’à briser leurs chaînes en remplaçant la production capitaliste par la production coopérative et la propriété capitaliste par une forme supérieure du type archaïque de la propriété, c’est-à-dire la propriété communiste[17] ».

3. – Les perspectives de la commune rurale russe. Lorsqu’il s’apprêtait à répondre à Véra Zassoulitch, Marx possédait des connaissances étendues sur la situation économique et sociale de la Russie. N.-F. Danielson, un des principaux théoriciens populistes – il publiait ses articles et ouvrages sous le pseudonyme Nicolas-on – traducteur du Capital, était, en Russie, son correspondant le plus fidèle et lui envoyait régulièrement des documents – articles de presse, matériaux, statistiques, ouvrages, etc. – que Marx avait l’intention d’utiliser largement pour l’étude qu’il pensait consacrer à la théorie de la rente foncière, dans les volumes ultérieurs de son Capital[18]. Tous ces matériaux étaient en russe, et Marx s’était mis à apprendre cette langue dès 1869, avec un acharnement très préjudiciable à sa santé, déjà fortement compromise[19]. A partir de 1873, il suivait attentivement les discussions entre libéraux et narodniki au sujet de l’obchtchina et, à propos d’une polémique qui avait mis aux prises, en 1856, le philosophe libéral Tchitchérine et le juriste slavophile Bielïayev, Marx écrivit à Danielson : « La manière selon laquelle cette forme de propriété s’est créée (historiquement) en Russie est, naturellement, une question de second ordre et ne touche en rien à l’importance de cette institution… Par ailleurs, toute analogie parle contre Tchitchérine. Comment se pourrait-il qu’en Russie cette institution eut été introduite comme une mesure purement fiscale, comme un phénomène accessoire du servage, alors que partout ailleurs elle est née naturellement et a formé une phase nécessaire du développement de peuples libres ?[20] ».

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Karl Marx et le socialisme populiste russe

Voici un texte de Maximilien Rubel qui date de 1947. Je n’ai pas une particulière confiance dans le travail qu’il a fait sur le Capital pour la Pléiade, mais il est un excellent connaisseur de Marx, en particulier en ce qui concerne l’ensemble de l’œuvre et de la correspondance. J’ai eu ici-même et en particulier à propos du film « Le jeune Marx » et des propos de son auteur Raoul Peck, l’occasion de protester sur l’interprétation que ce cinéaste faisait de la Révolution russe comme étant étrangère au marxisme. J’ai souligné alors que l’on trouve chez Marx, en particulier dans la maturité de sa réflexion une vision beaucoup moins contrainte par l’idée de la nécessité de passer pour le développement de la phase capitaliste industrielle et un intérêt indéniable pour le mir (village russe). Raoul Peck pour critiquer la Révolution d’octobre, la…

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Défendre la vie du président Gonzalo, c’est défendre le maoïsme !

Article du Parti Communiste Maoïste (PCM) en réponse à l' »attaque » de l’OCML-VP contre le président Gonzalo et le Parti Communiste du Pérou (PCP) !

Le jour du 25e anniversaire de l’arrestation du président Gonzalo du Parti Communiste du Pérou, dirigeant la Guerre Populaire Prolongée au Pérou, l’OCML-VP a décidé de publier un long communiqué présentant le président Gonzalo comme un liquidateur. Cet article est intitulé «  A propos de la Guerre Populaire au Pérou, la trahison de la direction du PCP et la capitulation du Président Gonzalo », le nom annonce la couleur.

L’essence de ce communiqué est la suivante :

– Après son arrestation, le président Gonzalo aurait capitulé et collaboré avec l’ennemi plus ou moins directement pour mettre fin à la Guerre Populaire et arriver à des accords de paix.

– Le président Gonzalo est en pleine collaboration avec la Ligne Opportuniste de Droite (LOD) représentée par le MOVADEF

– La Guerre Populaire au Pérou aurait échoué à cause d’un « culte de la personnalité » autour du président Gonzalo

Nous allons voir en quoi ce communiqué, loin d’être une critique du Parti Communiste du Pérou et de son expérience, s’affiche au contraire comme une attaque complète sur toute la ligne contre le maoïsme. Ce communiqué est le résultat d’une ligne idéologique et politique fondamentalement erronée reposant sur une large déformation du maoïsme, le résultat en est que l’OCML-VP en vient à prendre position pour les lignes opportunistes de droite et de « gauche » au Pérou, une position internationale qui bien sûr se reflète dans leur pratique localement.

Critique ou attaque ?

La Guerre Populaire Prolongée (GPP) a été déclenchée au Pérou en 1980 par le Parti Communiste du Pérou dirigé par le président Gonzalo. Au moment où celle-ci a été initiée le mouvement communiste international était affaibli et en recul : en 1976 a eu lieu le coup d’État et la contre-révolution en Chine mettant fin au dernier bastion socialiste, dans les années 1980 la Guerre Populaire en Inde était affaiblie par la répression et la division géographique et organisationnelle du mouvement, aux Philippines la Guerre Populaire essuyait successivement des échecs suite à des erreurs stratégiques importantes qui seront rectifiées dans les années 90 avec la Seconde Campagne de Rectification qui réaffirme le maoïsme et la stratégie de la GPP. Ainsi le déclenchement de la Guerre Populaire au Pérou fut une initiative d’une importance majeure pour le mouvement communiste international et il fut pour cette raison immédiatement la cible de l’impérialisme qui chercha à l’écraser par tous les moyens à sa disposition.

Malgré la répression brutale et les massacres, y compris au sein des prisons comme en juin 1986, la Guerre Populaire se développa rapidement allant jusqu’à toucher la grande majorité du territoire et y compris la capitale Lima. Elle atteindra le plus haut développement qu’ait connu les Guerres Populaires après la contre-révolution de 1976 en Chine. Même après la capture du président Gonzalo en septembre 1992 et alors que celui-ci se retrouvait entre les mains de l’ennemi, la Guerre Populaire perdura tout au long des années 1990 avant de diminuer en intensité.

Lors de cette Guerre Populaire des conquêtes importantes ont été réalisées par le mouvement communiste international contre l’impérialisme. Des conquêtes qui ont notamment une importance essentielle dans la compréhension du maoïsme que nous avons aujourd’hui. Ce sont contre ces conquêtes que l’OCML-VP a rédigé son attaque contre le mouvement communiste du Pérou.

Pourquoi parlons-nous d’attaque et non de critique concernant ce communiqué ? Au sein du mouvement communiste la critique est non seulement permise mais même encouragée, le processus de critique-autocritique est indispensable pour rectifier nos erreurs et avancer. Ce qui distingue la critique de l’attaque est son caractère non constructif mais destructeur. Dans le cas de l’OCML-VP il ne s’agit pas d’une critique idéologique et politique du mouvement communiste du Pérou sur des erreurs que celui-ci aurait commis mais il s’agit de reprendre sans encombre les mensonges et les calomnies diffusés par l’ennemi et les liquidateurs pour attaquer unilatéralement le Parti Communiste du Pérou et son dirigeant, le président Gonzalo.

L’attaque de l’OCML-VP se base sur le fait que le président Gonzalo aurait trahi la Guerre Populaire en agissant comme un liquidateur après son arrestation par l’ennemi. Selon l’OCML-VP, il aurait été un liquidateur plus ou moins conscient mais dans tous les cas se prêtant au jeu que les impérialistes veulent lui faire jouer. Sur quoi se base cette allégation aussi grave, une allégation qui a toujours été rejetée par le mouvement maoïste et dont les seuls soutiens sont le gouvernement et les opportunistes de droite et de « gauche » ?

Cette théorie de Gonzalo comme liquidateur est la thèse présentée par l’État péruvien, une thèse élaborée de toute pièce par le SIN (les services secret péruviens) avec la complicité de la CIA. Voilà d’où proviennent toutes les sources de l’OCML-VP qui l’admet elle-même dans son article. Admettant elle même que les lettres des accords de paix ainsi que les « interviews » vidéos seraient fausses, comment l’OCML-VP peut-elle tout de même affirmer que le président Gonzalo aurait trahi ? Elle fait cela en prétendant que celui-ci se serait prêté au jeu, en acceptant d’être filmé par exemple ou en ne levant pas le poing lors de son dernier procès !

Ainsi l’OCML-VP détiendrait une vérité que tout le mouvement maoïste n’a pas, car elle aurait remarqué que Gonzalo n’a pas levé le poing lors de son dernier procès.

Il est évident que cela ne fait aucun sens. Le président Gonzalo est maintenu dans l’isolement le plus total depuis 25 ans, l’État péruvien essaye de le faire mourir d’une mort lente car son élimination directe n’aurait fait qu’intensifier la Guerre Populaire. Le président Gonzalo n’a jamais pu réaliser aucun entretien devant la presse internationale hormis lors de son discours de la cage du 24 septembre 1992 où il appelle à poursuivre la Guerre Populaire en affirmant que son arrestation ne constitue qu’un détour sur la route. Le président Gonzalo n’a aucun contact avec le monde extérieur.

Et justement qu’est-ce que le MOVADEF dont l’OCML-VP reprend les calomnies ? Le « Mouvement pour l’Amnistie Générale et la Réconciliation Nationale » (MOVADEF) est une organisation mise en place par la ligne opportuniste de droite (LOD). La LOD est composée d’anciens membres du PCP qui ont rejeté la Guerre Populaire Prolongée et ont appelé à déposer les armes, ce sont les liquidateurs de la Guerre Populaire. Cette LOD s’est constituée en MOVADEF grâce au travail et à l’appui du SIN. Le MOVADEF est aujourd’hui l’organisme qui a à sa tête le seul avocat en lien avec le président Gonzalo. Le MOVADEF est directement un outil monté et mis en place par les impérialistes dans leur programme de contre-insurrection.

Un an après l’arrestation du président Gonzalo en 1992. En 1993, le président du Pérou, Alberto Fujimori (aujourd’hui emprisonné pour crime contre l’humanité, responsable d’une politique génocidaire contre le mouvement révolutionnaire et notamment de la stérilisation forcée de milliers de femmes indigènes accusées de pro-créer des communistes!) présente des fausses lettres de paix attribuées à Gonzalo et peu de temps après des vidéos truquées (cela était évident pour tous les communistes et cela sera révélé plus tard par les services secrets). L’ensemble du mouvement maoïste international a mené une intense campagne pour la libération du président Gonzalo après son arrestation. Toutes les demandes de visites du président Gonzalo par des personnalités progressistes ont été rejetées.

Les seules à croire que le Président Gonzalo aurait appelé à signer des accords de paix sont des anciens dirigeants du PCP devenus des liquidateurs, les opportunistes de droite, ainsi qu’une ligne militariste, opportuniste de « gauche », qui ont exigé que Gonzalo soit relâché pour être jugé par leur soin. Ainsi l’OCML-VP reprend sans encombre à son compte des calomnies émanent directement des impérialistes et de leurs laquais locaux qui ne sont soutenus que par les opportunistes de droite et de « gauche ». Une fois de plus l’OCML-VP navigue à vue entre l’opportunisme de droite et de « gauche ».

Aucun révolutionnaire conséquent n’accorde du crédit et de l’importance à des propos d’un dirigeant révolutionnaire emprisonné, aux mains de l’ennemi et qui ne peut s’exprimer directement à son Parti. Admettre les calomnies de l’ennemi et les reprendre à son compte, c’est se faire la courroie de transmission des impérialistes dans le mouvement maoïste.

Si l’OCML-VP se couvre de honte en reprenant de telles allégations, c’est car elle sous-estime et ne comprend à aucun moment les tactiques et techniques de contre-insurrection menées par l’ennemi. L’OCML-VP a toujours envisagé la révolution dans un avenir lointain et ne s’y est par conséquent jamais préparée sérieusement, elle n’étudie pas à fond les questions de la clandestinité et de la répression en cas de Guerre Populaire. L’histoire montre pourtant à quel point l’ennemi investie massivement et se perfectionne dans la guerre psychologique et dans la contre-insurrection. Cela s’est particulièrement vue lorsque l’impérialisme français a mené une lutte acharnée contre le mouvement national algérien, c’est à ce moment là que de nombreux outils de contre-insurrection vont être développés et ensuite exportés en Amérique du Sud par des militaires français directement employés par les dictatures militaires d’Amérique du Sud. Parmi ces méthodes, l’une d’entre elle consiste à faire croire à la trahison de dirigeants pour que ceux-ci soient éliminé par le mouvement lui-même ainsi que pour démobiliser les masses.

La Guerre Populaire au Pérou représentait dans les années 80 et 90 le seul mouvement communiste à aller contre-courant dans une période de restauration totale du capitalisme et d’offensive généralisée de la bourgeoisie sur le communisme présenté comme appartenant désormais au passé. Le Parti Communiste du Pérou constituait donc une cible d’une importance toute particulière pour l’impérialisme, en particulier l’impérialisme yankee. Pour s’en apercevoir il suffit de faire quelques recherches sur le nombre impressionnant d’études réalisées par l’armée américaine et ses écoles, des organisations stratégiques américaines et les services secrets le concernant pour établir des stratégies de contre-insurrection. Beaucoup de ses études en arrivaient à la conclusion que la victoire de la Guerre Populaire au Pérou serait presque inévitable. Il a donc fallu des moyens immenses à l’État péruvien et ses services secrets grâce à la collaboration des Etats-Unis pour mettre fin brutalement à cette Guerre Populaire, d’une part par les massacres et d’autre part par une intensive guerre psychologique.

En définitif, l’OCML-VP oublie une des leçons essentielles de la lutte révolutionnaire : l’ennemi est fort tactiquement mais faible stratégiquement. Fort tactiquement car il dispose de moyens militaires immenses, d’une expertise et d’un savoir-faire brutal et perfectionné en matière de contre-insurrection et de guerre de basse intensité ; faible stratégiquement car l’ennemi n’a pas le soutien du peuple, il représente une minorité, une oppression, il est dans le camps de l’injustice et il sera donc nécessairement renversé. L’OCML-VP sous-estime et oublie entièrement la force tactique de l’ennemi et se prend à son jeu.

Aujourd’hui, nous réaffirmons, comme cela a toujours été affirmé par le mouvement maoïste international, que les dernières consignes du Président Gonzalo valables concernant la Guerre Populaire au Pérou sont celles données dans le discours de la cage, le 24 septembre 1992. Dans ce discours magistral (voir discours en intégrale sous-titré en anglais), celui-ci affirme la nécessité de continuer et d’intensifier la Guerre Populaire, il affirme que son arrestation ne constitue pas un point d’arrêt mais juste un détour sur la route.

Öcalan, Gonzalo : même combat ?

Dans son communiqué, l’OCML-VP s’aventure à comparer le président Gonzalo à Öcalan, le pilier du PKK emprisonné depuis maintenant plus de 18 ans.

Il part du postulat que tous deux seraient des capitulards et qu’on devrait donc les défendre de manière similaire.

Tout d’abord, il existe des différences fondamentales entre le président Gonzalo et Öcalan. Le président Gonzalo est un des dirigeants marxistes les plus important, la Guerre Populaire qu’il a dirigé avec le PCP au Pérou avait une valeur profondément internationale et a notamment servi d’exemple pour le déclenchement de la Guerre Populaire au Népal en 1996. D’un autre côté, Öcalan est le dirigeant du mouvement national kurde qui s’oppose à l’État réactionnaire turc, un Etat sous domination de l’impérialisme américain ; d’un point de vue de classe, Öcalan est le représentant de la bourgeoisie nationale kurde. Ce sont donc deux ennemis de valeur très différentes pour l’impérialisme.

De même et par conséquent, contrairement à l’isolement total que subit le président Gonzalo, Öcalan lui dispose de moyens de publication et communication reconnus par le mouvement national kurde.

L’OCML-VP affirme qu’un prisonnier politique même s’il devient un liquidateur et se met au service de l’ennemi, doit être défendu et que nous devons exiger sa libération. Cette position montre en tout point leur opportunisme et est à l’exact opposé de la pratique du mouvement révolutionnaire. S’il est parfaitement avéré qu’un camarade arrêté, une fois aux mains de l’ennemi se met à collaborer, à donner des informations à l’ennemi, s’il devient un liquidateur et donc un traître, le mouvement révolutionnaire n’a plus aucun devoir de le défendre. Cet individu, quelqu’ait pu être son passé dans le mouvement, tombe dans l’oubli et la seule chose que le mouvement attend de lui est sa libération pour lui infliger sa sentence pour trahison. Si nous défendons les prisonniers qui collaborent avec l’ennemi et qui liquident notre mouvement, nous encourageons alors tous les camarades arrêtés à en faire de même, cela est inacceptable.

La position révolutionnaire consiste à ne pas croire les propos d’un camarade enfermé et dans les mains de l’ennemi car il n’est pas possible d’en vérifier l’authenticité ni de savoir ce qui est subit par le camarade. Si un camarade est avéré être un traître au mouvement, celui-ci doit être jugé en conséquence par le Parti.

La position de l’OCML-VP sur les prisonniers politiques en général se retrouvent donc être complètement erronée et à l’opposé de l’expérience du mouvement communiste international.

Sur le « culte de la personnalité »

L’OCML-VP affirme qu’une des raisons principales de l’échec de la Guerre Populaire au Pérou serait la pratique d’un « culte du chef » par le PCP. L’OCML-VP aurait déjà remarqué ce problème dans un de ses documents de 1990.

Les accusations de « culte de la personnalité » contre le mouvement communiste ne sont pas nouvelles. Elles ont été utilisées aussi bien contre Lénine, Staline ou Mao. L’exemple le plus flagrant est celle faite contre Staline par Khrouchtchev lors du XXe Congrès du PCUS : cette attaque contre le soit-disant « culte de la personnalité » autour de Staline n’était qu’un prétexte pour liquider le socialisme en URSS et entamer la restauration du capitalisme.

Regardons ce que dit le président Gonzalo concernant l’accusation de « culte de la personnalité » dans L’Interview pour El Diario réalisée en 1988 :

« Khrouchtchev souleva le problème du culte de la personnalité pour combattre le camarade Staline, mais nous savons tous que ce ne fut qu’un prétexte en fait, pour combattre la dictature du prolétariat. Aujourd’hui, même Gorbatchev brandit à nouveau le culte de la personnalité comme le firent aussi les révisionnistes chinois Liou Chao-chi [Liu Shaoqi] et Teng Siao-ping [Deng Xiaoping]. Par conséquent, c’est une thèse révisionniste qui vise en essence la dictature du prolétariat et les grands dirigeants et chefs du processus révolutionnaire général dans le but de les décapiter. Dans notre cas, que viserait-elle concrètement ? Décapiter la guerre populaire. Nous n’avons pas encore de dictature du prolétariat mais un Nouveau Pouvoir qui se développe selon des normes de démocratie nouvelle ou de dictature conjointe d’ouvriers, de paysans et de progressistes. En ce qui nous concerne, cette thèse a donc pour but principal de décapiter la direction. Et la réaction et ses laquais savent très bien pourquoi ils le font : parce que ce n’est pas facile d’engendrer des chefs et un grand dirigeant. Et une guerre populaire telle qu’elle se développe dans le pays, a besoin de chefs et d’un grand dirigeant, de quelqu’un qui la représente, la dirige et d’un groupe capable de la commander inflexiblement. En résumé le culte de la personnalité est une sinistre thèse révisionniste qui n’a rien à voir avec notre conception sur les chefs, laquelle s’en tient au léninisme. »

A la lumière des propos du président Gonzalo, on comprend parfaitement le but derrière l’accusation de « culte de la personnalité » à l’encontre du président Gonzalo faite par l’OCML-VP.

L’OCML-VP affirme que la pensée gonzalo fut un des principales facteurs de l’échec de la Guerre Populaire au Pérou car celle-ci contribuerait à « dépolitiser les masses » et laisserait penser que ce sont les grands hommes qui font l’histoire. Tout d’abord voyons ce que dit le président Gonzalo lui même sur la pensée gonzalo :

« El Diario: Puisque nous parlons d’idéologie, pourquoi la Pensée Gonzalo?

Président Gonzalo : Le marxisme nous a toujours enseigné que le problème réside dans l’application de la vérité universelle. Le Président Mao Tsétoung insistait énormément sur ce point ; si le marxisme-léninisme-maoïsme ne s’applique pas à une réalité concrète, on ne peut pas diriger une révolution, on ne peut pas transformer le vieil ordre, ni le détruire, ni en créer un nouveau. C’est l’application du marxisme-léninisme-maoïsme à la révolution péruvienne qui a engendré la pensée gonzalo, dans la lutte de classes de notre peuple, principalement du prolétariat, les luttes incessantes de la paysannerie et dans le contexte bouleversant de la révolution mondiale. C’est au milieu de tout ce fracas, en appliquant le plus fidèlement possible la vérité universelle aux conditions concrètes de notre pays, que s’est matérialisée la pensée gonzalo. Auparavant on l’appelait la pensée guide ; et si aujourd’hui le Parti a sanctionné lors du Congrès la pensée gonzalo, c’est parce qu’il s’est produit un bond dans cette pensée guide, précisément au cours du développement de la Guerre Populaire. En synthèse la pensée gonzalo n’est que l’application du marxisme-léninisme-maoïsme à notre réalité concrète ; ceci nous amène à voir qu’elle est spécifiquement capitale pour notre Parti, pour la guerre populaire et pour la révolution dans notre pays, j’insiste, spécifiquement capitale. Mais pour nous, si nous considérons l’idéologie au plan universel, le principal est le maoïsme, je le répète une fois de plus. »

Ainsi la pensée gonzalo loin d’être un quelconque « culte du chef » ou de dépolitiser les masses, s’est formé au contraire du fait de la lutte des masses et dans la lutte des masses, elle s’est formée dans le feu de la Guerre Populaire.

Affirmer que les masses auraient été dépolitisées à cause de la pensée gonzalo constitue une négation totale du haut niveau idéologique et politique des masses péruviennes durant la Guerre Populaire au Pérou, un niveau idéologique rarement atteint qui se manifestait dans tous les domaines. Le reportage traduit par la Cause du Peuple « People’s of the shining path » permet en partie d’en rendre compte. Le PCP a toujours placé au cœur de sa formation, la formation idéologique, c’est ce qu’il y avait de plus central et de plus essentiel pour les militantes et militants du PCP et les masses du Pérou.

Affirmer que la constitution d’une pensée guide s’accompagnerait d’une dépolitisation des masses est simplement anti-historique et va à l’encontre même de l’histoire du maoïsme. C’est pendant la Grande Révolution Culturelle Prolétarienne en Chine que s’est affirmée plus que jamais la pensée mao tsetoung, l’OCML-VP affirmerait donc que pendant cette période les masses populaires en Chine se sont dépolitisées ? Cela n’a évidemment aucun sens, la période de la Révolution Culturelle est le moment où les masses se sont le plus politisées !

Si l’OCML-VP s’en prend avec tant de vigueur au président Gonzalo, au PCP et à la pensée gonzalo, c’est car elle en rejette fondamentalement tous les apports.

Les apports du Parti Communiste du Pérou et du Président Gonzalo

Ainsi l’OCML-VP ne s’est jamais revendiqué du marxisme-léninisme-maoïsme. Elle préfère proposer une version éclectique du « maoïsme » qu’elle nomme « marxisme-léninisme et maoïsme ». A première vue cela pourrait sembler proche : ne serait-ce qu’une différence de forme ? Un vulgaire débat sur les mots plutôt que sur le fond ?

Loin de là, malgré la proximité des appellations, le fait est que l’OCML-VP rejette des conceptions essentielles du maoïsme, ces conceptions ont notamment été affirmées par le Parti Communiste du Pérou à travers une intensive lutte de lignes sur le plan international. Ce sont des enjeux idéologiques qui ont bien sûr des implications pratiques.

Tout d’abord le PCP a affirmé que le maoïsme forme le troisième jalon du marxisme, qu’il est la troisième, nouvelle et supérieure étape du marxisme. Il s’agissait d’une démarcation nécessaire avec ceux qui ne voyaient dans la pensée Mao Zedong que quelques apports en plus par rapport au marxisme-léninisme et que cela était principalement valide pour les pays semi-coloniaux semi-féodaux mais pas les pays impérialistes. En affirmant que le maoïsme est une nouvelle étape cela signifie qu’il a développé le marxisme dans ses trois composantes essentielles : le matérialisme dialectique et historique, l’économie politique marxiste et le socialisme scientifique. Dans ces trois domaines un bond qualitatif a été effectué.

Mais l’OCML-VP ne peut reconnaître l’ensemble de ces apports du maoïsme au marxisme et c’est pour ça que jusqu’aujourd’hui elle refuse de s’identifier comme marxiste-léniniste-maoïste.

Un des apports essentiels du maoïsme que rejette l’OCML-VP est la Guerre Populaire Prolongée. Le PCP a affirmé que la Guerre Populaire est une composante essentielle et universelle – c’est-à-dire applicable partout – du maoïsme.

« La guerre populaire est la théorie militaire du prolétariat international dans laquelle, pour la première fois, se résume de façon systématisée et complète l’expérience théorique et pratique des luttes, des actions militaires et des guerres que le prolétariat a livré, la longue expérience de la lutte armée populaire et spécialement des guerres paysannes de la Chine. C’est avec le Président Mao que la classe sera dotée de sa propre théorie militaire; pourtant il règne à ce sujet une grande confusion et beaucoup d’incompréhension. Cette incompréhension commence par la vision que l’on a de la guerre populaire en Chine; en général on la considère comme étant réduite et, dédaigneusement comme une simple guerre de guérillas. Cela révèle déjà l’incompréhension de fait, qu’avec le Président Mao, la guerre de guérillas acquiert un caractère stratégique. De plus, on ne comprend pas le développement de la guerre de guérillas et comment, à partir de sa fluidité essentielle, elle développe sa mobilité, devient guerre de mouvement, de positions, développant de vastes plans d’offensive stratégique, conquérant des villes petites, moyennes et grandes avec des millions d’habitants, combinant l’attaque du dehors avec l’insurrection à l’intérieur. En conclusion, les quatre étapes de la révolution chinoise et principalement à partir de la guerre agraire à la guerre de libération populaire, en tenant compte qu’entre les deux il y eut la guerre anti-japonaise, nous montrent les diverses facettes et la complexité de la guerre révolutionnaire qui se livra durant vingt années au sein d’une population gigantesque et d’une immense mobilisation et participation des masses. Dans cette guerre on trouve des exemples de tout genre et, le principal, c’est que ses principes, ses lois, ses stratégies, ses normes etc. ont été étudiés à fond et magistralement établis. C’est donc dans ce creuset fabuleux et sur la base de ce que le marxisme-léninisme avait établi, que le Président Mao élabora la théorie militaire du prolétariat, la guerre populaire.

[…]

L’une des questions clé et décisive est celle de la compréhension de la validité universelle de la guerre populaire et de son application conséquente, en tenant compte des différents types de révolution et des conditions spécifiques de chacune d’entre elles. A propos de cette question clé il est intéressant de constater qu’une insurrection comme celle de Pétrograd, la résistance anti-fasciste et les guérillas européennes de la IIème Guerre mondiale ne se sont pas répétées, ni les luttes armées qui se livrent en Europe actuellement. Il faut aussi considérer que la Révolution d’Octobre ne fut pas seulement une insurrection, mais une guerre révolutionnaire qui dura plusieurs années. Par conséquent, dans les pays impérialistes la révolution ne peut se concevoir que comme guerre révolutionnaire et celle-ci, actuellement, est simplement une guerre populaire. »

  • Sur le marxisme-léninisme-maoïsme, Parti Communiste du Pérou, 1988

Pour plus de détail sur les apports du PCP dans l’affirmation du maoïsme nous vous renvoyons à la déclaration internationale faite pour le 30e anniversaire de la Journée de l’Héroïsme récemment traduite en français.

On comprend donc que ce n’est pas pour rien que l’OCML-VP reprend les calomnies des réactionnaires contre le président Gonzalo et le PCP à son compte. Derrière cette attaque contre le président Gonzalo et le PCP, il s’agit en fait bien d’une attaque même contre le maoïsme et tout ce que le PCP a pu faire pour synthétiser, défendre et appliquer le maoïsme. Il s’agit d’un rejet affirmé du marxisme-léninisme-maoïsme, de la Guerre Populaire Prolongée, fait non au moyen de la lutte idéologique mais de la manière la plus lâche en reprenant les larges mensonges diffusés par l’ennemi. Il s’agit évidemment d’une pratique profondément opposée à l’essence même du marxisme et qui devrait révolter tout révolutionnaire.

A celles et ceux qui avaient encore quelques doutes sur la nature de l’OCML-VP, la lecture de leur communiqué devrait balayer ces doutes définitivement !

Défendre, appliquer et développer le maoïsme !

Combattre le révisionnisme et l’opportunisme !

Défendons la vie du Président Gonzalo !

Source: http://www.pcmaoiste.org/communique/defendre-la-vie-du-president-gonzalo-cest-defendre-le-maoisme/

DE LA DICTATURE DEMOCRATIQUE POPULAIRE: En commémoration du 28e anniversaire du Parti communiste chinois

C’est par l’intermédiaire des Russes que les Chinois découvrirent le marxisme. Avant la Révolution d’Octobre, non seulement Lénine et Staline, mais Marx et Engels étaient inconnus des Chinois. Les salves de la Révolution d’Octobre nous apportèrent le marxisme-léninisme. La Révolution d’Octobre a aidé les hommes de progrès de la Chine comme ceux du monde entier à adopter, en tant qu’instrument pour l’examen des destinées d’un pays, la conception prolétarienne du monde pour reconsidérer leurs propres problèmes. S’engager dans la voie des Russes, telle a été leur conclusion. En 1919, la Chine vécut le Mouvement du 4 Mai. En 1921, le Parti communiste chinois fut fondé. Au plus profond de son désespoir, Sun Yat-sen rencontra la Révolution d’Octobre et le Parti communiste chinois. Il salua la Révolution d’Octobre, il salua l’aide des Russes aux Chinois et il salua la coopération proposée par le Parti communiste chinois. Puis, Sun Yat-sen mourut et Tchiang Kai-chek arriva au pouvoir. Au bout d’une longue période de vingt-deux ans, Tchiang Kai-chek avait entraîné la Chine dans une situation sans issue. Pendant cette période, dans la Seconde guerre mondiale, antifasciste, où l’Union soviétique était la force principale, trois grandes puissances impérialistes ont été abattues, deux autres affaiblies, et une seule est restée intacte : les Etats-Unis d’Amérique. Mais les Etats-Unis connaissaient une crise intérieure très profonde. Ils voulaient asservir le monde entier ; ils aidaient Tchiang Kai-chek à massacrer des millions de Chinois en lui fournissant des armes. Sous la direction du Parti communiste chinois, le peuple chinois, après avoir chassé l’impérialisme japonais, a mené trois années durant une guerre de libération populaire et remporté, fondamentalement, la victoire.

histoireetsociete

voici un texte qui nous rappelle que le parti communiste chinois a été fondé un 30 juin 1921. Il y a quelque paradoxe à célébrer la naissance d’un parti en espérant sa fin qui sera aussi celle espérée de l’Etat et des classes sociales. Ce qui ne paraît pas à l’ordre du jour dans l’immédiat, mais qui peut exactement savoir quelle est la véritable perspective de l’actuel parti communiste chinois. Il  est absolument évident  qu’ils la pensent sur plus de cinquante ans, c’est même la plus élémentaire nécessité pour des chefs d’etat a fortiori s’ils se prétendent communistes.  Comme le disait Aragon : la chine s’est mise en commune… Et encore aujourd’hui cette situation demeure une des inconnues et un des avenirs les plus difficilement prévisibles, donc le plus passionnant. (note de Danielle Bleitrach)

(30 juin 1949)

Ce 1er juillet 1949, le Parti communiste chinois compte déjà vingt huit…

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