Reconstruction communiste Québec

"Prolétaires et peuples opprimés du monde entier, unissez-vous! "

Raz de marée communiste au Népal

Prachanda l’a admis lui-même le lundi 11 décembre au matin, après l’annonce des résultats des élections législatives et régionales à Katmandou, qui ont eu lieu le 26 novembre et le 7 décembre : “La victoire de l’alliance de gauche est un défi”,rapporte The Himalayan Times, tant il y a à faire pour “améliorer le niveau de vie de la population, équiper le pays en infrastructures” et remettre enfin debout tous les édifices anéantis par les séismes d’avril et de mai 2015.
Le leader maoïste, initiateur de la guerre civile (1996-2006) qui devait mener à la chute de la monarchie en 2008, estime que le Népal “prend aujourd’hui la route de la prospérité” et que, s’il travaille “avec honnêteté” “au service du peuple”, le futur gouvernement communiste a un boulevard de “cinquante ans devant lui”. Pushpa Kamal Dahal, de son vrai nom, ne s’attendait sans doute pas lui-même à un tel raz de marée pour ce premier scrutin organisé depuis l’adoption de la nouvelle Constitution fédérale, il y a un peu plus de deux ans.

Le rendez-vous était historique, car c’était la première fois depuis 1999 que les Népalais élisaient une chambre basse “classique”. Celle-ci avait certes été renouvelée par deux fois depuis l’instauration de la république, en 2008 et en 2013, mais il s’agissait à chaque fois d’élire une assemblée constituante pour écrire une nouvelle Constitution.

Le chantier aura duré sept ans au total, jusqu’à la promulgation de la nouvelle loi fondamentale instaurant le fédéralisme en septembre 2015, à la suite de quoi deux autres années se sont écoulées avant que les électeurs ne soient convoqués aux urnes. En outre, c’était la première fois qu’un scrutin se déroulait en région, en complément des municipales, qui, avant l’été dernier, n’avaient pas eu lieu depuis… 1997.

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un spectre hante le monde… (note de danielle Bleitrach)

Publié le 

Khadga Prasad Sharma Oli, qui devra prendre la tête de l’État népalais en janvier, en train de voter le 7 décembre 2017, à Balkot, Bhaktapur (Nepal). PHOTO / NARAYAN MAHARJAN / NUR PHOTO /VIA AFP.

Grâce à leur alliance de dernière minute, les marxistes-léninistes et les maoïstes obtiennent une large majorité au Parlement fédéral népalais et dans les assemblées provinciales, infligeant une déroute aux formations de droite et surtout au Parti du Congrès du Premier ministre sortant, Sher Bahadur Deuba.

Prachanda l’a admis lui-même le lundi 11 décembre au matin, après l’annonce des résultats des élections législatives et régionales à Katmandou, qui ont eu lieu le 26 novembre et le 7 décembre : “La victoire de l’alliance de gauche est un défi”,rapporte The Himalayan Times, tant il y a à faire pour “améliorer le niveau de…

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Cent ans qui ont bouleversé le monde, la nécessité d’un véritable bilan, par Roger Keeran

En Russie, en 1917, comme ce soldat, des millions d’ouvriers et de paysans ont mieux saisi le véritable sens du marxisme que cet étudiant et, comme ce soldat, ils ont vu Lénine et les bolcheviks exprimer leurs intérêts.

Lénine a recommandé le livre de Reed aux «ouvriers du monde» comme «une exposition véridique et très vivante de l’événement si important à la compréhension de ce qu’est réellement la révolution prolétarienne et la dictature du prolétariat».

Comme Reed, un autre communiste qui comprenait le rôle de Lénine et des bolcheviks était Tim Buck, le secrétaire général du Parti communiste du Canada depuis longtemps. Il a appelé la qualité que Lénine et les bolcheviks ont montré « l’audace » – l’audace de la pensée et l’audace de l’action. Buck a déclaré: « Lénine a démontré plus clairement et plus dramatiquement le rôle décisif de l’audace dans la révolution que n’importe quel autre révolutionnaire dont les activités sont enregistrées ».

L’un des nombreux exemples donnés par Buck pendant l’été 1917, quand les paysans exigeaient la terre, mais tous les autres partis révolutionnaires, y compris les socialistes-révolutionnaires, le parti qui avait initialement soulevé cette revendication, insistèrent pour que les paysans attendent l’Assemblée constituante. faire passer une loi.

Evoquant l’humeur du peuple, Lénine et les bolcheviks abandonnèrent leur scepticisme initial et appelèrent les paysans à «prendre la terre de façon organisée». L’approbation légale pourrait venir plus tard. Cette idée correspondait exactement aux souhaits du peuple. Grâce à cette demande et à la demande d’une paix immédiate et d’autres démarches, les bolcheviks ont montré leur compréhension des travailleurs, des paysans et des soldats et leur vision claire de ce qu’ils devaient faire, gagnant ainsi le droit et la capacité de prendre le pouvoir. Buck a dit: « Dans toutes les annales de la civilisation, il n’y a pas d’autre record d’une telle audace à couper le souffle. »

Reed dit simplement qu’en novembre 1917 les bolcheviks étaient le seul parti avec un programme constructif et le pouvoir de le réaliser. Et s’ils n’avaient pas pris le pouvoir quand ils l’ont fait, il y avait peu de doute « que les armées de l’Allemagne impériale auraient été à Petrograd et à Moscou en décembre, et la Russie serait de nouveau montée par un tsar.

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Par Roger Keegan, Montréal, le 28 octobre 2017. Je tiens à remercier Liz Rowley, Pierre Fontaine et Adrien Welsh pour cette invitation à prendre la parole. Je suis honoré de me joindre à vous pour célébrer le 100 e anniversaire de la Grande Révolution russe.Je vous transmets les salutations de mes camarades de MLToday.com, qui se sont joints à d’autres partis marxistes-léninistes et aux marxistes-léninistes indépendants pour organiser notre propre célébration à New York le 7 novembre.Votre invitation me rappelle la longue relation entre les communistes de nos deux pays. En 1919, face à la répression légale au Canada qui empêcha la formation d’un parti communiste, Tim Buck et d’autres Canadiens, avant de former le Parti communiste du Canada,   rejoignirent le Parti communiste d’Amérique.

Notre rassemblement aujourd’hui témoigne de notre…

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LE PARTI COMMUNISTE D’ESPAGNE (PCE) RENOUE AVEC LE MARXISME-LÉNINISME 

Pendant ce temps, les six partis communistes italiens nés de la stratégie eurocommuniste face à un parti démocratique qui est le prolongement de l’abandon du parti communiste italien, tentent de retrouver leur unité.
Pendant ce temps le parti communiste d’Espagne lui aussi tente de surmonter, comme on le voit ici la trahison eurocommuniste et renoue avec un parti communiste marxiste léniniste.

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Pendant que le dirigeant du Parti Communiste Français monte une minable opération contre Georges Marchais, avec l’aide d’un refondateur de toujours qu’est Gérard Streiff, une opération visant à faire cautionner le pseudo eurocommunisme de Georges Marchais ; une opération dans laquelle Fitterman devient l’ami de Georges Marchais alors qu’il ne fut avec Rigoud que l’exécutant des basses oeuvres de Mitterrand contre notre parti et son secrétaire quand ce dernier et les communistes choisirent en 1983 de s’opposer au tournant de la rigueur et au plan Davignon de destruction de l’industrie française dont nous souffrons encore aujourd’hui. Ce fut avec l’aide de Berlinguer, du parti communiste italien, que Mitterrand lança avec Rigoud l’opération de déstabilisation de notre parti et de crise ouverte pour tenter d’empêcher notre sortie du gouvernement.
*Durant le même temps, toujours dans le cadre de l’eurocommunisme, Santiago Carillo, le secrétaire du parti  communiste d’Espagne alla encore plus loin…

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POUR LE CENTENAIRE DE LA REVOLUTION SOCIALISTE D’OCTOBRE 1917

Il y a quelques mois, un rassemblement a été organisé en banlieue lyonnaise par des groupes oppositionnels à la ligne de la direction du Parti « communiste » français. Un camarade est intervenu dans le débat sur le bilan de la révolution d’Octobre 1917, pour y apporter un point de vue maoïste. Si notre organisation était présente, c’est parce que nous connaissons la sincérité des jeunes militant-e-s qui cherchent à impulser la lutte à l’intérieur du P « c »F pour rendre ce parti révolutionnaire à nouveau. Certain-e-s d’entre nous y ont cru par le passé, et ont mené leurs premiers combats au sein du P « c »F, avant de se dire qu’il était idéaliste de vouloir ressusciter ce qui était mort et qu’il valait mieux consacrer leur énergie à construire le nouveau parti communiste dont la classe ouvrière a besoin. Nous avions autre chose à faire de nos vingt ans que de servir de force d’appoint à une fraction opportuniste contre une autre, sous prétexte du moindre mal. Nous ne voulons pas que l’énergie des camarades qui se fixent aujourd’hui les mêmes objectifs que nous nous fixions il y a quinze ans, soient détournés de leur but révolutionnaire et conduit dans les ornières de l’opportunisme.

De plus en plus de militant-e-s qui se réclament du marxisme-léninisme s’inspirent des textes du professeur de philosophie italien Domenico Losurdo. La théorie de Losurdo est simple et tordue en même temps : il est entendu que les communistes du monde entier, et spécialement celles et ceux des métropoles impérialistes, doivent se solidariser sans conditions avec les luttes de libération des peuples (c’est-à-dire accepter la lutte « par tous les moyens nécessaires » comme disait Malcom X, prendre parti pour la violence révolutionnaire des opprimé-e-s même si des soldats français doivent mourir en face, ne pas prétendre leur dicter notre propre agenda). Or, pour Losurdo cette solidarité sans conditions doit concerner non seulement la lutte révolutionnaire mais aussi les compromis et les retours en arrière, dictés eux aussi par les cruelles nécessités du réel. Losurdo parle à des militant-e-s qui veulent défendre les révolutions russes et chinoises. Il les flatte dans le sens du poil en leur disant : si vous voulez défendre Lénine et Staline vous devez défendre aussi Brejnev et Andropov (il ne va pas jusqu’à défendre Khrouchtchev, mais le considère comme un ami du socialisme qui se trompe, et non comme un ennemi  qui se cache), si vous voulez défendre Mao, vous devez aussi défendre Deng Xiaoping, Jiang Zemin, Hu Jintao et Xi Jinping (un auteur de la même tendance néo-révisionniste, le belge Ludo Martens allait même jusqu’à dire : si vous voulez défendre la révolution burkinabé de Thomas Sankara, vous devez défendre son assassin Blaise Compaoré). Cette théorie n’est pas matérialiste : Brejnev, Deng Xiaoping et Compaoré ne représentent pas le retour au réel après les « utopies » et/ou les « erreurs » de Lénine-Staline, Mao ou Sankara. Ils représentent la contre-révolution, la restauration du capitalisme par une nouvelle bourgeoisie (et dans le cas de Compaoré, une bourgeoisie compradore au service de l’impérialisme français). Ils sont socialistes en parole, mais capitalistes en réalité. Si nous voulons avancer dans le bilan des expériences socialistes, nous devons saisir cette réalité.

Une critique plus poussée des écrits de Losurdo est à faire. Dans ses derniers écrits, cet infatigable professeur d’inconséquence s’intéresse aux luttes antisexistes et antiracistes, pour en proposer une version aussi inconséquente que sa vision de la construction du socialisme. Nous devons au contraire aider tous les camarades qui veulent défendre l’héritage de Lénine-Staline à ne pas s’arrêter au milieu du chemin, mais à faire la critique du révisionnisme qui a sapé les bases du socialisme en URSS.

Intervention pour le débat de la « Fête Populaire » à l’occasion du centenaire de la révolution d’Octobre

La grande révolution socialiste d’octobre a eu le mérite d’avoir constitué la première expérience de dictature du prolétariat et de transition vers le communisme après les 73 jours de la commune de Paris. Cette expérience a eu lieu dans des conditions extraordinairement difficiles et avec des erreurs inévitables dans un contexte d’encerclement capitaliste. Les démocraties populaires nées de la lutte antifasciste, n’auraient pas été possibles sans les enseignements d’octobre et la victoire soviétique de 1945. Les camarades chinoi-se-s se sont inspiré-e-s des leçons de la Révolution d’octobre, de ses victoires comme de son échec final, pour essayer d’aller plus loin, mais là aussi le capitalisme a été restauré après le coup d’Etat de 1976.

Le camarade Lénine nous enseigne que la transition au communisme est une période où s’affrontent le vieux mode de production capitaliste et le mode de production socialiste à naître.

1991 est la dernière étape de destruction de l’URSS. Mais ce coup d’état de l’intérieur avait été initié déjà depuis Khroutchev et sa politique de renoncement à la lutte révolutionnaire. Ce coup d’Etat avait une base matérielle constituée non seulement d’éléments des anciennes couches bourgeoises, mais aussi de couches bourgeoises nouvelles produites par l’organisation de la production (c’est un élément intéressant du livre de Robert Linhart, Lénine, les paysans, Taylor). Les classes sociales se développent sur une base matérielle préexistante, elles ne peuvent naître spontanément, comme des souris qui sortent du chapeau d’un magicien.

L’introduction d’éléments de marché privé dans les kolkhozes comme dans les usines a renforcé la base des éléments bourgeois des différentes républiques, qui ont fini par se marcher sur les pieds et par se sauter à la gorge dès avant la chute du mur de Berlin. Les bourgeoisies des différentes républiques ont pu mobiliser les masses pour leurs intérêts, en ravivant un chauvinisme et un racisme qui n’avaient jamais totalement disparu, comme en témoignent les pogroms d’Arménien-ne-s à Soumgaït (1988) et Bakou (1990), organisés par la bourgeoisie azérie.

Être fidèle à Lénine et aux combattant-e-s d’Octobre, c’est lutter contre le dogmatisme et le culte des icônes pour faire le bilan matérialiste qui nous permettra d’avancer vers de nouvelles victoires. Et pour commencer étudier la base sociale du révisionnisme, et étudier la lutte contre le révisionnisme en Chine et en Albanie (qui n’a pas empêché la restauration du capitalisme dans ces pays).

Les enseignements de la révolution d’Octobre doivent devenir accessibles aux masses et servir à préparer les luttes d’aujourd’hui contre le Capital, comme la lutte contre la loi Travail en ce moment même. Cela fait depuis 2010 que la classe ouvrière se mobilise à chaque attaque, à chaque projet de loi, renforçant l’oppression de la bourgeoisie par l’exploitation. L’élan est déjà là, mais il manque la stratégie de combat, élaborée à la lumière d’une théorie révolutionnaire. Il faut s’intéresser à la Révolution d’Octobre pour réfléchir au présent que l’on veut construire et arracher maintenant, et non pas seulement pour rendre hommage et glorifier le passé.

Vive la révolution socialiste d’Octobre, passons des luttes sociales à la révolution !

 

Source: http://futur-rouge.overblog.com/2017/11/pour-le-centenaire-de-la-revolution-socialiste-d-octobre-1917.html

Value, class and Capital

In his presentation, Heinrich agreed with Postone that value is a category specific to capitalism, but he reckons that Marx changed his conception of both class and value over his lifetime.  So it is not possible to pull quotes from Marx like random rocks in a stone quarry.  Each quote must be placed in its context and time.  For example, Marx’s definition of class struggle as found in the Communist Manifesto in 1848 differs with his later definitions of class at the end of Capital Volume 3.
Similarly, Marx’s concept of value changed over time.  Early on, value is seen to come from the production process and the exploitation of labour power by capital.  Later on, Marx revised this view to argue that value was only created at the point of exchange into money.  Similarly, Marx thought that a rising organic composition of capital would lead to a fall in the rate of profit, but later he recognised that more machines could raise the rate of surplus value and so the rate of profit may not fall.
Heinrich has the advantage over us in reading Marx’s original words in German, but they remain his interpretations of Marx’s meaning. Heinrich, in effect, argues that value is not a material substance, namely the expenditure of human energy in labour that can be measured in labour time, but only exists in the form of money.  In my view and in the view of many other Marxists, this denies the role of exploitation of labour in production, which comes first.  Yes, you can only see value in the form of money, but then you cannot see electricity until the light comes on, but that does not mean it does not exist before the light glows.  For an excellent critique of Heinrich’s interpretation of Marx’s value theory, see G Carchedi’s book, Behind the Crisis, chapter 2).
Does any of this matter, you might say?  Are we not just discussing how many angels are there on the head of a needle, as medieval Catholic theologians did?  Well, yes.  But I think there are some consequences from deciding that value is only created in exchange and also that class struggle is not really centred (any longer) on workers and capitalists in the production process.  For me, such theories lead to the idea that crises under capitalism are caused by faults in the ‘circulation of money and credit’ and not in the contradictions of capitalism between productivity and profitability in the production of surplus value, as I think Marx argued.  And the revisions of the nature of class struggle could lead to the removal of the working class as the agent for socialist change.

Michael Roberts Blog

This year’s Historical Materialism conference in London focused on the Russian revolution as well as the 150th anniversary of the publication of Marx’s Volume One of Capital.  Naturally, I concentrated on presentations that flowed from the latter rather than the former.

Indeed, the main plenary at HM was on Marx’s theory of value and class – and the annual winner of the Isaac Deutscher book prize announced at the HM was William Clare Roberts’ Marx’s Inferno, which seemed to be a ‘political theory’ of capital seen through the prism of Dante’s famous poem.  Maybe, more on that later.

The plenary speakers were Moishe Postone, Michael Heinrich and David Harvey – an impressive line-up of heavyweight Marxist academics.  Postone is co-director of the Chicago Center for Contemporary Theory and faculty member of the Chicago Center for Jewish Studies.  His 30-min speech was difficult to understand, being couched in polysyllabic academic…

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« C’est l’hôpital qui se moque de la charité » Déclaration du président du Comité central du Parti communiste GA

Les réalisations exceptionnelles du gouvernement soviétique, telles que la gratuité de l’éducation et des soins de santé, le logement abordable et l’absence de chômage, les bas prix de la nourriture et des médicaments, demeurent un rêve inaccessible pour la majorité de la population mondiale. En passant, la politique sociale des Etats-Unis et de l’Europe est largement copiée de l’expérience de l’Union soviétique afin d’éviter la répétition d’octobre maintenant dans les pays de l’Ouest.

Pendant ce temps, les responsables de la Maison Blanche, sans sourciller, affirment que « au siècle dernier, les régimes totalitaires communistes ont détruit des millions de personnes et soumis d’innombrables personnes à l’exploitation, à la violence et à un appauvrissement sans précédent ». Il n’y a rien de nouveau dans ce genre de déclarations. Comme l’affirmait Goebbels, l’idole de la propagande nazie, plus le mensonge est gros, mieux il passe.

Cela donne le sentiment que la Maison-Blanche a adopté la drogue antisoviétique russophobe et a complètement perdu le sens de la réalité. Il est bien connu que l’utilisation d’un tel poison, même à petites doses, prive les gens de la capacité de penser.

Quant aux assertions sur les « victimes du communisme », alors, comme le disaient nos ancêtres dans de tels cas: « Vous ne devriez pas blâmer le miroir si vous avez la gueule de travers. » Il est bien connu que les Etats-Unis n’ont pas été remarqués depuis leur création dans une attitude zélée à l’égard des droits de l’homme et de l’humanisme excessif.

L’extermination en masse de nations entières si elles faisaient obstacle à la classe dirigeante cupide des États-Unis, est devenue depuis longtemps un phénomène familier. Ils ont commencé avec la destruction des habitants indigènes de l’Amérique – les Indiens et l’exploitation sauvage des esclaves africains. Puis a continué le génocide de millions de Coréens, de Vietnamiens, d’Irakiens, de centaines de milliers de Serbes, de Libyens, de Syriens. La liste s’allonge encore et encore. Et quel cauchemar atomique a été abattu sur les têtes des habitants d’Hiroshima et de Nagasaki!

Maintenant, les troupes américaines occupent les territoires de trois États souverains, participent à 20 conflits sanglants, ont plus de 700 bases militaires dans des dizaines de pays à travers le monde. Bien sûr, tout cela, comme l’affirme la Maison Blanche, est une manifestation «d’une ferme détermination à porter la lumière de la liberté pour tous ceux qui aspirent à un avenir plus brillant et libre». Il est bien connu que les Américains, en règle générale, portent la «lumière de la liberté» sur les ailes des bombardiers, avec l’aide de la terreur sanglante et des provocations sans fin. Comme on dit, « Dieu nous préserve de tels amis, mais nous nous débrouillerons avec nos ennemis! ».

Je voudrais rappeler aux messieurs de la Maison-Blanche que l’un de leurs grands prédécesseurs, le président Franklin D. Roosevelt, pendant la guerre, a toujours félicité le chef de l’Etat soviétique, I.V. Staline avec les anniversaires de la Révolution d’Octobre et l’anniversaire de l’Armée Rouge. Une telle pensée d’état n’est clairement pas caractéristique de l’establishment américain actuel.

Apprenez l’histoire, messieurs! C’est utile …

Président du Comité central du Parti communiste

G.A. Ziouganov.

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L’image contient peut-être : texte

Nous publions la déclaration du président du Comité central du Parti communiste de la Fédération de Russie G.А. Ziouganov.

Service de presse du Comité central du Parti communiste de la Fédération de Russie
2017-11-10 16:23

Ziouganov Gennady Andreevich
Président du Comité central du Parti communiste, chef de la faction du Parti communiste à la Douma d’Etat de la Fédération de Russie

Le 7 novembre 2017, l’administration du président des États-Unis a publié un communiqué intitulé «Journée nationale des victimes du communisme». On ne sait pas, cependant, si ce « jour national » est américain ou russe. Mais il est très significatif que la Maison Blanche ne puisse ignorer le 100e anniversaire de la Grande Révolution socialiste d’Octobre, célébrée de nos jours par la planète entière.

En même temps, il semble que les politiciens américains aient encore une faible connaissance de l’histoire et de la géographie. À Washington, ils vivent dans un monde…

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Dans le cadre du centenaire de la révolution bolchevique, la chaîne de télévision ICI RDI présente le film « L’Utopie des images de la révolution russe »

« L’utopie des images de la révolution russe » est un documentaire qui raconte la révolution russe à travers les images des films soviétiques de 1918 à 1934 en suivant le parcours de ses réalisateurs, pour qui la liberté de création était un vecteur essentiel dans leur combat. Il sera présenté ce jeudi le 26 octobre 2017 sur les ondes de ICI RDI au Canada dans le cadre de l’émission « Les grands reportages ».

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L’Utopie des images de la révolution russe présente la révolution d’Octobre à travers l’objectif d’une caméra.


Cette année, le cinéma « Oktyabr », haut lieu d’avants-premières et de festivals, fête ses 50 ans. Le 6 octobre, dans le cadre du projet KARO.Art, le cinéma « Oktyabr » célébrera son anniversaire et organisera l’avant-première russe du film L’Utopie des images de la révolution russe – « Sila metchty », en l’honneur des 100 ans de la révolution d’Octobre.

Extrait du film l'Utopie des images de la révolution russe. Crédits : Reflexion Films.
Extrait du film l’Utopie des images de la révolution russe. Crédits : Reflexion Films.

L’Utopie des images de la révolution russe présente la révolution d’Octobre à travers l’objectif d’une caméra, dans une oeuvre commune de cinéastes français et d’archives de cinéma russes. Ce film est le résultat d’un long travail de restauration de plusieurs heures d’images d’époque.

Les images d’archives sont principalement issues des documents remis par le Gosfilmfond de Russie, l’Archive publique russe des documents…

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« LA KOLLONTAÏ », ÉGÉRIE DE LA RÉVOLUTION RUSSE DE 1917

Féministe passionnée, elle milite pour donner aux femmes toute leur place dans la société russe postrévolutionnaire. Pourfendant le « féminisme bourgeois », elle développe une pensée sur le mariage et le rôle de l’ouvrière dans la Russie des Soviets, ainsi exprimée dans L’Émancipateuren 1923 :

« Le mariage y est la libre association de deux travailleurs qui s’affectionnent et qui sont à l’égard l’un de l’autre dans une complète indépendance. L’amour ne disparait pas dans un pays où le prolétariat a conquis le pouvoir ; ce qui disparait, c’est en même temps l’esclavage économique de la femme mariée qui cesse d’être entretenue par son mari. […]

La Révolution russe a proclamé le travail obligatoire pour tous ; il s’en suit que la femme peut gagner elle-même sa vie, et reçoit de la collectivité, tout comme l’homme auquel elle est unie, sa subsistance matérielle. Il ressort donc tout à fait clairement que si la femme russe a dans le mariage des droits identiques à ceux de l’homme, c’est grâce à son affranchissement économique, c’est parce qu’elle joue un rôle dans la production. »

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Publié le 23/10/2017
Auteur:
Marina Bellot
Illustration : L’Humanité du 21 novembre 1927 – Source : BnF RetroNews
MARXISTE, ANTIMILITARISTE ET FÉMINISTE, ALEXANDRA KOLLONTAÏ JOUA UN RÔLE DE PREMIER PLAN DANS LA RÉVOLUTION RUSSE DE 1917 ET FUT LA PREMIÈRE FEMME DU MONDE CONTEMPORAIN À PARTICIPER À UN GOUVERNEMENT.

La « Walkyrie de la révolution », la « Belle Révoltée », la « Jaurès en jupons », la « Scandaleuse »… Les nombreux surnoms donnés à Alexandra Kollontaï (1872-1952) en disent long sur son importance dans la vie intellectuelle et politique de son siècle.

Fille unique d’un général tsariste, la jeune femme a à peine 30 ans quand elle adhère au Parti ouvrier social-démocrate de Russie tout juste fondé par Lénine. Elle participe à la Révolution de 1905 puis, farouchement antimilitariste et opposée à la Première Guerre mondiale, elle rejoint les bolcheviks en 1915.

Alexandra Kollontaï joue un rôle de premier plan dans la Révolution de 1917…

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Être communiste au Québec après la révolution russe de 1917

Dans le cadre des commémorations du centenaire de la Grande Révolution Bolchevique d’Octobre 1917, le journal centenaire (1910) Le Devoir publie un texte sur le vécu québécois de la célèbre révolution russe.

 

 

Nous sommes en 1917. À Moscou, le tsar est tombé. Lénine et les siens, des internationalistes, risquent-ils d’organiser une révolution mondiale ? Les chancelleries du monde, affolées de ce changement de cap qui pourrait les toucher, décident de se mêler de cette guerre civile dans l’espoir de contribuer à rétablir l’ordre ancien. Des contingents des États-Unis, de France, du Royaume-Uni, de Serbie, de Finlande, de Roumanie, de Turquie, de Grèce, du Japon et du Canada se portent à la défense des Russes blancs, les fidèles du tsar.

Parmi les Canadiens partis batailler en Russie, on trouve Antoine Rivard, futur ministre et solliciteur général du gouvernement anticommuniste de Maurice Duplessis. Il débarque à Vladivostok avec le 259e Bataillon canadien, arme à la main. L’échec de cet engagement militaire l’a fait oublier, affirme l’historien Benjamin Isitt.

Lorsqu’au printemps 1917, le révolutionnaire Léon Trotski tente, depuis New York, de regagner la Russie en passant par le Canada, il y est arrêté et emprisonné.

En raison de la répression institutionnelle dont est l’objet un tel mouvement, plusieurs informations manquent. Si bien que les historiens éprouvent du mal à retrouver, au Québec et au Canada, les traces de l’adhésion au communisme après la Révolution de 1917.

Il existe déjà au Québec, avant la guerre de 1914, plusieurs groupes socialistes. Ils ne sont pas étrangers au rayonnement des enseignements de Marx au sujet de l’exploitation ouvrière. En 1871, les moins de 16 ans forment 40 % de la main-d’oeuvre au Québec. Ce n’est qu’en 1907 que le gouvernement du Québec interdit le travail aux moins de 14 ans. En 1941 encore, près de la moitié des jeunes du Canada qui ne fréquentent pas l’école viennent du Québec.

Devant des conditions de travail pitoyables, les ouvriers s’organisent comme ils peuvent. Ce n’est qu’en 1921 qu’un Parti communiste canadien voit le jour. Son succès demeure faible. À la différence des États-Unis ou du reste du Canada, la pénétration du mouvement communiste au Québec après apparaît plus lente. L’Église, notamment, fait paravent. Aussi le mouvement communiste attire-t-il à lui beaucoup d’immigrants épris de solidarité envers des travailleurs issus d’un même horizon de misère.

Il faut attendre 1926 pour qu’un premier militant communiste au Québec se porte candidat aux élections. Ce sera Michael Buhay, dans la circonscription de Cartier, au coeur de Montréal, là même où, en 1943, à la faveur d’une élection partielle, Fred Rose sera le premier communiste élu à Ottawa. Rose, un électricien, sera à nouveau élu lors de l’élection générale de 1945, avant qu’on lui fasse un procès pour espionnage dont les contours restent à ce jour nébuleux.

Au nombre des jeunes militants politiques à l’époque sympathiques à Fred Rose, on trouve Jacques Parizeau (ancien premier ministre indépendantiste du Québec qui a présidé au référendum sur la souveraineté en 1995). Dans Fred Rose, un Canadien errant, un film signé en 2002 par Francine Pelletier, Parizeau dit : « J’ai travaillé pour ceux qui travaillaient pour ceux qui travaillaient pour Fred Rose. » Jacques Parizeau explique qu’une figure aussi improbable que lui, un bourgeois de naissance, n’était pas la bienvenue chez les communistes.

Au début des années 1920, le mouvement communiste au Québec mise beaucoup sur l’éducation populaire. Il parle des réalités de l’exploitation aux ouvriers. À Montréal, on trouve le Labor College, une sorte de club ouvrier comme on en trouve en Europe et où se réunit un Comité d’aide à l’URSS, ce nouveau pays dont le nom ne renvoie pas exactement à un territoire, mais à une nouvelle conception du monde.

Au Labor College, deux femmes jouent un rôle majeur : Annie Buller et Bella Gauld. Ces deux militantes d’institutions de charité ont abandonné l’univers libéral dans lequel elles baignaient pour adhérer à un idéal communiste, plus susceptible selon elles de changer vraiment la société. Et les voilà qui offrent des cours d’économie, d’histoire et de culture générale, dans une perspective de luttes des classes.

Quelle place jouent les femmes dans la constitution initiale de ce mouvement au Québec ? En Abitibi, en 1933, Jeanne Corbin, une militante communiste, soutient la grève de bûcherons. Dans leurs cabanes de bois, véritables repères des poux et de la misère, les autorités qui procèdent à des arrestations trouvent des portraits de Karl Marx. Jeanne Corbin sera condamnée à trois mois de prison. L’historienne Andrée Lévesque lui a consacré un livre. Il en faudrait sans doute un aussi pour mieux comprendre le parcours de Léa Roback : en 1937, cette communiste structure une grève de milliers de femmes pour améliorer leurs conditions. Elles travaillent jusqu’à 80 heures par semaine dans les usines de couture de Montréal pour des salaires qui ne dépassent pas 12,50 $.

Le plus célèbre des militants communistes au Québec reste Norman Bethune. Inventeur d’instruments de chirurgie encore utilisés aujourd’hui, ce médecin exerce son action pour les plus démunis. Il va notamment plaider auprès du gouvernement du Québec pour la mise en place d’un système de soins de santé pour tous.

Dans l’Espagne déchirée par la guerre civile, Bethune organise une unité mobile de transfusion sanguine. L’Espagne de Franco qu’il combat fait corps avec le régime d’Hitler. Quand en juin 1937 Bethune tient à Montréal une assemblée publique ouvertement favorable aux communistes espagnols, quelque 9000 personnes répondent à son appel et l’applaudissent.

En avril 1937, l’écrivain André Malraux fera lui aussi une brève visite à Montréal pour plaider en faveur de ses camarades espagnols. Malraux souligne à cette occasion l’importance de Bethune. Le poing fermé, il salue la foule. De son souvenir à Montréal, l’écrivain conserve celui d’un vieil ouvrier canadien-français qui, s’avançant vers lui à la fin de la soirée, lui donna sa montre en or, pour ainsi dire sa seule richesse, afin d’aider les camarades espagnols.

En 1937 toujours, Duplessis fait adopter sa loi dite du cadenas. Elle permet d’interdire toute activité de gauche jugée subversive. Mais durant la Seconde Guerre mondiale, le ton à l’égard des communistes va s’adoucir : le Canada est alors l’allié de l’URSS. À Montréal, les usines fabriquent même des tanks destinés à ce Staline dont les crimes ne sont pas encore largement dénoncés.

Quel espace tient alors le communisme dans les consciences ? La question reste complexe. En entrevue devant la caméra de Francine Pelletier, l’ex-premier ministre Jacques Parizeau résumait : « J’aurais volontiers rejoint le Parti communiste. Si vous aviez une conscience sociale, vous vouliez être du côté des communistes. »

 

Source : http://www.ledevoir.com/societe/actualites-en-societe/511190/communisme-etre-communiste-au-quebec-apres-la-revolution-de-1917?utm_campaign=Autopost&utm_medium=Social&utm_source=Facebook

Un texte inédit de Louis Althusser – Conférence sur la dictature du prolétariat à Barcelone

puisque je parle de communisme, le concept de dictature du prolétariat nous rappelle aussi, et par dessus tout, que le communisme n’est pas un mot, ni un rêve pour on ne sait quel avenir perdu. Le communisme est notre unique stratégie, et, comme toute stratégie vraie, non seulement il commande aujourd’hui, mais il commence aujourd’hui. Mieux : il a déjà commencé. Il nous redit le vieux mot de Marx : le communisme n’est pas pour nous un idéal, mais le mouvement réel qui se produit sous nos yeux. Oui, réel. Le communisme est une tendance objective déjà inscrite dans notre société. La collectivisation accrue de la production capitaliste, les formes d’organisation et de lutte du mouvement ouvrier, les initiatives des masses populaires, et pourquoi pas certaines audaces d’artistes, d’écrivains, de chercheurs, ce sont dès aujourd’hui des esquisses et traces du communisme.

Il faut croire que Lénine disait quelque chose de ce genre quand, avec ses mots à lui, qui sont aussi les nôtres, il affirmait : la dictature du prolétariat c’est la démocratie des plus larges masses, une liberté que les hommes n’ont jamais connue !

histoireetsociete

 un texte qui a l’immense mérite de poser la question du concept dont Marx affirmait que c’était en matière politique sa grande découverte et dont l’abandon ou l’affirmation continue néanmoins au centre de tout parti communiste dans sa référence au marxisme en tant que démarche scientifique autant que pratique politique. Mais un texte dont il pose dans sa pratique de philosophe ses propres limites. Autre mérité la manière dont il subodore le rôle destructeur de la division du mouvement communiste international et la querelle sino-soviétique. mais là aussi ce texte est pour nous une pièce au dossier pas une parole dogmatique.  (note de Danielle Bleitrach)

 http://revueperiode.net/un-texte-inedit-de-louis-althusser-conference-sur-la-dictature-du-proletariat-a-barcelone/

« Le communisme est notre unique stratégie […], non seulement il commande aujourd’hui, mais il commence aujourd’hui. Mieux : il a déjà commencé. » Par ces mots, prononcés en 1976, Louis Althusser défendait la dictature du prolétariat. Le 22e congrès du PCF…

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